Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 9 avril 2018
  • Par APST

Revue de presse économique du 1er au 10 avril 2018

Lettre économique partenaires APST

Aérien

 

Le revers d’American Airlines à Airbus

Coup dur pour Airbus. Boeing a remporté vendredi une grosse commande auprès d’American Airlines pour son 787, au détriment de son rival l’A350 de l’européen Airbus, qui subit par ailleurs une annulation de commande de la part de la compagnie américaine.

La commande annoncée vendredi porte précisément sur 22 exemplaires du 787-8 (242 sièges) et 25 787-9 (290 sièges) pour des livraisons prévues pour 2020 et 2023 respectivement, ont annoncé l’avionneur et la compagnie aérienne dans des communiqués. Ils remplaceront progressivement des Boeing 767 et 777 ainsi que des Airbus A330.

Ces 47 appareils coûtent en tout environ 12 milliards de dollars au prix catalogue, sachant que le prix payé par les compagnies est au final inférieur. Ils porteront la flotte totale de 787 à 89 appareils.

« Cela a été une décision difficile entre le Boeing 787 et les Airbus A350 et A330neo et nous remercions les deux constructeurs pour leur opiniâtreté […]. Au final, notre but de simplifier notre flotte a rendu le choix du 787 incontournable », a commenté le président de la compagnie Robert Isom.

Cette commande en faveur de l’avionneur américain intervient alors que le président américain Donald Trump encourage à acheter américain et enchaîne les annonces de mesures protectionnistes.

« Nous sommes extrêmement honorés de voir American Airlines renforcer son intérêt pour le 787 Dreamliner. Cette nouvelle commande est une illustration importante de l’attractivité unique de la gamme 787 et sa capacité inégalée à aider les compagnies aériennes à ouvrir de nouvelles destinations et à augmenter leur rentabilité », s’est réjoui le patron de la branche aviation civile de Boeing Kevin McAllister.

www.lesechos.fr 07/04/18.

 

La renaissance d’Orly

Hier menacée, la plate-forme aéroportuaire d’Orly a droit à sa revanche. Grâce à un nouveau hall gigantesque, partiellement mis en service le 11 avril, elle ne formera plus qu’un vaste terminal, d’un seul tenant.

C’est un peu comme si l’on avait discrètement greffé, sans remous particuliers, l’équivalent du défunt terminal de Notre-Dame-des-Landes entre les aérogares existantes d’Orly-Sud et d’Orly-Ouest. La semaine prochaine, le patron du groupe ADP, Augustin de Romanet, viendra procéder à la mise en service partielle du nouveau « bâtiment de jonction » de l’aéroport du sud parisien, destiné à offrir plus de fluidité, de confort et 5.000 mètres carrés de boutiques supplémentaires  aux familiers de la plate-forme chère à Gilbert Bécaud .

Deux nouvelles passerelles pour commencer et une première salle d’embarquement encore modeste, mais qui préfigurent l’envol de la future aérogare de 250 mètres de long et de 80.000 mètres carrés, vouée à augmenter de façon significative (+37 %) les capacités d’accueil du deuxième aéroport français, derrière Roissy. Déjà bien avancé, le nouvel ouvrage vitré, d’un coût de 385 millions d’euros (réalisé par deux filiales de Vinci, candidat à la probable privatisation d’ADP) sera inauguré « en vrai » dans un an. Son originalité sera de relier d’un seul trait tout Orly, éliminant ainsi l’espace vide entre le terminal Sud, inauguré en 1961 par le général de Gaulle, et son homologue Ouest, lancé dix ans plus tard. Avec cette unité retrouvée, la traditionnelle appellation a donc vécu, et devrait céder la place à une dénomination telle que « halls 1, 2, 3 et 4».

32 millions de passagers

De quoi permettre à la plate-forme de poursuivre sa croissance, plus discrète qu’à Roissy mais bien réelle. Après un point bas en termes de trafic en 2003, marqué par l’après-11 septembre, la disparition d’Air Lib, et la concurrence du nouveau TGV Med, l’activité s’est bien redressée depuis, pour passer de 22,5 millions de passagers annuels à 32 millions l’an dernier… malgré un nombre de vols plafonné par arrêté ministériel depuis deux décennies et demie. L’essor des acteurs low-cost (Transavia, easyJet et Vueling) a nourri ce redécollage.

Le coup de jeune ne s’arrête pas là. Juste au pied du prochain terminal intercalaire, se déroulent les travaux de  la future gare du Grand Paris Express , qui devrait relier Orly à la capitale en 2024 par la ligne 14, puis loger plus tard la ligne 18 francilienne. Un peu plus loin, l’ensemble Coeur d’Orly sort progressivement de terre.  Ce programme immobilier comptera 70.000 mètres carrés de bureaux, un centre commercial et des hôtels

www.lesechos.fr 06/04/18.

 

Économie

 

Impôt à la source: le chantier qui inquiète

À compter du 1er janvier 2019, les entreprises prélèveront directement les impôts des salariés sur leur feuille de paie. Elles s’en inquiètent et demandent un report de cette mesure.

Rassurer les chefs d’entreprise et les contribuables qui rempliront, dans quelques semaines à peine, leur déclaration de revenus 2017. Tel était l’objectif du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, en organisant, lundi dernier, le premier comité de suivi pour la mise en place en janvier 2019 du prélèvement à la source (PALS). Un dessein visiblement… raté, les organisations patronales ne cessant depuis de réclamer des aménagements, voire un nouveau moratoire d’un an.

La réforme de la collecte de l’impôt sur le revenu place en effet les entreprises en première ligne pour ponctionner ce qui revient à l’État directement sur les paies de leurs salariés et envoyer les retenues au fisc. «Les entreprises font le travail, l’État encaisse», a sèchement résumé la CPME à la sortie du comité de suivi. Mais c’est le président du Medef, Pierre Gattaz, qui s’est montré le plus offensif, dès dimanche, en demandant un nouveau report «pour réaliser des tests complémentaires». Refusé! Et pour cause: Emmanuel Macron a déjà repoussé une fois la mise en œuvre de la réforme, de 2018 à 2019, officiellement parce que les dysfonctionnements étaient encore nombreux, mais, en réalité, pour qu’elle ne vienne pas annuler la baisse des cotisations salariales promise par le gouvernement pour ce début d’année.

Les employeurs, en tout cas, sont inquiets. Pour pouvoir prélever l’IR sur les salaires, les entreprises doivent avoir adopté la «déclaration sociale nominative» (DSN). Ce dispositif établit toute une tuyauterie entre la société et les Urssaf, et bientôt avec l’administration fiscale. Or quelque 35.000 sociétés, principalement des TPE, ne sont toujours pas branchées sur ce système. Un nombre marginal au regard des 2 millions d’établissements à jour, fait-on valoir au sein du GIP en charge du développement de cette infrastructure numérique.

Toujours est-il qu’une entreprise mal préparée court de gros risques. Si elle ne prélève pas assez, elle s’expose à des pénalités importantes. Si elle prélève trop, les collaborateurs ne pourront récupérer leur dû que lors du solde de l’impôt en septembre de l’année suivante. De plus, si le taux de prélèvement d’un ou de plusieurs salariés est divulgué, le chef d’entreprise s’expose à une peine d’un an de prison et 15.000 euros d’amende, rappelle la CPME. L’organisation patronale veut donc «a minima supprimer la menace pénale et prévoir une compensation financière pour les entreprises»pour tout le travail engendré par la réforme.

Autre crainte, non négligeable, liée à l’entrée en vigueur de la réforme: un coup de mou sur la consommation des ménages. Les salariés toucheront, fin janvier 2019, un salaire net d’impôt, ce qui pourrait les échauder. «Je crains que l’on ait un gros problème psychologique à gérer, peut-être récessif, a ainsi fait valoir Pierre Gattaz. Or nous sommes en convalescence économique aujourd’hui.»

Le ministère des Finances reconnaissait lui-même un tel risque dans l’étude d’impact sur le PALS, publiée à l’automne 2016. Avant d’ajouter qu’un autre effet pourrait jouer en sens inverse: l’impôt sur le revenu étant prélevé à la source, les ménages n’auront plus à gonfler leur épargne pour régler ultérieurement le fisc et relancer la consommation. Ils pourront donc consommer davantage.

http://premium.lefigaro.fr 07/04/18.

 

Supermarchés, magasins bio, restaurants… quels sont les commerces qui cartonnent le plus à Paris?

Le nombre de commerces parisiens est resté stable entre 2014 et 2017. Cependant, il cache de nombreuses disparités avec la montée de l’alimentaire spécialisé et la baisse des grossistes. Ces résultats sont affirmés par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). L’association a livré ce mardi son étude sur l’évolution des commerces et de la consommation à Paris en 2017.

Où en sont les commerces parisiens en 2017? L’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) a tenté de répondre à cette question. Le nombre des commerces à Paris est resté stable sur la période 2014-2017 avec plus de 62.000 commerces et services commerciaux, un chiffre qui cache néanmoins de profonds changements comme la montée de l’alimentaire spécialisé ou la baisse du commerce de gros, a annoncé mardi 27 mars la mairie de Paris. Un total de 62.507 commerces ont été recensés par cette enquête triennale réalisée depuis 2000 par l’Apur, en partenariat avec la CCI de Paris, qui révèle une « densité et une diversité exceptionnelles » du commerce à Paris, selon Olivia Polski, adjointe au Commerce de la maire PS Anne Hidalgo.

Paris compte ainsi en moyenne 28 commerces pour 1.000 habitants -avec des écarts entre arrondissements- contre 17 à Lyon ou Marseille ou 16 sur le territoire de la Métropole du Grand Paris, et des évolutions comme les gares, « nouveaux lieux de commerce ». La stabilité du chiffre global –à peine 25 commerces de plus qu’en 2014– cache néanmoins de profonds changements qui sont des « révélateurs de tendances de consommation », selon l’élue parisienne.

La presse à la peine

Ainsi, au chapitre des secteurs en hausse, l’Apur note celui des soins du corps (+9%) (ongleries, salons de beauté) des supermarchés (+9%) et supérettes (+6%), de l’alimentaire spécialisé (produits bio, chocolatiers, torréfacteurs), des cafés et restaurants (+5%) et particulièrement ceux dédiés à la restauration rapide (+11%) et aux cuisines du monde. Les activités qui diminuent sont celles du commerce de gros (-21%), de la réparation automobile, des librairies (-6%), de la presse (-28%) et du secteur de l’habillement (-6%).

Restent stables l’alimentaire traditionnel, l’hôtellerie, le meuble, la téléphonie et la vente de matériel informatique. Le taux de rotation est important, mais le chiffre de faillites reste stable. Tous les résultats et les données en open data, avec des visualisations interactives, peuvent être retrouvés sur le site de l’Apur.

www.challenges.fr 02/04/18.

 

Ressources Humaines

 

Dans les entreprises, les cadres sont les plus matinaux

La majorité des cadres arrivent au bureau avant 9h, d’après une étude. Les plus jeunes sont « un peu moins rigoureux » sur les horaires.

Dans une entreprise, ce sont les cadres qui arrivent généralement le plus tôt au bureau, même si cela est un peu moins vrai à Paris, selon une étude de Cadremploi publiée ce jeudi.

L’étude, basée sur un questionnaire adressé à un échantillon de 1.900 personnes, montre que les cadres sont « 76 % à arriver avant 9h00 » et même « 24 % avant 8h00 ».

C’est hors de Paris, et notamment dans le Grand-Est, en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes, que se trouvent « les meilleurs élèves » en termes de présence matinale. Le rapport évoque ainsi « un net clivage entre les Franciliens et les provinciaux ».

L’explication serait notamment à chercher dans les métros et les RER bondés aux heures de pointe. « En prise avec les désagréments réguliers des transports en commun et les embouteillages quotidiens, les Franciliens représentent 30 % des salariés arrivant après 9h00 », indique l’étude.

Plus efficaces le matin

Volontiers matinaux, les cadres ont en revanche tendance à ne pas s’éterniser en fin de la journée. Plus efficaces le matin, 80 % d’entre eux déclarent quitter le travail avant 19h00.

Cette « tendance » est davantage observée chez les moins de 25 ans, dont « les plages de départ privilégiées sont 17h30-18h00 et 18h-18h30 (20 % et 30 %) ». Les 46-55 ans partent plutôt entre 18h30 et 19 heures (26 %) et les 56-65 ans après 19h (22 %).

Des pauses plus longues pour les jeunes

Entre seniors et juniors toutefois, les habitudes ne sont pas les mêmes concernant les temps de pause. « Si parmi les sondés, la moitié (51 %) s’accorde des ‘breaks’ entre 30 minutes et une heure, les moins de 25 ans sont une bonne partie à s’éclipser entre une heure et une heure trente (30 %) » pour déjeuner.

Les pauses café sont également plus longues chez les jeunes cadres : un quart d’heure en moyenne contre moins de 10 minutes pour les 56-65 ans.

L’étude relève finalement « une tendance assez inédite » dans un contexte de « pleine évolution du travail salarié ». Alors que la jeunesse est identifiée dans l’étude comme « un peu moins rigoureuse que ses aînés » en ce qui concerne les horaires de travail, les jeunes cadres sont plus nombreux que la moyenne à penser que l’on peut encore imposer des horaires stricts : 55 % contre 52 % pour l’ensemble des sondés.

www.lesechos.fr 01/04/2018.

 

26 % des Français ont déjà relayé une «fake news» professionnelle

C’est un fléau dont on n’a jamais autant parlé, a fortiori depuis les dernières élections présidentielles américaines. Les opérations de décryptage et de décodage pour tenter de démystifier ces fameuses «fake news» se multiplient. Les offres de formation pullulent. À l’école, apprendre aux enfants à démasquer une information fallacieuse est devenu une priorité. Une étude de Viavoice pour le Syntec Conseil en Relations Publics dévoile des chiffres alarmants concernant la fabrication et la libre-circulation de fake news en France. Elle révèle également le danger de tous les instants que ces informations constituent pour la réputation des entreprises.

Seuls 6% des Français estiment que les fake news sont dépourvues de danger pour la réputation des entreprises… ce qui veut dire que plus de neuf sondés sur dix sont conscients de leurs effets néfastes! Un chiffre rassurant. Mais l’étude révèle également une tendance beaucoup moins reluisante… Dans le même temps, un grand nombre de personnes ont déjà cru à une information fausse: 20% des personnes interrogées (dont 32 % des 18-24 ans) reconnaissent avoir déjà fait confiance à une information sur une entreprise (ou une institution) relayée par des médias ou des réseaux sociaux, dont ils ont découvert par la suite qu’elle s’avérait finalement fallacieuse.

Les fake news sont plus vite relayées que les vraies informations

Certaines rumeurs sont parfois trop belles – ou a contrario trop déplorables – pour être vraies. Pourtant, ces fake news sur les entreprises circulent bel et bien. Le diagnostic est inquiétant: un grand nombre de personnes reconnaissent être les vecteurs de ces fake news, le plus souvent sans le savoir. Un quart des Français (26 %) déclare ainsi avoir déja relayé auprès de leurs proches une rumeur ou des informations sur une entreprise (ou une institution) qui se sont in fine révélées fausses. Comment expliquer de tels chiffres? Naturellement, l’évolution des usages médiatiques est l’un des premiers facteurs de prolifération des «fake news»… Près de la moitié des Français (46 %) déclarent en effet utiliser «très souvent» ou «assez souvent» les réseaux sociaux et sont 49 % à avoir déja été confrontés personnellement à des rumeurs sur les réseaux sociaux, loin devant tous les autres types de médias.

Néanmoins, les sondés estiment que ce ne sont pas les entreprises ou leurs dirigeants qui risquent le plus gros à cause d’une fausse information: les acteurs les plus exposés aux fake news sont les personnalités politiques (citées par 64% des sondés) et les personnalités artistiques ou sportives (juste derrière, à 53%)… loin devant les entreprises et leurs dirigeants (14%). L’étude note d’ailleurs à ce sujet qu’être moins exposé n’est pas nécessairement un avantage: si les personnalités de la politique et des arts peuvent subir plus fortement une fake news, leurs démentis et leurs «droits de réponses» seront également plus visibles. En revanche, une entreprise aura parfois du mal à mettre en valeur son droit de réponse avec autant de visibilité que la rumeur initiale.

Pour constater l’ampleur des dégâts, cette tendance est frappante: sur Twitter, les fake news voyagent plus vite que les vraies informations! Agir est donc devenu urgent. L’annonce par Emmanuel Macron, lors de ses vœux à la presse, d’un projet de loi pour lutter contre les «fake news» en période électorale, avait déclenché une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux. Selon une enquête menée durant le mois de janvier, 79% des Français sont favorables à la proposition du chef de l’État, un sujet «important» pour 71% d’entre eux.

http://premium.lefigaro.fr 03/04/18.

 

Tourisme

 

2017, une année record pour le tourisme en France

Selon l’Insee, la fréquentation touristique dans l’Hexagone se porte très bien. 2017 signe le retour des touristes français comme étrangers avec 429 millions de nuitées enregistrées soit une hausse de 5,6 %.

Malgré la morose des années 2015 et 2016, le tourisme en France observe un renouveau. La fréquentation touristique dans l’Hexagone a atteint un niveau record en 2017, avec 429 millions de nuitées enregistrées, une hausse de 5,6% sur un an favorisée par le retour des touristes français comme étrangers, a annoncé mardi 3 avril l’Insee.

L’ensemble des hébergements touristiques collectifs (hôtels, campings, villages-vacances, etc.) ont recensé 23 millions de nuitées supplémentaires l’an dernier par rapport à 2016, pour atteindre « un niveau record, bien au-delà des fréquentations des années 2011 à 2016, comprises entre 400 et 412 millions de nuitées », souligne l’étude Insee Première. Il s’agit du premier chiffre officiel sur la fréquentation touristique nationale pour 2017. Le gouvernement a déjà évoqué une année « record » et estime à près de 89 millions le nombre de visiteurs étrangers dans l’Hexagone, mais il n’a pas encore communiqué son chiffre définitif.

Le tourisme représente 7 % du PIB.

« L’année 2017 fait beaucoup plus que compenser le moindre dynamisme observé en 2015 et 2016, consécutif notamment aux attentats de novembre 2015 et juillet 2016 », souligne l’Insee. La hausse concerne tous les types d’hébergement, et la clientèle résidente (+5% de fréquentation) comme non-résidente (+6,8%), tient à préciser l’institut de la statistique. L’hôtellerie à elle seule, qui avait « beaucoup souffert de la désaffection » des touristes étrangers en lien avec les attentats, voit sa fréquentation progresser de 4,9%.

L’Insee souligne que si la concurrence avec les plateformes de location entre particuliers (de type Airbnb) « existe toujours », elle « n’empêche pas les hôtels métropolitains d’atteindre un nouveau record de fréquentation » des clientèles étrangères, en hausse de 8,8%. Le tourisme représente quelque 7% du PIB français. Selon la Banque de France, les recettes touristiques – soit les montants dépensés dans l’Hexagone par les visiteurs y séjournant pour motif personnel ou professionnel – se sont élevées à quelque 49 milliards d’euros en 2016. Elles atteindraient les 54 milliards pour 2017, selon un chiffre non définitif de l’institution

www.challenges.fr 03/04/18.

 

 L’Arabie saoudite veut développer le tourisme

Afin de diversifier une économie très dépendante du pétrole, le royaume veut émettre des visas touristiques. Le pouvoir vise 30 millions de visiteurs annuels d’ici à 2030, près du double d’aujourd’hui.

Parmi les initiatives tous azimuts annoncées ces derniers mois, le « Read Sea Project » (le projet mer Rouge) prévoit de transformer un chapelet d’îlots léchés par des eaux turquoise en stations balnéaires de luxe. A la clé, Riyad espère créer 35 000 nouveaux emplois. Le royaume wahhabite s’active également sur le front du tourisme religieux. De grands travaux ont été engagés pour pouvoir accueillir davantage de pèlerins, entre la construction d’un nouveau métro à La Mecque, d’une ligne à grande vitesse la reliant à Médine, et l’ajout de capacités hôtelières.

Le secteur touristique a un gros potentiel de croissance et d’emplois, selon un rapport du cabinet d’analyse BMI Research publié en janvier, qui prédit une hausse de 6 % par an des recettes liées au tourisme, entre 2018 et 2022. Selon BMI, le développement d’un tourisme non religieux international prendra tout de même du temps. D’abord parce que l’Arabie saoudite devra affronter la concurrence d’autres pays du Golfe plus avancés sur ce créneau, tels le sultanat d’Oman ou les Emirats arabes unis. Mais aussi compte tenu « de normes culturelles et sociales marquées par le conservatisme ».

Pour parer à certains interdits – tel celui pesant sur la consommation d’alcool –, les visiteurs pourraient être accueillis dans des enclaves réservées, aux normes plus souples, à l’instar des complexes résidentiels hébergeant les expatriés, à Riyad.

www.lemonde.fr 07/04/18

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