Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

Actualités

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  • 30 septembre 2019
  • Par APST

La revue de presse économique du 20 au 30 septembre 2019

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

Chine : 8 090 nouveaux avions d’ici 2038.

L’avionneur américain Boeing a relevé sa prévision de croissance du marché chinois au cours de 20 prochaines années, estimant les besoins à 8.090 nouveaux avions. D’ici 2038, les compagnies aériennes chinoises devront acquérir 8.090 nouveaux avions, 5,2% de plus que ce que prévoyait Boeing l’année dernière (7.690 appareils). En se fondant sur les prix catalogue, ce volume représenterait environ 1.300 milliards de dollars (1.170 milliards d’euros).

« L’expansion de la classe moyenne, les investissements dans les infrastructures et les nouvelles technologies de pointe qui améliorent les performances et la rentabilité continuent d’alimenter la demande pour le transport aérien » en Chine, a déclaré Randy Tinseth, vice-président de la division de marketing commercial de Boeing.
https://www.air-journal.fr/ 19/09/19.

Économie.

Le pouvoir d’achat des ménages devrait poursuivre sa progression

Selon la Banque de France, le pouvoir d’achat par habitant devrait progresser de 2,3% en moyenne cette année. Du jamais vu depuis 2007.

Les Français sont censés se réjouir. À en croire la Banque de France, le pouvoir d’achat par habitant devrait accélérer de 2,3% cette année, son plus fort taux de croissance depuis 2007. Mieux encore: «il conserverait en 2020 un rythme de 1,4%» avant de légèrement refluer en 2021 à +1,1%. Sur RTL ce mercredi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a fait état d’une «bonne nouvelle» tout en précisant qu’il s’agissait bien d’une moyenne. «Chaque Français est sensible à sa situation à lui», admet-il, mais globalement, ces gains «contribuent à soutenir la consommation et la croissance».

Pour expliquer cette hausse du pouvoir d’achat, la Banque de France met en avant les mesures gouvernementales déjà votées et dont les effets se font sentir cette année. Elle cite pêle-mêle la «baisse de cotisations des salariés», «de la taxe d’habitation», la «hausse de la prime d’activité» ou encore la «défiscalisation des heures supplémentaires». Elle y ajoute les mesures annoncées pour les deux prochaines années comme la baisse de l’impôt sur le revenu en 2020 et la réduction additionnelle de la taxe d’habitation à partir de 2021, bien que ces dernières mesures soient en partie «contrebalancées par les économies annoncées sur la réforme de l’indemnisation chômage et la prolongation du gel du point d’indice dans la fonction publique en 2020». Les effets positifs des mesures socio-fiscales étaient également mis en avant en avril dernier par l’OFCE pour expliquer une hausse du pouvoir d’achat d’en moyenne 850 euros par ménage cette année.

Un chômage qui devrait passer sous 8% d’ici deux ans

Dans ses prévisions, la Banque de France constate aussi «la bonne tenue des revenus du marché du travail». Le rythme de progression des salaires devrait atteindre +2,0% en 2019, +1,9% en 2020 et +2,4% en 2021. Le marché du travail devrait se montrer dynamique avec, en moyenne annuelle, des créations nettes d’emplois de l’ordre de 271.000 cette année avant un ralentissement à 169.000 créations nettes en 2020 puis 104.000 en 2021. «L’économie française a créé depuis quatre ans environ 1 million d’emplois supplémentaires. Ce n’était jamais arrivé. Si la tendance continue, le chômage devrait passer sous 8% d’ici deux ans», juge François Villeroy de Galhau.

La Banque de France explique également les gains de pouvoir d’achat des Français par la baisse des prix du baril de pétrole entamée mi-2018. Une baisse qui permettra à l’inflation de reculer à 1,1% en 2020 après 1,3% cette année. Mais la hausse des cours de l’or noir enregistrée ces derniers jours, suite aux attaques en Arabie Saoudite, rappelle à quel point cet élément d’explication est fragile. «Il y a un risque sur le pétrole dont le prix avait pas mal baissé. Il va falloir suivre de près. Il est trop tôt pour dire si la montée est durable ou temporaire», expliquait ce mercredi matin le gouverneur de la Banque de France sur RTL.

Reste à savoir ce que vont faire les Français de cet argent. Prudents, ces derniers ont préféré épargner ces derniers mois. Le taux d’épargne des ménages a fortement augmenté à 15,1% en moyenne au premier semestre 2019, contre 14,2% en moyenne en 2018. Mais la Banque de France estime que la donne va changer l’an prochain. La consommation des ménages devrait s’accélérer. «Celle-ci connaîtrait ainsi un pic de croissance en 2020 (1,7% après 1,3% en 2019) et conserverait un rythme soutenu en 2021 (1,5%), le taux d’épargne des ménages se stabilisant désormais autour du niveau atteint début 2019», écrit-elle dans son rapport.

Cette consommation constituerait le principal soutien de la croissance, auquel s’ajoutent les taux bas qui sont «une bonne nouvelle pour l’économie française», selon le gouverneur de la Banque de France. Selon ses estimations, le PIB devrait grimper de 1,3% cette année et se stabiliser à ce niveau en 2020. Il repartirait à la hausse en 2021 avec une croissance de 1,4% grâce notamment à un raffermissement des exportations. Ces niveaux de croissance situeraient la France au-dessus de certains voisins de la zone euro, comme l’Allemagne. Mais «il y a des risques qui augmentent. La mer autour de nous devient plus agitée», a tenu à souligner François Villeroy de Galhau ce mercredi. Outre l’instabilité des marchés pétroliers, ce dernier cite le Brexit. «Si on était sur un scenario de Brexit sans accord, cela affecterait très négativement l’économie anglaise et cela aurait par contre coup un effet négatif pour nous. On est bien préparés mais cela peut avoir de conséquences pour des entreprises qui exportent vers la Grande-Bretagne», explique-t-il. De même, un regain de tensions entre la Chine et les États-Unis serait «porteur de risques significatifs». Autant d’éléments qui pourraient remettre à plat toutes ces projections, prévient la Banque de France.
http://premium.lefigaro.fr 19/09/19.

Entreprises.

Les entreprises évaluées sur leur usage de l’intelligence artificielle.

Diagnostic médical, détection de la fraude, assistants vocaux, recommandation de produits… Sans qu’on s’en rende compte, l’intelligence artificielle (IA, des programmes informatiques capables de traiter des informations complexes et de simuler l’intelligence) inonde notre quotidien. Et d’ici à quelques années, l’IA sera aussi capable de piloter nos voitures ou de gérer nos logements.

Une utilisation responsable de l’intelligence artificielle

C’est une première : en plus de noter le comportement des plus grandes entreprises aux regards d’un certain nombre d’enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance (ESG), l’agence de notation française Vigeo Eiris, rachetée par Moody’s en avril 2019, va maintenant questionner le degré d’engagement des entreprises à user de façon responsable des technologies relevant de l’intelligence artificielle.

« En mai dernier, l’OCDE a adopté des principes directeurs sur l’intelligence artificielle, explique Fouad Benseddik, directeur des méthodes Vigéo Eiris. Cela nous a permis de mettre en place un système de notation à la fois pour les entreprises qui développent l’IA ou celle qui l’utilisent. » Ces principes s’ajoutent aux recommandations du groupe d’experts de l’Union européenne définissant les lignes directrices en matière d’éthique pour une « IA digne de confiance ».

L’OCDE s’est doté de principes directeurs sur l’IA

Ainsi, l’OCDE estime que l’IA doit servir les intérêts des individus et de la planète en favorisant la croissance inclusive, le développement durable et le bien-être ; que les systèmes d’IA doivent être conçus de manière à respecter l’état de droit, les droits humains, les valeurs démocratiques, la diversité, et être assortis de garanties appropriées, ou encore d’assurer la transparence et la divulgation responsable des informations liées aux systèmes d’IA, afin de faire en sorte que les individus sachent lorsqu’ils interagissent avec de tels systèmes et puissent en contester les résultats.
Intelligence artificielle : « Nous avons déjà vécu une trop longue phase de confiance aveugle ».

« Concrètement, dans nos enquêtes les entreprises doivent être capables de rendre compte des engagements qu’ils prennent et des contrôles qu’ils mettent en place pour prévenir les risques d’impacts négatifs de cette technologie, souligne Fouad Benseddik. Ainsi, nous souhaitons limiter de la part des entreprises les collectes d’informations et la revente de données, mais aussi sensibiliser les grands groupes à mettre en place des dispositifs de protection. » Les questions seront spécifiées et pondérées selon les secteurs, la chaîne de valeur, la nature des produits et services et la taille des entreprises.

L’IA doit intégrer la responsabilité sociale des entreprises (RSE)

« Par exemple Google, Amazon et Facebook sont extrêmement controversées sur leur capacité à respecter les droits de l’homme et la protection des données personnelles, estime Fouad Benseddik. Pour cette raison, il était important que nous développions une note qui puisse prendre en compte cet aspect bien particulier qu’est l’IA. » Au même titre que l’ensemble des principes directeurs de l’OCDE, ceux définis sur l’IA constituent une source référentielle internationalement reconnue et légitime pour l’évaluation de la responsabilité sociale aussi bien des États que des entreprises et des investisseurs
https://www.la-croix.com 22/09/2019.

Tourisme.

Amoma en faillite : des milliers de voyageurs privés d’hôtel.

Les temps sont rudes pour les voyageurs. Après la compagnie aérienne Aigle Azur, c’est au tour de la plateforme de réservation hôtelière Amoma de cesser ses activités. Le 14 septembre, la société suisse annonçait à des milliers de clients qu’elle ne pourrait pas honorer les nuitées déjà payées.

« Je cherche un hôtel sur Trivago qui me redirige vers le site de réservation Amoma. Je réserve (1 700 € débités) ! La veille de mon voyage, je reçois un mail qui m’indique qu’Amoma a fait faillite », raconte Han37, première victime a avoir lancé un fil de discussion sur Amoma dans le forum de 60 Millions. En six jours, la discussion a déjà été alimentée par plus de 120 commentaires de victimes.

Des hôtels non payés

D’autres clients ont appris la nouvelle sur le lieu même de leurs vacances : « Nous apprenons ce jour à Malte par l’hôtel que notre réservation a été annulée hier matin suite au non-paiement de la chambre par Amoma », nous écrit Agnès. Seule solution : payer l’hébergement une seconde fois, ou trouver un nouvel hôtel. Combien de voyageurs sont affectés par cette banqueroute ? Aucun chiffre officiel ne circule, mais le site affirmait offrir 300 000 logements dans le monde entier. Vu les nombreux témoignages reçus en quelques jours, les victimes se comptent sans doute par milliers en France.

Victime de la concentration du marché

Amoma explique avoir été victime de la concentration du marché « dans lequel seul un cercle très restreint d’agences de voyages en ligne majors pourront encore survivre ». Elle accuse, sans les citer, les gros voyagistes en ligne (comme TripAdvisor, Expedia, Booking…) d’imposer « unilatéralement des conditions financières intenables pour nous, car nous travaillons au plus juste du prix pour avantager nos clients ».

Les acteurs du secteur évoquent, quant à eux, une politique tarifaire très agressive de la part d’Amoma. C’est ce qui aurait conduit, selon le site espagnol spécialisé dans le tourisme Preferente.com, certaines chaînes hôtelières à refuser des clients provenant de chez cet opérateur, afin de préserver leurs relations avec les autres intermédiaires du marché.
https://www.60millions-mag.com25/08/19

Le Brexit: une aubaine pour les voyageurs français ?

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, prévue le 31 octobre, peut inquiéter certains voyageurs. Les agences de voyages se montrent sereines et assurent que le Brexit représente un avantage pour les touristes.

Sera-t-il plus compliqué de se rendre outre-Manche? Les innombrables rebondissements du feuilleton Brexit, commencé il y a trois ans, ne permettent pas de savoir avec certitude ce qu’il se passera le 31 octobre prochain. Mais une chose est sûre: la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne changera peu de choses pour les voyageurs français et européens. Avec ou sans accord, les conditions d’entrée en Angleterre, en Écosse, en Irlande du Nord et au Pays de Galles resteront inchangées après le 31 octobre 2019 (date prévue du Brexit). Jusqu’au 31 décembre 2020 au moins, date où prendra fin la période de transition, la carte d’identité suffira à franchir la frontière. «À partir du 1er janvier 2021, il est possible néanmoins que les voyageurs doivent être munis d’un passeport», rappelle le site France Diplomatie.

Transporteurs, agences de voyages, offices du tourisme… Les professionnels cherchent par tous les moyens à rassurer les voyageurs français. Beaucoup ont créé une foire aux questions sur leur site Internet pour répondre aux interrogations les plus fréquentes, notamment sur la santé, les modalités d’entrée ou la validité du permis de conduire. Début septembre, l’office du tourisme d’Écosse, Visit Scotland, a diffusé une vidéo explicative de trois minutes pour rassurer les touristes européens. Visit Britain, pour sa part, met régulièrement à jour sa page «Se rendre au Royaume-Uni après le Brexit» avec les dernières actualités. Les institutions nationales et européennes sont elles aussi sur le qui-vive, éditant des dossiers spéciaux sur le Brexit. C’est le cas du gouvernement français, du gouvernement britannique et de l’Union européenne.

Les transporteurs tentent eux aussi de rassurer. Britanny Ferries, qui opère plusieurs liaisons maritimes entre la France et le sud de l’Angleterre, a créé une page intitulée «Le Brexit aura-t-il un impact sur mon voyage?». EuroTunnel (20 millions de voyageurs par an), assure être «Brexit ready», notamment grâce à un renforcement des moyens alloués aux contrôles douaniers. Même son de cloche du côté d’Eurostar (11 millions en passagers en 2018) qui nous indique «travailler étroitement avec les autorités afin que les clients ne soient pas impactés». La compagnie prévoit «un maintien de [ses] services sur la base actuellement existante». Elle est assurée de fonctionner même après un Brexit sans accord.

La baisse de la livre rend la destination plus accessible

Du côté des agences de voyages que nous avons contactées, elles ne semblent pas s’inquiéter plus que cela. Au contraire, selon elles, le Brexit représente une aubaine pour les voyageurs français et européens grâce à la baisse du cours de la livre sterling. La monnaie britannique a perdu 15% de sa valeur depuis le référendum sur le Brexit, en juin 2016. «Cette baisse a rendu un peu plus accessible l’Écosse, une destination réputée plus chère que l’Angleterre. En cas de hard Brexit, la chute de la devise devrait se poursuivre, rendant le Royaume-Uni encore plus avantageux financièrement», détaille Lionel Habasque, PDG de Terres d’aventures, agence qui propose de nombreux circuits de randonnée au Royaume-Uni.

Les voyageurs britanniques, de leur côté, ont moins de raisons de se réjouir. «La baisse de la livre réduit leur pouvoir d’achat à l’étranger. Ils sont moins enclins à séjourner en Europe et dépensent moins pendant leurs vacances. Cela explique en partie la baisse des réservations ces derniers mois dans notre filiale outre-Manche», détaille Jean-François Rial, président des Voyageurs du monde.

Les agences ne redoutent pas un renforcement des conditions d’entrée. Tout au plus peut-on craindre un léger allongement des délais d’attente à la douane. «L’instauration d’un visa me semble absolument improbable, du moins pour les touristes européens», poursuit Jean-François Rial. «Je suis persuadé que les autorités britanniques sauront s’organiser pour ne pas perdre leurs visiteurs», ajoute Lionel Habasque. Comme le rappelle Visit Britain, le Royaume-Uni accueille 27 millions de visiteurs européens par an.
http://premium.lefigaro.fr 21/09/19.

Tourisme d’affaires : l’âge de la maturité.

En août, la chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France annonçait la nouvelle en fanfare : malgré le mouvement des « gilets jaunes », 2018 est l’année de tous les records pour la première destination d’affaires de France. En 24 ans, jamais le nombre de salons dans la capitale (446 en 2018) n’avait été aussi élevé, engendrant près de 5 milliards d’euros de retombées économiques pour le territoire francilien. Idem pour le nombre de congrès : en 2018, Paris a accueilli pas moins de 1 192 manifestations de ce type. Manifestations qui ont également enregistré une participation en hausse de plus de 882 000 congressistes (+ 14,1 %).

Une croissance à relativiser

La croissance du nombre de congrès et salons dans la capitale, qui concentre plus des trois quarts des voyageurs « business » de l’Hexagone, est-il le signe de la bonne santé du tourisme d’affaires en France, après les années difficiles du début de la décennie ? Pas si sûr, du moins pour la clientèle française : d’après l’enquête « suivi de la demande touristique » que nous a communiquée la Direction générale des entreprises du ministère de l’économie, sur le premier semestre 2019 le nombre de voyages professionnels effectués par des résidents français en France a connu une petite baisse de 2,5 % par rapport au premier semestre 2018.

Faut-il y voir un effet « gilets ­jaunes » ? « Il est difficile d’avoir des chiffres exacts concernant le secteur du voyage d’affaires dans sa globalité, souligne Michel Dieleman, le président de l’Association française du travel management (AFTM). Mais l’impact du mouvement des “gilets jaunes” semble avoir été limité, la grande majorité des manifestations se déroulant le week-end. »

Après le creux consécutif à la crise de 2009, le marché du voyage d’affaires a globalement remonté la pente ces dernières années. Mais a aussi atteint une certaine maturité : « Il ne s’agit plus de voyager à tout prix, même si la rencontre physique reste importante pour signer un contrat, constate Michel Dieleman. D’autres outils ont pris le relais, comme la visioconférence. » Mises au défi par les évolutions technologiques et l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, toutes les parties prenantes ont dû redéfinir leur rôle. Les agences de voyages en premier lieu. Selon une étude du cabinet Epsa, publiée en septembre 2018 dans le cadre du salon spécialisé IFTM Top Résa, l’achat des déplacements professionnels via agence était en baisse depuis 10 ans, mais a repris des parts de marché en 2018. Désormais, les agences mettent en avant des outils qui associent simplicité d’utilisation et maîtrise de la dépense.

« Tandis que l’entreprise veut voir la dépense maîtrisée et les process respectés, le voyageur d’affaires souhaite d’abord disposer d’outils qui se rapprochent le plus possible des sites de réservation pour le grand public », observe Ziad Minkara, directeur général de CDS Groupe, spécialiste des réservations et services pour l’hôtellerie d’affaires. Des attentes que l’agence doit prendre en compte, n’hésitant pas à intégrer AirBnB dans son offre d’hébergement afin d’élargir les options pour ses clients. « On a tendance à devenir les “Trivago” de l’hôtellerie d’affaires, s’amuse Ziad Minkara. Le voyageur veut avoir le choix : on le lui donne, dans le respect des métriques données par l’entreprise. »

Le climat et la sécurité : des données indispensables

L’arrivée des millenials aux postes à responsabilité contribue également à modifier les politiques en matière de voyage d’affaires. « Si beaucoup sont motivés par la nécessité de voyager, ils se montrent aussi soucieux de l’impact environnemental », observe Michel Dieleman. Une tendance de fond, aux dires des acteurs interrogés. Afficher un label « green » n’est plus seulement un facteur différenciant mais un plus indispensable, aussi bien dans l’hôtellerie et la restauration que dans l’organisation d’événements… « De plus en plus d’entreprises intègrent des critères climat dans leur politique voyage », remarque Laurent Bensaid, directeur « Program Management » France chez BCD Travel.

Afficher un label « green » n’est plus seulement un facteur différenciant mais un plus indispensable

L’adoption de nouvelles réglementations, comme celle sur la protection des données (RGPD), a aussi bousculé les acteurs. Si l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’industrie du « business travel » ouvre des pistes prometteuses en matière d’analyse des requêtes, la gestion de la data reste un point sensible.

Sécurité des données, mais aussi sécurité tout court. Depuis le choc de 2015 des attentats sur le sol français, la sécurité des collaborateurs reste le premier critère de la politique voyage mise en place par les entreprises, selon une étude de CWT sur les enjeux du voyage d’affaires parue en 2019. Le président de l’AFTM souligne néanmoins la grande hétérogénéité des entreprises en matière de gestion des déplacements professionnels de collaborateurs, en particulier entre grands groupes et PME : « Toutes n’ont pas mis en place de politique voyages », regrette-t-il. Une évangélisation qui reste à faire.
https://www.lemonde.fr 26/09/19

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