Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

Actualités

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  • 13 mars 2018
  • Par APST

Revue de presse économique du 1er au 10 février 2018

 

Lettre économique partenaires APST

Communication

Decathlon devient l’enseigne préférée des Français.

Le cabinet OC&C a livré son classement des enseignes préférées des Français. En 2017, cet indicateur a enregistré un fort mouvement sur le podium, Decathlon détrônant Amazon à la première place. Ce n’est pas une surprise pour le spécialiste de l’équipement sportif, dont le nom revient fréquemment en tête de ce genre de classements. L’étude, qui s’appuie sur un questionnaire rempli par 7 500 consommateurs, place Cultura (culture et loisirs) à la deuxième place, puis Picard en troisième position sur le podium.

La Fnac, principal concurrent d’Amazon en France, est quatrième du classement. L’enseigne de distribution culturelle et d’électronique devance donc le groupe américain, qui dévisse de quatre places par rapport au baromètre de 2016. Les cinq autres enseignes qui composent le top 10 sont Sephora (parfums, beauté), Grand Frais, Yves Rocher, Leroy-Merlin et Ikea qui ferme la marche. L’étude a également demandé aux participants de classer les enseignes selon leur activité. Pour ce qui concerne les grands magasins par exemple, ce sont les Galeries Lafayette qui arrivent en tête. Dans le secteur de l’habillement, les Français plébiscitent Etam ; pour la mode enfant, c’est Petit Bateau qui arrive en tête.

Decathlon est, fort logiquement, l’enseigne préférée des consommateurs dans la catégorie des vêtements et équipements sportifs. En bout de course, Amazon n’a sans doute pas grand chose à craindre de ce déclassement. L’enseigne reste très populaire parmi les Français, et cette dernière multiplie les promotions et les périodes de rabais pour multiplier les commandes et les revenus.

www.journaldeleconomie.fr 01/02/17.

 

Entreprises

Les créations d’entreprises atteignent leur record depuis 30 ans.

Jamais le nombre des créations d’entreprises (hors micro-entreprises) en France n’avait été aussi haut depuis 1987, c’est à dire depuis que l’Insee en mesure le niveau. En 2017, 349 000 entreprises classiques ont été créées. Et si l’on y inclue les micro-entreprises, le nombre de créations frôle les 600 000, soit 7 % de plus qu’en 2016. Panorama chiffré des créations d’entreprises en 2017.

Dans son étude annuelle, l’Insee détaille les créations d’entreprises de l’ensemble des activités marchandes non agricoles (industrie, commerce et ensemble des services) pour l’année 2017. Ce champ inclut les activités financières.

Cette hausse globale est notamment due au redressement des immatriculations sous le régime du micro-entrepreneur. Celles-ci augmentent de 9 % en 2017, soit 19 000 immatriculations supplémentaires, après une légère baisse en 2016 (– 0,3 %) et un fort recul en 2015 (– 21 %).

Par ailleurs, le nombre de créations d’entreprises classiques atteint 349 000 en 2017, soit le plus haut niveau depuis que l’Insee mesure et publie les créations d’entreprises (1987). Il dépasse notamment son niveau de 2008, pour la première fois depuis la mise en place du régime de l’auto-entrepreneur en 2009. En effet, les créations d’entreprises individuelles classiques s’accroissent de 6 % (152 000 en 2017 contre 142 000 en 2016) et celles de sociétés de 5 % (198 000  contre 189 000).

Au total pour l’année 2017, 591 000 entreprises ont été créées en France, soit 7 % de plus qu’en 2016. La part des micro-entrepreneurs dans le nombre total de créations augmente légèrement (41 % après 40 % en 2016) et celle des sociétés diminue faiblement (33 % après 34 %). Celle des entreprises individuelles classiques reste stable à 26 %.

L’attractivité des sociétés par actions simplifiées se confirme

En 2017, le succès des sociétés par actions simplifiées (SAS) se confirme de nouveau. Les SAS représentent en effet 60 % des créations de sociétés en 2017, après 56 % en 2016, 48 % en 2015 et 39 % en 201.

Les activités spécialisées, 1er secteur créateur d’entreprises

En 2017, c’est le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques qui participe le plus à la hausse globale. Avec 103 000 nouvelles entreprises en 2017, il représente 17 % de l’ensemble des créations. Il devient ainsi le premier secteur en nombre de créations d’entreprises, devant le commerce (99 000 créations) qui occupait la première place depuis le début des années 2000.

Les créations d’entreprises augmentent dans tous les autres secteurs d’activité, hormis dans la construction (-1 %) ainsi que dans toutes les régions excepté en Martinique et en Guyane.

Des créateurs d’entreprises individuelles de plus en plus jeunes

En 2017, l’âge moyen des créateurs d’entreprises individuelles est de 36 ans, contre 37 ans en 2016 et 38 ans en 2015. La part des moins de 30 ans parmi les créateurs d’entreprises individuelles augmente : elle est de 37 % en 2017, contre 35 % en 2016.

En 2017, les femmes ont créé quatre entreprises individuelles sur dix. Cette proportion est stable depuis 2015, alors qu’elle augmentait progressivement depuis 30 ans (29 % en 1987 et 33 % en 2000).

www.economie.gouv.fr 05/02/18.

 

Nouvelles Technologies

Commerce en ligne: vers plus d’égalité entre les consommateurs européens.

Le Parlement européen veut mettre fin au géoblocage

Un texte législatif relatif aux achats en ligne des citoyens européens est soumis ce mardi au Parlement européen. Son objectif? Mettre fin au géoblocage, c’est-à-dire permettre aux internautes européens d’effectuer des achats sur les sites de commerce en ligne dans n’importe quel pays, sans être redirigé automatiquement vers une version locale du site visité.

L’enjeu n’est pas mince sur le plan financier. Le commerce en ligne en Europe représente en effet 230 milliards d’euros par an. Rien que dans l’Hexagone, les Français ont dépensé en ligne 81,7 milliards d’euros en 2017, soit une progression de 14,3% sur un an, indique ce mardi la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Emmanuel Foulon, assistant parlementaire du député belge (PS) Marc Tarabella – en charge de la Protection des consommateurs européens – répond aux questions du Figaro pour décrypter le texte.

– Quel est l’intérêt de ce texte?

Le grand avantage, c’est de ne plus être discriminé. L’internaute pourra surfer sur n’importe quel site et ne sera pas redirigé vers un site de son pays d’origine. Par exemple, un Français qui part en vacances en Italie pourra louer directement sa chambre d’hôtel sur la plateforme italienne sans être redirigé vers le site français. Cela permet de profiter des avantages locaux, car un Italien loue moins cher une chambre dans son pays qu’un Français qui réserverait la même chambre mais depuis la France.

Vous avez des exemples précis en tête?

Je peux citer le cas de Disneyland Paris. Nous avons fait une enquête révélant que pour un séjour à l’hôtel de deux nuits et trois jours, une famille européenne payait en moyenne 865 euros si elle était française. Elle payait par contre, pour la même chambre, 1204 euros si elle était roumaine, 1114 euros si elle était espagnole et même 1339 euros si elle était italienne. Depuis cette enquête, Disney a finalement harmonisé ses prix. Les différences de prix sont surtout visibles pour les locations de chambres d’hôtel et de voitures.

Ce texte représente donc une bonne opportunité pour le consommateur?

Absolument, car on paie parfois plus cher selon le lieu d’où l’on réserve! Avec ce texte, les acheteurs européens auront une totale liberté et seront partout chez eux. L’idée c’est de dire: «Vous serez traité comme un local où que vous soyez en Europe pour la vente en ligne». Il n’y aura plus de discrimination en fonction de la localisation. Toutefois, l’acheteur doit être européen et le bien ou le service vendu doit être livré en Europe.

Les entreprises ont-elles aussi à y gagner?

Clairement. C’est intéressant pour les clients mais aussi pour les marques. C’est une aubaine pour les PME qui auront la possibilité d’exporter sans que les transactions soient géobloquées. Par exemple, s’il y a une promotion sur le site internet d’une marque dans un pays, un citoyen européen d’un autre pays pourra y avoir accès, ce qui n’était pas le cas jusque-là. Actuellement, le commerce en ligne est soit national, soit transnational: si on prend un e-client européen, il effectue plus d’une opération sur deux en dehors de l’Europe, même s’il n’est pas possible de le faire sur tous les sites. L’Europe perd des emplois et on pourrait gagner plus si toutes ces opérations s’effectuaient dans l’Union européenne. Selon une étude de la Commission européenne, avec la suppression du géoblocking, les consommateurs dépenseraient 400 millions d’euros par an en plus dans le commerce en ligne.

http://premium.lefigaro.fr 07/02/18.

 

Orange prépare le terrain à la 5G

Le coréen SK Telecom compte en faire la démonstration aux Jeux Olympiques d’hiver de Pyeongcheang dans quelques jours. Les américains AT & T et Verizon sont à couteaux tirés pour être les premiers à proposer de la 5G fixe à leurs clients.

Orange, le principal opérateur tricolore, ne pouvait pas rester silencieux sur le sujet. Le groupe ne se lance pas dans des annonces tonitruantes pour autant. Mercredi, il a simplement dévoilé… trois champs d’expérimentation pour préparer l’arrivée de la 5G. Une technologie qu’Orange ne compte pas déployer avant 2020 – et encore, progressivement.

La première expérimentation est menée en partenariat avec le spécialiste des essais et de la certification automobiles Utac Ceram. Elle consiste à déployer dès l’automne prochain sur le site de Linas-Monthléry une couverture 4G + et une infrastructure mobile 5G expérimentale pour  travailler sur les véhicules autonomes. C’est notamment la faible latence des réseaux 5G qui doit permettre aux voitures de demain de se passer de conducteur.

La seconde se fera dans le cadre des projets pilotes  lancés par l’Arcep sur la bande des 3,5 GHz. Orange a déposé un dossier pour tester la technologie et ses applications industrielles, à Lille et à Douai. L’opérateur compte, une fois les autorisations reçues, se lancer entre mi-2018 et mi-2019.

La troisième expérimentation vise à proposer aux particuliers et entreprises de la 5G fixe, c’est-à-dire un accès Internet très haut débit via un réseau radio, en lieu et place des lignes de cuivre ou de la fibre. Ce projet ne concerne toutefois pas la France, où l’opérateur mise sur le déploiement de la fibre jusqu’au domicile (FTTH).

Un test de 5G fixe sera réalisé au second semestre en Roumanie. Mais Orange estime, contrairement à ses alter ego américains, qu’il ne s’agira à moyen terme que d’une solution d’appoint et que la fibre reste l’infrastructure reine.

www.lesechos.fr 08/02/18.

 

Ressources Humaines

La rupture conventionnelle, jackpot pour les cadres.

Selon l’étude de la Dares, les cadres, mieux informés sur le droit du travail, seraient davantage en mesure de faire valoir leurs droits lors de négociations. Ils subiraient également moins le lien de subordination entre employeur et salarié.

Les cadres parviennent, grâce à leurs qualités de négociateurs, à toucher, par le biais de ruptures conventionnelles, des montants jusqu’à trois fois supérieurs aux indemnités légales de licenciement, selon une étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares )publiée mardi.

Les ouvriers et les employés ne touchent en moyenne qu’à peine 5% de plus que les indemnités légales avec la même ancienneté et le même dispositif.

Les ruptures conventionnelles introduites en juin 2008 sont des ruptures de contrats à durée indéterminée (CDI) signées d’un commun accord entre le salarié et l’employeur et donnant droit à des allocations chômage si le salarié a suffisamment cotisé.

En 2015, 360.000 demandes de ruptures conventionnelles ont été homologuées par l’administration, ce qui représente 14% de l’ensemble des fins de CDI, selon l’étude.

Des indemnités bien variées

Au même titre qu’un licenciement, le salarié perçoit une indemnité qui ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement – équivalente, depuis septembre 2017, à un quart de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années de travail puis à un tiers pour les années suivantes – ou à l’indemnité conventionnelle de licenciement, prévue par la convention collective de la branche.

Les cadres ayant de 5 à 10 ans d’expérience touchant une rémunération brute inférieure à 2.950 euros en 2015 (25% de l’ensemble des cadres) ont ainsi obtenu des indemnités médianes de 45% supérieures à l’indemnité légale. Cela représente des primes de départ de 4.277 euros à 8.555 euros.

Ceux qui ont touché une rémunération de 3.650 à 4.850 euros avec cinq ans d’expérience ont obtenu des indemnités correspondantes de 65% supérieures au minimum légal, soit une somme de 6.022 à environ 8.000 euros.

Pour les 5% les plus riches, avec une rémunération de 8.600 euros par mois, la moitié des salariés ont obtenu une indemnité de départ qui représente trois fois l’indemnité légale.

De grands écarts selon la fonction

Les ouvriers ou employés ayant cinq ans d’ancienneté et percevant une rémunération mensuelle brute de 2.000 euros ont reçu des indemnités de rupture équivalentes à l’indemnité légale (soit 2.000 euros).

Les techniciens, contremaîtres et agents de maîtrise se trouvent dans une situation intermédiaire. Ils ont touché des indemnités de rupture significativement supérieures aux indemnités légales mais inférieures à celles des cadres.

Un grande partie des écarts s’explique par les conventions collectives qui garantissent des conditions de licenciement extrêmement avantageuses pour les cadres. Ces accords permettent par exemple à cette catégorie de toucher un surplus d’indemnité de 40% (avec 3 ans d’ancienneté).

Les cadres ont une meilleure connaissance du droit du travail

Les cadres négocient également davantage individuellement, ce qui génère 27% du surplus d’indemnité. Chez les ouvriers, la négociation individuelle ne leur a permis d’obtenir que 3% de plus.

Pour expliquer ces écarts, l’étude explique que les cadres ont un meilleur accès à l’information et donc une meilleure connaissance du droit du travail. Ils seraient plus en mesure de faire valoir leurs droits lors de négociations. Ils pâtissent également moins du lien de subordination entre employeur et salarié.

Finalement, les ouvriers et employés prennent davantage l’initiative de leur rupture conventionnelle, ce qui s’apparente à une démission. Les cadres signent des ruptures lancées par les employeurs. Selon la Dares, il serait donc plus difficile pour les ouvriers ou employés de négocier leurs indemnités.

www.latribune.fr 01/02/17.

 

Sociétal

 La moitié des moins de 30 ans cohabitent avec leurs parents.

Après une diminution amorcée au milieu des années 1990, le taux de cohabitation avec les parents a de nouveau augmenté depuis le début des années 2000, apprend-t-on d’une étude de l’INSEE consacrée au « phénomène Tanguy ». Pour ses auteurs, cette progression est liée à l’« effet de structure », à savoir l’augmentation de la part des étudiants et des chômeurs dans la population.

Sans surprise, la cohabitation avec les parents devient plus rare avec l’âge. Si deux jeunes adultes sur trois cohabitent entre 18 et 24 ans, un sur cinq est dans ce cas entre 25 et 29 ans. L’explication de cette tendance est simple : la stabilité de l’emploi est un facteur clé pour obtenir un logement. La tendance opposée s’observe également : parmi les actifs de 25-29 ans, ceux qui cohabitent sont moins bien insérés dans l’emploi. Moins souvent cadres ou professions intermédiaires et plus souvent ouvriers, ils occupent également plus souvent des emplois à durée limitée et sont plus souvent au chômage.

www.journaldeleconomie.fr 02/02/18.

 

 L’écart de revenus entre les générations se creuse aux dépens des jeunes.

Le FMI déplore cet écart de revenus dont les jeunes sont les premières victimes.

« Une génération entière pourrait ne jamais s’en remettre ». Ces mots, ce sont ceux du FMI. Dans une étude dévoilée ce mercredi, l’institution déplore l’écart de revenus entre les générations en Europe qui s’est profondément creusé au détriment des jeunes, en onze ans.

Depuis 2007, l’inégalité moyenne de revenus au sein de l’Union européenne est restée globalement stable, mais en examinant de près les données, le Fonds monétaire international (FMI) a découvert que cette apparente stabilité résultait de deux tendances opposées: les revenus des jeunes de 18 à 24 ans -qui ont certes retrouvé leur niveau d’avant crise mondiale- ont stagné quand ceux des 65 ans et plus ont augmenté de 10% grâce à une bonne préservation de leurs retraites.

Réduction de charges sociales et crédits d’impôts

« Pour réduire le risque que les jeunes deviennent pauvres et souffrent de pertes de revenus à vie, faciliter leur intégration sur le marché du travail est essentiel », commente le FMI. Par conséquent, l’institution de Washington préconise des mesures incitatives pour embaucher les jeunes, incluant la réduction de charges sociales ou des crédits d’impôts pour les revenus les plus faibles.

« Une meilleure intégration des jeunes au marché de l’emploi requiert également l’amélioration et l’adaptation de leurs compétences », ajoute-t-elle. « Si l’on n’agit pas, une génération pourrait ne jamais s’en remettre », prévient Christine Lagarde, directrice du FMI dans un blog consacré à l’inégalité et à la pauvreté à travers les générations en Europe.

L’Allemagne et le Portugal en exemples

« Aujourd’hui, près d’un jeune sur cinq recherche toujours du travail en Europe », rappelle la dirigeante, soulignant qu’il ne s’agit pas d’opposer un groupe de population à un autre. « Construire une économie qui marche pour les jeunes crée des fondations plus solides pour tout le monde », estime-t-elle. « Et réduire les inégalités à travers les générations va de pair avec une croissance durable et une confiance retrouvée au sein de la société ».

De manière plus positive, Christine Lagarde cite l’exemple de l’Allemagne où les programmes d’apprentissage ont fait leurs preuves depuis longtemps pour intégrer de manière durable les jeunes au marché de l’emploi. « Un autre bon exemple », selon elle, est celui du Portugal, qui exempte le tout premier emploi des jeunes de taxes sociales pendant trois ans. « Même si le chômage des jeunes reste élevé, cette mesure va dans le bon sens », conclut-elle.

https://lexpansion.lexpress.fr 05/02/18.

 

Tourisme

 

 Le tourisme culturel dynamise les régions

Changeons la façon jacobine de voir les choses! Ce n’est plus seulement Paris qui attire les touristes sur la foi de son patrimoine et de ses musées, mais la France entière. Le mouvement d’ouverture et de restaurations de musées en région montre que le pays mise sur la culture pour faire vivre les territoires. En dépit de problèmes budgétaires lancinants dans les collectivités (les dépenses culturelles venant de l’État ne représentent plus que 26 % de l’ensemble, le reste étant à leur charge), villes, départements et régions misent sur le «soft power» et le tourisme culturel en espérant compenser un secteur industriel en perte de vitesse.

Le département de l’Aube, longtemps orienté vers le textile, vient ainsi d’ouvrir un musée retraçant la jeunesse de Napoléon, à Brienne-le-Château, près de Troyes. Nantes a refait son Musée des beaux-arts de fond en comble. Quant à la ville de Rodez, elle a transformé son image depuis l’ouverture, en 2014, du Musée Soulages (200.000 visiteurs).

Mobiliser plusieurs entités

«La réorganisation des régions opère une nouvelle répartition des patrimoines sur le territoire», affirme le ministère de la Culture. Il y a sept ans, six établissements – Le Louvre, Versailles, le Centre Pompidou, le Musée national de l’armée, le Quay Branly et le Musée d’Orsay -, tous situés en Île-de-France, recevaient plus d’un million de visites dans l’année. Ils représentaient, alors, 43 % de la fréquentation générale. Côté monuments, l’arc de Triomphe, la cathédrale de Paris ou la basilique du Sacré-Cœur tiraient également leur épingle du jeu, même si ces dernières étaient, et sont encore, d’accès gratuit. En province, seule l’abbaye du Mont-Saint-Michel pouvait se targuer de dépasser le million de visites.

Aujourd’hui, le petit club des lieux les plus fréquentés s’est élargi au château de Chambord, qui a fait une année record grâce, notamment, à la reconstitution de ses jardins à la française (un million de visiteurs). Et notre club parisien est désormais talonné par de grands établissements, qui sont en train de forger une identité culturelle régionale: Le Louvre-Lens, le MuCEM à Marseille, le Centre Pompidou-Metz et les Confluences de Lyon. L’an dernier, le Centre Pompidou-Metz a accueilli 345.549 visiteurs (en hausse de 15 %), les Confluences, 700.000 personnes, le Louvre-Lens, 450.000 et le MuCEM, 590.000.

Les bonnes performances tiennent bien sûr à l’offre culturelle, expositions ou événements, mais aussi aux changements d’habitudes des touristes. «Beaucoup de pays sont perçus comme dangereux. Du coup, les Français redécouvrent la France. Ils misent sur les courts séjours, mélangeant gastronomie, sport et visites de châteaux ou de musées», constate Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux. Outre les étrangers, les musées en région peuvent compter sur le public local. Le concept de saisons mobilisant plusieurs entités plaît beaucoup. Comme Lille3000 ou Normandie impressionniste (tous les trois ans, 1,6 million de visiteurs en 2016).

http://premium.lefigaro.fr 03/02/18.

 

 La gestion défaillante des stations de ski des Alpes pointée du doigt.

Le rapport de la Cour des comptes, publié ce mercredi, passe au crible les principales stations de ski dont Chamonix et Morzine. Il demande que les communes au sein d’un même domaine se regroupent et surtout qu’elles taxent plus les opérateurs.

Suivi patrimonial défaillant, insuffisance de moyens pour prendre en charge la négociation et le contrôle de contrats complexes face à des opérateurs de dimension nationale voire internationale, concessions excessivement longues : le  rapport annuel de la Cour des comptes, rendu public ce mercredi, étrille à nouveau la gestion des stations de ski françaises.

En 2011 déjà, les sages de la rue Cambon avaient fermement demandé aux élus de mieux s’organiser. Rien n’a changé depuis ou presque. « Plus des quatre cinquième des autorités organisatrices des domaines skiables des Alpes du nord sont des communes », souligne le rapport de la Cour des comptes, qui s’est penché sur la gestion de 17 domaines dont ceux de Chamonix, Megève, Morzine ou bien Les Gets. Elles affichent un chiffre d’affaires de 568,3 millions d’euros, soit 53 % du chiffre d’affaires global des remontées mécaniques des stations des Alpes du nord.

Ressources nouvelles

Sur les 36 communes examinées, 10 ont moins de 500 habitants, 17 moins de 2.000 habitants et 4 plus de 3.500 habitants, dont Chamonix qui, avec 8.997 habitants, est la plus importante. « Alors que leurs budgets peuvent dépasser ceux de certaines grandes villes, elles ne sont pas toujours en mesure de maîtriser l’ensemble des aspects de la gestion des équipements et de leur exploitation », pointe le rapport.

A la recherche de ressources nouvelles pour les communes, les experts demandent aux élus d’appliquer des dispositifs existants tels que les redevances d’occupation du domaine public. A Morzine, les exploitants n’en versent pas du tout.

Regrouper les communes

À Chamonix-Mont-Blanc, les contrats de délégation ne prévoyaient aucune redevance jusqu’en 2013, malgré l’exceptionnelle profitabilité du domaine délégué. Le renouvellement pour la période 2013 à 2053 ne marque pas de progrès significatif, avec une redevance inférieure à 6.000 euros en 2015

https://www.lesechos.fr 07/02/18.*

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