Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 13 mars 2018
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 au 20 février 2018

 

Lettre économique partenaires APST

Aérien

 

Retards et annulations : classement des aéroports français selon RefundMyTicket.

Sur l’ensemble des aéroports français, le taux de compensation, cumulant taux de retards de plus de 3 heures et taux d’annulations, est passé de 1,57% en 2016 à 1,32% en 2017, soit une amélioration opérationnelle de -15,9% en 2017 par rapport à l’année dernière. Bonne nouvelle donc !

Ce net progrès est principalement porté par le recul du taux d’annulations (0,95% en 2017 vs. 1,20% en 2016) ; le taux de retards de plus de 3 heures reste quant à lui stable par rapport à l’année dernière (0,36% en 2017 vs. 0,37% en 2016). Les retards de plus d’une heure, non pris en compte dans le calcul du taux de compensation, sont également en baisse d’un peu plus de -6%, touchant 3,77% des vols au départ d’un aéroport français en 2017.

La France reste en dessous des performances européennes

Malgré la forte amélioration de sa fiabilité opérationnelle en 2017, la France reste bien en dessous de la  moyenne en Europe, qui a enregistré un taux de compensation à 1,04% l’année dernière.

L’Hexagone poursuit en effet une évolution relativement identique à celle de l’Europe : le taux de compensation européen est lui aussi en baisse (-7,1% par rapport à 2016), porté principalement par le recul du taux d’annulations (0,69% en 2017 vs. 0,81% en 2016) et avec un taux de retards relativement stable (0,35% en 2017 vs. 0,32% en 2016).

Les taux de compensation des aéroports français

Dans le Top 5 des aéroports français les plus actifs, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle a nettement amélioré ses performances opérationnelles cette année, avec un taux de compensation en recul de -31% (0,91% en 2017 vs. 1,32% en 2016). C’est également le cas pour l’aéroport de Paris-Orly, qui affiche un taux de compensation à 1,51% en 2017 contre

1,95% en 2016 (-22%). En revanche, les opérations des aéroports de Lyon-Saint Exupéry et de Toulouse Blagnac se dégradent, avec des taux de compensation en hausse de respectivement +14,2% et +8,6%. Plus globalement, l’aéroport de Perpignan-Risevaltes a enregistré en 2017 la plus forte amélioration de sa qualité opérationnelle, avec un taux de compensation en baise de -44,2% (1,52% en 2017 vs. 2,73% en 2016). A l’inverse, l’aéroport de Rennes – Saint-Jacques voit ses opérations empirer sensiblement, puisque son taux de compensation affiche une hausse de +92,0% (2,98% en 2017 vs. 1,55% en 2016).

Les aéroports de Clermont-Ferrand Auvergne et Pau-Pyrénées sont les moins bons élèves du classement cette année, avec des taux de compensation de respectivement 3,69% et 3,14%. Dernier du classement l’année dernière, l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine gagne des places en  améliorant  fortement  ses  performances,  avec  un  taux  de  compensation  en  recul de -33,7%. La situation de Metz est assez particulière car son taux de compensation – qui, bien qu’il soit en baisse, reste à 2,86% – résulte uniquement de problèmes d’annulations fréquentes.

Les  aéroports  de  Paris-Orly,  Strasbourg  Entzheim,  Lyon-Saint  Exupéry  et  Bordeaux  – Mérignac affichent quant à eux les pires performances opérationnelles en termes de ponctualité générale (retards de +1h). A Paris-Orly, ce sont ainsi 6,7% des avions qui ont affiché un retard de plus d’une heure l’année dernière.

http://www.air-journal.fr 18/02/18.

 

 L’Union africaine a annoncé le 29 janvier 2018 la création d’un marché unique et libéralisé pour le transport aérien sur le continent.

L’objectif est d’améliorer la compétitivité entre compagnies, en leur facilitant la desserte de tous les aéroports. L’idée de ce marché aérien unique est née, il y a 30 ans à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.

La décision de l’Union africaine est historique, selon Mohamed Moussa, directeur général de l’Asecna, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar. « Cela va certainement entraîner des économies d’échelle extraordinaires pour les compagnies aériennes et se traduire par des bénéfices pour les usagers. Une telle politique ne peut conduire qu’à la diminution des coûts de transport et à l’amélioration de la connectivité sur l’ensemble du continent. Les facilités qui sont accordées aux compagnies aériennes africaines, en libéralisant ce marché, forment une possibilité importante, qu’enfin nous soyons capables d’anticiper sur les besoins réels des usagers africains, parce que c’est le trafic qui, en perspective, est le plus important dans l’avenir. ».

Une possibilité de sortir d’un endettement chronique.

Mis à part des groupes comme Ethiopian Airlines, qui bénéficie d’une gestion particulière que lui accorde l’Etat, la plupart des compagnies aériennes africaines aujourd’hui sont endettées. La création du marché unique aérien sur le continent peut leur faciliter le retour à l’équilibre. Mais il y a une condition à cela, estime Mohamed Moussa. « La mise en commun des moyens. Il est évident qu’aujourd’hui, si chaque pays décide de faire sa compagnie aérienne, nous allons vers la catastrophe. Un marché unique signifie un marché organisé, avec de grands ensembles dans lesquels les intérêts des uns et des autres sont pris en compte. Il y a beaucoup de compagnies aujourd’hui autour desquelles l’Afrique peut se réorganiser. ».

Un marché unique favorable aussi aux compagnies privées.

La mise en commun des moyens entraînerait la diminution des charges pour les compagnies aériennes et donc la baisse des prix du billet d’avion. L’existence d’un marché unique aérien aurait pu éviter bien des tracasseries à une compagnie comme Asky Airlines, lancée il y a près de 15 ans en Afrique de l’Ouest et dont le premier vol commercial a eu lieu en 2010. Gervais Koffi Djondo, fondateur de ce groupe privé. « Lorsque Asky a commencé, Dakar a interdit qu’Asky vienne atterrir chez lui. Il a fallu que le président Macky Sall soit là et je suis allé le voir, il m’a réglé ce problème le même jour. Certains pays nous ont laissés traîner un an, d’autres nous ont laissés traîner 6 mois. Aujourd’hui ça va, même si on doit faire quelque chose, on ne le fait plus comme avant pour mettre l’autre en difficulté. ».

Le marché unique aérien africain compte 23 pays à sa création, dont seulement l’Egypte pour la partie nord du continent. Autre défi pour les compagnies aériennes africaines : prendre leur part dans le trafic international. Le continent est encore aujourd’hui en marge du système aérien mondial.

www.rfi.fr 12/02/18.

 

Conjoncture

 

 Les défaillances d’entreprises en baisse.

Le nombre de défaillances d’entreprises a baissé de 7,6% sur les 12 mois achevés fin novembre, a annoncé vendredi la Banque de France dans un communiqué. Au total, 54.445 entreprises ont fait l’objet d’une procédure de sauvegarde, ont été placées en redressement judiciaire ou mises en liquidation sur cette période, contre 58.918 un an auparavant. La banque centrale, sur la base de données encore provisoires, prévoit par ailleurs une baisse des défaillances de 6% à fin décembre.

Dans le détail, les défaillances cumulées ont reculé de 17,9% dans les activités immobilières et de 13,6% dans la construction. Elles ont aussi fortement baissé dans les secteurs des conseils et services aux entreprises (-9,4%) et de l’hébergement et restauration (-7,4%). Par ailleurs, la hausse des défaillances dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche a continué de ralentir (+3,7% à fin novembre, contre +4,2% à fin octobre). Par taille d’entreprise, les défaillances ont diminué de 7,6% pour l’ensemble des PME, même si dans cette catégorie, elles ont progressé de 5,2% pour les petites entreprises.

Sur le segment des entreprises de taille intermédiaire et des grandes entreprises, elles ont augmenté avec 15 défaillances de plus sur un an.

http://premium.lefigaro.fr 10/02/18.

 

La moitié des Français estiment que leur pouvoir d’achat baisse.

Il faut toujours écouter le consommateur. Plus encore que l’électeur, qui a moins l’occasion de s’exprimer, ce qu’il ressent ou fait en dit long sur l’état d’un pays. Ainsi, le chaos provoqué récemment par les promotions sur le Nutella chez Intermarché a montré combien le pouvoir d’achat reste un sujet brûlant en France. On s’est battu pour acheter son pot de pâte à tartiner 1,40 euros contre 4,50 euros habituellement dans les hypermarchés de l’enseigne. Et ce n’est peut-être pas aussi surprenant que cela.

En effet, l’Observatoire Cetelem, qui porte 17 pays en Europe, a publié mardi 6 février son baromètre annuel sur le moral des consommateurs. Et il apparaît clairement que notre pays se distingue sur ce sujet même quand l’inflation est sous contrôle. Selon Kantar TNS, qui a questionné 1.200 Français en octobre 2017, 48% d’entre eux estiment que leur pouvoir d’achat a baissé au cours des 12 derniers mois alors que 13% ont perçu une hausse. Les autres n’ayant rien remarqué de particulier avec leur porte-monnaie… « La France est le pays le plus marqué en Europe par ce biais négatif, affirme Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem. Et cela, bien que le pouvoir d’achat ait augmenté de 1,6 % l’an dernier, selon l’Insee. »

Presqu’un consommateur sur deux convaincu qu’il dispose de moins d’argent alors même qu’il juge que la situation du pays s’arrange… Attention danger pour le gouvernement ! Car ce sentiment illustre la défiance des Français vis-à-vis des dirigeants politiques qui, depuis plusieurs mois, tentent de les convaincre du contraire avec un gel des hausses d’impôt, voire une baisse des prélèvements. Même quand les cotisations salariales diminuent et que le chômage reflue, ils n’y croient pas. Certes, la suppression de la taxe d’habitation, annoncée pour cette année, va faire du bien au portefeuille. Mais, en même temps, des taxes augmentent, comme sur les carburants, et il est question d’en créer, par exemple pour financer le Grand Paris en demandant aux touristes de mettre la main au portefeuille.  « Le prix de l’essence a un impact direct sur la psychologie du consommateur, rappelle Flavien Neuvy.

www.challenges.fr 13/02/18.

 

Économie

 

L’économie française a créé plus de 200.000 emplois nets en 2017.

Croissance au plus haut, chômage en baisse… Les voyants sont au vert. Au quatrième trimestre 2017, 53.300 emplois ont vu le jour, après une création de 49.600 emplois sur le trimestre précédent. L’économie française a ainsi généré 253.500 postes salariés nets dans le secteur privé sur l’ensemble de l’année, selon une première estimation de l’Insee. Cela représente une hausse de 1,3% sur un an. Le secteur privé employait 19,27 millions de salariés fin 2017, un record. Des chiffres qui traduisent ainsi une légère accélération du marché de l’emploi. Pour rappel, l’Hexagone a constaté la création de 234.500 postes en 2016 et 129.700 en 2015.

Dans le détail, ce sont les services marchands qui observent la plus forte augmentation (+1,9% sur un an) et s’imposent comme la locomotive de cette performance. Hors intérim, le secteur tertiaire a créé 178.000 postes sur l’année, tandis que l’intérim a généré 45.500 emplois. Avec un effectif total de 734.400 postes, l’intérim a donc atteint un record.

Ces chiffres sont-ils de bon augure pour l’année 2018, permettant ainsi une baisse du chômage? Difficile à dire pour l’heure. La ministre du Travail s’est néanmoins révélée optimiste, au micro de LCI lundi soir. Muriel Pénicaud a déclaré qu’elle tablait sur une baisse sensible et «durable» du taux de chômage «vers la fin de l’année et surtout en 2019» grâce aux «réformes structurelles» engagées par le gouvernement. Sur l’ensemble de l’année 2017, le chômage a reculé de 0,3%, selon les données de Pôle emploi.

http://premium.lefigaro.fr 13/02/18.

 

Ressources Humaines

 

 A l’heure de la reprise, les salaires augmentent peu.

Si on en croit les dernières statistiques du ministère du Travail, le salaire mensuel de base a légèrement augmenté l’année dernière : à peine 1,3%, c’est-à-dire au même niveau qu’en 2016, Ce n’est pas beaucoup, surtout si on regarde l’inflation. Sans le tabac, les prix ont augmenté de 1,1% sur un an. On est presque dans un jeu à somme nulle.

On aurait pu penser qu’avec le retour de la croissance, les employeurs seraient plus généreux avec leurs employés pour les garder, les motiver, mais aussi pour recruter. Beaucoup se plaignent de ne pas trouver les compétences nécessaires pour honorer les carnets de commande qui se remplissent. En réalité, quand on regarde dans le détail, les données du ministère, on voit qu’il y a un bémol. Elles ne prennent pas en compte les primes. Or, avant d’augmenter les salaires de base, les employeurs préfèrent distribuer des primes. Et comme il y a encore un fort chômage (plus de 9% ces derniers mois) ils mettent surtout en avant la qualité de l’emploi en offrant des CDI plutôt que des CDD. Sur un an, les embauches en CDI ont progressé de plus de 14%.

Des secteurs s’en sortent mieux que d’autres

Sans surprise, avec la numérisation de l’économie, dans l’informatique, les nouvelles technologies, les rémunérations s’envolent. Il y a un mois le cabinet de recrutement international Robert Half publiait une étude sur les salaires. Les plus fortes augmentations sont dans le conseil (+17%), le retail, c’est à dire le commerce (+11%) mais aussi dans la finance (+10%). Le cabinet remarquait aussi qu’avec le Brexit et la concurrence des banques étrangères qui viennent s’installer en France, les banques françaises sont poussées à mettre la main à la poche. Dans la construction, où l’activité retrouve ses niveaux d’avant la crise de 2008, les salaires ont aussi tendance à augmenter.

www.francetvinfo.fr 14/02/18.

 

Le taux de chômage au plus bas depuis 2009.

le taux de chômage, publié tous les trois mois par l’Institut de la statistique, a baissé en France de 0,7 point, de 9,6 % de la population active à 8,9 %, Dom compris. C’est son plus bas niveau enregistré depuis 2009. Jusqu’à présent, l’Insee tablait sur un taux de 9,4 %… mi-2018.

Cette forte baisse est de même ampleur pour la seule France métropolitaine. Le nombre de demandeurs d’emploi au sens du Bureau international du travail (BIT) y a diminué de 205 000 en trois mois. Toutes les tranches d’âge bénéficient de l’embellie, souligne l’Insee. Le chômage de longue durée recule lui aussi nettement. La croissance assez soutenue observée depuis fin 2016 finit donc par payer. En un an, par rapport à fin 2016, le chômage a reculé de 1,1 point en métropole

La baisse du taux de chômage intervient après que l’Insee a annoncé, mardi, la création de 253 000 emplois dans le secteur privé en 2017, dont 53 000 sur les trois derniers mois de l’année. Un chiffre meilleur que celui de 2016, année pendant laquelle le secteur marchand avait généré 234 000 emplois de plus qu’il n’en avait détruits.

Cela fait donc maintenant trois ans que la sphère privée recrée des emplois à un rythme qui n’a cessé d’accélérer. La croissance française a a priori atteint 1,9 % en 2017, portée par la conjoncture mondiale et celle de la zone euro, où l’activité a progressé de 2,5 %. Elle devrait se maintenir en 2018, voire légèrement accélérer, selon la plupart des économistes.

www.lepoint.fr 16/02/18.

 

 Preuve que la réforme des retraites de 2010 a été utile, 2 seniors sur 3 travaillent encore à 60 ans.

Désormais, les Français partent en moyenne à la retraite à 61 ans et 10 mois. Soit plus d’un an plus tard qu’en 2010. C’est la conséquence des réformes des retraites.

Les réformes ont un effet incontestable sur la retraite des Français. Selon une étude officielle de la Drees (Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques), qui dépend du ministère de la santé, l’âge moyen conjoncturel de départ à la retraite s’est élevé à 61 ans et 10 mois fin 2016. Il est en hausse constante depuis 2010, où il n’était que de 60 ans et 6 mois. Plus frappant encore, à l’âge de 60 ans, seulement 30% des Français étaient à la retraite fin 2013, alors que fin 2010, ils étaient 64% dans ce cas! Et le taux de retraités à 65 ans commence lui aussi à reculer, passant de 94% en 2015 à 91% en 2016.

Cet allongement très net de la vie active est la conséquence directe de la réforme Woerth des retraites de 2010. Cette dernière a relevé de 60 à 62 ans l’âge légal de départ, c’est-à-dire l’âge à partir duquel les actifs ont le droit de prendre leur retraite. Un relèvement qui s’est fait progressivement, de 2011 à 2017. Une autre mesure de la réforme a également joué tout récemment: depuis 2016, il faut avoir atteint 67 ans, et non plus 65 ans, pour ne plus subir de décote de pension (en cas de nombre insuffisant de trimestres cotisés).

La France à la traîne des pays européens

Entre 2004 et 2010, l’âge moyen de départ à la retraite avait en revanche reculé de 2 mois, à cause de la mise en place du dispositif «carrières longues» (qui permet aux actifs ayant commencé à travailler jeunes et ayant tous leurs trimestres de cotisation de partir avant l’âge légal) et du fait de l’amélioration des carrières des femmes (un nombre croissant d’entre elles ayant validé suffisamment de trimestres pour pouvoir partir à taux plein plus tôt). D’ailleurs, encore aujourd’hui, les femmes partent plus tard que les hommes: 62 ans et un mois contre 61 ans et six mois.

À l’avenir, il y a fort à parier que le recul de l’âge moyen de départ se poursuivra. La réforme Touraine de 2014 a décidé un relèvement progressif (à compter de 2020) de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein, et ce pour atteindre les 43 ans en 2035, contre 41,5 ans actuellement ; l’accord trouvé en 2015 par les partenaires sociaux sur les retraites complémentaires crée de surcroît un système de bonus-malus, applicable à partir de 2019, qui incite fortement à travailler 4 trimestres de plus que la durée fixée pour le régime de base afin de ne pas subir de décote de 10% de sa pension pendant 3 ans. En revanche, pour le moment, l’actuel gouvernement n’a pas le projet de repousser davantage l’âge de départ. La réforme en préparation vise surtout à réduire les disparités, en posant le principe qu’un euro cotisé garantirait à tous les mêmes droits à pension.

Malgré ces ajustements, la France reste un des pays européens où les actifs prennent leur retraite le plus tôt. Si le taux d’emploi des personnes de 55 à 59 ans est similaire dans l’Hexagone à celui du reste de l’Europe, il est de 25% pour les 60-64 ans dans l’Hexagone et de 39% dans la zone euro. Et comme l’espérance de vie s’allonge, le temps passé à la retraite par les Français devrait seulement «baisser un peu» pour les générations 1951 et les suivantes, malgré une entrée en retraite plus tardive, estime la Drees. Jusqu’alors, ce temps avait même progressé.

http://premium.lefigaro.fr 15/02/18.

 

Tourisme

 

 Pour les vacances d’hiver, les Français vont privilégier… la France.

Quitter la grisaille pour dévaler les pentes neigeuses ou visiter une capitale européenne? 17% des Français ont prévu de partir en vacances au cours des congés scolaires, qui ont débuté vendredi pour la zone C, selon le dernier Baromètre «Les Français et les vacances», réalisé par OpinionWay pour Mondial Assistance (*). Les intentions de départs pour cette période retrouvent ainsi le niveau de 2015, après une forte hausse en 2016 (à 26%). «Globalement les intentions de départ restent plutôt stables», nuance Mondial Assistance.

Le budget? Il s’établit à 928 euros, en moyenne, cette année. Ce panier marque ainsi un très léger recul de 3%, par rapport à la même période l’an dernier. À titre indicatif, le budget moyen atteignait 1023 euros, en février 2016. Mondial Assistance constate tout de même que ces vacances d’hiver s’annoncent comme les plus coûteuses de l’année. Un quart des Français ayant prévu de partir en vacances tablent sur un budget de plus de 1200 euros. Un constat qui s’explique essentiellement par le coût des sports d’hiver, destination de prédilection, souligne Mondial Assistance.

Dans le détail – pour ceux qui ont prévu de partir – , sept Français sur dix ont décidé de rester en France pour ces vacances, pour une durée moyenne de séjour de sept jours. Le type de congés privilégié reste «chez des proches (famille, amis)», mais les sports d’hiver connaissent une progression importante de 16% par rapport aux congés de Noël. Un voyageur sur quatre prévoit ainsi de partir au ski, ce mois-ci. Objectif, outre dévaler les pistes, «déguster une fondue», «se détendre dans un spa», ou encore «faire de la randonnée en raquette».

Les Alpes sont désignées comme le massif préféré. OpinionWay appelle néanmoins à la prudence sur l’interprétation de ces derniers résultats, dans la mesure où le nombre de répondants à cette question est faible. Ils semblent néanmoins confortés par les données de lastminute.com, que nous avons pu recueillir. De fait, les stations alpines Valfréjus, Val Cenis, Les Menuires, Les Orres et La Norma apparaissent comme les cinq destinations les plus plébiscitées, par les internautes, pour ces vacances scolaires. De là à exclure les autres massifs hexagonaux, loin de là. Le massif des Vosges, par exemple, avec Gérardmer apparaît comme une des destinations favorites des utilisateurs du comparateur d’hôtels Trivago et du site HomeToGo.fr (NDLR: ce dernier étant, plus spécifiquement, un comparateur de locations de vacances). Durée moyenne du séjour? Entre quatre à sept jours selon les comparateurs.

Londres reste favorite.

Et ceux qui auront peu, voire pas de congés? Ils semblent se tourner davantage vers l’Île-de-France – puis la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Normandie -, constate Weekendesk, spécialiste de la réservation de courts séjours et de week-end. Objectif, visiter la capitale ou aller au parc Disneyland Paris, situé à Marne-la-Vallée, corroborent les résultats de Trivago.

De nombreuses métropoles européennes – comme Amsterdam, Barcelone, Rome ou Lisbonne – sont également choisies par les Français pour des séjours de courte durée, sous forme de «city break», constate John-Lee Saez, directeur général de Kayak Europe. La capitale britannique reste, à ce titre, une destination encore très largement plébiscitée, si l’on se fie aux classements de Skyscanner, Trivago et Kayak.fr. Du côté du SETO (Syndicat des Entreprises de Tour Operating), ce sont les îles Canaries qui arrivent en tête du podium, suivie du Maroc, de l’Italie et de la Finlande. Pour ces vacances d’hiver, les destinations moyen-courriers affichent ainsi une croissance de 26.9%, par rapport à l’an dernier, constate le syndicat.

À l’échelle mondiale, les destinations long-courriers restent sensiblement les mêmes que l’an dernier, s’est aperçu Kayak.fr. Bangkok, New York, Los Angeles, Montréal figurent ainsi toujours dans le top 10. Des résultats qui semblent confirmés par le Top 10 établi par le SETO. La République dominicaine apparaît cependant comme la destination phare. «Pour ces vacances d’hiver, les Français partent en moyenne pendant 9 jours vers des destinations long-courriers», abonde John-Lee Saez. De son côté, Comptoirs des Voyages constate que quatre destinations se distinguent. L’Afrique subsaharienne, avec des pays comme la Tanzanie affiche une progression de 60% par rapport à l’an dernier. «Le Cambodge aura vraiment été plébiscité pour ces vacances (+110%)», nous rapporte le président Alain Capestan dans un communiqué. Même constat pour la Jordanie et le Maroc dont les progressions sont similaires.

http://premium.lefigaro.fr/ 17/02/18.

 

Maroc : le tourisme a atteint son année record avec 11,35 millions de visiteurs.

Le Maroc a connu un nombre record de touristes en 2017 avec 11,35 millions de visiteurs, soit 10% de plus que l’année précédente.

Cette progression concerne les principaux marchés émetteurs du royaume (France, Espagne, Allemagne), alors que les « marchés émergents » comme la Chine et le Brésil ont enregistré de « fortes croissances », a précisé dans un communiqué le ministère du Tourisme.

Les recettes touristiques en devises ont, elles, atteints 69,7 milliards de dirhams en 2017 (6,16 milliards d’euros) contre 64,2 milliards de dirhams (5,67 milliards d’euros) une année auparavant.

Selon ce bilan officiel, le volume des nuitées a également augmenté de 15% pour un taux d’occupation de 43%, soit trois points de plus qu’en 2016.

Les plus fortes croissances ont été enregistrées à Fès (nord), Ouarzazate (sud), Tanger (nord) et Marrakech (sud), a ajouté le ministère marocain, qui s’est félicité de cette « année exceptionnelle ».

La croissance de ce secteur clé de l’économie marocaine intervient après plusieurs années de quasi-stagnation.

Le tourisme marocain a notamment bénéficié en 2017 d’un renforcement des liaisons aériennes, avec de nouvelles lignes vers l’Europe lancées par des compagnies low-cost, et plusieurs vols intérieurs opérés par la compagnie nationale Royal Air Maroc.

Le tourisme représente 10% de la richesse du royaume et constitue son deuxième employeur, après l’agriculture. Avec les exportations et les transferts financiers des Marocains vivant à l’étranger, il est l’une des principales sources de devises du pays.

www.afriquinfos.com 12/02/18.

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