Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 10 décembre 2018
  • Par APST

La revue de presse économique du 1er au 10 décembre 2018

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

Pourquoi les compagnies aériennes sont plus rentables aux États-Unis qu’en Europe.

« Les cinq plus gros transporteurs en Amérique du nord représentent 77% du marché contre 51% de parts de marché pour les cinq premières compagnies aériennes en Europe », explique dans une étude le cabinet de conseil Oliver Wyman.

En Europe, malgré l’amorce d’une concentration avec le mariage d’Air France et de KLM en 2004, la naissance d’IAG en 2010 (British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling) et l’absorption par Lufthansa de Brussels Airlines (2017), Swiss (2006) et Austrian Airlines (2009), les plus gros acteurs « n’ont pas encore réussi à reproduire les économies d’échelle atteintes par les plus grandes compagnies américaines », souligne l’étude.

(…) American Airlines, Delta Air Lines, United Airlines et Southwest Airlines (…) caracolent en tête du classement de l’Iata des compagnies aériennes en termes de nombres de passagers transportés avec pour chacune en 2017 un trafic de plus de 300 millions de passagers par an exprimé en passagers kilomètres transportés (PKT). Ryanair (157 millions) et le Groupe Lufthansa (152 millions) sont les premières compagnies européennes dans ce même classement aux 7e et 8e rang.

Pour autant, explique Oliver Wyman, la situation des compagnies en Europe n’a rien à voir avec le niveau de détresse des transporteurs américains il y a dix ans. « L’enjeu n’est pas un effondrement imminent, mais plutôt l’incapacité pour de nombreux transporteurs européens d’investir, d’innover et de se développer à un niveau leur permettant de faire face aux concurrents internationaux – voire de les devancer », selon l’étude.

L’enchaînement fatal est connu. « Quand un secteur est moins concentré, il est moins discipliné, ce qui peut mener à une croissance de capacités plus forte que la croissance de la demande, puis à une baisse des prix, puis à une baisse des marges et enfin à une difficulté à financer son avenir » et ce sont « les plus faibles qui passent à la trappe en premier », explique à l’AFP Olivier Fainsilber, expert en transport aérien au cabinet de conseil Oliver Wyman. (…)

Avant le mariage forcé, les coentreprises, alliances capitalistiques ou coopération dans les services sont, selon les experts, les pistes exploitées par les compagnies historiques pour créer des synergies face à leurs concurrents -notamment low-cost- sur certaines routes très concurrentielles comme les liaisons transatlantiques ou vers l’Asie. Des opérateurs historiques comme Air France-KLM, avec sa compagnie à coûts réduits Joon, ou IAG avec sa « low-cost » long courrier Level, ont créé de nouvelles filiales pour occuper le terrain face à l’émergence d’une concurrence à bas coûts sur les longues distances. (…)
www.challenges.fr 29/11/18.

Air France : « les constructifs » prennent le pouvoir au SNPL.

Lors des élections du SNPL, les pilotes ont massivement désavoué la politique du conflit permanent de l’équipe en place depuis 4 ans. L’arrivée au pouvoir d’une équipe plus encline à dialoguer donne une chance à la réforme de la compagnie.

Certains observateurs estimaient que le maintien de l’équipe dirigeante du SNPL était un blocage à la réforme d’Air France. Si l’analyse est juste, la déroute de celle-ci lors des élections du Syndicat national des pilotes de ligne est une bonne nouvelle pour la compagnie française. La réforme n’en sera pas moins facile, mais, au moins, elle sera possible. Plus qu’une victoire, c’est un raz-de-marée pour l’opposition, considérée comme « constructive » ou « modérée ». D’autant plus que le résultat est conforté par un taux de participation de 80%, un record dans l’histoire du syndicat.
Ce mardi, lors du dépouillement, ils pouvaient en effet revendiquer 34 élus sur 48 représentants au conseil du SNPL. Un désaveu cinglant pour l’équipe sortante présidée par Philippe Evain (qui finit 41e sur 48) dont le mandat de 4 ans n’a été qu’une succession de conflits avec la direction – qu’il a le plus souvent gagnés. Son intransigeance a fait plusieurs fois tanguer la gouvernance du groupe. Il a en effet poussé vers la sortie les PDG d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac et Jean-Marc Janaillac mais aussi ceux d’Air France, Frédéric Gagey et Franck Terner.

Le rejet de la méthode du conflit permanent

Avec ce vote, les membres du SNPL ont sanctionné cette façon de faire. Ils veulent au contraire, non pas un manque de fermeté, mais une façon de négocier qui s’inscrit davantage dans le cadre d’un dialogue social constructif.

« Les pilotes ont rejeté le conflit permanent. Mais si la direction pense qu’elle pourra obtenir ce qu’elle veut, elle fait une grave erreur. La nouvelle équipe veut des conditions identiques à celles des pilotes de KLM », explique un pilote de la majorité.

L’expression « modérés », au SNPL, est à relativiser. En 2014, c’est un SNPL soi-disant « modéré » qui avait planté 14 jours de grève, laquelle avait coûté un demi-milliard d’euros à la compagnie. D’ailleurs le président de l’époque, Jean-Louis Barber finit 3e du scrutin, derrière Michel Soubrouillard, et Vincent Bossy qui termine premier, lui aussi reconnu pour sa pugnacité. Selon certains dans la nouvelle majorité, aucun de ces trois-là ne souhaite pourtant prendre la présidence du SNPL. Le président ou la présidente sera nommé jeudi.

Négociations catégorielles

La nouvelle équipe reprendra les négociations catégorielles sur les salaires. Le SNPL demande 4,8% en plus des 4% déjà obtenus de manière collective avec les autres catégories du personnel. La direction recherche des contreparties à ces demandes qui lui permettraient de faire des économies de son côté. Surtout, la nouvelle majorité attend la présentation de la stratégie du nouveau directeur général d’Air France-KLM, Ben Smith, notamment sur la croissance envisagée par le groupe
www.latribune.fr 05/12/18.

Sociétal.

Un ménage sur huit ne détient aucun patrimoine financier.

Le sort des foyers âgés de plus de 60 ans s’est dégradé au fil des ans, selon une nouvelle publication de l’Insee. Mais la tendance s’inverse concernant le patrimoine immobilier.
La nouvelle publication de l’Insee sur le patrimoine des ménages en 2018 donne quelques clés utiles pour comprendre le malaise des «gilets jaunes». L’étude révèle d’abord une légère augmentation du nombre de Français qui ne possèdent aucun patrimoine, qu’il soit issu d’un effort d’accumulation ou d’un héritage. «Entre 2015 et 2018, la détention du patrimoine diminue qu’il s’agisse du patrimoine financier ou dans une moindre mesure économique», notent ainsi les experts de l’Insee.

Alors que 90 % des ménages pouvaient s’appuyer en 2010 sur un patrimoine financier, ils ne sont plus que 88 % à le faire en 2018. Étonnamment, les ménages les plus fragilisés ne sont pas les plus jeunes, qui entrent tout juste sur le marché du travail, mais les retraités. Seulement 86 % des familles dont la «personne référente» est un sexagénaire possèdent un livret, une assurance vie, des actions… alors que les moins de 30 ans sont 90 % à détenir un de ces types de support d’épargne.

Plus de six Français sur dix détiennent leur résidence principale, secondaire ou un bien mis en location. L’évolution de ce pourcentage est exactement proportionnelle à celui de l’âge du ménage
Une analyse socioprofessionnelle confirme ces conclusions. Les trois catégories les moins bien dotées en patrimoine financier sont les inactifs n’ayant jamais travaillé (77 % de détention), les ouvriers non qualifiés (81 %) et les retraités anciens salariés (83 %).

En revanche, la tendance s’inverse pour le patrimoine immobilier, qui représente en termes de valeurs plus de 60 % du patrimoine moyen des Français. Plus de six Français sur dix détiennent leur résidence principale, secondaire ou un bien mis en location. L’évolution de ce pourcentage est exactement proportionnelle à celui de l’âge du ménage. 19 % des moins de 30 ans sont propriétaires, 56 % des quadras et 72 % des septuagénaires. «Depuis 2010, les écarts se resserrent», nuance toutefois l’Insee.

La détention a ainsi baissé, en dix ans, de 7,4 points pour les ménages dont la personne référente est un sexagénaire et de 6,8 points pour les quinquas. Ces diminutions traduiraient un accès plus difficile à la propriété pour les générations nées dans les années 1950 et 1960.

Inégalités de revenus

Depuis le début de la crise de 2008, le niveau de vie médian a stagné en France. En 2015, il s’élève à 20.300 euros annuels. Les inégalités de revenus sont restées stables entre 2008 et 2015, alors qu’elles ont augmenté dans la majorité des pays de l’Union européenne. En revanche, les inégalités de patrimoine augmentent. En 2015, la moitié des ménages vivant en France déclaraient un patrimoine brut supérieur à 158.000 euros et détenaient collectivement 92 % de la masse totale de patrimoine.

Les disparités de patrimoine s’expliquent par des écarts de niveau de vie, puis par des différences d’âge, permettant de distinguer des périodes de la vie davantage consacrées à l’accumulation et d’autres à la désaccumulation. «Le retournement semble arriver plus tôt qu’auparavant: en 2015, les 55-64 ans ont un patrimoine inférieur à celui des 50-54 ans, et inférieur à celui des ménages du même âge en 2010», appuyaient des économistes de l’Insee dans une note de juin dernier.
http://premium.lefigaro.fr. 03/11/18

Les Français achètent de moins en moins de vêtements neufs, le marché en déclin.

Selon les prévisions de l’observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM), le déclin des ventes de vêtements va se poursuivre en 2019 en France…

Après une année très compliquée pour le secteur de l’habillement en France, la suivante ne s’annonce pas plus brillante. L’observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM) prévoit que le déclin de ventes de mode va se poursuivre en 2019, a-t-on appris ce jeudi lors de la journée de conférences sur les « Perspectives internationales de la mode et du textile en 2019 ».
Fin décembre, directeur de l’observatoire, le secteur français du textile et de l’habillement « devrait afficher un recul d’activité de 2,9 % », selon Gildas Minvielle, directeur de l’Observatoire. Cette baisse pourrait être encore plus forte si les « gilets jaunes » poursuivent leurs actions pendant Noël, rapporte Le Monde.

« La demande n’est plus au rendez-vous »

Le mouvement social est un nouveau coup dur pour le marché, après de nombreuses fermetures de magasins et coupes dans les effectifs en 2017. Et l’avenir semble bouché aussi : l’IFM prévoit un recul de 0,9 % en 2019. Ce déclin s’opère depuis une dizaine d’années. Il serait à la fois « structurel » et « sociétal », selon les spécialistes de l’Institut. « La demande n’est plus au rendez-vous », estime Gildas Minvielle.

Certains consommateurs évoquent des raisons budgétaires. Mais 40 % déclarent avoir délibérément moins dépensé pour « acheter mieux » en 2017, par « souci éthique », militantisme « écologique » ou pur pragmatisme. Le secteur de la mode va devoir redoubler d’inventivité pour inverser la tendance.
www.20minutes.fr 09/14/18.

Tendances.

Assurances : une hausse attendue pour l’auto et l’habitation en 2019

Les tarifs des assurances automobiles et habitation devraient encore augmenter en 2019, selon plusieurs spécialistes qui estiment toutefois que l’intense compétition entre assureurs va continuer à jouer en faveur des clients et freiner la hausse des prix.

En effet, l’agence de notation Fitch confirme dans une note qu’elle attend une hausse plutôt « modérée » des prix : « Les conditions tarifaires se sont légèrement durcies en 2018, du fait d’une hausse des demandes d’indemnisations liées à la météo et de la hausse des prix à la consommation».

Selon l’indice des prix de l’assurance des particuliers dévoilé ce jeudi 6 novembre par le comparateur d’assurances Assurland.com, en 2019, l’augmentation avoisinerait les 1% à 1,5% pour l’automobile, 3% pour l’habitation et 2,5% pour la santé. Pour autant difficile de quantifier cette hausse avec certitude tant les prix peuvent varier d’une compagnie d’assurances à l’autre en fonction de leurs stratégies respectives. Par exemple, l’assureur mutualiste Maif, qui avait choisi de geler ses prix pendant plusieurs années, a annoncé à ses sociétaires une hausse de tarifs de 2,7 % en moyenne dans l’automobile et de 3 % en moyenne sur le logement pour 2019.

Concernant l’habitation, les tarifs ont nettement progressé ces dernières années pour absorber la hausse de la sinistralité liée notamment aux catastrophes naturelles. L’année 2018 a été marquée par des inondations très coûteuses à l’automne et des phénomènes de sécheresse cet été et, par conséquent n’a pas fait exception à cette règle
www.journaldeleconomie.fr 07/12/18.

Tourisme.

Le Pérou et le Portugal, grands lauréats des prix World Travel Awards.

Ce week-end, l’élite du tourisme mondial s’est retrouvée à la soirée de gala des World Travel Awards, à Lisbonne, pour connaître les lauréats de l’année.

Les prix de l’hôtellerie mondiale, qui se présentent comme les « Oscars » du tourisme, ont couronné l’hôtel cinq étoiles Armani de Dubaï, mais aussi le Portugal et le Pérou dans plusieurs catégories.
La popularité grandissante du Portugal comme destination de villégiature a aidé le pays à s’arroger le titre de Meilleure Destination Mondiale cette année. En 2017, le nombre de visiteurs étrangers a gagné 12% par rapport à l’année précédente, pour atteindre le chiffre record de 12,7 millions de personnes.

La Compagnie aérienne de l’année 2018 est la chinoise Hainan Airlines.

Le choix des lauréats se fonde sur le vote de professionnels du tourisme mais aussi de consommateurs, et découlent de prix régionaux organisés en Asie, en Inde, en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Australasie, et en Amérique du Nord, du Sud et Centrale.

Voici d’autres lauréats de la soirée :

  • Meilleure destination mondiale de tourisme d’aventure : Chili
  • Meilleur aéroport: Singapour Changi
  • Meilleur boutique hotel: Saxon Hotel, Villas and Spa, Johannesbourg, Afrique du Sud
  • Meilleure ville : Lisbonne, Portugal
  • Meilleure destination écolo: Equateur
  • Meilleur croisiériste: Royal Caribbean International
  • Meilleure destination culinaire: Pérou
  • Meilleure destination culturelle: Pérou
  • Meilleur restaurant d’hôtel: Vila Joya Hotel Restaurant at Vila Joya, Albufeira, Portugal
  • Meilleure compagnie aérienne low-cost: AirAsia
  • Meilleur hôtel de luxe : The Peninsula, Paris, France
  • Meilleur train de luxe: Maharajas’ Express
  • Meilleure attraction touristique: Machu Picchu, Pérou
  • Destination la plus romantique: Maurice
  • Meilleur resort romantique: Baros Maldives

www.rtbf.be 05/12/18.

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