Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 20 mai 2019
  • Par APST

La revue de presse économique du 10 au 20 mai 2019

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

Le développement de Transavia au cœur des discussions entre Air France et les pilotes.

Une douzaine d’aéroports devront se séparer de centaines de personnels d’Air France. Notamment à Marseille, Bastia et à Ajaccio. Le plan de départs volontaires touchera plus de 10% des vols intérieurs de la compagnie aérienne et de sa filiale court et moyen courriers HOP, qui accumule les pertes : 190 millions d’euros l’an dernier. Ces lignes régionales sont concurrencées par le TGV ainsi que par les dessertes des compagnies à bas coût. Mais d’après Le Parisien, Transavia pourrait en profiter.

Transavia, c’est la compagnie low cost d’Air France qui s’occupe des destinations saisonnières sur les vols intérieurs. Selon une source du quotidien, elle pourrait remplacer certains vols opérés par Air France HOP. Certes, ce changement implique un accord entre la direction et les pilotes ; officieusement, les discussions auraient débuté. Benjamin Smith, le directeur général aux manettes depuis l’été dernier, a tâté le terrain auprès du SNPL, le principal syndicat de pilotes, à propos de Transavia et de l’utilisation que le groupe pourrait en faire à l’avenir.

Le développement des lignes intérieures est un sujet d’importance pour Air France, qui ne veut pas laisser le terrain aux seules low cost concurrentes. Il faut pour cela « déverrouiller » le potentiel de Transavia, qui ne peut pas faire voler plus de quarante avions. Le SNPL ne serait d’ailleurs pas opposé à une redistribution des cartes dans ce domaine
https://www.journaldeleconomie.fr 12/05/19.

Le bénéfice d’Emirates plonge

Trou d’air pour Emirates, la compagnie de Dubaï. Malgré un chiffre d’affaires record à 29,8 milliards dollars, le transporteur émirati a dégagé, au terme de son exercice achevé fin mars, un résultat net de 237 millions de dollars en recul de 69 % par rapport aux 765 millions de l’exercice précédent. (…)

Malgré une capacité accrue de 4 %, la compagnie a enregistré la croissance la plus faible depuis au moins 15 ans en transportant 58,6 millions de passagers (+0,2 %). Le taux d’occupation des sièges a lui reculé de 77,5 % à 76,8 %, reflétant un ralentissement de la demande. Idem pour le fret qui n’a progressé que de 1,4 % à 2,7 millions de tonnes.

Première cause de cette contre-performance : les fluctuations de l’or noir (…). La facture de carburant a augmenté de 25 %, pour atteindre 8,4 milliards de dollars. Le kérosène a ainsi représenté 32 % des coûts d’exploitation l’an passé, contre 28 % en 2017-2018. « Il s’agit de la facture la plus importante jamais constatée », a constaté Emirates.

Deuxième cause : un effet de change défavorable dû au raffermissement du dollar par rapport aux devises de nombreux marchés clefs d’Emirates. La compagnie a chiffré un impact négatif de 156 millions de dollars sur le résultat net, contre une contribution positive de 180 millions enregistrée sur l’exercice précédent.

Dans ce contexte difficile, le géant aérien du golfe Persique a, malgré tout, poursuivi ses investissements. Il a engagé 3,9 milliards de dollars (contre 2,5 milliards un an plus tôt) pour la modernisation de ses installations, la croissance externe, les dépenses de personnel et l’accroissement de sa flotte. (…)
https://www.les echosfr 12/05/19.

Vers une « taxe kérosène » en Europe sur les billets d’avion

Le Monde s’est procuré une étude de la direction des transports de la Commission européenne. L’idée est de taxer chaque litre de kérosène des avions de 33 centimes d’euro. Une ponction somme toute modeste pour un secteur de l’industrie aéronautique qui ne souffre guère des taxes : depuis 1944, les compagnies aériennes sont en effet fiscalement exonérées sur leur consommation de carburant, que ce soit via une TICPE ou tout simplement la TVA. Si le principe d’une taxe mondiale parait impossible à l’heure actuelle (il faudrait un vote unanime des 191 pays membres de l’OACI, l’organisation de l’aviation civile mondiale), au niveau régional rien n’empêche de mettre en place une telle ponction.

En Europe, plusieurs pays ont mis le dossier sur la table : la Belgique, les Pays-Bas, et la Suède qui a même mis en place une taxe sur les billets d’avion. Avec succès visiblement, puisque la fréquentation a baissé de 5% sur les lignes intérieures. Pour ce qui concerne la France, une taxe sur le kérosène permettrait non seulement de réduire de 9% les émissions de dioxyde de carbone, mais aussi d’engranger 3,5 milliards d’euros par an : une manne qui intéressera certainement Bercy qui cherche à générer des recettes supplémentaires pour financer la transition énergétique.

Les passagers seront néanmoins les premiers à payer plus cher leurs billets d’avion, les compagnies aériennes répercutant la taxe sur les consommateurs. De fait, le prix des billets augmenterait en moyenne de 10%… ce qui, dans le contexte de la guerre des prix en vigueur dans le secteur, pourrait être assez facilement assimilable. Les voyageurs/citoyens seraient prêts pour une telle taxe carbone, pour peu que la mesure soit bien expliquée par les politiques.
https://www.journaldeleconomie.fr 14/05/19.

Entreprise.

Une entreprise sur deux prévoit d’investir en 2019.

La prudence est de mise pour les entreprises en 2019. C’est en tout cas ce qui transparaît de la 5ème édition du baromètre Investissement et trésorerie des entreprises du spécialiste de l’assurance-crédit Euler Hermes, réalisé en mars dernier auprès de 600 entreprises tricolores. Confrontées au ralentissement de la croissance française à 1,2% après 1,6% en 2018 et 2,3% en 2017, plombées par un faible dynamisme de la consommation des ménages, les entreprises s’attendent à des répercussions sur leurs chiffres d’affaires. En 2017 et 2018, elles avaient enregistré des hausses respectivement de 6,6% et 3,1%. Pour cette année, l’assureur crédit table sur une progression de seulement +2,5%. Leurs marges devraient toutefois croître légèrement (+0,9 point) en raison d’une inflation plus faible.

Rien d’étonnant donc à ce qu’elles soient sur la réserve en matière d’investissements. Ils ne devraient progresser que de 2,9% en 2019, après 3,9% en 2018 et 4,4% en 2017. En effet si 53% des sociétés interrogées prévoient d’investir autant ou plus que l’an dernier (notamment dans l’Agriculture et l’industrie), leur proportion est en baisse par rapport à l’édition 2017 de ce baromètre. À l’inverse la part de celles qui déclarent ne pas vouloir investir cette année, soit un tiers, est presque deux fois plus importante qu’il y a deux ans, ce qui est le signe d’entreprises en difficulté. Un constat qui est prégnant dans le commerce de détail où seulement 16% des entreprises prévoient d’investir davantage.

Craintes des entreprises

Autant dire que le retard d’investissement accumulé depuis la crise de 2008 dans les entreprises françaises (28 milliards d’euros en 2018, contre 40 milliards en encore en 2014) va encore mettre du temps à se résorber. Selon les prévisions d’Euler Hermes, ce ne sera pas chose faite avant fin 2026. Ce qui là encore n’est pas un bon signal, puisque des entreprises qui n’investissent pas sont des entreprises qui ne se modernisent pas et qui deviennent donc moins compétitives. Les entreprises prévoient tout de même, à une courte majorité (52%), de privilégier les investissements «offensifs» (augmentation des capacités de production, recherche & développement, accès à de nouvelles technologies, nouvelle activité ou croissance externe) par rapport aux investissements «défensifs» (renouvellement des capacités de production, mise aux normes). Ces derniers affichent néanmoins une croissance de 2 points par rapport à l’enquête précédente.

Les entreprises sont enfin 33% à avoir augmenté l’an passé leurs investissements dans le digital, un secteur où la France est en retard par rapport à ses voisins, et elles sont 53% à vouloir investir autant ou plus dans ce domaine en 2019. Parmi les risques évoqués pour expliquer leur réticence à investir, les entreprises affirment craindre pour leur rentabilité. La pression sur les prix de vente arrive en tête de leurs préoccupations (28%) surtout dans les secteurs proches des consommateurs (commerce de détail, automobile). Le coût des matières premières se classe en seconde position avec 19%, suivi par celui de la main-d’œuvre (17%). Enfin, la transformation des retards de paiement en impayés, observée par 18% des sociétés, inquiète tout particulièrement les dirigeants, notamment dans la construction. Les impayés peuvent en effet avoir de lourdes répercussions sur la trésorerie, allant jusqu’à la défaillance de l’entreprise. L’assureur-crédit estime d’ailleurs que celles-ci devraient croître de 2% cette année, inversant une tendance à la baisse depuis 2015.
http://premium.lefigaro.fr 15/05/19.

Ressources Humaines.

Le taux de chômage en baisse, au plus bas depuis 10 ans.

Bonne nouvelle pour l’économie française ! Le taux de chômage n’a jamais été aussi bas depuis dix ans. Selon des chiffres provisoires de l’Insee, il s’établit ainsi au premier trimestre 2019 à 8,7%, en recul de 0,1 point, sur le territoire français.

Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), baisse également de 0,1 point et s’établit à 8,4%,. Au total, il y a donc dans l’Hexagone, 2,4 millions de chômeurs. Soit 19 000 personnes de moins que sur les trois derniers mois de 2018.

Premier constat : cette baisse est moins forte que celle du trimestre précédent, qui avait enregistré un recul de 0,3 point, soit 90 000 chômeurs. Sur un an, le taux France entière (hors Mayotte) comme métropolitaine baisse de 0,5%. En outre, en France métropolitaine, le taux est identique pour les hommes et les femmes à 8,4%.

Le taux chômage longue durée en recul aussi

Concernant les diverses tranches d’âge, malheureusement, les plus jeunes ne profitent pas du climat actuel : le taux de chômage des 15-24 ans repart en effet à la hausse de 0,4 point à 19,2% même s’il reste en baisse de 1,7 point sur un an. Celui des plus de 50 ans est, lui aussi, également en hausse de 0,3 point à 6,4% +0,2 sur un an). Seuls les 25-49 ans semblent donc retrouver un emploi ces trois premiers mois de l’année 2019, avec une baisse de 0,2 point à 7,7%.

Le taux de chômage de longue durée s’établit à 3,3% de la population active, en recul de 0,1 point sur le trimestre et de 0,3 point sur un an. Quelque 963 000 personnes déclarent chercher un emploi depuis plus d’un an. Le « halo autour du chômage » est en nette baisse. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement étaient en recul de 80 000 personnes au premier trimestre. Ce halo concerne environ 1,4 million de personnes
http://www.economiematin.fr 16/05/19.

Tourisme.

Tourisme: augmenter les zones déconseillées n’est «pas la solution» (agences de voyages).

Classer davantage de zones comme «à risques», dans les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères «n’est pas la solution», estiment dimanche les professionnels du tourisme, réagissant au souhait du ministre Jean-Yves Le Drian d’un «durcissement de la réglementation».

Dans un entretien au quotidien Le Parisien , publié dimanche, le ministre des Affaires étrangères a affirmé: «Nous mettons régulièrement en garde des agences touristiques proposant des déplacements dans des zones à risques». «Je suis favorable pour ma part à un durcissement de la réglementation», a-t-il ajouté, sans préciser son propos. Selon son entourage, le ministre a ainsi suggéré de réfléchir à la nécessité de classer davantage de zones en «rouge» – fortement déconseillées – afin de dissuader les voyageurs de s’y rendre.

«Passer plus de zones en rouge, ce n’est pas une solution. Il faut être plus vigilant sur le suivi de l’actualité, l’évolution des situations, pour détecter les zones où le danger, effectivement, est important. Mais le Quai d’Orsay fait déjà un bon travail», a déclaré à l’AFP le représentant des agences de voyages françaises Jean-Pierre Mas. «Revenir à la politique du ‘ceinture et bretelles’ d’il y a cinq ou six ans, où dès qu’il y avait un risque dans un pays comme l’Egypte, il était classé totalement en zone rouge… ce n’est pas une bonne solution», a-t-il estimé. «Le voyage c’est aussi une petite part de risques, sinon il faut rester à la maison», a-t-il conclu. Aujourd’hui les agences de voyages françaises «n’organisent pas de voyages dans les zones rouges, formellement déconseillées, ni dans les zones oranges, formellement déconseillées ‘sauf raisons impératives’ c’est-à-dire strictement professionnelles : en aucun cas le loisir», a détaillé Jean-Pierre Mas.

Les avis du Quai d’Orsay sont «souvent bons», «mais ils ne sont pas infaillibles et personne ne peut le leur reprocher», estime de son côté Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde. «On est dans une société qui refuse l’aléa, le risque, et veut toujours trouver un responsable», dit-il à l’AFP. Samedi les deux otages français libérés par les forces spéciales françaises dans le nord du Burkina Faso au prix de la mort de deux militaires sont rentrés en France. Le corps de leur guide béninois avait été découvert le 4 mai dans le parc national de la Pendjari où ils faisaient un safari. Ils avaient été enlevés le 1er mai pendant un séjour touristique au Bénin, pays jusque-là épargné par l’insécurité en Afrique de l’Ouest, mais dans une zone déconseillée par le Quai d’Orsay, ce qui a suscité des critiques à leur encontre.
http://premium.lefigaro.fr/ 12/05/19.

Paris a retrouvé sa place de leader mondial, en accueillant 212 congrès l’an passé

Cocorico. Paris est redevenue la capitale mondiale des congrès, l’an passé. Première du classement ICCA (International congress and convention association) en 2016, et deuxième en 2017, elle a retrouvé son leadership en 2018. «Accompagnés d’une fréquentation touristique record en 2018, ces résultats témoignent de la réussite des actions de relance conduites par la municipalité et les professionnels du secteur. Nous allons poursuivre nos efforts tout au long de l’année 2019 pour conforter cette dynamique», affirme Jean-François Martins, adjoint à la maire de Paris chargé du tourisme, du sport, des jeux olympiques et paralympiques. Avec 212 congrès internationaux organisés, Paris devance de plus de 40 événements son challenger, Vienne. Suivent, au coude à coude: Madrid (165 congrès), Barcelonne (163) et Berlin (162).

Rendez-vous majeur de la cardiologie

L’an passé, Paris s’est distinguée en accueillant le congrès de pneumologie de l’European Respiratory Society (ERS) et ses 23.000 délégués. La manifestation s’est tenue en septembre au Paris Convention Centre, porte de Versailles. En décembre, le Palais des congrès a reçu les 13.000 délégués de l’Académie européenne de dermatologie et de vénérologie. En mai, il avait accueilli les 13.000 participants au congrès de l’Euro Paris Course of Revascularization (Euro PCR), un rendez-vous majeur de la cardiologie interventionnelle.

En 2018, le tourisme d’affaires a représenté 48,7% de la fréquentation des hôtels de la capitale. «Les congrès sont des vitrines, insiste Thomas Deschamps, responsable de l’Observatoire de l’Office du tourisme et des congrès de Paris. Ils participent au rayonnement de la capitale dans le monde. Mais les revenus du tourisme d’affaires proviennent principalement des déplacements d’homme d’affaires (hors salons et congrès), en individuels.» À eux seuls, les congrès ont généré 2,2 millions de nuitées, sur un total de 25,6 millions.

Fin août, le plus grand congrès jamais organisé à Paris

«2019 sera encore une belle année, assure Pablo Nakhlé Cerruti, directeur général de Viparis, détenu à parité par la Chambre de commerce et d’Industrie de région Paris Ile-de-France et la société Unibail-Rodamco (neuf lieux, dont Paris Expo Porte de Versailles, Paris Nord Villepinte, Palais des congrès). L’activité des congrès est portée par les professions médicales, mais pas seulement. Grâce à l’ouverture du Paris Convention Centre (NDLR: inauguré fin 2017, c’est le plus grand centre de congrès en Europe, d’une capacité de 35.000 places), Paris s’impose désormais dans les grands événements de la tech. Aujourd’hui, tous les Gafa viennent y faire des lancements mondiaux. Paris a un écosystème d’innovation (Station F, plateau de Saclay) qui attire.»

Fin août, le Paris Convention Centre accueillera le plus grand congrès international, jamais organisé à Paris. Le congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC) devrait attirer plus de 30.000 personnes venues de 150 pays.
http://premium.lefigaro.fr 15/05/19.

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