Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 29 mars 2018
  • Par APST

Revue de presse économique du 20 au 31 mars 2018

Lettre économique partenaires APST

 

Aérien

 

 Un premier vol «historique» pour rallier l’Europe à l’Australie

Il s’agit du premier vol régulier à relier directement les deux continents, selon Qantas, l’une des plus anciennes compagnies aériennes : au lancement de sa «Route Kangourou» en 1947, il fallait quatre jours et neuf escales entre Sydney et Londres.

C’est une première historique!

Il s’agit du premier vol régulier à relier directement les deux continents, selon Qantas, l’une des plus anciennes compagnies aériennes: au lancement de sa «Route Kangourou» en 1947, il fallait quatre jours et neuf escales entre Sydney et Londres. Avec 14.498 km, la nouvelle liaison se classe actuellement troisième en distance parcourue pour un vol commercial. C’est également le plus long vol effectué à ce jour par un Dreamliner. Cette nouvelle liaison s’inscrit dans un ambitieux projet de Qantas d’ajouter à ses programmes des vols très long-courriers, y compris à terme entre la côte est de l’Australie et l’Europe, intitulé «Project Sunrise».

Le directeur général de Qantas, Alan Joyce, a estimé l’an dernier que de tels vols constituaient «la dernière frontière pour l’aviation mondiale». Les responsables du tourisme australien espèrent que la réduction du temps de voyage attirera davantage de visiteurs vers la côte ouest du pays, moins peuplée. L’une des préoccupations de la compagnie a été d’assurer le confort des passagers pour un voyage aussi long. Certains passagers seront dotés d’appareils spéciaux pour permettre aux chercheurs de l’Université de Sydney de récolter des données sur leur sommeil, leur activité cérébrale, leurs manières de s’asseoir et leurs occupations aussi bien que leur degré d’hydratation durant et après le vol, a rapporté le quotidien Daily Telegraph de Sydney.

Qantas a déjà effectué des liaisons directes entre l’Australie et l’Europe: en 2015 pour emmener des Australiens depuis Perth jusqu’à Istanbul à l’occasion du centenaire de la sanglante bataille de Gallipoli durant la Première Guerre mondiale, ou en 1989 pour un vol passgers avec un Boeing 747 entre Londres et Sydney. Parmi les vols commerciaux très long-courriers actuels, le record est détenu par la liaison Doha-Auckland de Qatar Airways (14.535 km en 17h et 40 minutes), suivie des liaisons Dubai-Auckland d’Emirates (14.200 km en 17h et 20 minutes), Los Angeles-Singapour d’United Airlines (14.100 km en 17 heures et 20 minutes) et Sydney-Dallas de Qantas (13.800 km). Singapore Airlines a assuré de 2004 à 2013 avec des Airbus A340 une liaison de plus de 15.000 km entre Singapour et New York, arrêtée pour des questions de coût, mais que la compagnie envisage de reprendre avec la nouvelle version de l’Airbus A350.

http://premium.lefigaro.fr 25/03/17.

 

Conjoncture

 

 France : la croissance devrait légèrement ralentir au premier semestre.

Par rapport à ses précédentes prévisions, publiées mi-décembre, l’Insee a revu en légère baisse sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour le premier trimestre, à 0,4% (contre 0,5% précédemment). Avec une progression identique au deuxième trimestre, l’acquis de croissance pour l’ensemble de l’année – à savoir la progression du PIB si la croissance des deux derniers trimestres était nulle – devrait selon l’Insee s’établir à 1,6% au 30 juin prochain (contre 1,7% dans la précédente prévision), soit un peu moins que le niveau de 1,7% que le gouvernement attend pour la totalité de 2018.

La consommation devrait freiner l’activité

L’activité économique en France devrait continuer d’être tirée par un investissement des entreprises dynamiques, tout en étant un peu freinée par une consommation des ménages en demi-teinte.

Toujours selon l’Insee, les créations d’emplois marchands accéléreraient un peu au premier semestre 2018 (+129.000), « essentiellement dans le secteur tertiaire, tandis que l’emploi non marchand se replierait de nouveau avec la diminution des emplois aidés ». L’emploi total progresserait ainsi de 113.000 postes sur le semestre. Après avoir très fortement diminué au dernier trimestre 2017, le taux de chômage resterait inchangé mi-2018 à 8,9%, en baisse de 0,5 point sur un an.

« À court terme, ce scénario est susceptible d’être affecté par les incertitudes politiques qui subsistent de part et d’autre de l’Atlantique », écrivent les auteurs de cette note. « Le retour éventuel de tensions inflationnistes pourrait aussi conduire à plus d’incertitude sur l’évolution de la politique monétaire américaine et la manière dont elle est accueillie par les marchés ».

www.boursier.com 20/03/18.

 

 La croissance repart, mais les salaires stagnent

Stewards d’Air France, employés des sociétés d’autoroutes Vinci…, depuis le début de l’année, la grogne des salariés monte. Mais, pour l’instant, la hausse des salaires reste « contenue » malgré la reprise économique, la baisse du chômage et les créations d’emplois. La croissance repart. Les créations d’emplois dans le secteur privé ont connu un pic, avec 268 800 emplois créés en 2017. Quant au taux de chômage, il a atteint début 2017 son plus bas niveau depuis 2009, à 8,9 %, faisant dire à la ministre du Travail que la décrue du chômage de masse était « amorcée ».

Dans le même temps, la « progression des salaires reste contenue », relève Bruno Ducoudré, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Traditionnellement, les économistes considèrent que la baisse du chômage entraîne une hausse des salaires. Dans sa dernière note de conjoncture publiée mardi, l’Insee considère que le taux de chômage « reste élevé » en France et qu’il « ne soutient pas encore fortement les hausses de salaire ». « Il peut y avoir un délai entre le moment où l’on commence à avoir suffisamment de créations d’emplois et des tensions sur les recrutements et le moment où cela commence à se voir dans les statistiques », fait valoir Bruno Ducoudré.

« À qui profite la croissance ? »

« La croissance repart, mais à qui profite la croissance ? L’argent ne ruisselle pas, il coule de tous les côtés, sauf pour les salariés. La mobilisation sur les salaires repart, c’est nouveau, et nous allons y contribuer », a lancé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, en début de semaine. Du fait de « réformes qui ont eu lieu depuis une trentaine d’années », « le développement des CDD, de l’intérim, du temps partiel, des petits boulots, qui va de concert avec les baisses de cotisations sociales », a aussi un impact, explique Bruno Ducoudré. « Les petits boulots précaires sont généralement moins bien rémunérés. Et, quand vous êtes à temps partiel ou en CDD, vous n’allez pas négocier des augmentations de salaire », développe-t-il. Si bien qu’« au fil des années et des réformes le pouvoir de négociation s’est érodé », ajoute-t-il. Cela allant de pair avec une « diminution de la représentation syndicale ».

Interrogée sur les revendications salariales qui pointent, la ministre Muriel Pénicaud a expliqué que c’était du ressort de la « négociation dans les entreprises ». « Il y a un équilibre à trouver entre les augmentations générales, qui concernent principalement les bas salaires, la performance individuelle, qui peut concerner tous les niveaux, mais aussi la performance collective », a-t-elle ajouté. Depuis quelques années, la tendance est à l’individualisation plutôt qu’à des augmentations générales. La loi Pacte portée par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, vise l’intéressement et la participation des salariés, notamment dans les entreprises de moins de 50 salariés.

Quant au smic, il a augmenté de 1,24 % au 1er janvier, selon la formule de revalorisation automatique, sans coup de pouce. Abordée dans le rapport du groupe d’experts rendu public avant Noël, la désindexation du salaire minimum – actuellement indexé sur l’inflation et sur le salaire horaire brut des ouvriers et des employés – est une idée abandonnée pour l’instant par le gouvernement.

www.lepoint.fr 24/03/18.

 

 Moral des ménages : stabilité en mars

Après une chute remarquée en février, le moral des ménages français est resté stable en mars, selon la dernière étude de l’Insee sur le sujet. Le trou d’air du mois dernier ne s’est pas renouvelé, ce qui sera un soulagement pour les observateurs.

Le moral des ménages s’est établi pour le mois de mars à 100, c’est à dire sa moyenne de long terme. Cet indicateur est calculé en fonction du solde d’opinions positives par rapport aux opinions négatives. Plusieurs catégories ont connu un rebond en mars, en particulier l’opinion des ménages sur leur situation future dont le solde a augmenté de 6 points — en février, cet indice avait perdu 5 points. Autres chiffres encourageants pour l’avenir, l’opinion des ménages concernant leur capacité d’épargne future a progressé d’un point.

Au rayon des déceptions, la part des ménages estimant opportun de réaliser des achats importants a perdu un point ; le solde d’opinion sur la capacité d’épargne actuelle recule lui aussi de deux points. Dans le même ordre d’idée, les ménages qui pensent que le niveau de vie futur en France s’est dégradé durant les douze derniers mois augmentent de deux points. Le solde d’opinion des ménages qui pensent que les prix vont augmenter dans les douze prochains mois perd 6 points. Pour ce qui concerne les catégories concernant le niveau de vie futur en France et l’évolution du chômage, le solde reste stable ou quasiment.

Le moral des ménages est une composante centrale dans la consommation : plus les ménages sont confiants dans l’avenir, plus ils sont susceptibles de consommer, en particulier des biens durables (automobile, immobilier). Peu après l’élection présidentielle de l’an dernier, le moral des ménages avait retrouvé ses niveaux d’avant la crise de 2008. Depuis, le niveau s’est un peu tassé mais il reste sur la ligne de la moyenne de long terme.

www.journaldeleconomie.fr 28/03/18.

 

Économie

 

 Paris est la ville européenne la plus attractive pour les investisseurs immobiliers

Paris n’aura pas été à la fête pour les investisseurs immobiliers pendant le quinquennat de François Hollande ! La ville pointait en effet à la cinquième place durant les cinq dernières années… pour repasser à la première place dans le cœur et le portefeuille des investisseurs, devant des métropoles aussi cotées que Madrid, Francfort ou Londres. Le cabinet CBRE pointe plusieurs raisons pour lesquelles Paris est revenue en force : l’élection d’Emmanuel Macron, le Grand Paris et l’organisation des Jeux olympiques en 2024 « ont permis à la France et notamment à Paris de recevoir un énorme coup de projecteur au niveau mondial », explique Fabrice Allouche, président du cabinet.

« La France et Paris bénéficient d’un contexte très favorable pour les investisseurs, qui s’intéressent de plus en plus à notre marché », ajoute-t-il. En 2017, ce sont plus de 6 milliards d’euros qui ont été investis à Paris, et 20 milliards en Ile-de-France. Sur l’ensemble de la France, les investisseurs ont dépensé 27 milliards d’euros par an sur les trois dernières années : cela représente 10% du montant total investi pour l’ensemble de l’Europe. Pour revenir à Paris, la sécurité financière de la capitale, ainsi que sa qualité de vie, en font un choix de prédilection pour les investisseurs.

Paris profite également des incertitudes qui entourent la grande rivale Londres, empêtrée dans le processus du Brexit. Le marché immobilier connait d’ailleurs au Royaume-Uni un ralentissement certain, même si le volume des investissements reste très élevé (29 milliards d’euros chaque année à Londres). Sur l’ensemble de l’Europe, les investissements se sont montés à 291 milliards d’euros l’an dernier, un record en la matière

www.journaldeleconomie.fr 19/03/18.

 

Ferroviaire

 

 Thalys a publié un chiffre d’affaires record pour 2017

La compagnie ferroviaire Thalys a publié lundi un chiffre d’affaires record pour 2017, en hausse de 11% à 509 millions d’euros, avec plus de 7 millions de voyageurs transportés.

Thalys, filiale à 60% de la SNCF et de 40% de la SNCB (Belgique), a transporté 7,2 millions de personnes entre la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Si la fréquentation globale s’inscrit en hausse de 7%, la progression est de 6% sur Paris-Amsterdam, de 14% sur Bruxelles-Amsterdam et de 5% vers l’Allemagne. Elle atteint 8% sur Izy, train low-cost entre Bruxelles et Paris inauguré en avril 2016.

Thalys explique ces performances par la reprise du tourisme européen et un contexte économique plus porteur, mais aussi « des campagnes volontaristes de promotion des différentes destinations, aussi bien loisirs que business ».

Stratégie européenne et généraliste

« Notre taux de croissance à deux chiffres est le résultat d’une stratégie résolument européenne et généraliste, visant à développer tant le voyage loisirs qu’un service de pointe aux professionnels », a commenté la directrice générale Agnès Ogier, citée dans le communiqué

www.challenges.fr 20/03/18.

 

Hôtellerie

 

 La France va-t-elle pouvoir loger ses touristes ?

L’an dernier, ce sont 819 hôtels qui ont baissé le rideau. Cela représente 25 303 chambres en moins, selon le cabinet d’études MKG Group, relayée par Le Figaro. « Quand bien même l’activité est très bonne, 2017 est la pire année depuis vingt ans en termes de fermeture d’hôtels », explique au quotidien Georges Panayotis, le président fondateur de MKG Group. Sur ces fermetures, aucune région ou forme d’hôtellerie ne sont épargnées : 135 hôtels de chaîne ont ainsi fermé en 2017.

La France ne compte donc plus que 17 728 hôtels. En 1995, on en recensait plus de 21 000, ce qui représente plus de 652 000 chambres. Pourtant, l’attrait des touristes pour la France ne faiblit pas, le pays reste la première destination mondiale. Pour 2017, le gouvernement table sur 88 à 89 millions de visiteurs étrangers et vise un objectif de 100 millions de touristes en 2020.

« Sa locomotive hôtelière est grippée »

Pour Georges Panayotis : « La France fanfaronne sur le nombre de touristes qu’elle accueille, mais sa locomotive hôtelière est grippée depuis une dizaine d’années. Elle n’aura bientôt plus les moyens de ses ambitions. » Et selon lui, « même les locations saisonnières comme Airbnb ne suffiront pas à compléter le manque ». Il n’est pas le seul à s’inquiéter des capacités hôtelières du pays. En 2017, relève Le Figaro, il manquait environ 10 000 chambres d’hôtel pour Paris et sa région, selon Christian Mantei le directeur général d’Atout France. Mais d’autres régions seraient aussi touchées par ce manque comme la Côte d’Azur, la Bourgogne, la Champagne ou le Val de Loire. Georges Panayotis déplore un problème « structurel » et prophétise : « À terme, Paris et la France perdront de leur attractivité. »

www.lepoint.fr 23/03/18.

 

Tourisme

 

 Le buzz des États-Unis : le tourisme bat des records à New York.

C’est peut-être encore un succès que Donald Trump essaiera de s’attribuer. Une chose est sûre, en tout cas : son élection n’a pas fait de tort au tourisme à New York. Big Apple a battu son record de fréquentation en 2017, avec 62,8 millions de visiteurs, selon les chiffres publiés par  NYC & Company , l’organisation de promotion du tourisme de la ville.

Cela représente une hausse de 3,8 % par rapport à 2016 et c’est la huitième année consécutive que New York bat son propre record. C’est aussi nettement supérieur – d’un million – aux prévisions les plus récentes, alors qu’il y a un an, les autorités tablaient pourtant sur un recul de 300.000 visiteurs.

Les Chinois en masse

La progression concerne à la fois les touristes américains et les touristes étrangers. Ceux-ci ont été 13,1 millions à visiter New York l’an dernier, soit 20,8 % du total (mais 50 % des dépenses). Le premier contingent de touristes vient du Royaume-Uni (1,2 million) comme depuis de nombreuses années. Mais les Chinois arrivent juste derrière, franchissant pour la première fois le cap du million, suivis des Canadiens.

Les professionnels craignaient un « effet Trump ». Son élection, en novembre 2016, aurait pu dissuader les touristes étrangers de choisir les Etats-Unis comme destination, d’autant qu’il a imposé une  interdiction d’entrée pour les ressortissants de plusieurs nations.

Il n’en a rien été, même si la situation de New York diffère du reste du pays. Selon les chiffres du Département du Commerce, le nombre total de touristes étrangers aux Etats-Unis a en effet reculé de 3,8 % à 55 millions, sur les neuf premiers mois de l’année 2017

Les prévisions pour 2018 sont optimistes : selon NYC & Company, un nouveau record devrait être battu, avec 65,1 millions de touristes. « Après l’élection, quand on a commencé à parler du décret anti-immigration, on a ressenti un effet immédiat sur le sentiment des gens, a expliqué Fred Dixon, PDG de NYC & Company. Mais nous avons appris une chose : pour les touristes étrangers, voyager est presque un droit. Ils passent outre la politique ».

www.lesechos.fr 21/03/18.

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