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  • 15 août 2015
  • Par APST

Revue de presse économique du 15 août 2015

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

1er au 15 Aôut 2015

Démographie.

Population : le Nigeria devant les Etats-Unis d’ici 35 ans, selon l’ONU.

Alors que la population mondiale devrait atteindre près de 10 milliards d’individus d’ici à 2050, l’essentiel de cette croissance se fera en Afrique, notamment au Nigeria, selon un rapport de l’ONU, mercredi.
Le Nigeria est le pays dont la population augmente le plus rapidement, indique un rapport du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DAES), publié ce mercredi 29 juillet 2015. L’Afrique est le continent qui va participer le plus à la croissance de la population mondiale, dans les prochaines années, qui atteindra 8,5 milliards d’ici à 2030, selon les estimations onusiennes.
Selon l’étude, intitulée « Perspectives démographiques mondiales : révisions 2015 », le Nigeria devrait passer devant les Etats-Unis et devenir le troisième pays le plus peuplé au monde d’ici à 35 ans.
Dans le reste du monde, l’Inde devrait passer devant la Chine, alors que les deux pays constituent respectivement 18 et 19% de la population mondiale avec plus d’un milliard habitants chacun.
La moitié de la croissance.
« L’essentiel de cette augmentation de la population mondiale peut être attribué à une liste réduite de pays à fécondité élevée, principalement situés en Afrique, ou aux pays dont les populations sont déjà importantes », rapporte le texte. Au cours des 35 prochaines années, le continent africain, qui a actuellement le taux de croissance le plus élevé, devrait constituer plus de la moitié de la croissance de la population mondiale.
Alors qu’aujourd’hui, le Nigeria est le seul pays d’Afrique des 10 pays les plus peuplés, sur les neuf qui vont être responsables de la moitié de la croissance de la population, cinq devraient appartenir au continent africain. Il s’agit du Nigeria, de la République démocratique du Congo, de l’Ethiopie, de la Tanzanie et de l’Ouganda.
D’ici 2050, six pays devraient avoir une population de plus de 300 millions d’habitants : la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Nigeria, le Pakistan et les Etats-Unis. Parallèlement à cette croissance, la population mondiale va vieillir notamment en Europe où, d’ici 2050, 34% de la population aura plus de 60 ans tandis qu’ils seront 25% en Amérique Latine, dans les Caraïbes et en Asie.
www.afrik.com 01/08/15.

Droit.

Le Conseil Constitutionnel annule la réforme des indemnités de licenciement.

Le Conseil Constitutionnel annule la réforme des indemnités de licenciement Les modalités de plafonnement des indemnités de licenciement reconnu sans causes réelles et sérieuses ont été invalidées par le Conseil constitutionnel.
Les syndicats ont obtenu gain de cause contre le gouvernement à propos de la réforme des indemnités accordées par les prud’hommes lorsqu’ils jugent un licenciement abusif. Plusieurs centrales avaient annoncé leur intention de saisir le Conseil Constitutionnel pour contester cette mesure phare de la Loi Macron qui vise à établir un barème en fonction de l’ancienneté des salariés, mais aussi de la taille des entreprises. Le premier critère a été validé par les Sages, mais pas le second en ce qu’il « ne présente pas un lien avec le préjudice subi par le salarié ». Cette décision ne remet pas en cause le principe de plafonnement des indemnités mais le gouvernement devra donc revoir sa copie afin d’en corriger les modalités.
Pas d’assouplissement de la Loi Evin.
A l’origine, un seuil d’effectif était fixé à 20 personnes en-dessous duquel les enveloppe ne devait pas dépasser un montant équivalent à six mois de salaire dans le cas d’une ancienneté inférieure à 15 ans (et un an de salaire maximum au-delà de quinze ans). Dans les entreprises plus grandes (+ de 20 salariés), l’indemnité maximale était fixée à 10 mois de salaires pour les personnels excipant d’une ancienneté de moins de 15 ans, et jusqu’à 20 mois au-delà.
La Conseil Constitutionnel a également remis en cause d’autres dispositions dont il considérait qu’elles n’avaient pas leur place dans la Loi Macron dite de « Croissance, d’Activité et d’Egalité des Chances Economiques », un texte souvent qualifié de « fourre-tout ». Au nom de spricnipes constitutionnels qui interdisent le mélange des genres dans un même texte législatif, les « juges » ont notamment rejeté la réforme de la Chambre de Commerce et d’Industrie, et les mesures destinées à assouplir le droit à la communication sur l’alcool.
www.creation-entreprise.fr 06/08/15.

Economie.

982.000 auto-entrepreneurs, +8,6% en 2014.

Un total de 982.000 auto-entrepreneurs était recensé fin 2014 en France, soit 78.000 de plus qu’un an plus tôt, selon les données publiées jeudi par l’Acoss, l’agence centrale des organismes de Sécurité sociale.
Le rythme de progression, +8,6%, est comparable à celui observé depuis deux ans après la forte hausse liée à la montée en charge du dispositif, souligne-t-elle. Sur le total, un peu plus de 58% (574.000) étaient économiquement actifs fin 2014, une proportion quasi stable sur un an. Ils ont déclaré un chiffre global pour le quatrième trimestre de 1,9 milliard d’euros, en hausse de 6,7% sur un an, soit une moyenne de 3.290 euros (-1,7%) par tête.
Tous les secteurs d’activité ont enregistré une progression du nombre d’auto-entrepreneurs « économiquement actifs » sur un an, les plus fortes hausses provenant des transports (+25%), de la santé (+20%), des activités sportives (+17%) et du nettoyage (+17%).
http://premium.lefigaro.fr 01/08/15.

Airbnb, BlaBlaCar… Quand les particuliers concurrencent les pros du tourisme

C’est l’hôtel le plus grand de l’Hexagone, avec une capacité d’accueil supérieure à celle du Stade de France. La nuit du 11 juillet, 112.000 voyageurs ont séjourné dans un logement Airbnb. Un record absolu pour le site américain de locations d’appartement entre particuliers. «En juillet, la France a accueilli deux fois plus de voyageurs que l’an dernier», se félicite Nicolas Ferrary, patron d’Airbnb France.
Cette performance, il la doit surtout aux Français. «En juillet 2014, 31 % des voyageurs Airbnb en France étaient français. En juillet 2015, ils sont 44 %!», souligne-t-il. Et la France est leur destination phare (44 % des réservations). Pour les particuliers, c’est une manière d’arrondir leurs fins de mois, voire d’amasser de petits pactoles, mais aussi de vivre autrement.
Le phénomène n’inquiète pas que les hôteliers. Les particuliers font feu de tout bois pour mettre à profit ce qu’ils ont et ce qu’ils savent faire: ils louent ou partagent leur voiture ou leur bateau, mettent leur jardin à disposition des campeurs et proposent à des vacanciers de les accueillir à leur table ou encore de leur faire découvrir leur quartier. Bref, plus besoin de résidence de vacances ou de camping, de location de voiture ou de train, de réservation de restaurant ou de guide pour passer de bonnes vacances. Et encore moins d’agence de voyages. Un ordinateur ou un smartphone suffit!
«Dans deux-trois ans, on peut penser que Airbnb proposera plus de chambres que toute l’hôtellerie fran­çaise ! Cela crée une profonde injustice fiscale et réglementaire. Il faut que le gouvernement protège les entreprises»
Créée en 2012, la start-up bordelaise a levé en janvier 550.000 euros auprès d’investisseurs privés, parmi lesquels des pros de cette «économie du partage», entre autres, les fondateurs de BlaBlaCar et celui du site Entreparticuliers.com. «Nous visons 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, grâce à notre lancement en Espagne, contre 1,8 million en 2014, confie Benoît Panel, cofondateur du site.
Incontournable du covoiturage, BlaBlaCar, fondé en 2006, revendique 20 millions de membres dans 19 pays, et 350 salariés. Son président fondateur, Frédéric Mazzella, s’attend à une hausse de l’activité de 40 %, entre le 15 juin et le 15 septembre.
Aujourd’hui, ses conducteurs sont à 32 % des cadres et à 14 % des étudiants, ce qui était loin d’être le cas au début. Ses utilisateurs, âgés de 29 ans en moyenne en 2010, en ont 34 aujourd’hui.
Cette nouvelle concurrence fait grincer des dents les professionnels du tourisme. «Sous le nom de collaboratif ou de partage, tous ces sites détruisent le marché et l’emploi, assure Roland Héguy, président de l’Umih, premier syndicat d’hôteliers, cafetiers et restaurateurs. Dans deux-trois ans, on peut penser que Airbnb proposera plus de chambres que toute l’hôtellerie française! Cela crée une profonde injustice fiscale et réglementaire. Il faut que le gouvernement protège les entreprises.»
Paris, la ville la plus visitée au monde, cristallise les inquiétudes. Selon François Navarro, directeur général du Comité régional du tourisme (CRT) Paris Île-de-France, 8 % des touristes (français et étrangers) séjournent désormais dans des hébergements non marchands.
Et de son côté, Didier Le Calvez, à la tête du palace parisien Le Bristol, ne décolère pas: «Les hôtels 5 étoiles et les palaces parisiens ont une activité en baisse de 15 % depuis le début de l’année. Airbnb nous a pris 15 % de chiffre d’affaires. C’est une concurrence que je considère comme déloyale. Notre législation ne protège pas l’hôtellerie et nous ne sommes pas entendus des pouvoirs publics.»
En un an, le palace a perdu 50 emplois en CDI (des personnes qui n’ont pas été remplacées) sur 600.
http://premium.lefigaro.fr/ 03/08/15.

Avec l’Iran de nouveau dans la course, les prix du pétrole vont baisser.

L’impact de la levée des sanctions contre l’Iran sera important sur les cours mondiaux du pétrole. La Banque Mondiale estime la baisse à 10$ le baril dès l’année prochaine. Le rapport est clair : d’après l’institution, le retour de l’Iran sur le marché mondial ajoutera un million de barils de pétrole par jour. Et qui dit offre plus importante, dit aussi des prix moins élevés.
En pourcentage, la baisse serait alors de 21% quand on compare avec la situation actuelle, où la ressource est particulièrement abondante. L’Iran, qui a accepté de ne pas se doter de l’arme atomique en échange de la fin de l’embargo qui pèse sur son économie depuis des années, va retrouver le chemin des fournisseurs de pétrole.
La levée des sanctions va raviver complètement l’économie du pays, écrit la Banque Mondiale, qui estime la hausse de la croissance à 3% cette années, puis 5% dès 2016. Les exportations iraniennes vont grimper de 17 milliards de dollars, l’équivalent de 3,5% de son PIB.
Tout cela est bon augure pour les automobilistes occidentaux, qui vont bénéficier de prix encore plus bas pour leur essence. L’impact sur les énergies renouvelables reste lui encore à établir.
www.journaldeleconomie.fr 14/08/15.

Hôtellerie.

Le haut de gamme dans l’hôtellerie est confronté à un important choc d’offre. Une partie de la clientèle familiale pourrait déserter les palaces.

Déjà confrontés à une conjoncture difficile, les palaces parisiens ne cachent plus leur inquiétude face au succès de la plate-forme de location entre particuliers Airbnb sur laquelle fleurissent désormais des offres d’appartements de luxe.
En région parisienne, Airbnb affiche quelque 50.000 offres – il n’en avait que 7.000 pour toute la France en 2012 – et dans la capitale elle-même, il propose entre 380 et 400 appartements à plus de 500 euros la nuit, dont une quarantaine à plus de 1.000 euros.
Avec de possibles services de chauffeurs, cuisiniers ou femmes de chambre, ces appartements très haut de gamme sont le plus souvent situés à proximité des grands hôtels et des boutiques de luxe prisés par la clientèle fortunée.
Cette concurrence inattendue, que l’on croyait jusqu’ici réservée à l’hôtellerie classique, se développe au moment où les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et les manifestations de soutien aux victimes qui les ont suivis ont fait fuir la clientèle moyen-orientale, particulièrement friande des suites de ces établissements hors normes, dont les prix peuvent dépasser les 20.000 euros la nuit.
La clientèle américaine, autre pilier des palaces de la capitale, est également moins présente, sans parler de la chute du tourisme russe, pour cause de baisse du rouble, et de la désaffection des Brésiliens aux prises avec la crise économique qui frappe leur pays.
« L’industrie souffre (…) Le Moyen Orient boude la France, il y a aussi chez les Américains le sentiment d’un antisémitisme latent en France », déclare à Reuters Didier le Calvez, PDG du Bristol, dont le chiffre d’affaires a reculé de 20% au premier semestre avec un taux d’occupation tombé à 61,2% contre 69,2% un an plus tôt.
« Le marché parisien va être très dur. Il faudrait être naïf pour penser que ce ne sera pas difficile », ajoute-t-il, jugeant « totalement déloyale » la concurrence d’Airbnb, qui bénéficie selon lui d’un traitement fiscal et réglementaire avantageux.
Celui qui dirige aussi la branche « prestige » de la fédération hôtelière française (UMIH), entend faire des propositions au gouvernement d’ici la fin de l’année afin que « les règles du jeu soient plus équilibrées ».
François Delahaye, directeur général du Plaza Athénée, évoque pour sa part une « vraie attaque aux impôts ».
Cette analyse est contestée par le responsable de Airbnb France, qui souligne que le marché de la location entre particuliers est organisé en France, en particulier depuis le vote de la loi Alur qui permet notamment à un particulier de louer sa résidence principale jusqu’à quatre mois par an.
D’autres sites haut de gamme se développent.
« L’ultra haut de gamme avec des chambres supérieures à 1.000 euros la nuit ne représente que quelques dizaines d’annonces seulement », déclare à Reuters Nicolas Ferrary, directeur France d’Airbnb. « C’est totalement différent du service haut de gamme d’un palace », ajoute-t-il.
Le responsable du George V estime pour sa part que le secteur doit se préparer à voir une partie de sa croissance future captée par ces plates-formes, qui ont vocation à se multiplier.
Déjà, d’autres sites comme le Collectionist, proposent à la location, sur le modèle d’Airbnb, des appartements de prestige appartenant à des particuliers.
« Il est évident qu’une partie de la clientèle, surtout familiale, quittera les palaces », estime José Silva, directeur général du Four Seasons George V et vice-président régional des Four Seasons de Genève et Lisbonne.
Le palace qui compte parmi les plus célèbres du monde pourrait, selon lui, perdre à terme environ 10% de sa clientèle.
« Mais dans le même temps, la richesse et la demande mondiale vont grandir et les hôtels doivent continuer d’offrir une expérience radicalement différente », ajoute-t-il.
A Paris, première destination touristique mondiale, la conjoncture reste pour le moment difficile pour ces hôtels d’exception.
Au Plaza Athénée, « la première partie de l’année s’est mal passée », confie François Delahaye qui n’a pas hésité à abaisser de 20% le prix de certaines chambres au creux de l’hiver.
« Mais le mois de juin a été très bon », observe-t-il, disant profiter des travaux de sa récente rénovation qui, en ajoutant 20 suites au 80 existantes, sur un total de 208 clés, ont permis à l’hôtel d’augmenter son prix moyen par chambre à 1.180 euros, contre 1.030 euros auparavant.
« Choc d’offre ».
Le George V, qui revendique comme le Bristol une clientèle majoritairement européenne, a vu la baisse de son taux d’occupation limitée à 5% sur les six premiers mois (à 66%) grâce à une reprise de la fréquentation au deuxième trimestre.
Mais un problème plus structurel, lié à la forte augmentation des capacités hôtelières, risque d’affecter plus durablement le marché.
Alors que la capitale comptait sept palaces historiques en 2008, les ouvertures du Shangri-La, du Mandarin Oriental et enfin du Peninsula sont venues réveiller un secteur jusque-là peu bousculé par la concurrence.
Phénomène plus récent, le créneau du très grand luxe est investi par les « boutique hôtels » comme La Réserve, ouvert début 2015 et qui affiche avec ses 40 chambres un standing et un prix moyen – environ 1.000 euros – dignes des plus grands établissements de Paris.
« Au choc de la demande s’ajoute un choc d’offre », commente Gwenola Donet, directrice France du cabinet JLL Hotels & Hospitality.
Dans ces circonstances, le secteur redoute la réouverture de deux mythiques adresses fermées pour rénovation: celle du Crillon en 2017 et surtout celle du Ritz, l’icône absolue, prévue fin 2015.
Avec le Cheval Blanc et ses 200 chambres attendues en 2018 à la place de la Samaritaine (propriété de LVMH ), l’offre aura augmenté de plus de 60% entre 2008 et 2018, selon JLL.
D’ici à 2019, le taux d’occupation des palaces pourrait perdre huit à 10 points, selon ce cabinet. Après avoir atteint 78% en 2008, ce taux était tombé à 70% en 2014.
Les palaces déploient donc toutes leurs armes pour fidéliser une clientèle qui « aime voir et être vue ».
Les rénovations sont indispensables (100 millions d’euros de travaux au Plaza l’an dernier, 80 millions au George V prévus sur cinq ans), comme des « spa » toujours plus confortables ou des restaurants capables aussi d’attirer les Parisiens.
Ces établissements, détenus par des investisseurs de très long terme comme le sultan de Bruneï (Plaza), le prince saoudien Al-Walid (George V) ou la richissime famille allemande Oetker (Le Bristol) sont des actifs destinés à la préservation du capital.
Si leur rentabilité d’exploitation peut atteindre 30% en période faste, le rendement de l’investissement n’excède pas 3% à 4%, compte-tenu des montants colossaux investis en immobilier ainsi qu’en travaux.
http://www.lesechos.fr 09/08/15.

Sociétal.

Cet été les patrons de petites entreprises ne prendront que 11 jours de congés.

L’été ne rime pas forcément avec grandes vacances pour tout le monde. Les patrons de TPE (moins de 10 salariés) prennent en moyenne 19 jours par an, et seulement 11 jours cet été, d’après le baromètre des TPE de Fiducial réalisé par l’Ifop. Un sur cinq se repose 26 jours. A contrario, presque la moitié prend moins de 15 jours! Certains ne verront même pas du tout le soleil. «Près d’un patron sur trois (29 %) ne partira pas durant la période estivale», souligne l’étude. Pour un chef d’entreprise sur quatre, les dernières vacances remontent à l’été dernier et un sur dix n’en a pas pris depuis plus d’un an.
«Comme les temps sont difficiles, ils ne prennent pas de vacances, explique Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles de Fiducial. Par rapport à de plus grosses structures, les TPE n’ont que très peu de coûts et de charges. Il leur est très difficile de réduire la voilure. Les TPE n’ont donc pas d’autres leviers, face aux difficultés, de prendre moins de vacances et de travailler plus. Et de se rémunérer moins.» Les patrons des entreprises en difficulté prennent encore moins de jours que les autres, à savoir 13 jours seulement, contre 23 jours pour ceux dont la société est en bonne santé. D’ailleurs, il faut savoir que les dirigeants d’entreprise ne sont pas soumis au statut de salarié. Les 5 semaines de congé par an, ils ne connaissent pas, ni non plus les 35 heures ou les RTT.
Pour autant, les patrons attendent leurs congés avec impatience. Pas moins d’un tiers d’entre eux se disent épuisés, et même 41 % parmi ceux dont la trésorerie est déficitaire. Les petits patrons se dirigent donc vers des vacances axées repos, au bord de la plage et en France, note l’Ifop. Objectif: farniente pour plus de la moitié d’entre eux. Pas question toutefois de déconnecter complètement, quatre chefs d’entreprise sur dix continuant de surveiller leurs e-mails professionnels.
Toujours est-il qu’ils partiront en vacances l’esprit un peu plus tranquille qu’avant. L’Ifop relève en effet que, «en cohérence avec leur vision plus favorable de leur activité qu’au trimestre précédent, 62 % des patrons de TPE se déclarent optimistes pour le second semestre 2015».
http://premium.lefigaro.fr 05/08/15.

Tourisme.

Le tourisme grec dans la crise économique.

Le poids du tourisme grec.
Avec des paysages somptueux, uniques, un héritage intellectuel et spirituel puissant légué par la Grèce antique et une population si accueillante, comment imaginer une Grèce sans touristes ? Comment le tourisme européen pourrait-il se passer de la Grèce ? Le scénario est improbable économiquement, politiquement et historiquement. L’industrie du tourisme produit peu de valeur ajoutée mais demeure vitale pour la Grèce d’aujourd’hui et de demain. En effet, cette industrie pèse un poids économique important. Ce secteur d’activité a représenté 16,3% du PIB grec en 2013, soit un ratio tourisme / PIB deux fois plus élevés que celui de la France. Pour ce dernier, le tourisme a représenté 7,4% du PIB en 2013. Le pourcentage tourisme/PIB grec de 16,3% de 2013 est en réalité plus élevé puisqu’il n’intègre pas les recettes non déclarées des activités touristiques. Ce pourcentage avoisinerait en réalité les 40%. Le tourisme est la principale source de revenus pour le pays aux 24 Cyclades habitées. Il a généré directement 17 milliards d’euros et indirectement (restaurants, produits, excursions, …) 45 milliards d’euros en 2014. 24,3 millions de touristes ont visité la Grèce en 2014, soit une augmentation de 20,7%. Ce secteur utilise 19% de la main d’œuvre, soit 700 000 emplois. De nombreux acteurs étrangers exploitent des complexes générant d’importants viviers d’emplois durant la période estivale. Le tourisme est donc le moteur essentiel pour le maintien et le développement de l’emploi local.
Le tourisme dans la crise grecque.
Avec la crainte d’un éventuel Grexit, de nombreux touristes ont préféré différer leur voyage. Dans les derniers jours du mois de juin, les réservations d’hôtels étaient en baisse de 20% par rapport à la même période un an plus tôt. L’hébergement dans l’hôtellerie de luxe à Athènes, en Crète ou dans les îles, a baissé en moyenne de 20% depuis les douze derniers mois. Depuis les accords conclus entre le gouvernement d’Alexis Tsipras et l’Union Européenne du 13 juillet 2015, les réservations d’avions en direction de la Grèce et de chambres d’hôtels sont reparties à la hausse pour la période estivale.
Les touristes américains et anglais profitent du niveau du dollar et de la livre sterling pour séjourner dans les hôtels de luxe, à moindre frais. En effet, ces devises se sont fortement appréciées par rapport à l’euro depuis un an. Les touristes allemands sont les plus nombreux à séjourner en Grèce.
Ils étaient 2,5 millions en 2014, suivis par les Anglais et les Français en troisième position avec 1,2 millions de vacanciers pour l’année 2014. Les Russes y ont beaucoup séjourné ces dernières années.
Les sanctions européennes ont eu des conséquences négatives au niveau de leur balance commercial. La baisse du baril de pétrole et la chute du rouble ont provoqué une baisse très importante de leur présence en Europe et sur le sol grec. La Grèce profite aujourd’hui de l’instabilité politique et géopolitique des pays comme l’Egypte, la Tunisie dont le tourisme représente 15% de leur PIB. De nombreux touristes européens qui se rendaient dans ces pays, choisissent actuellement les destinations grecques, espagnoles et italiennes.
Le challenge de l’avenir du tourisme grec.
Le défi est à relever dans l’amélioration de l’attractivité touristique (Améliorer l’attractivité touristique est un défi à relever). Celle-ci devrait être effective tout au long de l’année et, 2015 devrait attirer environ 25 millions de touristes, soit un chiffre exceptionnel dans le contexte actuel. Dans ces prévisions, il faut intégrer entre 2,3 et 2,5 millions de croisiéristes. Si une crise géopolitique et politique venait freiner la présence de touristes étrangers durant la période estivale, l’économie grecque aurait du mal à s’en relever. Le tourisme grec doit se réformer intelligemment et rapidement. La reconstruction de la Grèce passera aussi par une amélioration de son offre touristique afin de répondre à une clientèle internationale de plus en plus exigeante, tant sur le plan de l’environnement que sur le plan des services offerts. La Grèce possède des avantages écologiques non valorisés comme la mer, le soleil, le vent ; puissants fournisseurs d’énergies renouvelables.
Le tourisme pourrait en profiter directement et indirectement. La Grèce doit se positionner autrement en diminuant son offre de tourisme low cost pour se positionner davantage sur un tourisme écologique et de services. C’est dans l’offre de services qu’elle apportera sa plus grande valeur ajoutée. En cette période de crise économique et politique, les devises apportées par les touristes sont les bienvenues dans un pays en quête de confiance et de stabilité financière. Une adaptation est donc nécessaire puisque la Grèce risque de subir les réformes concédées par le gouvernement d’Alexis Tsipras à ses créanciers. La TVA est passée de 13 à 23%, entre autre, pour la restauration et les courses de taxis.
La TVA demeure inchangée à 13% pour l’hôtellerie. Cette hausse devrait aussi se traduire par une augmentation des prix concernés autour de 9%. Avec l’agriculture, le tourisme est la source financière la plus importante pour le pays. L’avenir économique de la Grèce dépendra des investissements et des développements qui seront réalisés dans ces deux secteurs d’activités ô combien complémentaires l’un à l’autre.
www.economiematin.fr 29/07/15.

Tourisme médical : comment la France veut attirer les patients étrangers.

En France, le tourisme médical pourrait rapporter deux milliards d’euros.
Dans un communiqué commun, la ministre de la Santé et le ministre des Affaires étrangères ont annoncé ce vendredi plusieurs mesures pour développer l’accueil des patients étrangers qui devraient être mises en oeuvre «d’ici la fin de l’année».
Allègements administratifs pour l’accueil de patients et de médecins étrangers, création d’une brochure et mis en place d’un portail sur Internet pour présenter l’offre de soins française : autant de changements devant permettre à la France de se tailler une plus grosse part dans ce marché prometteur en termes de retombées économiques et de créations d’emploi.
D’après un rapport de l’économiste Jean de Kervasdoué rendu public en février dernier, le développement de ce marché pourrait générer deux milliards d’euros de chiffre d’affaires et jusqu’à 30 000 emplois en cinq ans.
Une refonte de l’accueil des médecins étrangers.
La France ne serait pas le premier pays européen à développer le tourisme médical, l’Allemagne et la Belgique l’ayant devancé sur cet terrain. Comme l’évoquait Jean de Kervasdoué dans son rapport, des freins culturels pourraient ralentir la prise de ce virage, en particulier au sein de l’hôpital public où les régimes de faveur sont loin d’être bien vus. En mai 2014, une vive polémique était ainsi née de la privatisation d’un étage entier de l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) par un prince saoudien.
Parmi les allègements administratifs évoquées, la durée maximale des stages d’observation de médecins étrangers sera portée de un à trois mois. Les conditions et modalités d’accueil des médecins étrangers en formation spécialisée en France, ou «fellowship», feront aussi l’objet d’une «refonte».
Un «compte spécifique de recettes» sera également créé au 1er janvier 2016 pour les établissements de santé. Il permettra un «suivi statistique» de ces recettes, avec la «garantie d’un devis préalable et d’une facturation pour les soins programmés des patients étrangers non assurés et non couverts par un accord international».
Ce dernier point est d’importance puisque, pour les seuls établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le total des sommes impayées pour le traitement de patients résidant à l’étranger s’élevait à près de 120 millions d’euros fin 2014.
www.leparisien.fr 02/08/15.

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