Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

Actualités

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  • 20 décembre 2018
  • Par APST

La revue de presse économique du 10 au 20 décembre 2018

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

Plus de 4,5 milliards de passagers dans les avions en 2019.

En 2019, le secteur aérien mondial devrait connaître une embellie économique liée notamment à la baisse du prix du baril de pétrole. L’Association du transport aérien international (IATA) table ainsi sur une augmentation de 9,9% des bénéfices nets des compagnies aériennes internationales.

Après la pression sur la rentabilité exercée par la hausse des coûts du pétrole en 2018, une bonne année semble se profiler pour les compagnies aériennes. Selon les prévisions de l’Association du transport aérien international (IATA), la baisse des cours du pétrole devrait profiter aux compagnies aériennes, si le prix du baril de pétrole se stabilise autour de 65 dollars l’an prochain, contre un prix moyen de 73 dollars observé en 2018.

L’IATA table ainsi sur une hausse de 9,9 % des bénéfices nets du secteur aérien, pour atteindre 35,5 milliards de dollars en 2019. Si ces prévisions se confirment, les compagnies aériennes se dirigeraient alors vers une décennie de rentabilité. Pour l’ensemble de l’industrie, les recettes devraient atteindre près de 885 milliards de dollars, soit une augmentation de 7,7% par rapport à 2018.

La bonne santé du transport aérien s’explique avant tout par la croissance continue du trafic mondial. Depuis 20 ans, les tarifs moyens ont baissé de plus de 50%, et la multiplication des options offertes aux voyageurs n’a fait que ravir une classe moyenne gourmande de voyages, notamment dans les pays émergents. L’année prochaine, ce sont près de 4,59 milliards de passagers qui devraient prendre l’avion, soit 250 millions de plus qu’en 2018. D’ici deux décennies, l’IATA prévoit un doublement du trafic aérien mondial, qui devrait ainsi atteindre en 2037 le nombre de 8,2 milliards de voyageurs.

En outre, cette très forte hausse pose une réflexion sur l’extension d’infrastructures aéroportuaires adaptées, ainsi que sur les nombreux enjeux environnements pour le secteur.
Mais entre guerres commerciales, instabilités politiques et contestations sociales, l’IATA fait toutefois montre d’un «optimisme prudent». Lors d’une conférence de presse ce mercredi à Genève, Alexandre de Juniac a souligné «les risques associés à la volatilité de l’environnement économique et politique» pour la croissance du secteur aérien.

Pour autant, les compagnies aériennes européennes devraient enregistrer un léger recul de leurs bénéfices nets. L’IATA prévoit une baisse de 1,4% de leurs bénéfices nets, dégageant ainsi 7,4 milliards de dollars en 2019. Dans un marché aérien européen très fragmenté et concurrentiel, les rendements restent bas et les coûts de conformité à la réglementation sont onéreux. Mais ce léger recul de rentabilité s’explique essentiellement par les dysfonctionnements récurrents du contrôle du trafic aérien. L’année prochaine, le vieux continent devrait traîner un coût additionnel de plus de 2 milliards de dollars, lié à l’augmentation des retards en 2018 de 61%.

D’autre part, les charges fiscales et aéroportuaires supportées par les compagnies aériennes européennes restent nettement supérieures à celles en vigueur sur le continent américain. Comme l’an passé, ce sont ainsi les transporteurs américains qui devraient enregistrer la meilleure performance économique mondiale. Leurs bénéfices nets devraient gonfler de près de 2 milliards, pour atteindre les quelque 16,6 milliards de dollars. Sur le continent nord Américain, les bénéfices net prévu par passage sont de 16,77 dollars, contre 6,40 dollars pour les transporteurs européens.
http://premium.lefigaro.fr 13/12/18.

Consommation.

Le gouvernement veut pousser les Français à consommer dans les commerces de proximité

Le gouvernement veut pousser les Français à consommer dans les commerces de proximité Le gouvernement veut pousser les Français à consommer dans les commerces de proximité
Depuis un mois que les blocages ont débuté, le secteur du commerce a tiré la sonnette d’alarme : le mouvement des « gilets jaunes » risque de peser lourdement sur les résultats des magasins de proximité. C’est d’autant plus vrai durant la période des fêtes, où les commerces réalisent une bonne part de leur chiffre d’affaires. La perte de revenus s’établirait à 25% en moyenne, même s’il est encore difficile de mesurer précisément l’impact de la mobilisation qui pèse non seulement sur l’accès physique aux magasins, mais aussi sur les livraisons.

Alors que le mouvement donne des signes d’essoufflement, le gouvernement veut en tout cas faire passer le message : pour leurs achats de Noël, les Français doivent privilégier le commerce de proximité. « Si on veut aider les commerçants à passer ce cap, c’est aussi à nous Français, dans nos achats de Noël, de faire en sorte de descendre de chez nous et d’aller acheter dans la distribution, chez nos commerçants de proximité, chez nos artisans plutôt que de céder à la facilité de la grande plateforme internet internationale qui ne paie pas d’impôt en France », a déclaré la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher au micro de RTL.

Sans citer l’entreprise en question, elle visait Amazon bien sûr, beaucoup d’observateurs estimant que le géant du commerce en ligne est le principal bénéficiaire de la mobilisation. Le groupe n’a rien voulu confirmer, au contraire de son concurrent Rakuten qui a annoncé un bond spectaculaire de ses ventes. Pour plusieurs économistes cependant, les Français pourraient bien ne pas consommer du tout en cette période difficile : les « gilets jaunes » ont également un impact psychologique sur les consommateurs…
www.journaldeleconomie.fr 17/12/18.

Économie.

Gel des tarifs bancaires en 2019 : un « cadeau » qui s’élève à moins d’un euro

Les banques françaises avaient prévu une très faible augmentation de leurs frais en 2019. Ce qui diminue considérablement l’intérêt économique du gel des frais bancaires pour les clients annoncé dans le cadre de la crise des « gilets jaunes ».

Selon une étude du site Panorabanques.com, qui a passé au crible les tarifs qui auraient dû être appliqués en 2019 dans 70 banques, il apparaît que pour un client normal, l’économie réalisée est, concrètement, inférieure à un euro. Donc au lieu de payer 195,20 de frais en 2019, comme c’était prévu en moyenne, les Français vont payer 194,30 euros pour leur carte bleue, leur compte et leurs virements.

« Gilets jaunes » : pas d’augmentation des tarifs bancaires en 2019

Une annonce symbolique donc. « Les banques ont annoncé un gel de leurs tarifs en 2019. Toutefois, de nombreux établissements avaient déjà communiqué leurs nouveaux tarifs pour l’année à venir. Même s’ils ne seront pas appliqués en 2019, l’analyse de ces tarifs permet de chiffrer l’impact de la mesure », note l’étude.

Pour Laure Prenat, directrice général du comparateur, « ce gel des tarifs bancaires pour 2019 ne va pas changer la vie des Français puisque les banques avaient prévu des hausses raisonnables de tarifs en 2019. D’une banque à une autre, les frais peuvent varier du simple au triple. Faire jouer la concurrence est un bon moyen pour réduire ses frais bancaires. Avant la nouvelle année, c’est le bon moment pour tout remettre à plat et faire des économies », explique t-elle.

Qu’en est t-il de la promesse de gain de pouvoir d’achat faite par la Banque de France ? « Le gel des tarifs bancaires en 2019 aura donc un impact très modéré. Ce n’est pas là qu’on va trouver les 500 à 600 millions d’euros de gain de pouvoir d’achat annoncés par la Banque de France. C’est donc du côté du plafonnement des frais d’incidents pour les clients fragiles qu’il faut aller les chercher », avertit Panorabanques.com.
www.rtl.fr 17/12/18.

Vers un déficit proche de 3,5 % du PIB en 2019, après les annonces de Macron

L’image de bon élève budgétaire dont Emmanuel Macron bénéficiait à Bruxelles devrait sérieusement en prendre un coup. Les décisions prises pour répondre à la crise des « gilets jaunes » vont faire nettement dériver les finances publiques en 2019. Au bas mot, les annonces présidentielles représentent pas loin de 11 milliards d’euros de manque à gagner, selon une source gouvernementale. « Au total, la situation nouvelle nous obligerait à anticiper un déficit supérieur à 3,6 % du PIB, sans tenir compte des économies que nous allons être obligés de prendre », complète cet interlocuteur. Un niveau bien supérieur à la prévision de 2,8 % qui était celle de l’exécutif il y a encore moins d’une semaine.

Plusieurs éléments s’additionnent. L’annulation de la hausse de la CSG pour une partie des retraités (ceux avec une pension comprise entre 1.200 et 2.000 euros) devrait coûter entre 1,5 et 2 milliards d’euros. A cela s’ajoutent la défiscalisation des heures supplémentaires (1,7 milliard pour une application au 1er janvier) ainsi que les heures supplémentaires désocialisées (1,3 milliard), même si le laps de temps pour faire en sorte que tout soit en place début janvier est très court.

Coût flou pour la prime d’activité

Il faut aussi mentionner la revalorisation accélérée de la prime d’activité , dont le coût paraissait encore flou lundi soir. Celui-ci est estimé au minima à 900 millions d’euros, mais pourrait grossir à 2 milliards selon certaines conditions. Enfin, il ne faut pas oublier l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants (4 milliards) et les premières mesures annoncées par Edouard Philippe au début de la crise en faveur du chèque énergie et de la prime à la conversion (500 millions).

La facture est déjà impressionnante, mais ce n’est pas la seule conséquence du mouvement des « gilets jaunes ». Celui-ci va pénaliser la croissance, comme a prévenu lundi Bruno Le Maire , le ministre de l’Economie et des Finances. Selon nos informations, le gouvernement anticipe du coup pas loin de 4 milliards de recettes fiscales en moins. Ce qui devrait dégrader encore le déficit, pour le faire se rapprocher de 3,6 %.

Économies à venir

Ce chiffre ne sera pas, toutefois, celui présenté à Bruxelles. Bercy a déjà dans sa besace entre 3 et 4 milliards d’euros d’économies. Cela concernerait des baisses de crédits, mais aussi un nouveau report de la baisse de charges de 4 points au niveau du SMIC prévue en septembre. Du coup, le déficit devrait rester en dessous de 3,5 %. Pas sûr que cela suffise aux partenaires européens, déjà chauffés à blanc par l’Italie.
www.lesechos.fr 14/12/18.

Nouvelles Technologies.

Réseaux sociaux : les PME et ETI peuvent faire beaucoup mieux.

Les PME et ETI peuvent encore s’améliorer dans leurs usages des réseaux sociaux. Présentes sur les différents canaux, elles sont malgré tout peu actives, d’après une étude Bpifrance Le Lab. La faute au temps et au manque d’investissement financier.

Service minimum. Voilà ce qui pourrait qualifier l’attitude des PME et ETI vis-à-vis des réseaux sociaux. Une étude Bpifrance Le Lab dévoile les usages et l’implication des petites et moyennes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire. Un premier postulat apparaît : les entreprises sont majoritairement présentes sur les réseaux sociaux. 70 % des PME et ETI interrogées possèdent un compte ou une page sur l’un des cinq réseaux sociaux majeurs (Facebook, LinkedIn, Twitter, Youtube, et Instagram). Mais cette présence n’est pour autant pas gage d’assiduité et de proposition de contenus. Seul un tiers (34 %) se considère comme actives.

Un paradoxe à l’heure où les clients sont friands d’avis, d’informations et de relations personnalisées avec les marques et entreprises chez qui elles consomment, mais qui s’explique par le très relatif crédit qu’elles accordent aux réseaux sociaux : 70 % des dirigeants n’en font pas un enjeu prioritaire. Pire, deux patrons sur cinq estiment que la visibilité n’a pas d’intérêt pour leur business.

Une démarche jugée chronophage et coûteuse

Deux raisons justifient notamment cette attitude frileuse. D’une part, le temps manque à une très large majorité d’entre-eux (84%). Un argument à rapprocher de l’organisation qui semble se dessiner en matière d’usage des réseaux sociaux. C’est bien souvent le dirigeant lui-même qui traite ces sujets au quotidien, puis l’équipe marketing et communication, si l’entreprise dispose de ressources à ce niveau. L’étude précise même que c’est l’intérêt accordé aux réseaux sociaux par le dirigeant sur le plan personnel qui guide bien souvent l’engagement de l’entreprise en la matière. Autant dire que l’essentiel des entreprises engagées et investies dans les médias sociaux l’est par conviction.

D’autre part, la question de l’argent apparaît comme essentielle. Si, aux deux tiers, ils ne considèrent pas les réseaux sociaux comme une source de dépenses trop chère, quatre dirigeants sur cinq y consacrent moins de 10 000 euros par an, montant incluant les coûts de personnels. Parmi eux, la moitié n’y a pas mis un euro. Un manque d’enthousiasme flagrant qui s’illustre aussi sur le peu de formations dispensées aux salariés. Seul un petit tiers (31 %) a effectivement formé leurs équipes
www.chefdentreprise.com 13/12/18.

Ressources Humaines.

Nouvelle hausse de l’emploi salarié au troisième trimestre.

Pour le quatorzième trimestre consécutif, l’économie française recense donc des créations nettes d’emploi. Un solde positif de près de 15 000 emplois, avec le secteur privée qui a créé 22 400 postes, soit 0,1% de plus qu’au précédent trimestre, et le secteur privé qui a détruit 7 400 emplois (-0,1%). La progression globale est de 0,1% par rapport au deuxième trimestre : une hausse modérée donc, mais aussi un ralentissement.

Au deuxième trimestre, la machine économique tricolore avait généré 15 900 créations nettes d’emploi. Petite satisfaction cependant : la précédente estimation était de 12 500). La performance de cet été est à mettre en regard de la croissance enregistrée durant la période : à 0,4%, elle s’est révélée supérieure à la croissance des premier et deuxième trimestre (0,2% chaque). Malgré une progression du PIB plus importante, la création nette d’emploi marque donc le pas au troisième trimestre.

Voilà qui n’est pas de bon augure alors que la croissance devrait connaitre un nouveau trou d’air en fin d’année en raison du mouvement des « gilets jaunes ». Le gouvernement pourra se réconforter en consultant les résultats sur les douze mois à fin septembre : la création nette d’emploi a atteint 175 100, un chiffre en progression de 0,7% par rapport à la précédente période, avec une croissance de 1% pour l’emploi privé (197 200 postes).
www.journaldeleconomie.fr 11/12/18.

La réunion, calvaire de la vie professionnelle ?

Klaxoon calcule qu’un salarié type passe en réunion seize ans, sur les quarante années de sa carrière, une statistique confirmée par plusieurs études dont celle en 2014 du cabinet Perfony. Selon un sondage Ifop pour le site Wisembly réalisé cet automne, les cadres français consacrent 27 jours de travail par an aux réunions. Leur durée a certes diminué – 69 minutes contre 79 minutes en 2015 – mais leur nombre a augmenté pour atteindre une moyenne hebdomadaire de 3,5 rencontres. Les participants seulement estiment que ces sessions sont toutes « réellement productives et efficaces ». Un boulevard pour Klaxoon et ses concurrents, Wisembly ou Beekast…
https://weekend.lesechos.fr 15/12/18.

Tourisme.

TUI, le géant allemand du tourisme, tire les fruits de sa transformation.

Sur l’exercice clôt fin septembre 2018, TUI a tiré 70 % de ses bénéfices de ses trois pôles stratégiques hôtels et centres de vacances, croisières, et services à destination. – Julian Stratenschulte/AFP.
Pour la quatrième année d’affilée, le leader européen du voyage enregistre une progression à deux chiffres de son bénéfice d’exploitation. Il veut pousser les feux sur les services de tourisme sur le lieu de vacances grâce à l’intelligence artificielle.

Entreprise il y a quatre ans, la transformation du voyagiste TUI en groupe de tourisme intégré avec une palette de services diversifiés lui permet de conforter sa domination dans le secteur. Alors que son concurrent direct Thomas Cook a publié deux avertissements sur résultats depuis la rentrée, le géant allemand a fait état jeudi d’un bénéfice annuel d’exploitation ajusté (Ebita) en hausse de 10,9 % sur un an, à 1,222 milliard d’euros à taux de changes constants, pour un chiffre d’affaires en progression de 6,3 %, à 19,7 milliards.

TUI France grossit mais est toujours en quête de rentabilité

« Cela a été une très bonne année avec une croissance à deux chiffres pour la quatrième année d’affilée », s’est félicité le directeur général du groupe, Friedrich Joussen. TUI se dit capable de reproduire cette performance l’an prochain.

Signe de cette confiance, un dividende record de 0,72 euro par action, en hausse de 10,8 % par rapport à l’an dernier, sera proposé. De quoi doper l’action TUI qui prenait plus de 5 % en début d’après-midi à la Bourse de Londres. « Notre groupe va désormais se concentrer sur la digitalisation de son activité et le développement d’offres de plus en plus personnalisées à nos 20 millions de clients », a ajouté le dirigeant.

Dynamisme de l’activité croisière

Sur l’exercice clôt fin septembre 2018, TUI a tiré 70 % de ses bénéfices de ses trois pôles stratégiques : hôtels et villages vacances, croisières, et services à destination. Contrairement à Thomas Cook, qui a souffert de l’impact de la vague de chaleur estivale qui aurait amené des millions d’Européens à passer leurs vacances chez eux, le groupe allemand a bénéficié du dynamisme de son activité croisière mondiale qui attire des touristes tout au long de l’année. Quand le chiffre d’affaires de sa branche hôtellerie a reculé de 10,6 %, celui des croisières a ainsi progressé de 10,7 % sur un an.

Le troisième moteur, les services à destination, a lui vu son chiffre d’affaires bondir de 49,9 %, à 303,5 millions d’euros. Cette activité à forte marge représente 16,8 % du mix des trois pôles mais « c’est un segment d’avenir pour le groupe », a souligné Friedrich Joussen. De fait, l’intégration d’une large palette de services permet à TUI de suivre ses clients de la réservation d’un vol à ses achats sur le lieu de ses vacances. Il connaît d’autant mieux ses clients et peut leur offrir des services additionnels plus personnalisés.

Optimiser ses offres

Le groupe compte d’ailleurs pousser les feux en utilisant l’intelligence artificielle pour optimiser ses offres. Musement, sa plate-forme italienne acquise en septembre et présente dans 49 pays, sera la base d’une plate-forme digitale mondiale de gestion de la relation client. TUI va, par ailleurs, faire du Portugal son pôle de développement de nouveaux outils logiciels basés sur l’intelligence artificielle. De 20 personnes actuellement, il devrait rapidement compter plus de 200 personnes.

À noter

L’application mobile de TUI fournit 1 % de ses ventes. Le groupe veut accélérer sur ce canal afin d’économiser les frais versés aux moteurs de recherche sur Internet.
https://www.lesechos.fr 13/12/18.

Le secteur du tourisme résiste à la désintermédiation.

Promis à une disparition quasi inéluctable face aux plates-formes de réservation sur Internet, les voyagistes regagnent des parts de marché au prix d’une profonde évolution de leur modèle.
Alors que d’aucuns prédisaient, il y a peu encore, « la mort » des voyagistes sous les coups de boutoir de la désintermédiation – la capacité du consommateur à construire lui-même son voyage sur Internet -, ils seraient en fait en train de regagner des parts de marché. « Le secteur est mieux repositionné et a su récupérer des clients », observe notamment le patron de la filiale française de l’italien Alpitour, Patrice Caradec.

Les tour-opérateurs, bousculés par une conjoncture défavorable et la révolution numérique, ont appris à utiliser de puissants leviers d’amélioration ou à mieux s’en servir, sachant que leur métier demeure à faible marge. Gestion des capacités aériennes, développement technologique, enrichissement du service, diversification du portefeuille de destinations, tous ces ingrédients participent de la nouvelle donne. Le recours à l’affrètement aérien – le traditionnel charter – est toujours plus limité avec le développement de l’offre des « low cost » et des compagnies du Golfe notamment. Le déploiement de nouveaux systèmes d’information permet plus de flexibilité dans la gestion des départs et des arrivées, mais aussi un ajustement fin des achats aériens.

Expérience client

En parallèle, l’enrichissement de l’expérience client par le déploiement de nouveaux services a revalorisé un forfait que la désintermédiation tend à banaliser. Voyageurs du Monde a ainsi déployé un carnet de voyage avec GPS et adresses exclusives, le WiFi gratuit partout – y compris dans la rue -, le sur-mesure en termes d’expériences à destination. Sa marque soeur Comptoir des Voyages a lancé, de son côté, un assistant de voyage sur smartphone, Luciole.

Chez TUI France (Marmara, Nouvelles Frontières, TUI), « nous avons conclu des accords avec TravelCar [gestion de parkings, NDLR], LeCab [VTC], SuperShuttle [navette partagée aux aéroports] », rappelle son directeur Marketing & digital & experience Client, Serge Laurens. La filiale du géant allemand témoigne de sa volonté de développer le sur-mesure numérique, le « package dynamique » dans le jargon des professionnels, tandis qu’il continue de renforcer son modèle d’intégration verticale.
https://www.lesechos.fr 15/12/18.

LVMH : grosse acquisition dans les hôtels de luxe !

LVMH continue de tisser sa toile. Le n°1 mondial du luxe vient de jeter son dévolu sur le groupe américain Belmond, qui détient ou exploite 46 hôtels, trains et croisières fluviales, avec une présence dans 24 pays. Il a conclu un accord pour racheter Belmond à un prix de 25 dollars par action, soit une valeur d’entreprise (c’est-à-dire dette incluse) de 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). La cible affiche un chiffre d’affaires de 572 millions de dollars, pour un EBITDA ajusté de 140 millions de dollars. La réalisation de la transaction, qui devrait intervenir au premier semestre 2019, est soumise à l’approbation des actionnaires de Belmond et des autorités de la concurrence.

Fondé il y a plus de 40 ans avec l’acquisition de l’Hôtel Cipriani à Venise, Belmond détient et exploite “un portefeuille exceptionnel d’hôtels et d’expériences de voyage de très haut de gamme dans les destinations les plus désirables et prestigieuses au monde”, souligne LVMH dans un communiqué. Outre le Cipriani, les actifs emblématiques de Belmond comprennent des hôtels tels que le Copacabana Palace à Rio de Janeiro, le Manoir aux Quat’Saisons dans l’Oxfordshire, ou encore le Grand Hôtel Europe à Saint-Pétersbourg. “Des trains mythiques parmi lesquels le Venice Simplon-Orient-Express, le Belmond Royal Scotsman, ainsi que les croisières exceptionnelles Belmond Afloat en France et Belmond Road to Mandalay, complètent une offre centrée sur des expériences et des activités personnalisées”, ajoute le géant tricolore.

“L’acquisition de Belmond, parfaitement complémentaire de nos maisons Cheval Blanc et des activités hôtelières de Bvlgari, renforcera significativement la présence du groupe LVMH dans l’univers de l’hôtellerie d’exception”, souligne le PDG Bernard Arnault. L’offre de LVMH “apporte tant une valorisation favorable pour les actionnaires que des perspectives de développement intéressantes au sein d’un groupe à même de s’appuyer sur les actifs et les équipes de Belmond”, a relevé de son côté Roland Hernandez, président du conseil d’administration de la cible. “Nous sommes convaincus que rejoindre LVMH et son ensemble sans équivalent de marques internationales permettra à Belmond de renforcer encore le caractère unique et intemporel de son offre”, renchérit le PDG Roeland Vos.
https://www.capital.fr 16/12/18.

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