Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

Actualités

mail print
  • 19 février 2019
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 au 20 février 2019

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

La Lufthansa réclame en justice un dédommagement de 2112 euros, soit la différence entre le prix de son billet et ce qu’aurait coûté un vol direct.

Pour ne pas s’être présenté à l’embarquement à un point d’escale, un passager a été poursuivie en justice par la Lufthansa. Si l’histoire paraît cocasse, c’est en fait la réponse à un stratagème de plus en plus répandu chez les voyageurs «malins».

Puisqu’un vol avec escale est très souvent moins cher qu’un vol direct, certains passagers réservent deux vols successifs en ne comptant pas prendre le deuxième. Dans ce cas précis, l’homme avait réservé un aller-retour Oslo (Norvège) – Seattle (États-Unis) via Francfort (Allemagne). S’il a respecté le plan de vol à l’aller, il s’est arrêté en Allemagne au retour.

La Lufthansa a considéré que le passager avait violé ses conditions générales de vente et a réclamé en justice un dédommagement de 2 112 euros, soit la différence entre le prix de son billet (657 euros) et ce qu’aurait coûté un vol direct (2769 euros). Un tribunal berlinois a toutefois débouté la compagnie à la mi-décembre dernier. Une décision motivée, selon BFMTV, par l’incapacité pour les juges d’obtenir de la part de Lufthansa la justification du recalcul exact aboutissant à la somme demandée. Un porte-parole de la compagnie a cependant confirmé à CNN que l’entreprise avait d’ores et déjà formé un recours contre cette décision.
http://premium.lefigaro.fr 17/02/19.

Économie.

La croissance française devrait atteindre 0,4 % au 1er trimestre, selon la Banque de France

Après quatre trimestres de faible croissance, la croissance française devrait progresser de 0,4 % en France au premier trimestre, à la faveur notamment d’une embellie dans le secteur du bâtiment, selon une première estimation dévoilée lundi 11 février par la Banque de France, très attendue par le gouvernement. Cette hypothèse, conforme à la prévision de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), est en hausse par rapport au chiffre du quatrième trimestre 2018 (+ 0,3 %), pénalisé en partie par le mouvement des « gilets jaunes ».

La Banque centrale française, qui se base pour cette estimation sur son enquête mensuelle de conjoncture, explique ce léger rebond par la hausse des demandes dans le bâtiment et l’amélioration des perspectives dans l’industrie et les services. Dans le bâtiment, la progression de l’activité s’est confirmée en janvier, notamment dans le second œuvre, grâce à des carnets de commande « très bien garnis », selon l’institution monétaire. Dans le secteur industriel, la production a, en revanche, diminué, notamment dans l’aéronautique, la chimie et la métallurgie. Mais selon les chefs d’entreprise interrogés par la Banque de France, l’activité devrait reprendre en février.

L’activité des services, quant à elle, a ralenti le mois dernier, avec une baisse notable dans l’intérim et l’hébergement-restauration, sur fond de poursuite du mouvement des « gilets jaunes ». Mais « les chefs d’entreprise prévoient une accélération de l’activité en février », après une baisse continue au cours des trois derniers mois, souligne la Banque de France.

Hausse de l’épargne

Le gouvernement espère un rebond de l’activité, à la faveur notamment des mesures annoncées face au mouvement des « gilets jaunes ». Ces mesures, chiffrées au total à onze milliards d’euros, devraient, en effet, redonner du pouvoir d’achat aux ménages français et permettre un rebond de la consommation, principal moteur de l’activité économique dans l’Hexagone.

Mais certains économistes redoutent que ces gains de pouvoir d’achat, qui devraient en 2019 atteindre 440 euros en moyenne par ménage d’après l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), se traduisent par une hausse de l’épargne, avec un effet limité sur l’activité. Nous avons « un niveau de croissance qui reste solide malgré les incertitudes européennes et mondiales », a voulu rassurer dimanche le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, en marge d’un forum international à Dubaï.

Dans son projet de loi de finances, le gouvernement a prévu une croissance de 1,7 %. Mais M. Le Maire a récemment laissé entendre que cet objectif pourrait être raboté, en raison du ralentissement économique mondial. Dans ses dernières prévisions publiées jeudi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dit parier sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,3 % seulement en 2019. La Banque de France, de son côté, anticipe une croissance de 1,5 %
www.lemonde.fr 11/02/19

Le FMI redoute une « tempête » économique

La croissance de l’économie mondiale est « plus lente » que prévu, a averti dimanche la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), mettant en garde contre une éventuelle « tempête » économique.

En un mot: nous assistons à une économie (mondiale) dont la croissance est plus lente que prévu, a déclaré Christine Lagarde devant le World Government Summit, un sommet annuel sur la gouvernance mondiale qui réunit à Dubaï des décideurs politiques et économiques du monde entier. Le mois dernier, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance de l’économie mondiale pour cette année de 0,2% à 3,5% en raison des tensions commerciales, notamment entre les États-Unis et la Chine.

Mme Lagarde a évoqué ce qu’elle a appelé les « quatre nuages » qui planent selon elle sur l’économie mondiale et averti qu’une « tempête » pourrait la frapper. Elle a parlé à ce propos des tensions commerciales, notamment entre la Chine et les Etats-Unis, du resserrement des taux d’emprunt, des incertitudes liées au Brexit et d’un ralentissement de l’économie chinoise. Selon elle, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont commencé à affecter l’économie mondiale.

« Nous n’avons aucune idée de ce que cela va donner et ce que nous savons, c’est que cela commence déjà à avoir un effet sur le commerce, sur les taux d’emprunt et sur les marchés ». Elle a relevé que le resserrement des taux d’emprunt intervient au moment où les Etats, les entreprises et les ménages ont accumulé de « très lourdes dettes ». « Quand il y a trop de nuages, il faut un éclair pour déclencher la tempête », a averti M. Lagarde, qui a appelé les gouvernements à s’y préparer et à éviter le protectionnisme.
bfmbusiness.bfmtv.com 12/02/19.

Entreprises.

Le gouvernement veut encourager l’épargne salariale dans les PME.

L’objectif est de doubler fin 2020 le nombre de salariés qui bénéficient de dispositifs d’épargne salariale dans les entreprises de moins de 250 salariés. Une mission est lancée cette semaine pour en promouvoir et accélérer les mises en place.

Mieux répartir les fruits du travail dans les entreprises. Tel est l’objectif du gouvernement. Depuis le 1er janvier, les primes d’intéressement pour les entreprises de moins de 250 salariés, et de participation** pour les entreprises de moins de 50 salariés sont exonérées de charges sociales. Dans le cadre du projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), examiné en ce moment au Sénat, l’exécutif souhaite désormais sensibiliser ces chefs d’entreprise à recourir ce type de dispositif d’épargne salariale. L’objectif: qu’au moins 3 millions de salariés, contre 1,4 million aujourd’hui, bénéficient d’un dispositif d’épargne salariale dans les PME fin 2020. Et qu’au moins 30% des PME se dotent d’un accord de partage de la valeur d’ici la fin de l’année, alors que seules 11% des entreprises de moins de 50 salariés en disposent aujourd’hui.

Pour ce faire, un tandem composé de Thibault Lanxade, ancien Monsieur PME du Medef et PDG du groupe de services numériques Jouve, et François Perret directeur général de Pacte PME et cofondateur du think tank Anaxagore, a pour mission de promouvoir, auprès des partenaires sociaux et des entreprises, ces dispositifs. Concrètement, durant plusieurs mois, ces deux «ambassadeurs» de l’épargne salariale mèneront dans chaque région des réunions avec les entreprises intéressées, et les Direccte (directions régionales des entreprises).

«Pendant très longtemps, l’épargne salariale était lourdement imposée, l’État prélevait jusqu’à 20% de taxes. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise ont la possibilité de mieux redistribuer aux collaborateurs. L’objectif de notre mission est de convaincre les PME de signer des accords d’intéressement à la fiscalité redevenue attractive, et de définir les critères de ces accords. On va d’abord œuvrer auprès des fédérations et associations patronales puis opérer un tour de France à partir de mars» précise-t-il. «Comme les primes, les bonus, les hausses de salaire, c’est un bon moyen d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés» fait-il valoir.

Le compte épargne salarial reste toutefois un dispositif très encadré. Pour l’employeur il faut préalablement conclure un accord d’entreprise avec les délégués syndicaux, le CSE (la nouvelle instance représentative du personnel) ou la branche. Pour aider les PME, le ministère du Travail propose sur son site, des modèles d’accords type. De son côté, le salarié peut demander – pour l’intéressement comme pour la participation – le versement immédiat de la prime (en tout ou partie). À défaut, la somme est bloquée pendant 5 ans au minimum. Ces sommes sont soumises à l’impôt sur le revenu si elles sont perçues immédiatement. Si elles sont investies dans un plan d’épargne salariale (PEE, PEI ou PERCO), elles sont exonérées d’impôt. En 2019, le montant maximum de la prime de participation est de 30.393 euros et celui de l’intéressement de 20.262 euros.
http://premium.lefigaro.fr 12/02/19.

Ressources Humaines.

Les ruptures conventionnelles au plus haut en 2018

Année après année, les records n’en finissent pas de tomber. En 2018, le nombre de ruptures conventionnelles individuelles a été légèrement supérieur à 437 000, soit une hausse de 3,9 % en douze mois, selon les données diffusées, lundi 11 février, par la Dares, la direction des études du ministère du travail. Ce dispositif, qui donne la possibilité à un employeur et à un salarié en CDI de se séparer d’un commun accord, n’a jamais été autant utilisé depuis sa création, en 2008.

La nouvelle augmentation relevée l’an passé, qui s’inscrit dans une tendance quasi ininterrompue, « n’est pas une surprise », commente Jean-Paul Charlez, le président de l’Association nationale des DRH. A ses yeux, elle confirme que la procédure instaurée sous le quinquennat Sarkozy permet de mettre fin à la relation de travail dans un climat « apaisé ».

Jadis, l’une des pratiques très en vogue consistait à conclure une transaction : pour rompre un CDI de façon négociée, les parties en présence s’entendaient sur des concessions réciproques (par exemple, l’octroi d’une indemnité par l’entreprise en contrepartie de l’engagement du salarié de ne pas saisir les prud’hommes). Mais de telles tentatives d’arrangement dégénéraient régulièrement en contentieux.

Ce que changent les ruptures conventionnelles collectives

La rupture conventionnelle, elle, est « sécurisée juridiquement », note Raphaël Dalmasso, maître de conférences en droit privé à l’université de Lorraine : homologation du compromis par l’administration, montant minimal pour le dédommagement… En outre, la personne qui s’en va est éligible à l’assurance-chômage. « C’est un système assez équilibré, qui convient bien aux deux parties. Elles ont intégré le fait qu’il n’y avait aucun risque », complète M. Dalmasso.

Un autre facteur, de nature « conjoncturelle », a pesé : « L’amélioration de la situation du marché du travail », affirme Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille. Les personnes sont d’autant plus enclines à quitter leur activité, par le biais d’une rupture conventionnelle, que les offres d’emploi s’avèrent aujourd’hui relativement abondantes. « C’est une très bonne chose », poursuit-il, car cette forme de divorce par consentement mutuel facilite les changements de trajectoire professionnelle.

Coût pour la collectivité

Le dispositif « répond à une nécessité », confie Michel Beaugas (FO). Auparavant, rappelle-t-il, bon nombre de travailleurs n’avaient bien souvent pas d’autres choix que de démissionner, voire d’abandonner leur poste et d’être licenciés pour faute, s’ils souhaitaient mettre un terme à leur CDI de manière anticipée. Les règles adoptées en 2008 ont donc le mérite d’accorder des droits aux salariés, observe Michel Beaugas.
www.lemonde.fr 12/02/19

Le chômage au plus bas depuis 2009.

D’après les chiffres provisoires de l’institut des statistiques, le taux de chômage a reculé de 0,3 point au dernier trimestre 2018. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un tel niveau de chômage. Le taux de chômage des jeunes passe à 18,8% (-1,7 point par rapport au troisième trimestre). Il convient aussi de relever qu’1,5 million de personnes souhaitant travailler ne sont pas comptabilisées car elles ne cherchent pas activement un emploi ou elles ne sont pas immédiatement disponibles, un chiffre qui a augmenté de 32 000 sur les trois derniers mois.

Ce résultat est le fruit des ordonnances qui ont réformé le droit du travail, selon Muriel Pénicaud. La ministre du Travail estime que les PME ont « moins peur d’embaucher », les licenciements étant facilités. Les réformes de l’apprentissage et de la formation professionnelle, ainsi que le plan d’investissement dans les compétences ne sont pas oubliés : Muriel Pénicaud relève qu’il y a davantge de jeunes en apprentissage et de demandeurs d’emplois dans des « formations de qualité ».

Reste désormais à confirmer cette bonne santé du marché de l’emploi. Le premier trimestre 2019 risque d’en montrer les limites, en raison des conséquences du mouvement des « gilets jaunes » qui a fortement perturbé l’activité économique en fin d’année et encore actuellement. Muriel Pénicaud a rappelé que les PME et le commerce ont « beaucoup souffert », avec 72 000 demandes de chômage partiel pour lequel le gouvernement a mobilisé 38 millions d’euros.
www.journaldeleconomie.fr 15/02/19.

Tourisme.

Record de fréquentation touristique à Paris : les « gilets jaunes » n’ont pas encore d’impact mais « il faut une sorte de trêve ».

En 2018, malgré la mobilisation des « gilets jaunes », les professionnels du tourisme constatent un nouveau record de fréquentation touristique pour Paris et sa région, avec 35 millions de nuitées en hôtellerie. À terme, le mouvement des « gilets jaunes » va-t-il compromettre ces bons résultats ? Jean-Marc Blanquet d’Orx, président de l’UMIH Île-de-France (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), assure vendredi sur franceinfo ne pas être « contre le principe du message envoyé par les « gilets jaunes » » mais « qu’il faut faire une sorte de trêve et calmer un peu le jeu pour permettre que Paris conserve ses objectifs ».

Jean-Marc Blanquet d’Orx : Le bilan 2018 est un bon bilan : le mois de décembre est un accident par rapport à ce qui s’est passé sur les douze mois de l’année. Nous avions engrangé de bons résultats qui ont été un petit peu ternis en décembre, davantage sur décembre que sur novembre. Les conséquences aujourd’hui sur janvier et février sont entachées des répercussions de ces week-ends, qui sont pour nous importants. La trêve des confiseurs, à la fin de l’année,n’a pas trop impacté l’activité, mais le mouvement reste quand même une difficulté qui doit s’arrêter.

Quels sont les hôtels les plus touchés par les annulations ?

Les 4 étoiles et palaces ont été les plus affectés. Nous avons des hôtels qui ont accusé moins de 20% de fréquentation sur les environs de l’avenue de Friedland, des Champs-Élysées ou de l’avenue Kléber. Il s’agit davantage de clientèle étrangère. Les recettes du tourisme ont généré 21,5 milliards d’euros, c’est 974 millions de plus qu’en 2017, cela s’explique car Paris est une ville de consommation pour ceux qui y viennent. Il y a des atouts majeurs en termes de produits qui fait qu »on se lâche’. C’est la force de la France d’avoir sur garder des produits de luxe avec une forte image de qualité française. Quand on vient à Paris, on y reste en moyenne deux jours et demi. Il faut se replacer par rapport à la distance : le client qui vient du Brésil avec des valises vides et qui reste quatre ou 5 jours n’est pas le même touriste que celui qui vient d’Angleterre et qui va faire des allers-retours plus fréquemment.

Est-ce que le mouvement des « gilets jaunes » affecte l’image de Paris, au point que certains ne veulent plus venir ?

Je ne pense pas. Nous ne sommes pas contre le principe du message envoyé par les « gilets jaunes », mais on pense que le message a été atteint, que la réponse se prépare, qu’il faut faire une sorte de trêve et calmer un peu le jeu pour permettre que Paris conserve ses objectifs. […] Les Américains restent nos consommateurs principaux, on a un retour de l’Espagne, nous avons toujours beaucoup de Chinois. Les Chinois ne sont pas inquiets par les phases d’attentats. Les Européens viennent mais sur de courts séjours.
www.francetvinfo.fr 15/02/19.

Nos adhérents

Rechercher un adhérent

Consultez la liste des professionnels du Tourisme Adhérents de l'APST.
Utilisez le moteur de recherche pour accéder à leurs coordonnées.

ARCHIVES