Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 19 avril 2018
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 au 20 avril 2018

Lettre économique partenaires APST

 

Économie

 

 Suppression des charges sur l’intéressement pour les PME

Le forfait social sera supprimé sur l’intéressement pour toutes les entreprises de moins de 250 salariés à compter du 1er janvier 2019, a annoncé jeudi Emmanuel Macron.

« Je le dis à la fois aux salariés et aux employeurs : au 1er janvier prochain, dans toutes les entreprises en-dessous de 250 salariés, il n’y aura plus de forfait social sur l’intéressement distribué », a-t-il dit sur TF1.

« On a permis qu’il y ait plus de flexibilité (dans les entreprises), on doit permettre aussi quand ça va mieux que tout le monde puisse en profiter », a ajouté le chef de l’Etat.

La décision annoncée par le président de la République sera intégrée au futur projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), dont un des objectifs est de renforcer l’intéressement et la participation des salariés des entreprises.

Le coût du forfait social, dont le taux était de 20% depuis 2012, avec un taux réduit de 8% pendant six ans pour les plus petites entreprises, était considéré comme un obstacle au développement de l’intéressement dans les TPE-PME, où les salariés couverts par de tels accords sont très minoritaires.

www.boursorama.com 12/04/18.

 

 1 agence bancaire sur 8 risque de fermer d’ici 2020

Sous la pression de la digitalisation et de l’arrivée de nombreux concurrents, les agences françaises vont massivement fermer durant les prochaines années, selon Sia Partners.

Après des années de faible baisse, la disparition des agences bancaires va s’accélérer. C’est ce qu’affirme le cabinet Sia Partners, dans une étude publiée en mars. La note précise ainsi qu’en moyenne, les grands groupes français – Société Générale, BNP, LCL…- vont fermer 12,6 % de leurs agences entre 2016 et 2020. Soit une sur huit. Un rythme quatre fois plus élevé qu’entre 2012 et 2016. De 37.000 agences recensées en 2016, la France passera ainsi à 32.500 établissements au début de la prochaine décennie.

Ces fermetures, rappelle Sia Partners, sont d’abord une conséquence du changement d’habitude des clients. Moins de 20% d’entre eux se rendent en agence plus d’une fois par mois, préférant par exemple les applications qui permettent de gérer à distance ses comptes depuis son smartphone. De plus, la concurrence des banques en ligne se fait de plus en plus forte : même les géants des télécoms s’y mettent, avec l’arrivée d’Orange Bank l’an dernier. Pour résister, les enseignes souhaitent se digitaliser au plus vite : BNP Paribas compte ainsi réaliser 50% des ventes de ses produits bancaires par le biais du numérique d’ici 2 ans

www.capital.fr 16/04/18.

 

Emploi

 

 Recrutements record en 2018

Cette année, les projets de recrutement ont drastiquement augmenté. Selon une étude de Pôle

Les projets de recrutement ont atteint un niveau inédit. Services à la personne, hôtellerie, restauration, agriculture : le besoin en main-d’œuvre des entreprises a augmenté de 18.7%, soit près de 2 350 000 embauches prévues cette année. Après un an de chômage et deux mois de formation en entreprise, Alexandre Clément est désormais chaudronnier, en CDI. L’entreprise a du mal a embaucher, les candidats ne sont pas adaptés au poste.

Les candidats sont-ils adaptés aux embauches ?

C’est le point noir de l’étude qui annonce ces bons chiffres : beaucoup de patrons anticipent des difficultés pour trouver de la main-d’œuvre, plus de 44% des projets de recrutement. Sont concernés les secteurs dans lesquels les intentions d’embauches ont le plus augmenté (construction, industrie et commerce). En 2017, les emplois précaires étaient encore nombreux. En 2018, 64% des projets concernent des CDI ou des CDD de plus de six mois. Ces signes sont encourageants même si le taux de chômage en France reste encore élevé

www.francetvinfo.fr 10/04/18.

 

Entreprises

 

 Hausse du nombre de création d’entreprises

L’Insee a relevé une progression du nombre de création d’entreprises de 0,5% fin mars, soit un total de 55 752 entreprises. Du jamais vu depuis mars 2010 ! Le mois de février a lui été un tout petit peu moins prolifique avec une croissance de 0,4%, soit 0,1 point de moins que la dernière prévision de l’Insee. Cette bonne santé s’appuie sur la croissance française, en pleine forme ces derniers mois, et qui devrait se maintenir à un niveau élevé tout au long de l’année : c’est le bon moment pour se lancer. Et pourquoi pas en solo : les micro-entrepreneurs tirent la création d’entreprises vers le haut avec une progression du nombre d’immatriculations de 0,8% en mars.

En février pourtant, les ex-auto-entrepreneurs avaient accusé un recul du nombre de création de 1%. Un chiffre rattrapé par la progression de la création d’entreprises individuelles classiques de 1,4% en février ; en mars, la hausse pour ce format est de 0,4%. Ces entreprises représentent la majorité des créations (31 750 immatriculations enregistrées). Quand on prend un peu de recul, on se rend compte que les choses sont vraiment bien orientées : sur les douze derniers mois se terminant fin mars, le nombre cumulé d’immatriculations établit une progression de 9,9%.

Sur les douze derniers mois s’achevant fin février, le nombre de création d’entreprises avait été de 9,4% ; fin janvier, cette hausse était de 7,6%. La trajectoire est donc particulièrement bien orientée. Ce sont là encore les micro-entrepreneurs qui tirent la croissance vers le haut avec une progression de 15,1% sur les douze derniers mois, mais les entreprises individuelles classiques tirent également leur épingle du jeu avec une hausse de 11,5 (2,6% pour les sociétés). Les micro-entrepreneurs représentent 41,9% du total des nouvelles entreprises, un chiffre qui augmente de 0,3 point par rapport à février, et de 0,6 point par rapport à janvier.

www.journaldeleconomie.fr 13/04/18.

 

Nouvelles Technologies

 

 10 000 formations pour les emplois du numérique

Le gouvernement va aider les entreprises à mieux adapter leurs salariés au numérique, mais aussi les demandeurs d’emplois. Ce sont 10 000 formations dédiées aux différents métiers du numérique qui vont être mis en place.

Ce programme, baptisé « 10K NUM », entre dans le cadre du PIC, le Plan d’investissement dans les compétences. Porté par Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du Numérique, et par Estelle Sauvat, haut-commissaire à la transformation des compétences, il vise accompagner les entreprises et les demandeurs d’emploi dans les métiers du numérique via 10 000 formations. Ce sont notamment les jeunes (bac ou inférieur), les chômeurs et les entreprises qui sont visés par cette nouvelle mesure.

Le programme 10K NUM comprend notamment deux aides financières. La première se destine aux entreprises qui voudraient favoriser le développement des formations dans les secteurs du numérique. Une aide « métiers du numérique », délivrée par Pôle Emploi, leur sera allouée. L’autre dispositif est une aide au projet d’inclusion de compétences numériques ; elle sera octroyée aux entreprises souhaitant développer les compétences de leurs employés au numérique, au sein de la société. Concrètement, l’État prend en charge le salaire du demandeur d’emploi et une partie du coût de la formation, à hauteur de 8 euros de l’heure.

Le Plan d’investissement dans les compétences fait lui même partie du Grand Plan d’investissement qui court sur la période 2018 à 2022. Son objectif est ambitieux : il s’agit en effet de bâtir une « société de compétences » visant à combattre le chômage et former un million de chômeurs peu qualifiés et un million de jeunes décrocheurs. Le budget total de ce plan est de 15 milliards d’euros.

www.journaldeleconomie.fr

 

Tourisme

 

 Les voyagistes protestent contre les frais engendrés par les grèves de la SNCF et d’Air France

Réorganiser les voyages en train ou en avion annulés a un coût. Le syndicat  Entreprises du Voyage, représentant l’essentiel des agences de voyage françaises, indique être confronté aux « conséquences liées à l’impossibilité d’utiliser des prestations déjà payées ».

Selon cette organisation professionnelle, en raison des mouvements sociaux menés à la SNCF et chez Air France, ses adhérents font face à des frais « supérieurs à un million d’euros pour la première semaine d’avril ». Les voyagistes devant décaler certains départs, retarder certains retours ou payer des nuits d’hôtels supplémentaires pour les clients qui ne pourraient pas rentrer à la date prévue.

L’organisation professionnelle cite en exemple « l’impossibilité » pour un client « de rejoindre le port de départ pour une croisière, un circuit au Japon irréalisable en raison de l’annulation du vol Air France Paris-Tokyo, ou encore l’annulation d’un voyage scolaire en train ». Les Entreprises du Voyage rappellent que chaque jour, en France, 45.000 trajets Air France et 55.000 billets SNCF « résultent d’émissions effectuées par les agences de voyage.

« L’attractivité touristique de la France fortement altérée »

En outre, le syndicat estime à « 500.000 euros par jour de grève » le « surcroît » de travail, en heures supplémentaires notamment, pour réorganiser les déplacements affectés par les grèves. Plus globalement, la baisse des réservations de vacances (soit les prises de commandes) pendant les périodes de grève « est de l’ordre de 20% par rapport à la même période de 2017 », indique-t-il.

« Même si une partie des vacances d’été se rattrapera, les ponts de mai (quatre cette année dont un « viaduc » pour la semaine du 8 mai) pour lesquels la décision de vacances est assez tardive ne se rattraperont que très partiellement », estime-t-il. Les agences de voyage jugent également que « l’attractivité touristique et économique de la France est fortement altérée: les images des cohues dans les gares étant reprises en boucle dans le monde entier par les chaînes d’infos ».

« C’est en avril et mai que l’on organise ses vacances d’été. Les arbitrages de voyages s’effectueront au profit de destinations jugées plus sereines que la France. Ce retard ne se rattrapera pas et ralentira les bonnes performances de la destination France », avertit l’organisation professionnelle. Pour rappel, la France a connu une année 2017 record en termes de fréquentation touristique avec près de 89 millions de visiteurs étrangers.

http://bfmbusiness.bfmtv. 09/04/18.

 

 Laura Flessel lance une mission consacrée au tourisme sportif

La ministre des Sports, Laura Flessel, a lancé avec Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, une mission afin d’étudier les conditions de la réussite touristique des grands événements sportifs. L’objectif est de maximiser leurs retombées avec, en point de mire, les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Pascale ROQUE, Directrice Générale de Pierre et Vacances Loisirs, Benjamin DIRX, Député de la 1ère circonscription de Saône et Loire, Laurent QUEIGE, Délégué Général du Welcome City Lab, et Patrick DOUSSOT, Vice-Président de l’Office du Tourisme du Touquet, seront chargés d’étudier les conditions de la réussite touristique des grands événements sportifs à venir et de faire des recommandations au Gouvernement.

Selon une étude du centre de droit et d’économie de Limoges, les retombées des Jeux se situeront entre 5,3 et 10,7 milliards d’euros pour Paris et la région francilienne. Les quatre chargés de mission devront présenter leurs recommandations le 19 juillet, pour le prochain conseil interministériel du tourisme.

www.lequipe.fr 18/04/18.

 

 Tourisme de masse, malédiction des plages de rêve d’Asie du Sud-Est

« Il y a trop de monde ici », se désole Saad Lazrak, touriste de 61 ans venu du Maroc, pris dans la foule qui se bouscule sur cette petite plage cernée d’impressionnantes falaises de calcaire.

« Il n’y a pas un endroit de la plage sans quelqu’un en train de prendre des photos », ajoute Oliver Black, un touriste de 22 ans.

Les rangers surveillant ce joyau du parc national de Koh Phi Phi essayent de réguler la valse de hors-bord entrant et sortant sans relâche de la baie Maya, avec leur cargaison de touristes.

Les autorités estiment que près de 4.000 touristes visitent chaque jour cette baie aux eaux cristallines, ne restant pour la plupart que quelques dizaines de minutes, avant de rembarquer à bord de hors-bord affrétés par un des multiples tour-opérateurs de la région.

Mais les beaux jours de ces derniers sont comptés, assurent les autorités thaïlandaises, la baie Maya devant être fermée en juin -et ce jusqu’en septembre-, « pour permettre à l’écosystème de se régénérer », plaide Songtham Suksawang, directeur des parcs nationaux.

Phénomène régional

A travers l’Asie du Sud-Est, se retrouve ce même phénomène de surpopulation touristique et son impact sur le fragile écosystème des îles.

Les Philippines vont ainsi interdire pour six mois à partir du 26 avril aux touristes l’île de Boracay.

Le président Rodrigo Duterte a comparé cette île qui accueille chaque année environ deux millions de visiteurs (et génère un milliard de dollars pour l’économie philippine) à une « fosse septique », ses 500 hôtels étant accusés de déverser directement leurs eaux usées dans la mer. Une pratique largement partagée à travers l’Asie du Sud-Est.

En Indonésie, les autorités ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme l’an dernier, concernant six kilomètres de côtes de Bali, souillés par les déchets.

La crise environnementale de Bali s’est retrouvée en mars sous le feu des projecteurs avec la vidéo devenue virale du plongeur britannique Rich Horner, filmant sa plongée au milieu des sacs plastique et autres déchets, dans les eaux tropicales de Bali.

« Des sacs plastique, toujours plus de sacs plastique…. », commente sur Facebook le plongeur, sous sa vidéo vue plus par d’un million d’internautes.

Aux déchets et absence de traitement des eaux usées s’ajoute souvent dans ces îles paradisiaques un problème de comportements des touristes, piétinant les récifs coralliens, également malmenés par les ancres des hors-bords.

« Le tourisme a toute une série d’effets négatifs sur la santé des coraux », confirme Eike Schoenig, biologiste marin du Centre de recherches océaniques de Thaïlande.

Pour les pays vivant de ce tourisme de masse comme la Thaïlande, l’Indonésie ou les Philippines, il s’agit de trouver des solutions sans tuer la poule aux oeufs d’or.

En Thaïlande, sur la baie Maya, les bateaux pourront approcher de la baie mais ne pourront pas accoster et personne ne sera autorisé à entrer dans la baie.

Quota

Et à partir du mois d’octobre, reprise de la haute saison touristique qui s’achève en avril-mai, les autorités réfléchissent à plusieurs options, dont un quota du nombre de touristes admis sur la plage.

La Thaïlande mène des études sur les mesures à prendre concernant six autres zones marines à protéger.

En Indonésie, le gouvernement a identifié dix autres zones comme l’île Lombok ou le lac Toba à Sumatra, où développer l’industrie touristique.

Avec comme but avoué de décharger Bali d’une partie de sa population touristique.

Les experts pointent du doigt la nécessité de prendre des actions sur le long terme, au delà des effets d’annonce et des fermetures de quelques mois, à la saison basse.

Car le nombre de touristes ne cesse de progresser, comme en Thaïlande, qui bat sans cesse son record de touristes entrant sur son territoire.

Le boom de visiteurs chinois, se déplaçant en groupe et sans prise de conscience écologique, pose un défi sur le long terme aux gouvernements d’Asie du Sud-Est.

Sur les plus de 35 millions de vacanciers ayant visité la Thaïlande en 2017, près de 10 millions venaient de Chine

www.lepoint.fr 11/04/18.

 

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