Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 11 mars 2019
  • Par APST

La revue de presse économique du 1er au 10 mars 2019

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

La ministre des Transports a présenté sa feuille de route pour restaurer la compétitivité des compagnies françaises d’ici à 2025.

Les professionnels sont déçus par la timidité des mesures. Tout ça pour ça. Pendant un an, les assises du transport aérien ont réuni tous les acteurs du secteur (État, compagnies aériennes, aéroports…) pour répondre à quelques questions: comment enrayer le recul du pavillon français, qui perd régulièrement des parts de marché? Que faire pour réduire le différentiel de compétitivité entre les compagnies françaises et leurs concurrents étrangers? La ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne, qui clôturait ces assises vendredi, a présenté une feuille de route très décevante pour le transport aérien jusqu’en 2025.

Depuis un an, les professionnels martèlent que les charges sociales en France sont supérieures de 30% par rapport l’Allemagne et de 25% par rapport au Royaume-Uni. Ce différentiel en défaveur du pavillon tricolore est estimé à un total de 700 millions d’euros par an. Or, Élisabeth Borne a annoncé que la baisse des charges entre 2018 et 2019 atteindrait 220 millions d’euros. Dans les faits, la seule nouveauté dévoilée vendredi concerne la baisse de la redevance sur la navigation aérienne, d’un montant d’une centaine de millions d’euros.

«Je sais que beaucoup dans cette salle trouveront que c’est trop peu, prévient Élisabeth Borne. Je veux aussi vous mettre en garde, avec une certaine franchise. Il s’agit d’un effort que l’État accomplit dans un moment où ce qui s’exprime dans le pays n’est pas spontanément un soutien à la compétitivité de notre transport aérien.»

En clair, le mouvement des «gilets jaunes» est passé par là. Pour tenir compte de cette sensibilité, le gouvernement n’a pas inclus dans son plan plusieurs mesures qui semblaient envisageables à l’automne: la suppression de la TVA sur les taxes d’aéroport, le plafonnement de la taxe de solidarité Chirac voire la limitation des charges sociales pour les travailleurs mobiles.

«Les assises du transport aérien se sont fracassées sur le mur des “gilets jaunes”», estime Vincent Capo-Canellas, sénateur UDI de la Seine-Saint-Denis. Forcément, ce plan ne fait pas l’affaire des professionnels. «Nous sommes très déçus par cette feuille de route qui ne répond pas aux attentes du secteur», souligne Alain Battisti, président de la Fnam (Fédération nationale de l’aviation marchande).

Si le problème de compétitivité est très peu traité, ce plan permet d’avancer sur quelques sujets. Par exemple, Élisabeth Borne a fait quelques annonces symboliques pour «verdir» le transport aérien. Notamment le déploiement de carburants alternatifs «avec un premier objectif de substitution de 2% en 2025», souligne la ministre.

Coup de pouce aux lignes aériennes régionales

Par ailleurs, plutôt que de construire des LGV (lignes à grande vitesse) ferroviaires, le gouvernement a décidé de donner un coup de pouce à des lignes aériennes régionales. Il est prêt à accorder des subventions pour ouvrir ou muscler des liaisons comme Quimper-Paris ou Limoges-Lyon. Un choix logique en termes financiers: ces subventions se chiffrent en millions d’euros quand la construction de LGV coûte des milliards. Reste qu’à l’époque du réchauffement climatique, cette préférence peut poser d’autres problèmes, car l’empreinte carbone du transport aérien est bien supérieure à celle du train.

Enfin, Élisabeth Borne veut renforcer les pouvoirs de l’ASI (Autorité de supervision indépendante des redevances aéroportuaires) dans la perspective de la privatisation des aéroports. Les «gilets jaunes» n’apprécieraient pas que les tarifs dans les aéroports suivent l’inflation des péages d’autoroutes concédés aux grandes entreprises privées.
http://premium.lefigaro.fr 09/03/19.

Air France-KLM : un énorme fonds américain a vendu sa participation

Le mystère autour de la montée éclair du gouvernement néerlandais au capital d’Air France-KLM commence peut-être à s’éclaircir. La Haye a annoncé, mardi soir, avoir acquis 12,68% du capital du groupe aérien puis, mercredi, détenir désormais 14% des parts. Au total, les Pays-Bas ont acheté 744 millions d’euros d’actions entre le 20 et le 27 février. Une offensive boursière inédite, qui a pris tout le monde de court.

Franchissement de seuil

Aucune déclaration de franchissement de seuil de l’Etat néerlandais n’a encore été publiée à ce jour : le délai réglementaire étant de 4 jours ouvrés, cela signifie en théorie que la Haye n’avait pas encore franchi les 5% jeudi dernier, le 21. Et ce, alors que le ministre des Finances a indiqué qu’ABN Amro avait commencé les achats pour le compte de l’Etat, le jour de la publication des résultats, mercredi 20.

En revanche, un autre intervenant a soumis une déclaration au gendarme boursier français ce jeudi : Capital Group, un très gros fonds américain, qui pèse environ 1.700 milliards de dollars. Cette société créée en 1931 et basée à Los Angeles détient aussi des participations significatives dans Airbus, Pernod Ricard , LVMH, Safran ou Kering.

Capital Group a « déclaré avoir franchi en baisse, le 26 février 2019, les seuils de 5% du capital et des droits de vote et ne plus détenir que 24 actions Air France-KLM’. Le gestionnaire d’actifs déclarait en juin dernier détenir 6,1% du capital du groupe aérien. Il a donc potentiellement vendu la quasi-totalité de ses parts au gouvernement néerlandais.

Principaux détenteurs de titres

Derrière les fonds de Capital Group, les principaux détenteurs de titres Air France-KLM déclarés à date dans le terminal Bloomberg sont UBS AG, avec 3,35% du capital, et Goldman Sachs Group, avec 3,34%. Viennent ensuite des Français, DNCA (3,18%) et Natixis (2,79%).
Par ailleurs, un autre type de déclarations auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) est apparu ces derniers jours : celle d’un vendeur à découvert, Marshall Wace, qui augmente ses paris à la baisse sur Air France-KLM.
https://www.lesechos.fr 03/03/19.

Le CDG Express circulera… en 2026.

Si tout va bien, le Charles-de-Gaulle Express, ce fameux train qui doit relier la gare de l’Est à Paris à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, roulera en 2024 pour accueillir les spectateurs du monde entier qui viendront aux jeux Olympiques de Paris. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a même signé lundi 18 février le contrat de concession pour engager les travaux.

Seul hic, ces chantiers vont toucher la ligne de RER B déjà bien malade, car une partie du tracé emprunte les mêmes voies. Alors que le préfet Cadot doit remettre en avril un rapport sur la faisabilité de tous les chantiers qui vont affecter le nord de Paris (rénovation du réseau RER B, Grand Paris Express…), des voix s’élèvent pour réclamer un décalage dans le temps et limiter les nuisances. Certains proches du dossier évoquent déjà une mise en service en 2026. Les futurs spectateurs des JO de 2024 pourront toujours prendre le RER B… comme les Franciliens.
https://www.usinenouvelle.com 03/03/19.

La Belgique et les Pays-Bas veulent une taxe sur le transport aérien

La Belgique emboîte le pas des Pays-Bas, qui avaient proposé le 12 février dernier, lors d’une réunion des ministres des Finances de l’Union européenne, de taxer le transport aérien. Jean-Luc Crucke, le ministre wallon de l’Environnement, veut mettre le sujet sur la table pendant une réunion des ministres de l’Environnement de l’UE programmée le 5 mars. Ce sont les passagers qui subiront l’impact de cette taxe, avec des billets plus chers.

Le ministre explique que le chemin de fer, un mode de transport pourtant plus respectueux de l’environnement, était davantage taxé que le transport aérien. L’idée n’est pas de rendre le voyage en avion impossible ; simplement, ceux qui voudront continuer à prendre les transports aériens devront payer « beaucoup plus ». Le gouvernement belge a inscrit à l’ordre du jour de la rencontre du 5 mars une « discussion sur la tarification du transport aérien ».

Les Pays-Bas, à l’origine de cette initiative, organisera une conférence internationale à ce sujet les 20 et 21 juin. Les choses sont donc en train de bouger dans ce domaine, même si les obstacles sur la route risquent d’être nombreux et complexes. Imposer une taxe sur le transport aérien reviendrait à freiner un secteur dynamique et très concurrentiel, qui subit depuis quelques mois une baisse des prix des billets.
https://www.journaldeleconomie.fr 04/03/19.

Économie.

2,5 millions de personnes travaillent au noir.

En s’appuyant sur un ensemble de données provenant de la Direction générale du travail et des statistiques nationales, l’étude du Conseil évalue à 2,5 millions le nombre de personne qui ne déclarent pas leur travail. Le travail au noir concernerait 5% des personnes de plus de 18 ans et représenterait de 2 à 3% de la masse salariale versée par les entreprises.

Cette enquête relève que si les jeunes sont les plus touchés par cette pratique, les travailleurs plus âgés en recherche d’un complément de revenus sont également concernés dans une moindre mesure. Par catégorie, le Conseil note que ce sont les travailleurs en contrat temporaire, ainsi que les chômeurs et les indépendants qui peuvent être touchés. Le taux de dissimulation est « significativement » plus élevé parmi les salariés de plus de 60 ans.

Du côté des secteurs, le travail dissimulé est présent dans l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail alimentaire, le bâtiment-travaux publics, le gardiennage ainsi que dans l’agriculture et les services à la personne. Le Conseil demande au gouvernement d’investir dans les travaux de recherche sur le travail au noir, ainsi que dans le développement de campagnes de communication « plus positives » sur les droits sociaux offerts par le travail déclaré.
https://www.journaldeleconomie.fr 01/03/19.

OCDE : coup de froid attendu sur la croissance mondiale

L’OCDE revoit à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2019. De 3,5% estimée en novembre dernier, elle devrait se limiter finalement à 3,3% en raison des incertitudes qui pèsent sur l’activité économique.

Toutes les économies du G20 vont souffrir cette année, à commencer par la zone euro où la croissance ne devrait pas dépasser 1% cette année. L’OCDE avait auparavant prévu une progression de 1,8%, autant dire que le ralentissement va se faire durement ressentir. L’Allemagne se contentera ainsi de 0,7% de croissance seulement, un chiffre en recul de 0,9 point par rapport aux précédentes estimations. L’Italie pourrait enregistrer une croissance négative de -0,1%, une perte de 1,1 point ! Quant à la France, elle s’en sortirait mieux que ses voisins avec une progression du PIB de 1,3% (-0,3 point tout de même par rapport aux précédentes prévisions).

La zone euro va souffrir d’une demande externe « plus faible », ce qui se fera sentir sur les économies des pays exportateurs comme l’Allemagne, ainsi que d’une « moindre confiance », ce qui aura un impact sur les investissements. Au chapitre des bonnes nouvelles, la hausse des salaires ainsi que les politiques macroéconomiques accommodantes vont « soutenir la consommation des ménages », selon l’OCDE. L’organisation appelle les pays de la zone euro à baisser les impôts et poursuivre la libéralisation de leurs marchés.

Parmi les nuages noirs qui pèsent sur l’Europe cette année, il y a évidemment le Brexit. La croissance du Royaume-Uni pourrait être de 0,8% cette année, mais gare : si le pays devait divorcer de l’Union européenne sans accord, son PIB serait amputé de 2% durant les deux prochaines années en raison des droits de douanes.
https://www.journaldeleconomie.fr 06/03/19.

Maritime.

Costa accélère en Chine avec de nouveaux paquebots

C’est un grand pas pour Costa et sa maison mère Carnival dans leur longue marche en Chine. Actif dans le pays depuis 2006, le numéro un européen de la croisière (28 paquebots à date dont 15 à la marque Costa) – et filiale du géant mondial Carnival, qui compte plus de 100 navires pour 9 compagnies – accélère en effet son expansion avec le lancement de son premier paquebot neuf, conçu spécifiquement pour le marché chinois. Un marché encore émergent mais appelé, comme pour bien d’autres secteurs, à devenir le premier au monde.

Dans l’immédiat, avec le « Costa Venezia », l’armateur italien dispose de quatre navires sur l’Asie et la Chine en particulier, sachant que Princess, autre compagnie de Carnival, dont les activités asiatiques sont pilotées par le groupe Costa, en aligne également un.

La mise en service du « Costa Venezia », comme celle de sa quasi-réplique, ne constitue qu’une étape pour sa maison mère américaine alors que l’essor du marché chinois de la croisière, qui fait d’ores et déjà office de deuxième au monde après les Etats-Unis, est à peine amorcé. « Le marché mondial de la croisière est aujourd’hui estimé à 30 millions de passagers (pour 2019, NDLR). A titre de comparaison, le marché chinois, c’était environ 2,5 millions de passagers l’an dernier », indique aux « Echos » le directeur général de Costa et patron de Carnival Asie, Michael Thamm.
Selon lui, le « marché chinois peut monter à terme à 20 millions voire 30 millions (de croisiéristes, NDLR) ». A horizon vingt ans, la Chine pourrait non seulement doubler mais aussi distancer les Etats-Unis, pour devenir le premier marché mondial.

Alors que, observe le directeur général de Costa, le marché états-unien, soit 12,8 millions de croisiéristes l’an dernier, « continue de croître », la croisière en Chine pèse peu encore eu égard au développement du tourisme en chine. « La croissance du tourisme en Chine est supérieure à la croissance de l’économie chinoise. 150 millions de Chinois voyagent d’ores et déjà dans le monde », souligne Michael Thamm. Compte tenu du potentiel monumental de ce marché, Carnival a d’ailleurs misé sur un partenariat stratégique avec un mastodonte chinois pour surfer sur la vague.
https://www.lesechos.fr 03/03/19.

Ressources Humaines.

« Je le ferai plus tard » : une habitude alarmante en entreprise.

La journée mondiale de la procrastination, le 25 Mars prochain, met en avant le fait que le phénomène du « je le ferai plus tard » est universel et prend des proportions alarmantes.

« Je le ferai plus tard » : une habitude alarmante en entreprise

Vous connaissez la procrastination, du latin Procrastinio qui signifie « remettre à demain » ? Entre réseaux sociaux, e-mails, SMS et messageries instantanés, il devient de plus en plus difficile de rester concentré sur son travail. Avec l’émergence des nouvelles technologies, de nombreux salariés s’accordent des moments de « détente » devant leur smartphone. Même s’il s’agit généralement de quelques minutes par-ci par-là, en réalité à la fin de la journée, la procrastination représente une durée assez considérable. Une étude a révélé que 72% des actifs déclarent procrastiner au travail pour une moyenne de 1h54 par jour.

Continuellement remettre les choses à plus tard n’est pas sans conséquence. Stress inutile, sentiment de culpabilité, estime de soi diminuée, conflits interpersonnels, congédiement et même problèmes de santé peuvent être au rendez-vous. En tant que dirigeant, il faut pouvoir lutter contre cette habitude enracinée chez certains salariés et peut être du dirigeant lui-même. Certains, telle la conférencière et sophrologue Lucie Pascutto, fondatrice de Mindful Attitude, préconisent… la méditation pleine conscience ! En effet, elle apprend à garder son attention sur un objet précis (sa respiration, par exemple), et à la ramener calmement vers cet objet quand l’esprit s’égare. Utile lorsqu’on est facilement distrait. Elle permet également de recréer un lien social et de prendre du recul.
https://www.journaldeleconomie.fr 03/01/19

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