Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

Actualités

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  • 3 septembre 2018
  • Par APST

La revue de presse économique du 20 au 30 août 2018

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

Les compagnies américaines suppriment des vols en raison du coût du carburant.

Les compagnies aériennes américaines réduisent la voilure. Confrontées à un prix des carburants supérieur à 30 % par rapport à l’an dernier, selon l’International Air Transport Association (Iata), plusieurs d’entre elles ont décidé de supprimer temporairement des liaisons internationales ou d’en limiter la fréquence, afin de réduire les coûts.

Le « Wall Street Journal » note que Delta Airlines, Southwest Airlines, Alaska Air, Spirit Airlines, Allegiant Travel et American Airlines ont revu à la baisse le nombre de vols prévus cette année. Cette dernière a d’ores et déjà supprimé onze liaisons, dont Chicago-Shanghai, Philadelphie-Munich et Los Angeles-Toronto, jusqu’à la fin de l’année ou début 2019.

Les compagnies « plus disposées qu’avant à supprimer des routes »

« Ces liaisons ne sont plus tenables » a commenté un porte-parole de la compagnie. Elle devrait bientôt faire de même avec Chicago-Pékin, reportant les vols vers la Chine sur les aéroports de Dallas et Los Angeles.

Combien gagnent les patrons de compagnies aériennes ?

« Les compagnies sont désormais plus disposées à supprimer des routes qui perdent de l’argent, ce qui n’était pas le cas auparavant », a commenté dans une interview le président de United Airlines, Scott Kirby.

Le « WSJ » rapporte également qu’American Airlines, Delta et Spirit ont prévu d’augmenter le prix des billets pour compenser une partie des surcoûts.
https://www.lesechos.fr 23/08/18.

Hôtellerie.

Airbnb: les amendes contre les locations illégales s’envolent à Paris.

Le montant des amendes infligées aux propriétaires depuis janvier a déjà dépassé celui de l’année dernière. Depuis plusieurs mois, la ville de Paris a décidé de durcir le ton contre ces locations sur les plateformes comme Airbnb.

Paris veut en finir avec les locations touristiques illégales et frappe au portefeuille. Depuis le début de l’année, le volume d’amendes infligées pour ces locations sur des plateformes du type Airbnb est déjà supérieur à celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2017, soit plus de 1,3 million d’euros.

« Entre le 1er janvier 2018 et le 15 août, on a enregistré 1,38 million d’euros d’amendes liées à des locations de meublés touristiques illégales », indique Ian Brossat, maire-adjoint au logement (PCF) à l’AFP, en rappelant qu’en 2017, 1,3 million d’euros avaient été collectés au 31 décembre.

Selon l’élu, 111 logements sont concernés pour une moyenne de 12.000 euros d’amende. Il s’agit de « multi-propriétaires » louant indument leur(s) résidence(s) secondaire(s). « Ce sont des professionnels déguisés en amateurs », s’indigne ainsi Ian Brossat en soulignant que les annonces en cause étaient « très massivement » passées sur la plateforme Airbnb.

Bientôt des sanctions accrues contre les propriétaires ?

Paris a récemment renforcé son arsenal juridique contre les locations illégales, en imposant par exemple d’afficher un numéro d’enregistrement sur les annonces, notamment pour vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an pour les résidences principales.

En avril, la Ville avait assigné en référé les plateformes Airbnb et Wimdu, accusées de ne pas avoir retiré les annonces sans numéro d’enregistrement. Le projet de loi sur le logement Elan, débattu au Parlement, prévoit de renforcer la réglementation en obligeant le loueur à transmettre à la commune le décompte du nombre de nuitées ayant fait l’objet d’une location pendant l’année. Il appelle aussi des sanctions accrues contre les propriétaires ne respectant pas leurs obligations et de nouvelles amendes pour les plateformes.

Dans Paris intra-muros, Airbnb compte 65.000 hébergements, alors que 80.000 chambres d’hôtels existent dans la capitale. Selon la Ville, Paris a perdu en cinq ans quelque 20.000 logements, transformés en meublés touristiques et loués en permanence.
www.bfmtv.com 22/08/18.

Ressources Humaines.

12% des chômeurs ne recherchent pas d’emploi.

Selon les chiffres du service public de l’emploi, 12% des demandeurs d’emploi ne cherchent pas activement un emploi. Ce chiffre cache de fortes disparités, à commencer par la différence entre les hommes et les femmes : ils sont 14% à ne pas rechercher d’emploi, contre 10% pour elles. Il existe aussi une forte variation selon que l’on soit indemnisé ou pas : 8% des chômeurs bénéficiant de l’assurance chômage ne cherchent pas un poste, alors qu’ils sont 19% de « non indemnisables » à ne pas en rechercher.

Pôle Emploi relève que 88% des demandeurs d’emploi ont pu justifier d’une recherche d’emploi, ou bien qu’ils ont été « remobilisés » en ce sens. L’étude repose sur des contrôles aléatoires, un système statistique jugé représentatif par l’organisme. Cette enquête met aussi en lumière la différence de qualification entre les demandeurs d’emploi sanctionnés. Ainsi, 17% de ceux qui écopent d’une sanction sont d’un niveau inférieur au CAP, et de 15% pour des employés non qualifiés. À l’autre bout du spectre, les cadres demandeurs d’emploi sont parmi les moins sanctionnés (4%), suivis par les diplômés supérieurs (5%) et bac + 2 (6%).

Pôle Emploi note également que les contrôles sont susceptibles de démobiliser les demandeurs d’emploi. À profil comparable, 16% des chômeurs ayant subi un contrôle retrouvent plus souvent un poste durable que les autres demandeurs d’emploi (14%). Du grain à moudre pour les partisans des contrôles, qui ont été généralisés en 2015 (12 000 contrôles sont affectés chaque mois). La sanction, qui était d’une radiation de 15 jours, va passer à un mois.
www.journaldeleconomie.fr 21/08/18.

Plus de huit cadres franciliens sur dix veulent quitter la région parisienne.

Coût de la vie, temps de transport, équilibre de vie…Les cadres franciliens veulent quitter la région, selon une enquête publiée mardi par Cadremploi. Et Bordeaux arrive en tête des villes d’accueil potentielles devant Lyon et Nantes.

D’après une enquête publiée mardi par Cadremploi (*), 84% des cadres franciliens envisagent de quitter la région parisienne pour s’installer ailleurs en France. Et plus d’un quart des éventuels candidats au départ (28%) réfléchit même à s’installer en région dans les douze prochains mois, précise cette enquête annuelle.

Leurs motivations? En très grande majorité, 90% d’entre eux souhaitent quitter Paris et ses environs pour trouver un cadre de vie plus agréable, et 65% un meilleur équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle.

Les atouts de la capitale aux yeux de ces cadres, comme la vie culturelle, l’accessibilité rapide à tous les services et l’intérêt de leur travail, ne suffisent pas à leur bien-être. Ils sont 55% à se déclarer non satisfaits de leur vie actuelle. Le coût de la vie, trop chère pour 77% d’entre eux, constitue leur première récrimination. Vient ensuite le temps de transport qu’ils sont 56% à trouver excessif : plus d’une heure et demie par jour pour près de la moitié d’entre eux. Le manque de proximité avec la nature (54%), l’environnement dégradé (48%) et les problèmes de logement (48%) sont également cités comme motifs de fuite. Les cadres franciliens s’accordent par ailleurs pour dire qu’ils trouvent les Parisiens stressés (94%), désagréables (61%) et hautains (60%).

Parmi les plus mécontents figurent les cadres qui vivent et travaillent en banlieue. Ils représentent 57% des insatisfaits alors qu’ils constituent seulement 33% de l’échantillon de total de personnes interrogées.

Ils rêvent de vivre à Bordeaux

Quitter Paris et sa région, mais pour aller où? Comme en 2017, Bordeaux arrive largement en tête des villes d’accueil potentielles préférées des cadres franciliens (56%). Située désormais en deux heures de Paris en TGV, la capitale de la région Aquitaine est plébiscitée notamment pour son climat. «Ses véritables atouts sont surtout économiques» précise l’étude, qui tempère toutefois: «attention à l’envolée des prix du logement à Bordeaux qui risque de peser sur le niveau de vie». En effet, entre 2000 à 2015, les prix des appartements anciens ont grimpé de 57%.

Arrivent ensuite Lyon et Nantes, deux villes qui séduisent 41% des cadres. «Lyon attire pour ses nombreuses opportunités professionnelles. (…) Nantes séduit particulièrement pour son dynamisme économique» précise Cadremploi. Toulouse se hisse en troisième position, notamment pour son dynamisme économique (30%), talonnée par Montpellier (28%). En revanche, aux deux dernières places de la liste de souhaits, figurent Metz et Saint-Etienne (3%).
http://premium.lefigaro.fr 28/08/18.

Tourisme.

Un mois de juillet décevant pour les professionnels du tourisme : « La saison est mitigée ».

Le plus gros de la saison estivale, qui se tient entre le 15 juillet et le 15 août, est passé. L’heure est déjà au bilan pour les professionnels du tourisme français.

« Une saison mitigée ». Des Sables-d’Olonne à Cannes, en pensant par les Landes et la Corse, le constat est le même : le mois de juillet a été décevant et le mois d’août ne pourra pas le rattraper totalement. À Bastia, Marie-Paule Ciosi, directrice d’hôtel, espérant beaucoup mieux. « La saison touristique 2018 est une saison mitigée pour moi. Nous avons eu un mois de juillet très lent, avec peu de fréquentation dans le parc hôtelier. Je pense que le Airbnb et les campings ont mieux fonctionné », déplore-t-elle.

Plusieurs explications. Aux Sables-d’Olonne, le directeur adjoint de l’Office du tourisme, Jimmy Bertrand, voit plusieurs explications à cette saison en demi-teinte. « Il y a eu la Coupe du monde, qui a fait que les gens sont restés chez eux plus longtemps, mais aussi le fait que les vacances françaises se concentrent de plus en plus sur le mois d’août et pas sur le mois de juillet. Notons aussi que les destinations concurrentes, comme le Portugal par exemple, reprennent des parts de marché », détaille-t-il.

Les touristes étrangers à la rescousse. Le mois de septembre pourrait toutefois réserver de belles surprises aux professionnels du tourisme dans des régions comme la Côte d’Azur. Là, les touristes étrangers continuent d’affluer, même après les vacances. « Il y a surtout des Anglais, des Allemands et des Italiens, mais aussi les Américains du Nord et les Japonais qui sont revenus en force », se réjouit Claire-Anne Reix, présidente à l’office du tourisme de Cannes.

Les Français, eux, se préparent déjà à rentrer. Ce n’est donc pas sur eux que les professionnels du tourisme comptent le plus pour terminer la saison en beauté.
www.europe1.fr 22/08/18.

Commerces : trois nouvelles zones d’ouverture dominicale à Paris.

Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.

A Paris, trois nouvelles zones touristiques ont été définies par le gouvernement afin d’autoriser les commerces à ouvrir le dimanche, après l’annulation par le juge administratif, en avril, de trois zones touristiques internationales (ZTI). La première comprend l’avenue des Ternes, intégrée à la ZTI Champs-Elysées Montaigne. La deuxième, la ZTI Palais des Congrès, s’étend principalement autour de la porte Maillot. La troisième zone Bercy Saint-Emilion, englobant l’AccorHotels Arena et le centre Bercy Village, créée par arrêté préfectoral, bénéficiera, quant à elle, du statut « zone touristique ».

Les commerces pourront également y ouvrir le dimanche, mais pas en soirée la semaine. Les commerces alimentaires devront fermer le dimanche après-midi. Ces nouveaux textes, publiés vendredi 24 août au Journal officiel, entreront en vigueur samedi
www.lemonde.fr 24/08/18.

L’impressionnant succès du tourisme halal.

Les musulmans sont convoités par l’industrie touristique, qui développe de nombreux hébergements en adéquation avec leurs règles religieuses : nourriture halal, séparation des hommes et des femmes… Les professionnels tablent sur 260 milliards de recettes en 2026.

Une musulmane dans une salle de prière spéciale de l’hôtel Al Meroz, Bangkok, Thaïlande, 21 septembre 2016. L’hôtel Al Meroz est un hôtel de première classe pour les touristes musulmans à Bangkok, offrant de la nourriture halal et des salles de prière parmi d’autres installations suivant les règles musulmanes.

« Pourquoi ne pas essayer Gold Coast pour un Ramadan plus frais cette année ? » L’invitation a été lancée par le site d’une station balnéaire de la côte est australienne, au début des années 2010. Gold Coast voulait ainsi profiter des températures de son hiver austral pour attirer une clientèle de touristes musulmans à la recherche d’un environnement propice au respect des règles du « halal ». C’est-à-dire de ce qui est licite selon leur religion.

Année après année, un nombre croissant de destinations ou d’hébergements souhaitent profiter d’une niche touristique récente : le tourisme halal. Une niche que les professionnels du secteur des loisirs espèrent voir devenir un palais doré.

193 milliards d’euros de recettes en 2020

Selon le récent rapport sur l’économie islamique mondiale de Thomson Reuters, le tourisme halal pourrait représenter 283 milliards de dollars en 2022 (248 milliards d’euros) soit 14 % des recettes globales du secteur. La tendance est la même dans les études de l’organisation Crescent Rating, basée à Singapour, qui s’est spécialisée sur l’accompagnement et les analyses de ce créneau touristique. On est passé de 25 millions de voyageurs musulmans en 2000 à 131 millions l’année dernière. Crescent Rating table sur 158 millions de voyageurs en 2020 et 220 milliards de dollars (193 milliards d’euros).

Plages et piscines séparées

Le phénomène est particulièrement impressionnant en Turquie, sur la côte méditerranéenne. « Des dizaines de complexes balnéaires se sont spécialisés dans l’accueil d’une clientèle qui veut à la fois profiter de vacances comme tout le monde, mais sans risque de compromis avec leur croyance ou de se sentir stigmatisée », dit Rebecca Widrig.

De nombreuses infrastructures ne se contentent souvent pas de garantir une nourriture 100 % halal ou un environnement sans alcool. Corans et tapis de prière dans les chambres avec indication de la direction de la Mecque, salles de prière collectives et salles d’ablution ou encore piscines et plages séparées pour hommes et femmes sont proposés. « Plus les séjours sont balnéaires, plus les clients recherchent un haut niveau de respect des règles halal, et notamment des installations non mixtes », observe Rebecca Widrig.

La Turquie en tête

« La Turquie s’est d’autant plus spécialisée sur ce créneau que son industrie touristique traditionnelle s’est effondrée en raison des attentats, note Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme. D’autres pays ont été dans le même cas et tentent aussi de monter en puissance dans le tourisme halal, la Tunisie par exemple. »

« La Turquie a été l’un des pionniers de cette tendance qui a vraiment émergé au début des années 2000, indique Rebecca Widrig, responsable marketing France du site de voyages britannique HalalBooking.com qui s’affirme comme le leader mondial des réservations en ligne de tourisme halal. Au départ, cela s’adressait surtout à une clientèle locale. Mais le pays a vite compris qu’elle pouvait en tirer parti pour son industrie touristique. »

Aujourd’hui, 95 % des réservations sur le site concernent le pays, soit quelque 35 000 par an.

Cette nouvelle branche de l’industrie touristique ne connaît pas de frontières. De l’Espagne à la Thaïlande en passant par le Japon ou la France, des hôtels ou des chambres d’hôtes vantent leur nourriture halal, la présence d’établissements spécialisés à proximité, ou encore leurs piscines sans vis-à-vis.

Communautarisme religieux ? La plupart de ces hébergements rappellent que ces hébergements accueillent aussi les non-musulmans qui peuvent se laisser séduire par leur atmosphère familiale.

Classes moyennes

L’essor des classes moyennes à travers le monde vient nourrir le phénomène. En Europe, notamment en France, les jeunes générations sont convoitées par les professionnels. « Notre clientèle est surtout composée de jeunes familles entre 25 et 40 ans avec deux enfants, dit Rebecca Widrig. Une population aux moyens financiers plus importants que leurs parents et aux codes de loisirs différents. »

Des jeunes plus croyants que leurs aînés

Selon la consultante et essayiste Fatima Achouri, auteur de Islam 2.0 (1), c’est notamment le cas en France. « Ce qu’on appelait le retour au pays d’origine pour voir la famille n’est pas une pratique révolue, bien au contraire, dit-elle. Mais les jeunes générations qui font partie des classes moyennes, voire supérieures, aspirent aussi à d’autres types de vacances avec une offre religieuse marquée. Beaucoup désirent afficher leur islamité sans être stigmatisés, montrer qu’ils font partie d’une communauté en suivant des règles qu’ils ne peuvent pas toujours appliquer facilement en France. »

De plus en plus de niches touristiques

« Le succès du tourisme halal se nourrit de plusieurs éléments, dit Didier Arino, de Protourisme. La montée d’une revendication identitaire religieuse se conjugue avec une tendance lourde du tourisme qui se divise de plus en plus en niches. On part de moins en moins en vacances avec ceux qui ne nous ressemblent pas. »
www.la-croix.com 20/08/18.

Tourisme : les Français toujours plus nombreux à partir à l’étranger.

+4% de départs supplémentaires en juillet 2018 par rapport au même mois l’année dernière: c’est le constat de la direction générale de l’aviation civile, qui dévoile en exclusivité RMC, ce mercredi.
Direction l’Amérique du Nord, la Grèce et le Maghreb pour de plus en plus de Français en juillet dernier.

Selon un constat de la DGAC, la direction générale de l’aviation civile, que vous dévoile en exclusivité RMC, la progression du trafic passagers au départ de la France vers l’étranger en juillet sur une année a augmenté de 4%.

Parmi les destinations qui concentrent cette hausse: l’Amérique du Nord, la Grèce car de nouvelles liaisons aériennes ont été ouvertes vers la Crète depuis les aéroports de Marseille, Lyon et Strasbourg, notamment.

« La Tunisie reprend sa place »

Le Maghreb est lui aussi plébiscité et principalement la Tunisie. Avec des prix défiant toute concurrence, le pays a réussi à faire tourner la page des attentats de 2015. Les plages de Djerba ou de Monastir ont d’ailleurs vu le nombre de touristes français doubler par rapport à 2017, selon les professionnels du secteur touristiques.

« La Tunisie offre le meilleur rapport qualité-prix en terme d’expérience sur le marché », décrypte Serges Laurens, directeur marketing de l’agence TUI France. « Dans l’esprit du consommateur, la destination retrouve une ambiance sereine et reprend doucement mais sûrement sa place dans le cœur des Français », confie-t-il.
rmc.bfmtv.com 23/08/18.

La fréquentation touristique à Paris et en Ile-de-France a connu « un record absolu » au premier semestre 2018.

« Après une année 2017 déjà exceptionnelle, le cru touristique 2018 est parti pour battre tous les records », a indiqué lundi le Comité régional du tourisme (CRT) Paris Ile-de-France lors d’une conférence de presse au château de Versailles.

Un total de 17,1 millions d’arrivées hôtelières ont ainsi été enregistrées lors de six premiers mois de l’année, soit une augmentation de 4,1% sur un an, « et ce malgré les grèves dans les transports ferroviaires qui ont affecté essentiellement les clientèles françaises et dans une moindre mesure quelques clientèles européennes de proximité », a relevé le CRT.

« Cela représente beaucoup pour le développement économique de la région et pour l’emploi des Franciliens », s’est félicitée Valérie Pécresse, présidente de la région: « les touristes sont de retour mais cela ne veut pas dire que nous devons nous reposer sur nos lauriers, la concurrence internationale est rude », a-t-elle averti.

Après le trou noir qui avait suivi les attentats de 2015, les visiteurs étrangers confirment leur retour à Paris et sa région, avec un bond de 9,2% de leur fréquentation – alors que dans le même temps celle des touristes français a stagné, à -0,3%.

Au palmarès des visiteurs les plus nombreux, les Américains restent en tête, avec 1,25 million d’arrivées hôtelières à Paris Ile-de-France sur le semestre, suivis des Britanniques (982.000) et des Allemands (592.000).

Les Chinois se classent quatrièmes, avec 543.000 arrivées hôtelières sur la période.

Si sur dix ans leur fréquentation de Paris et sa région a bondi de 361%, le CRT relève un « tassement de la progression » pour début 2018: les arrivées hôtelières des touristes en provenance de Chine – au fort pouvoir d’achat – ont progressé de 5,4%, alors qu’elles s’affichaient en hausse de 17,8% pour l’ensemble de l’année 2017.

Tendance estivale favorable

Même ralentissement constaté pour les Japonais, dont les arrivées ont progressé de 17% sur le semestre contre +32,8% en 2017, et dans une moindre mesure pour les visiteurs en provenance du Proche et Moyen-orient (+2,6% contre +2,9%).

« La progression est là pour ces populations. Ce premier semestre correspond à des mois d’hiver, attendons de voir la progression sur l’ensemble de 2018 », a affirmé Eric Jeunemaitre, président du CRT. A l’opposé, la fréquentation des Italiens a bondi de 20,2% et celle des Espagnols de 16,6%.

En termes de dépenses des touristes lors de leurs séjours, « le gain est estimé à plus de 500 millions d’euros par rapport au premier semestre 2017 », avec un montant global dépensé de 10,3 milliards.

Concernant la saison estivale, « les tendances sont les mêmes avec une fréquentation touristique en hausse selon les professionnels interrogés ». Et pour la rentrée, « les perspectives sont également très encourageantes », des tendances corroborées par les prévisions de réservations aériennes, en progression de 8,1% d’août à octobre 2018 comparées à août-octobre 2017: si l’Amérique du nord et l’Europe progressent, l’Asie et l’Afrique « sont sur une tendance d’évolution plus modérée », est-il précisé.

Les chiffres du CRT se limitent aux arrivées hôtelières, sans prendre en compte les séjours effectués dans des locations entre particuliers, de type Airbnb. La plateforme a indiqué lundi escompter pour la seule saison d’été (soit du 1er juin au 31 août) quelque 6 millions « d’arrivées voyageurs » français et étrangers chez ses hôtes dans l’Hexagone, Paris étant en tête des destinations.
L’objectif du gouvernement est d’atteindre les 100 millions de visiteurs étrangers d’ici à 2020, contre 87 millions l’an dernier.
www.boursorama.com 27/08/18.

 

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