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  • 1 juin 2015
  • Par APST

Revue de presse économique du 31 mai 2015

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

20 au 31 Mai 2015

Aérien.

Ryanair engrange les fruits de sa meilleure qualité de service.

«  Si j’avais su qu’être gentil avec les clients ferait autant de bien à mes affaires ! » C’est avec son ironie habituelle que Michael O’Leary, le PDG de Ryanair, a commenté ses bons résultats annuels mardi matin. Et pour cause. L’Irlandais, qui bouscule depuis plus de vingt ans le transport aérien avec sa compagnie à bas coûts, a vu le résultat avant impôts de son exercice 2014-2015 clos le 31 mars bondir de 66 %, à 867 millions d’euros. Grâce à la hausse de 11 % du nombre de passagers de la compagnie, qui a atteint la barre des 90 millions, soit le niveau le plus élevé en Europe. Grâce aussi au programme Always Getting Better, destiné à redresser la piètre image du service clientèle de Ryanair.
Révolution culturelle ;
L’objectif de ce virage stratégique – sur l’aile – opéré mi-2014 était de séduire une nouvelle clientèle d’hommes d’affaires et de familles. Pour ce faire, Ryanair a développé des lignes sur des axes d’affaires majeurs, comme Bruxelles, Rome, Milan, Cologne, Madrid, Oslo. La compagnie a ensuite lancé une offre Business Plus, avec notamment l’introduction de billets modifiables, de sièges préattribués et la possibilité d’enregistrer jusqu’à 20 kg de bagages sans supplément. Le tout pour des tarifs supérieurs de 20 % à 30 % aux tarifs classiques sans prestation, avec un prix d’appel à partir de 69,90 euros, qui restent inférieurs d’environ 40 % aux meilleurs tarifs des compagnies traditionnelles. Une véritable révolution culturelle pour un homme qui a longtemps affirmé avoir raison contre ses clients.
Couplé à une moindre présence dans de petits aéroports régionaux, ce programme s’est traduit, selon la direction, par une hausse moyenne de cinq points de base du coefficient d’occupation moyen sur l’année 2014-2015.
« Marge à la hausse ».
En battant le consensus des analystes en termes de résultat (866 millions), rappelle Reuters, la société irlandaise a vu son titre bondir de 5,61 % (à 11,49 euros), affichant la plus forte hausse de l’indice européen Stoxx 600. Il faut dire que la hausse du trafic passager réalisée est trois fois supérieure aux prévisions initiales.
Pour l’exercice en cours, les dirigeants de la compagnie anticipent une progression de 10 % du résultat (précisément entre 940 et 970 millions d’euros), avec un trafic en hausse de façon similaire.
Une estimation prudente. Neil Sorahan, le directeur financier de Ryanair, lors d’un entretien accordé à Reuters, a affirmé que si les concurrents de la compagnie ne se lançaient pas dans des « baisses de prix irrationnelles », il y avait une certaine « marge à la hausse ».
www.lesechos.fr 26/05/15.

Air France-KLM, quand le PDG évoque le scénario du pire.

Largement reconduit ce jeudi à la tête d’Air France-KLM avec 94,21% des suffrages exprimés, Alexandre de Juniac a tenu, en assemblée générale, des propos alarmistes sur l’avenir du transport aérien européen. Pour la première fois, il a évoqué l’hypothèse de la disparition des compagnies européennes, et donc d’Air France-KLM, la plus fragile des Majors du Vieux continent. Certes, les propos sont destinés à faire bouger les autorités sur la nécessité de donner un coup de pouce au groupe aérien, mais ils ne sont pas dénués de fondements si rien ne bouge.
«Nous allons demander des efforts importants à nos salariés chez Air France et chez KLM. C’est nécessaire si nous voulons améliorer la performance économique et la compétitivité de l’ensemble du groupe. Ceci dit, les efforts ne produiront tous leurs effets et recueilleront la pleine adhésion de notre personnel que si nous avons également autour de nous la mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur aérien. Nous demandons donc à l’ensemble des parties prenantes, les pouvoirs publics, l’aviation civile, les aéroports, le système aérien, de contribuer, comme nous allons le faire, à la réussite et à la compétitivité de l’activité sinon, j’insiste, en Europe, s’il n’y a pas une mobilisation de tous les acteurs concernés, la survie des compagnies aériennes, sera un jour et à moyen terme remise en cause».
Un scénario du pire déjà mis en exergue en 2013 par le rapport sur le secteur piloté par Claude Abraham (ancien directeur de la DGAC), intitulé « les compagnies européennes sont-elles mortelles? », puis un an plus tard par le rapport du député Bruno Le Roux.
Invité en juillet 2014 au Paris Air Forum, organisé par La Tribune, à débattre avec Alexandre de Juniac, Claude Abraham n’avait pas exclu à terme le passage de trois à deux grands groupes européens soit par des prises de contrôles entre eux ou par des groupes étrangers.
Alexandre de Juniac cherche donc à faire bouger les choses sur le plan réglementaire. Il demande des mesures sur le plan national, européen et international pour pouvoir lutter contre une concurrence renforcée, notamment celle des compagnies du Golfe.
Dialogue social
Pour autant, ce soutien règlementaire ne doit pas selon Alexandre de Juniac « exonérer » le groupe des efforts à mener.
«Je ne vous ai promis aujourd’hui un avenir serein. Je vous ai promis une dure tourmente et des mesures d’adaptation qui doivent être courageuses et vigoureuses», a indiqué le PDG d’Air France-KLM, en rappelant la nécessité du dialogue social pour bâtir le plan Perfom 2020.
Alors que la direction entend proposer ses mesures en septembre-octobre, les négociations sont au point mort à Air France. La situation est en effet bloquée avec le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) qui ne veut toujours pas finaliser les mesures du plan précédent, Transform, clos fin décembre. Selon Frédéric Gagey, PDG d’Air France, les pilotes ont tenu seulement moins de 70% des engagements pris dans le plan précédent, contrairement aux personnels au sol et aux hôtesses et stewards qui ont rendu intégralement la copie.
«Nous espérons que le SNPL signera les modifications de la convention pour mettre en œuvre les 5 à 6 dernières mesures que nous avons identifiées (qui permettront de finaliser Transform, ndlr), c’est une question d’équité et de respect des engagements pris», a indiqué Frédéric Gagey.
L’enjeu est de taille. Car les autres catégories du personnel ne s’engageront pas sur de nouvelles mesures tant que les pilotes n’auront pas fini Transform 2015 et s’engagent sur de nouvelles mesures dans le nouveau plan. Vu la guerre des postures entre la nouvelle équipe à la tête du SNPL qui s’est faite élire sur des positions dures face à la direction et le management de la compagnie qui ne fera rien qui puisse être interprété comme une faiblesse vis-à-vis des pilotes, le dialogue de sourds peut durer encore longtemps.
www.latribune.fr 23/05/15.

Conjoncture.

Le marché de la restauration en baisse pour la première fois en 2014.

La consommation alimentaire hors domicile (CAHD), qui couvre tous types de restauration sur place ou à emporter, a accusé une baisse en 2014, une première depuis plus de 10 ans (AFP/Archives / Fred Tanneau).
Qu’elle soit servie sur place ou à emporter, la restauration est en baisse en 2014, une première depuis plus de 10 ans, qui affecte davantage les établissements de chaîne que les indépendants.
La consommation alimentaire hors domicile (CAHD), qui couvre tous types de restauration, du sandwich préemballé acheté en station-service à la table trois étoiles, a accusé une baisse de son activité de 0,3% en 2014, à près de 87 milliards d’euros, selon la 26e édition de l’étude annuelle du cabinet spécialisé Gira Conseil.
Cette baisse est la première depuis 10 ans, la désaffection des restaurants où le service se fait à table ayant jusqu’ici toujours été compensée par la restauration rapide ou à emporter grâce à la multiplication des points de vente.
Les deux grands perdants sont la restauration commerciale, en recul de 1%, et la restauration hôtelière (-4%), tandis que la restauration collective (+0,7%) et les circuits alimentaires alternatifs (boulangeries, stations-services, etc) s’en sortent mieux (+2%).
« Depuis la crise, c’est la première fois que (le secteur est) en baisse. Ce qui est aussi nouveau c’est que ceux qui souffrent le plus dans la restauration commerciale sont les chaînes et non les indépendants », commente Bernard Boutboul, directeur de Gira conseil.
S’il va moins au restaurant, le consommateur veut « sortir mieux », explique Bernard Boutboul. « On revient au respect des fondamentaux, à savoir l’assiette et le personnel, et sur ce point, les chaînes sont plus pénalisées que les indépendants ».
Toutes catégories de restauration confondue, la dépense moyenne est en recul pour la troisième année consécutive, à 8,82 euros par repas et par personne. Notamment parce que les clients sautent l’entrée, suppriment le dessert ou se limitent à la carafe d’eau.
Toutefois, le nombre de repas continue de croître avec près de 10 milliards de repas pris en dehors du domicile en France en 2014. « Le taux de retour à domicile le midi en semaine s’effondre partout », constate le directeur de Gira conseil.
www.boursorama.com 19/05/15.

Economie.

Les français créent moins d’auto-entreprises.

Les français créent moins d’auto-entreprises Pour la première fois depuis 2009, le nombre d’auto-entreprises représente moins de la moitié des créations. Les chiffres du mois d’avril confirment ce retournement de tendance, perceptible depuis le début de l’année.
Le nombre de créations d’entreprises a baissé au mois d’avril (-0,9%), indique l’Insee dans son dernier bilan. 43 823 immatriculations ont été recensés au total, 417 de moins par rapport à mars.
C’est surtout du côté des auto-entrepreneurs que la courbe fléchit : 19 045 adhésions au régime simplifié ont été comptabilisées par l’Insee le mois dernier, après 20 236 en mars, 19 810 en février, 20 216 en janvier. Pour cette catégorie, les statistiques s’affichent en forte baisse depuis décembre 2014 (-20%), si bien qu’elles représentent désormais un peu moins de la moitié de la totalité des créations (49,2%), une première depuis l’instauration du statut en 2009. Sur un mois (mars-avril), le recul est de -4,4%, mais il grimpe à -16,2% sur l’année écoulée, souligne l’Institut dans son rapport. A l’inverse, les créations sous régime traditionnel continue à progresser (+1,9%, après +1,4% en mars, +2,1% en février, +2,7% en janvier). L’Insee en a comptabilisé 24 778 en avril, dont une majorité d’entreprises constituées sous forme sociétaire (30,7%), alors que les statuts individuels classiques (hors auto-entrepreneur) représentent 20,1% du total.
Beaucoup de ces français entrepreneurs se lancent dans le soutien aux entreprises (9 580 créations en avril) et dans le commerce (8 165). Viennent ensuite les métiers enseignants, les activités relevant des domaines de la santé ou de l’action sociale (5 442), puis la construction (5 432), les services aux particuliers (4 177), l’hébergement et la restauration (2 383), l’information et la communication (2 214), l’industrie (2 142), les transports (1 739), les activités immobilières (1 370), la finance et les assurances (1 313).
www.creation-entreprise.fr 23/05/15.

Législation.

Promotions: nouvel affichage des réductions en magasin.

Afin de protéger le consommateur de pratiques abusives, l’information sur les prix dans les points de vente est très réglementée. Lorsqu’une annonce de réduction de prix est faite dans un établissement commercial, l’étiquetage, le marquage ou l’affichage des prix réalisés doivent préciser, outre le prix réduit annoncé, le prix de référence qui est déterminé par l’annonceur et à partir duquel la réduction de prix est annoncée. Une nouveauté fixée par un arrêté du 11 mars 2015 relatif aux annonces de réduction de prix à l’égard du consommateur publié au journal officiel mardi 24 mars 2015.
Le commerçant est libre de fixer, au cas par cas, le prix de référence mais il doit toujours être en mesure de justifier le tarif à l’aide de la réalité du prix de référence, au moyen de tout document (catalogue, bordereaux, bons de commande, tickets de caisse…).
Si la réduction sur les produits ou services prévis est exprimée par un pourcentage (un taux uniforme), l’escompte peut être effectué directement en caisse, sans être précisé sur chaque étiquette. Dans ce cas, cette modalité doit faire l’objet d’une information dans l’établissement.
www.chefdentreprise.com 24/05/15.

La journée de solidarité obligatoire dans les entreprises.

Une forte majorité de salariés effectuent leur journée de solidarité en dehors du lundi de Pentecôte, redevenu férié en 2008.
En début de semaine prochaine, c’est le lundi de Pentecôte. Pour une majorité de salariés français, ce jour sera férié, donc chômé. C’était le cas depuis 1886, avec une parenthèse entre 2005 et 2007 liée à l’instauration d’une journée de Solidarité. Ces heures de travail supplémentaires, non rémunérées, avait été mises en place dans le contexte traumatique consécutif à la canicule de l’été 2003 (15 000 morts), pour financer des dispositifs destinées à faciliter l’autonomie des personnes âgées et handicapées. A l’époque, beaucoup de français avaient dû prendre le chemin de l’entreprise pour effectuer leur journée gratuite. Mais très vite, le système s’est délité, salariés et employeurs s’accordant sur des solutions alternatives pour libérer le lundi de Pentecôte, d’ailleurs redevenu férié en 2008.
Sacrifier un RTT.
Depuis, la Journée de solidarité a été maintenue et reste obligatoire pour tous les salariés. En l’absence d’accord collectif, ses modalités d’application restent à la discrétion de l’employeur autorisé par le Code du travail à la mettre en œuvre sous toute autre formule « permettant le travail de 7 heures précédemment non travaillées en application de dispositions conventionnelles ou des modalités d’organisation des entreprises ». Autrement dit, les salariés peuvent être invités à travailler un samedi, même si cette journée est habituellement chômée dans l’entreprise.
En règle générale, les salariés préfèrent sacrifier un jour de congé ou un RTT, avec l’aval de leur hiérarchie. Certains choisissent de lisser ces 7 heures de travail supplémentaires sur l’ensemble de l’année afin de se dégager de leurs obligations à la Pentecôte. Il n’est pas rare non plus que des employeurs généreux fassent cadeau de cette journée à leurs personnels.
Depuis 2004, cette mesure a permis de recueillir quelque 25 milliards d’euros pour les caisses de la Sécurité Sociale. Environ 2,5 milliards sont attendus cette année.
www.creation-entreprise.fr 20/05/15.

Ressources Humaines.

Le travail « dissimulé » en hausse de 25% dans les entreprises.

Les redressements fiscaux effectués par l’Urssaf dans les entreprises ont permis de recueillir 401 millions d’euros, un montant en forte hausse par rapport à l’année précédente.
Si les contrôles s’intensifient sur les chômeurs, ils montent aussi en puissance dans les entreprises.
Le patronat en a fait les frais en 2014, qui a dû rembourser 401 millions d’euros à l’Urssaf pour travail dissimulé. Cette somme est en hausse de +25% par rapport à l’année précédente au terme de laquelle l’administration avait pu récupérer 320 millions. En dix ans, cette facture a été multipliée par dix. Non pas que la fraude soit plus importante qu’auparavant mais la caisse de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale, a renforcé son dispositif de contrôle, en croisant notamment ses informations avec celles de l’Inspection du Travail, le fisc et l’Office de lutte contre le travail illégal.
Suppression d’aides publiques
L’an dernier, le taux de redressement des entreprises contrôlées est passé à 82%, après 79% en 2013. 6 000 entreprises ont été épinglées. Une centaine d’entre-elles représentent, à elles seules, 40% du montant global remboursé. 288 millions d’euros, soit plus de la moitié de cette somme, proviennent du travail dissimulé. les autres types d’infraction portent sur des minorations d’horaires de travail, des absences d’immatriculation, ou des omissions dans les procédures obligatoires de déclarations aux organismes de protection sociale ou à l’administration fiscale.
Ces redressements s’accompagnent d’autres sanctions donnant lieu à des suppressions d’allégements de charges sociales auxquels ces entreprises avaient initialement droit. 32 millions d’aides publiques ont ainsi été restitués, de façon rétroactive (sur cinq ans), à l’Etat.
L’an passé, l’Acoss (la caisse nationale du réseau des Urssaf), a effectué des régularisations à hauteur d’1,46 milliard d’euros, dont 146 millions ont été remboursés à des cotisants ayant trop payé.
www.creation-entreprise.fr 26/05/15.

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