Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

Actualités

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  • 19 juillet 2018
  • Par APST

La revue de presse économique du 10 au 20 juillet 2018

Lettre économique partenaires APST

Aérien.

 

 Air France-KLM : la nouvelle direction sera connue en septembre.

La direction d’Air France-KLM a annoncé vendredi 13 juillet à son personnel que le processus de recrutement de la nouvelle direction « devrait être finalisé dans les prochaines semaines » avec une « mise en place effective de la nouvelle gouvernance en septembre ».

« Les auditions des candidats se poursuivent activement », selon ce courrier dont l’Agence France-Presse a obtenu un exemplaire.

Cette information du personnel intervient au lendemain d’un point d’étape qui a été fait par la présidente non exécutive du groupe, Anne-Marie Couderc, avec les conseils d’administration d’Air France-KLM et d’Air France ainsi que les organisations syndicales, sur l’avancement du processus de recrutement de nouveaux dirigeants du groupe.

Selon le courrier, Mme Couderc a déploré « que le processus, très bien avancé à la mi-juin, avait été ralenti depuis par des perturbations externes regrettables et négatives pour le groupe. Ces perturbations sont liées pour certaines à la manière dont le groupe AccorHotels manifeste son intérêt capitalistique pour le groupe Air France-KLM, et pour d’autres à l’agitation médiatique alimentée par les nombreuses rumeurs autour de “candidats potentiels” ou “supposés” ».

Elle a précisé que le conseil d’administration avait demandé, à la fin de juin, au comité de nomination et de gouvernance d’« élargir la liste des candidats examinés, en y ajoutant des profils internationaux venant du monde aérien », selon cette note.

www.lemonde.fr 14/07/18.

 

 Explosion des droits à indemnisation pour les passagers français

1,02 million de passagers sont en droit de réclamer une indemnisation au titre du premier semestre 2018. C’est 600 000 de plus que l’année dernière pour la start-up AirHelp.

Au cours du premier semestre 2018, 1,02 million de passagers français ont subi un retard, une annulation ou une surréservation. Ce chiffre leur donne «droit à 353 millions d’euros d’indemnisations, soit 204 millions de plus qu’au premier semestre 2017» d’après AirHelp, une plateforme américaine qui propose d’accompagner les voyageurs dans leurs demandes d’indemnisations.

De janvier à juin 2017, 418 119 passagers avaient subi des perturbations ouvrant droit à une indemnisation, soit 600 000 de moins que cette année. Le nombre de passagers ainsi que le montant des indemnisations qui peuvent être reclamées ont donc plus que doublé! Principale raison: les grèves, retards et annulations de vols qui ont touché bien plus de passagers depuis janvier 2018.

Reste que ce montant très important concerne des «droits à indemnisation» mais pas des indemnisations touchées par les passagers. Or, précisément, le problème est que «85% des passagers aériens ne connaissent pas leurs droits et plus de 5 milliards d’euros restent non réclamés chaque année au niveau mondial».

Selon Les Échos, une des raisons de cette augmentation des droits d’indemnisations est la multiplication des retards dus au manque de moyens du contrôle aérien français. Ce dernier génère 33% des retards constatés dans l’espace aérien européen pour 20% du trafic contrôlé. L’entreprise américaine considère aussi que les infrastructures aéroportuaires insuffisantes, la pénurie de pilotes et l’augmentation du prix des carburants sont à l’origine d’une augmentation du prix des billets. Enfin AirHelp pointe les grèves, notamment celle d’Air France, qui obligent les compagnies aériennes à verser d’importantes indemnités aux passagers lésés.

Pour autant cette augmentation est aussi visible à l’échelle mondiale. Les quatre millions et demi de passagers lésés à travers le monde au premier semestre 2018, ont droit à 1,9 milliards d’euros d’indemnités soit 500 millions de plus qu’au premier semestre de l’année dernière.

Une évolution de la justice européenne favorable aux voyageurs

Au début de l’année 2018, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a statué que les grèves, même sans préavis, au sein des compagnies aériennes, ne pouvaient être considérées comme des circonstances extraordinaires. Par conséquent les compagnies aériennes sont tenues comme responsables de ces grèves. D’autres décisions ont aussi été rendues pour protéger le droit des passagers lorsque ceux-ci, par exemple, maquent leur correspondance à cause d’un retard trop important.

http://premium.lefigaro.fr 18/07/18.

 

Économie.

 

 PIB: la France recule à la 7e place de l’économie mondiale, derrière l’Inde.

«Un pas à la fois me suffit». Suivant le célèbre adage du Mahatma Gandhi, l’Inde dépasse doucement et sûrement les places fortes de l’échiquier économique de la planète. Et l’année dernière, c’est la France, sixième puissance mondiale jusqu’alors, qui a été poliment laissée sur le carreau avec ses 2582 milliards de dollars de produit intérieur brut (PIB), contre 2597 milliards au pays de Narendra Modi, selon les dernières données de la Banque mondiale. Le Royaume-Uni (2622 milliards de dollars de PIB en 2017) est désormais le prochain pays dans le viseur de son ancienne possession coloniale.

Depuis une dizaine d’années, l’Inde tire les bénéfices de ses atouts bien connus: par la maîtrise de l’anglais de sa population, elle attire des délocalisations porteuses de valeur ajoutée, notamment dans le secteur des services, avec des transferts d’entreprises du numérique. Si ses infrastructures souvent indigentes rendent difficile le développement industriel, le pays a acquis une réelle compétence dans les technologies de l’information, avec des dizaines de millions d’ingénieurs diplômés… Sa croissance démographique forte (la population indienne devrait dépasser la population chinoise en 2028) augure de solides capacités de développement et de grands marchés de consommation.

Un indicateur parmi d’autres

Toutefois, si le calcul du produit intérieur brut donne une idée fidèle de l’activité économique d’un pays et de son influence sur l’économie mondiale, avec ses 1,324 milliard d’habitants, l’Inde ne peut prétendre avoir rejoint la richesse française et surtout son niveau de vie. Le produit par habitant n’y culmine encore qu’à 7055,6 dollars annuels, contre 42.778,9 dollars en France. Un écart certes vertigineux, pourtant la France n’a pas particulièrement à s’enorgueillir de cette statistique: elle se situe au 28ème rang, loin derrière de nombreux micro-États et pétromonarchies, et juste devant l’Italie (39.817,2$) et l’Espagne (38.090,9$).

L’indice de Développement Humain (IDH) va plus loin et prend en compte, en plus du PIB par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’éducation des jeunes générations. Là encore, la différence est flagrante, la France se classe 21ème sur 188, dans le groupe des pays au développement humain «très élevé», quand l’Inde est encore au 131ème rang avec un développement «moyen».

Une évolution rapide qui doit nous faire réfléchir

Pourquoi cette question du PIB global doit-elle néanmoins nous faire réfléchir? Tout simplement parce que les choses vont très vite: en 2009, alors que Nicolas Sarkozy était président de la République depuis déjà deux ans, le produit intérieur brut de l’Inde était de 1324 milliards de dollars, un peu moins de la moitié de celui de la France (2690 milliards). Peu de temps avant, en 2006, c’était la Chine qui nous avait doublés. Rappelons enfin qu’en 2004, le PIB de l’empire du Milieu était au niveau de celui de… l’Italie.

http://premium.lefigaro.fr 11/07/2018.

 

 Après plusieurs années de stagnation, l’autoentrepreunariat repart en flèche.

Sur les douze derniers mois, les créations d’entreprises ont augmenté de 15,6 % selon l’Insee. Les mesures prises l’an passé en faveur des micro-entrepreneurs expliquent en partie cet essor. Le projet de loi Pacte qui sera examiné à la rentrée devrait donner un coup d’accélérateur supplémentaire.

Le mois de juin marque un léger repli pour la création d’entreprises avec une baisse de 0,6 %. Mais ce chiffre cache une réalité bien différente. Durant les 12 derniers mois, les créateurs d’entreprises ont été très nombreux à se lancer puisqu’ils ont été 15,6 % de plus. Et tous les types de créations sont en hausse. Les micro-entrepreneurs bien sûr (+24,8 %), mais aussi les entreprises individuelles classiques (19,3 %) et dans une moindre mesure les sociétés (+2,4 %). Si on se concentre sur le dernier trimestre, la hausse est encore plus spectaculaire, avec une progression de 21,2 %.

Le secteur « transports et entreposage » est celui qui a enregistré les plus fortes augmentations au printemps : +8.500 créations, dont 7.800 pour la seule livraison à domicile. Les livreurs Deliveroo, UberEats, Foodora et autres enseignes forment le gros des troupes de ces entrepreneurs. Plus de deux créations sur cinq sont des demandes d’immatriculations en autoentrepreneurs, un régime prisé par les livreurs à domicile.

L’autoentreprise, qui avait connu un grand succès dans les années qui avaient suivi l’instauration de ce statut en 2008, avant de stagner pendant une longue période, repart de l’avant de façon spectaculaire.

Année blanche de cotisations

Cette vitalité de la création d’entreprise s’explique en partie par l es mesures pro-entrepreneuriat annoncées en septembre dernier par Edouard Philippe. Il s’agit en particulier de  l’année blanche de cotisations  pour la première année d’exercice dans la limite de 30.000 euros de chiffre d’affaires. Sans oublier le relèvement (doublement depuis janvier) des plafonds de chiffre d’affaires en dessous desquels on peut bénéficier du régime social simplifié du micro-entrepreneur.

Ce mouvement devrait être encore s’accentuer avec les dispositions contenues dans  le projet de loi Pacte, qui sera examiné à la rentrée par le Parlement et dont plusieurs articles viennent assouplir les conditions d’exercice des autoentrepreneurs.

L’augmentation du nombre d’autoentrepreneurs dans le secteur de la livraison ne doit toutefois pas occulter les tensions qui s’exercent entre entrepreneurs et donneurs d’ordre. Un collectif de livreurs à vélo a appelé à  la grève ces jours-ci, en pleine Coupe du monde de football, pour demander « un SMIC horaire » garanti par contrat, alors que les livreurs sont payés à la course sans pouvoir déterminer leur prix, comme le feraient de vrais indépendants. Les livreurs dénoncent aussi la flexibilité des horaires de travail permise par leur statut : contrairement aux indépendants, ils ne sont pas totalement libres de choisir leurs créneaux horaires. Ces derniers sont le plus souvent imposés par les plates-formes.

Charte sociale

Pour mieux encadrer leur travail, et aussi pour sécuriser les plates-formes qui les emploient et qui risquent de voir leur contrat être requalifié en contrat de travail, un amendement a été voté dans le cadre de  la loi « avenir professionnel » le 19 juin dernier pour encourager les plates-formes à rédiger une « charte sociale » . Le collectif de livreurs – le CLAP – dénonce toutefois le caractère « vague et non obligatoire » de cette charte, qui créée de fait un statut à part pour ces autoentrepreneurs, ni vraiment indépendants, ni vraiment salariés

www.lesechos.fr 14/07/18.

 

Finances.

 

 Moyens de paiement : la fraude en nette baisse en France, sauf pour les chèques

La fraude a baissé de 7% en 2017, selon l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement. Preuve que les moyens de paiement sont de plus en plus fiables en France. Mais les chèques restent victimes de nombreuses escroqueries.

Bonne nouvelle, la fraude sur les modes de paiement a régressé de 54 millions d’euros en 2017, soit une baisse de 7%, malgré une hausse continue du nombre d’échanges monétaires, selon l’observatoire annuel de la Banque de France. Au total, le montant de cette fraude dans l’Hexagone s’est donc élevé à 744 millions d’euros. Le taux de fraude sur les virements est infime : 0,0003%. Et pour les cartes bancaires, la fraude n’a jamais été aussi basse sur les dix dernières années.

Principale raison à ces bons chiffres, les nouvelles sécurité mises en place. Si la carte bancaire, moyen de paiement préféré des Français, est encore la plus touchée avec 360,7 millions d’euros de fraude, soit plus de la moitié, le taux sur les opérations par carte recule grâce notamment aux dispositifs d’authentification du payeur pour les paiements sur Internet, comme le 3D Secure.

les nouvelles options mises en place, telles que les applications avec lesquelles l’on peut payer avec un smartphone ou les assistants vocaux qui permettent de sécuriser les virements bancaires. La gendarmerie nationale prend le sujet très au sérieux et a récemment lancé le dispositif Perceval, un acronyme qui signifie « Plateforme électronique de recueil de coordonnées bancaires et de leurs conditions d’emploi rapportées par les victimes d’achats frauduleux en ligne » pour permettre de signaler toute fraude.

En France, la fraude aux chèques volés ou falsifiés a augmenté de 9% en 2017

Les chiffres sont donc meilleurs, mais un point noir majeur persiste : la fraude aux chèques volés ou falsifiés a augmenté de 9% en 2017, avec près de 300 millions d’euros détournés. Heureusement de plus en plus d’outils existent pour se prémunir des fraudes, telles que les applications téléphoniques qui permettent de payer avec un smartphone ou encore les assistants vocaux qui permettent de sécuriser des virements bancaires. Il y a peut-être moins de risques, mais il est encore trop tôt pour les mesurer.

Pour les malheureux qui sont victimes d’escroqueries, pour rappel, la gendarmerie nationale prend le sujet très au sérieux et a récemment lancé le dispositif Perceval, un acronyme qui signifie « Plateforme électronique de recueil de coordonnées bancaires et de leurs conditions d’emploi rapportées par les victimes d’achats frauduleux en ligne » pour permettre de signaler toute fraude. Grâce à Perceval, plus besoin de se déplacer, il permet de porter plainte directement depuis chez soi, sans se rendre dans un commissariat de police. Il suffit d’aller sur une page dédiée sur le site service-public.fr. En revanche, vous êtes éligible à ce service uniquement si les coordonnées de votre carte bancaire ont été utilisées pour des achats en ligne et que la carte est toujours en votre possession. 5 heures et 13 minutes.

www.journaldeleconomie.fr 11/07/18.

 

Ressources humaines.

 

 Emploi des seniors : « les réformes des retraites ont contraint les gens à travailler plus longtemps ».

C’est une véritable tendance de fond dans la société : en 2017, plus de six seniors sur dix travaillaient, une proportion qui a fortement augmenté en 10 ans, selon une étude de l’Insee publiée jeudi. Une évolution qui est « liée à la succession de réformes des retraites », explique sur Europe 1 Serge Guérin, sociologue, spécialiste des seniors, auteur de La silver économie.

Senior à 45 ans. L’année dernière, le taux d’emploi des 50-64 ans s’élevait à 61,5%, soit 8,2 points de plus qu’en 2007, précise l’Insee. Cette hausse est « avant tout portée par les personnes de 55 ans ou plus », ajoute l’Institut. « La réalité est différente des chiffres de l’Insee, qui compte à partir de 50 ans. Désormais, dès 45 ans, on est considéré comme un senior dans les entreprises », estime pour sa part Serge Guérin. Le sociologue énonce plusieurs raisons à cette évolution, en premier lieu le fait qu’il y a « plus de gens âgés de plus 50 ans qu’il y a dix ans ». « Il est donc normal qu’ils représentent une part plus importante de la population active », affirme-t-il.

Serge Guérin juge également que le monde du travail a changé. « Il y a longtemps eu en France une culture du travail consistant à mettre dehors extrêmement tôt les plus âgés. Ils avaient même intérêt à partir. Tout cela a pas mal évolué : les différentes réformes ont contraint les gens à travailler plus longtemps, soit parce qu’ils n’ont pas l’âge légal de la retraite, soit parce que financièrement, leur situation est difficile », assure-t-il.

Plus d’emploi… Avec un âge légal de départ à la retraite et un nombre d’annuités progressivement portés à 62 ans et à 43 ans, le taux d’emploi des 60-64 ans a augmenté de 13,5 points (à 29,2%), celui des 55-59 ans de 17,0 points (à 72,4%). Les seniors sont la seule catégorie d’âge qui a enregistré une hausse de son taux, alors que ceux des 15-24 ans (-2,1 points) et des 25-49 ans (-1,9 point) sont en repli.

… mais plus de précarité. Reste que si les seniors sont plus nombreux à travailler qu’avant, ils ne sont pas pour autant à l’abri de la précarité. Chez les seniors en emploi, un sur cinq (20,6%) est à temps partiel. Cette part est en hausse de 2,2 points, alors que le temps partiel est stable chez les 25-49 ans (+0,2%, à 16,2%). « Dans beaucoup de cas, le temps partiel est subi, souvent parce qu’on ne leur propose pas de temps complet. Mais les seniors choisissent parfois le temps partiel, parce qu’ils ne peuvent pas faire plus physiquement, ou ne le veulent pas car ils souhaitent terminer leur vie professionnelle tranquillement », souligne Serge Guérin.

Enfin, si le taux d’activité des seniors augmente, le chômage frappe encore durement cette couche de la population française. « Il y a encore beaucoup de seniors qui se retrouvent sans emploi. Le taux de chômage des seniors a augmenté de 50% sous le quinquennat Hollande. Et on parle souvent d’un chômage de longue durée pour ces personnes », précise Serge Guérin. Une situation amenée à durer avec le vieillissement programmé de la population.

www.europe1.fr 12/07/18.

 

 L’emploi des seniors a augmenté de 61,5% en 10 ans.

En 2017, plus de six seniors sur dix travaillaient. Un chiffre en forte hausse depuis 2007, en raison notamment des réformes successives des retraites ces dernières années, selon une étude de l’Insee publiée jeudi. Le taux d’emploi des 50-64 ans s’élève ainsi à 61,5%, soit 8,2% de plus qu’il y a dix ans. Cette augmentation est « avant tout portée par les personnes de 55 ans ou plus », précise l’Institut de statistiques.

En outre, avec un âge légal de départ à la retraite à 62 ans et un nombre d’annuités progressivement portés à 43 ans, le taux d’emploi des 60-64 ans a augmenté de 13,5 points pour s’établir à 29,2%, quand celui des 55-59 ans a lui connu une hausse de 17 points (à 72,4%). Les seniors sont ainsi la seule catégorie d’âge qui a enregistré une hausse de son taux d’emploi, entre 2007 et 2017. En effet, dans le même temps, en France, le niveau d’emploi des 25-49 ans a reculé de 1,9% (à 80,6%).

Une précarité liée à des emplois de durée limitée et souvent à temps partiel

La précarisation du travail des seniors est également pointée du doigt par l’Insee. La part des emplois à durée limitée durant cette dernière décennie est moins importante pour les salariés seniors (7,6 % pour les 50-64 ans, contre 13,1% pour les 25-49 ans). Les économistes estiment que ce taux  « a cependant augmenté entre 2007 et 2017, quasiment autant pour les 50-64 ans (+ 2,1 points) et pour les 25-49 ans (+ 2,5 points). Cette part est plus élevée chez les 60-64 ans, notamment chez les hommes (10,0%). »

Une précarité est donc constatée. Un emploi senior sur cinq (20,6%) est à temps partiel. Pire, cette part est en hausse de 2,2 points, alors que le temps partiel est stable chez les 25-49 ans (+0,2%, à 16,2%). « Les 60-64 ans se démarquent nettement avec 30,7% d’entre eux à temps partiel, soit plus de 10 points au-dessus des autres tranches d’âge de seniors », note l’Insee. Outre les diverses réformes des retraites, la fin de la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs seniors est aussi avancée pour expliquer le taux d’emploi élevé de cette catégorie de population.

www.journaldeleconomie.fr 13/07/18

 

Sociétal.

 

 Les salariés français de moins en moins déconnectés pendant les vacances.

Malgré le «droit à la déconnexion» instauré par la loi, les salariés français restent connectés à leur travail pendant les vacances, notamment via leur messagerie professionnelle. Un moyen pour eux de se rassurer et d’anticiper le retour au travail.

Partir en vacances, c’est bien! Encore faut-il parvenir à se détacher complètement de son travail, exploit difficile tant les nouvelles technologies ont su tisser des liens étroits entre les salariés et leur environnement professionnel. Un phénomène d’hyperconnexion auquel la loi travail 2017 tentait pourtant de répondre en instaurant la notion de «droit à la déconnexion» pour «créer les protections nécessaires à la santé des salariés actuelle». En principe donc, selon le Code du travail, un employeur ne peut donner du travail à son salarié pendant ses congés payés et s’expose à une amende de 1500 euros dans le cas contraire. Mais en pratique l’hyperconnectivité des Français reste un phénomène solidement ancré dans les comportements, périodes de vacances estivales comprises. C’est ce que révèle l’étude menée par l’agence d’intérim Qapa.

Sur les 135.000 professionnels français interrogés courant juin, une majorité de 62% déclarait ainsi «continuer à répondre à leurs appels ou bien à leurs emails professionnels pendant leur période de congés». Plus concrètement, cette hyperconnexion passe pour 42% de Français par une consultation régulière des emails professionnels dans la journée, tandis que 33% d’entre eux se contentent de les regarder une fois par jour, et 8% une fois par semaine. À l’inverse, seule une minorité de 17% résistent à la tentation et ne consultent «jamais» leurs emails professionnels pendant les vacances, un pourcentage qui tombe même à 4% chez les entrepreneurs

Le principal responsable de cette hyperconnexion est le téléphone portable. Et de loin. Facilement transportable, connecté partout au réseau, il est devenu difficile de s’en priver. 75% des Français avouent ainsi l’utiliser en vacances à des fins professionnelles, loin devant l’ordinateur portable, avec seulement 17%, ou encore la tablette qui ne totalise que 8%. Selon une autre étude menée en 2016 par Météojob sur les pratiques numériques, «plus d’un tiers des actifs (37%) utilise chaque jour les outils numériques professionnels hors du temps de travail», et notamment pendant les vacances.

Mais alors, les actifs français sont-ils dépendants de la technologie? Voire esclaves ou victimes? Question légitime, dont la réponse est plus nuancée. Du moins selon le point de vue des interrogés. À la question de l’étude Qapa «êtes-vous accro au boulot?», 61% estiment ainsi que «non», contre 18% de «oui totalement». 21% pensent quant à eux être «un peu» dépendants. Mais loin de les déranger (seulement 41%), ils sont 79% à juger que les nouvelles technologies leur permettent de passer de meilleures vacances et 66% qu’ils peuvent malgré tout se reposer et… déconnecter. Cette impression paradoxale de déconnexion par la connexion s’explique en réalité par le besoin de se rassurer, même loin du bureau. Plus sereins à 68% à l’idée de conserver un lien avec le travail, ils sont enfin 75% à déclarer que «le retour au travail est plus simple grâce à ce suivi pendant les vacances».

Enfin, dernier point que soulève l’étude: la banalisation du phénomène. Loin de juger leur comportement marginal, 52% des interrogés pensent que leurs collègues sont tout aussi connectés. Cette relation au travail est d’ailleurs acceptée par leurs proches à 58%. À croire que l’hyperconnectivité est devenue une norme. Et la déconnexion une exception, quoi qu’en dise la loi

 

Tourisme.

 

 Tourisme en Europe : l’obstacle financier toujours prépondérant.

D’après une enquête de la Commission européenne, 40% de la population n’avait effectué aucun séjour touristique au cours de l’année 2016. Parmi les raisons évoquées, le manque d’argent demeure le principal frein à la mobilité.

En 2016, 62% de la population de l’Union européenne âgée de 15 ans et plus a effectué au moins une excursion. La moitié a réalisé au minimum un voyage intérieur d’au moins une nuitée en 2016 et presque un tiers a effectué au minimum un voyage à l’étranger selon une récente étude Eurostat. Si une majorité de la population de chaque pays a déjà effectué un déplacement, beaucoup (68%) n’ont jamais voyagé à l’étranger. Pourtant, le tourisme représente un enjeu économique de taille sur le Vieux continent. Il joue un rôle important en termes d’emploi et d’activité pour les entreprises.

Les contraintes financières freinent la mobilité

D’après la Commission européenne, quasiment la moitié (48 %) des Européens qui n’avaient effectué aucun voyage l’ont imputé au moins en partie à des raisons financières. Les obstacles financiers sont avancés comme le principal frein pour tous les groupes d’âge, à l’exception des personnes âgées de 65 ans qui évoquent plus souvent des raisons de santé.

En Europe, les pays les plus touchés par cette barrière financière sont clairement la Grèce (75 % ), le Portugal (66%) et la Croatie (62 %). Par contre, au Luxembourg, la situation est bien différente. En 2016, seuls 19% de la population n’avaient fait aucun voyage. En France, on compte pas moins de 26% de la population n’ayant effectué aucun déplacement et quasiment 24% du coté de l’Allemagne.

Outre les raisons financières, la Commission européenne évoque le manque d’intérêt ou de motivation pour voyager (24,3%). C’était une raison courante en Suède (60 %), en Slovaquie (57 %) et au Portugal (53 %), suivis par la Belgique (44 %), l’Autriche (38 %), l’Allemagne et la Finlande (35 % chacune).

Les raisons de santé (19,5%), les engagements familiaux (20%) constituent les raisons mineures de cette non-participation au séjour touristique. En République tchèque (40 %) et en Allemagne (39 %), les questions de santé étaient mentionnées comme la principale raison de rester à la maison. Le travail ou les études étaient très fréquemment cités au Portugal (31 %), en Belgique, en Allemagne et en Autriche (25 % chacune). 20 % des pays Etats membres ont mentionné des problèmes de santé, tandis que d’autres ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas voyager.

Les Européens du Sud frappés par la crise

La crise de 2008 a freiné le pouvoir d’achat des Européens du Sud, ce qui a entravé les possibilités d’excursion. La grande récession a eu d’énormes répercussions économiques sur des pays comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce. A Athènes par exemple, entre juillet 2009 et juillet 2013 , le taux de chômage dans la population active a gagné près de 20 points. Le chômage des moins de 25 ans, de plus de 35 points pour atteindre près de 60%. Les mesures budgétaires adoptées par Athènes à la demande de ses créanciers « ont mis à mal la répartition des revenus et aggravé la pauvreté » selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En ce qui concerne le pouvoir d’achat, le magazine économique Capital évoque que le revenu brut disponible avait chuté de 29,5% entre les premiers trimestres de 2008 et de 2013.

Le tourisme : moteur de l’économie européenne

L’Europe a accueilli 616 millions de touristes internationaux en 2016, équivalent à la moitié du total mondial. D’après des chiffres l’organisation mondiale du tourisme, la France, qui a accueilli plus de 82 millions de touristes en 2016, reste la destination touristique préférée des étrangers. Suivent ensuite les États-Unis et l’Espagne avec respectivement plus de 75,7 millions et 75,6 millions de visiteurs. La Thaïlande a fait une entrée remarquée dans le classement en se positionnant directement neuvième avec 32,6 millions de touristes en 2016.

Après une année difficile en raison des attentats, le secteur du tourisme français a retrouvé des couleurs. En 2017, La fréquentation des hébergements touristiques (hôtels, campings) dans l’Hexagone avait atteint un niveau record , avec 429 millions de nuitées enregistrées, une hausse de 5,6% sur un an favorisée par le retour des touristes français comme étrangers, d’après l’Insee.

www.latribune.fr 14/07/18.

 

 Amsterdam part en guerre contre le tourisme de masse.

La population des Pays-bas avoisine les 17 millions, tandis que les touristes se chiffrent à 18 millions.

Ils sont trop nombreux. 18 millions de touristes déambulent chaque année dans les rues d’Amsterdam. C’est plus que le nombre d’habitants des Pays-Bas. Et le chiffre pourrait grimper à 30 millions de touristes d’ici 2025. Résultat : la qualité de vie se dégrade.

« Regardons les choses en face : l’overtourisme est une forme de pollution, à la fois sociale et environnementale », écrit The Telegraph. « De la même manière que nous devons reconsidérer les attitudes envers une usine qui peut être bonne pour l’économie, mais qui déverse du poison dans une rivière, nous devons repenser la manière dont nous gérons le tourisme et comment nous, en tant que touristes, nous comportons ».

Ainsi, la ville vient d’annoncer un arsenal de mesures censé limiter le tourisme de masse, qui rappelons le, représente aujourd’hui un dixième des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Concrètement, les locations Airbnb seront interdites dans certains quartiers d’Amsterdam et pour les autres, elles seront limitées à 30 jours par an. De même, les bateaux de touristes débarqueront et embarqueront à l’extérieur du centre-ville. Une campagne Enjoy and Respect va être lancée pour rappeler les sanctions : uriner dans un canal équivaut à 140 euros d’amende, l’ivresse publique 95 euros ou jeter un mégot de cigarette 140 euros.

Ce plan sera financé par une augmentation de la taxe de séjour dans toute la ville. Ces taxes touristiques devraient atteindre 105 millions d’euros d’ici 2022. « C’est une ville où la liberté est importante et vous devez accepter un certain degré de nuisance, mais c’est maintenant incontrôlable », a déclaré Stephen Hodes du think thank indépendant In Progress. « Le cœur du problème est qu’il y a trop de touristes. La seule chose à faire est de prendre des mesures radicales, sinon c’est un ghetto de consommation, pas une ville où les gens vivent ».

Plusieurs autres villes ont décidé de limiter l’accès des touristes. À Venise, en Italie, des portiques sont testés pour réguler leur afflux. En Islande, il est désormais demandé aux voyageurs de prêter serment devant une charte de protection de leurs sites naturels. En 7 ans, le nombre de touristes a explosé de 264 %, augmentant les risques pour l’environnement.

www.thewebconsulting.com 17/07/18.

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