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  • 11 mars 2015
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 mars 2015

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

1er au 10 Mars 2015

Conjoncture.

Faillites d’entreprises : la baisse s’accélère en janvier.

Selon le dernier bilan réalisé par l’assureur-crédit Coface, le rythme annuel du nombre de faillites d’entreprise s’établit à -3,2%, après une baisse estimée à -2,9% sur l’ensemble de l’année 2014.
C’est peut-être l’amorce du bout du tunnel pour les entreprises. D’après le dernier pointage de l’assureur-crédit Coface, le nombre de faillites d’entreprise a baissé l’an dernier (-2,9%), une première depuis…2011. Il s’agit d’un rythme évolutif, mesuré au fil des mois. Le décélération s’est confirmée en janvier, avec un rythme en repli à -3,2% sur un an.
Passe difficile pour les ETI
Dite comme ça, la nouvelle est plutôt bonne. Mais, comme le chômage, le niveau de défaillances n’est pas condamné à « monter inexorablement ». Il a atteint des records ces dernières années, 2012 et 2013 apparaissant deux années terribles. L’an dernier, 62 073 entreprises ont dû déposer le bilan, procédure qui ne conduit pas automatiquement à une fermeture mais présente un impact social.
C’est bien plus que le niveau moyen observé sur la période 2007-2010 (50 000 en moyenne par an).
Outre cela, la situation s’est encore dégradée dans quatre régions françaises, dont l’Alsace où un pic a été atteint en 2014 (+15,2%) en raison des difficultés rencontrées par les secteurs de la construction et de la distribution.
Les petites structures restent les plus exposées au ralentissement économique, mais les grosses entreprises, de type ETI (Établissements de taille intermédiaire) « qui souffrent de la crise depuis plusieurs années », ont connu aussi une fin d’année difficile avec une hausse du nombre de faillites entre octobre et décembre, à 33, après 24 lors du dernier trimestre 2013.
Selon Coface, les meilleurs résultats enregistrés en 2014 s’expliquent par la désinflation qui a plutôt favorisé le pouvoir d’achat des français, et la baisse des taux d’intérêt qui a permis aux entreprises de s’endetter à bas coût.
www.creation-entreprise.fr 02/03/15.

Ressources Humaines.

Sondage : 1 cadre sur 2 est fier de son entreprise.

Une enquête Cadremploi.fr révèle que les cadres s’épanouissent dans leur entreprise même s’ils n’exercent pas le métier de leur rêve. Selon l’étude, ils accordent une grande importance à leurs relations de travail et cela compte davantage pour eux que leur rémunération. Malgré les difficultés du monde du travail, les cadres continuent de plébisciter leur entreprise, selon un sondage Cadremploi.fr* (un site Web d’emploi pour les cadres et les dirigeants en France). En effet, la pression exercée sur les cadres pour plus de performance peut être une source d’insatisfaction professionnelle : ainsi, 45 % d’entre eux estiment se sentir mal dans leur société. Paradoxalement, ils sont 53 % à se dire fiers d’elle, principalement en raison des relations qu’ils entretiennent avec les autres collaborateurs (32 %). Cette part s’élève même à 38,5 % chez les 18-25 ans. Viennent ensuite la performance des produits de l’entreprise (30 %), son image (29,5 %), puis sa notoriété (29 %).Un cadre sur deux s’épanouit au travail
Au-delà de la dimension humaine, les cadres accordent une grande importance au périmètre de leur poste et à la satisfaction qu’il leur apporte au quotidien. Même s’ils avouent ne pas exercer la profession désirée de leur jeunesse (56,5 %), plus de la moitié d’entre eux (54 %) affirment toutefois que leur poste actuel correspond globalement à leurs attentes. Parmi les métiers qui faisaient rêver les cadres, l’ingénieur (11%) et le pilote de ligne (10 %) arrivent en tête.
Scientifique, journaliste, médecin ou encore enseignant, suivent de près.
Pour autant, plus d’un cadre sur deux s’épanouit dans son travail. Différents éléments parviennent à combler les attentes, notamment le contenu du poste (57 %) et l’acquisition continue de compétences (42 %). La rémunération n’arrive qu’en 3e position, mentionnée par 35 % des cadres. De nouveau, les moins de 25 ans se distinguent en étant 72 % à se montrer particulièrement attentifs aux missions confiées, alors qu’ils ne sont que 40 % à évoquer la rémunération.
*Enquête “Mon travail et moi” et “Mes collègues et moi” menée auprès de 3940 internautes de Cadremploi.fr
www.courriercadres.com 02/03/15.

Les femmes cadres gagnent 18,6% de moins que les hommes.

Les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes touchent toutes les fonctions, y compris les cadres, d’après la dernière étude publiée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Et les fonctions qui payent le moins bien la gent féminine ne sont pas celles que l’on croit.
Décidément, les cadres ne sont pas des modèles à suivre en matière de parité. Dans cette catégorie professionnelle, les hommes ont un salaire brut annuel fixe supérieur de 18,6% à leurs collègues féminines, dont la rémunération brute annuelle médian s’élève à 41.500 euros (contre 45.000 euros pour la totalité des cadres). Pis, les différences s’accentuent avec l’âge. Il n’est que 5% pour les moins de 30 ans et grimpe à plus de 15,9% au-delà de 40 ans et 23,6% chez les plus de 50 ans. Même à poste, ancienneté, âge et diplôme équivalents, l’écart est encore de 8,5%.
C’est dans les fonctions de direction que les femmes semblent être les moins gâtées, avec une rémunération supérieure de 34,5% pour ces Messieurs, si l’on tient compte du salaire médian. Il faut dire que seuls 36% des cadres sont des femmes, et celles-ci sont minoritaires dans les postes de direction, et tous ceux qui impliquent de gérer un budget ou d’animer une équipe, note l’APEC. Signe de leur carrière ralentie, notamment du fait de la maternité, elles ne sont plus que 30% à être cadres à plus de 50 ans.
Etonnamment, les écarts de salaires persistent même dans les fonctions les plus féminisées comme les ressources humaines (11,3% à profil identique, 12,5% si l’on prend en compte les salaires médians dans cette fonction). A l’inverse, dans les métiers très masculins comme l’informatique, il n’est que de 5,5% (3,4% pour le salaire médian).
Un point rassurant toutefois : plus leur niveau de diplôme est élevé, plus leur différence de salaire tend à diminuer (de 10,2% pour les bac+2 et moins, à 7,5% pour les bac+5 et plus à profil équivalent). Reste à ce que les femmes réussissent à grimper dans la hiérarchie pour doper leur fiche de paie… et lutter contre ces inégalités salariales.
www.capital.fr 05/03/15.

Salaires.

SMIC : La France n’est pas championne d’Europe.

Le niveau du salaire minimum français est l’un des plus haut dans l’Union Européenne, mais les pays du nord, Allemagne comprise, sont plus généreux encore.
Le dernier baromètre d’Eurostat établit la fourchette des Smic en Europe. Le rapport entre le salaire le plus bas et le plus haut, s’étire de 1 à 10, mais ce grand écart doit être relativisé, le pouvoir d’achat des ménages européens dépendant aussi des taux de prélèvements obligatoire pratiqués par leurs Etats respectifs. Pour info, le niveau moyen des impôts par rapport aux PIB est de 39% à l’échelle de l’UE : mais il monte à 45% en France, 42% en Italie et en suède, 36% en Allemagne, et 32% en Espagne.
C’est le Luxembourg qui offre le Smic le plus généreux (1 923 euros bruts). Suivent les Pays-Bas et la Belgique (1 502 euros). L’Allemagne, où le smic vient d’être instauré, est troisième (1 473 euros), l’Irlande quatrième (1 462 euros) et la France cinquième (1 458 euros).
Rapporté au pouvoir d’achat, le smic luxembourgeois reste le plus fort (1 561 euros), mais l’Allemagne passe deuxième (1 441 euros), la Belgique troisième (1 374 euros), les Pays-Bas quatrièmes (1 363 euros), et la France se maintient cinquième position (1 337 euros).
Le salaire mensuel le plus faible est en Bulgarie (184 euros, mais 360 euros en standards de pouvoir d’achat). Il est de 218 euros en Roumanie (384 euros en SPA), de 757 euros en Espagne, de 1 379 euros au Royaume Uni.
La situation du peuple grec est la plus difficile en Europe : depuis 2008, le smic a diminué de 14% pour s’établir aujourd’hui à 684 euros. Double peine : dans le même temps les impôts ont été augmentés. Dans son programme de campagne, le leader d’extrême gauche Alexis Tsipras, aujourd’hui devenu premier ministre, promettait de relever le salaire minimum. Des négociations sont été engagées malgré l’opposition de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International.
www.creation-entreprise.fr 02/03/15.

Sociétal.

1 400 euros, le seuil minimal pour vivre convenablement.

Selon l’Observatoire national de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale, un revenu minimal de 1 424 euros est nécessaire pour permettre à un célibataire de vivre décemment en France.
Le seuil de pauvreté est à moins de 900 euros en France, mais ceux qui gagnent un peu plus, ont aussi du mal à finir leurs mois sans se priver. Combien faut-il de sous pour tenir son budget et vivre décemment ?
L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) a établi des seuils minimaux à partir d’études réalisées auprès de ménages installés dans des villes de taille moyenne.
Des chambres séparées pour les enfants.
Pour mesurer ce qu’est un niveau de vie correcte, l’ONPES a estimé les dépenses usuelles relevant des besoins minimum, dans la vie courante : la nourriture évidemment, le logement mais aussi la toilette, les vêtements. Au foyer parental, chaque enfant dispose-t-il d’une chambre individuelle ? Un couple de retraités a-t-il une chambre d’amis à proposer à ses invités ? Leur est-il possible de partir en vacances au moins une semaine ? Ont-ils les moyens de pratiquer un sport, de se payer des sorties culturelles, de rouler en voiture d’occasion, d’offrir un repas à des convives ou de s’acheter des cadeaux ?
Pour faire tout cela, 1424 euros par mois sont nécessaires pour un célibataire, estime L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale. L’enveloppe monte à 3 284 euros pour un couple avec deux enfants.
Ainsi, pour un ménage installé dans un logment social, ce revenu a été établi entre 1424 euros pour une personne active seule (ou 1571 euros dans un logement du parc privé), et 3 284 euros pour un couple avec deux enfants (ou 3515 euros dans le privé).
www.creation-entreprise.fr 07/03/15

Tourisme.

Tourisme : la France boudée par… les Français.

La fréquentation des établissements touristiques baisse de 1,2% en un an, suite à l’érosion de la clientèle française.
Les Français partent de moins en moins en vacances… en tout cas en France. La fréquentation des hébergements collectifs hexagonaux (hôtels, résidence de tourisme, campings) a en effet enregistré, entre octobre et décembre 2014, son cinquième trimestre de baisse d’affilée, reculant de 1,2% sur un an. Et ce malgré une hausse de 0,7% de la fréquentation de la clientèle étrangère, souligne l’Insee. Les Français ont-ils retrouvé du pouvoir d’achat pour prendre leurs vacances à l’étranger ? Où restent-ils au contraire cloitrés chez eux, faute de moyens ? Selon l’Insee, l’explication est ailleurs. C’est l’évolution de la « classification » des établissements (les notes, les étoiles et autres qualifications officielles) qui modifie le marché.
Un écart entre classés et non classés. « La poursuite de la classification des hébergements conduit à une modification de la structure du parc, qui affecte particulièrement la fréquentation des hôtels non classés (-14,1% en glissement annuel après -10,5% lors du trimestre précédent) », note ainsi l’Insee.
La fréquentation des hôtels classés, elles, progresse, aussi bien pour les catégories classées « économiques » (+0,6% pour les 1 et 2 étoiles) que pour les plus haut de gamme (+1,9% sur les 3 étoiles, +1,6% sur les 4 et 5 étoiles), ces dernières bénéficiant notamment d’une progression de la clientèle étrangère (de +2,1% et +2,9%).
En clair, les clients osent moins aller dans les établissements non classés. Mais ils ne sont pas assez nombreux à aller dans les classés pour rééquilibrer la balance.
www.europe1.fr 28/02/15.

Tourisme : un Chinois chez Thomas Cook.

Le conglomérat chinois Fosun International poursuit son implantation dans le tourisme en Europe.
Après avoir pris le contrôle du Français Club Med le mois dernier pour 939 millions d’euros, il vient d’acquérir 5 % du voyagiste britannique Thomas Cook.
Fosun a déboursé plus de 127 millions d’euros pour entrer au capital du plus ancien groupe de tourisme en activité au monde et compte doubler sa participation. Cet achat a été réalisé par l’intermédiaire de sa filiale portugaise Companhia de Seguros. Le prix représente un prime de 4,1 % sur le cours de clôture de Thomas Cook jeudi.
Thomas Cook a subi une perte d’exploitation de 53 millions de livres sterling (73,2 millions d’euros) sur le trimestre achevé fin décembre, en baisse de 42 % sur un an, est en pleine restructuration. Le groupe fondé en 1841 s’attend à ce que l’entrée de Fosun dans son capital ait un impact favorable sur ses bénéfices dès le prochain exercice qui débutera en octobre. le mois dernier pour 939 millions d’euros, il vient d’acquérir 5 % du voyagiste britannique Thomas Cook.
http://fr.euronews.com 06/03/15.

Transport.

Loi Macron : les lignes d’autocar vont exploser dès cet été.

Une flopée d’ouvertures de lignes autocar en vue. C’est ce que prévoit Pierre Cardo, le président de l’autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF), qui, dans le cadre de la libéralisation du transport en autocar prévue dans le projet de loi Macron, sera également le gendarme de cette activité ainsi que celle des autoroutes. L’ARAF va ainsi devenir l’ARAFER.
«Il devrait y avoir une centaine d’ouvertures de lignes très rapidement », a-t-il indiqué ce mercredi devant quelques journalistes. Soit probablement dès cet été (comme le souhaitent les opérateurs de bus pour profiter des voyages estivaux) une fois votée la loi, qui sera débattue à partir du 17 mars au Sénat.
Cette loi mettra fin à une législation archaïque voulant qu’une société d’autocar ne peut relier deux villes françaises que si elle signe une convention avec une collectivité locale ou si la desserte se situe sur la route d’une liaison internationale.
Aujourd’hui Eurolines (Transdev) et iDBUS (SNCF) se partagent le marché de la longue distance en France. Sont desservies 61 villes françaises, via 175 liaisons, dont 10 représentent 75 % de la demande, et sont parallèles à des lignes TGV.
Les opérateurs dans les starting-blocks.
Tous les opérateurs sont aujourd’hui dans les starting-blocks : Eurolines et IDBUS bien sûr mais aussi le groupe britannique Megabus. Starshipper est également cité par les observateurs. Des grosses sociétés régionales se préparent également.
En décembre, Transdev se disait prête à ouvrir une quarantaine de lignes, notamment sur « les lignes mal desservies par la SNCF » comme Bordeaux-Lyon, Rennes-Strasbourg, mais aussi sur des lignes très rentables comme Paris-Lyon. De nombreux observateurs citent aussi des lignes comme Lille-Lyon, Lyon-Clermont-Ferrand, Lyon-Saint-Etienne, Lyon-Nantes, Bordeaux-Marseille… Plusieurs opérateurs de bus pourraient se retrouver sur les mêmes axes. Une concurrence qui risque de faire des dégâts sur un grand nombre de dessertes ferroviaires TET.
« La bataille des 100 kilomètres »
Plusieurs points restent toutefois à éclaircir. Et non des moindres. Le texte adopté à l’Assemblée nationale stipule que les régions ou les départements pourront contester les liaisons par autocar inférieures à 100 km si elles menacent l’équilibre économique des lignes ferroviaires faisant l’objet d’une convention signée avec la SNCF. Au-delà de 100 kilomètres, la libéralisation totale est envisagée.
Or, un amendement relevant ce seuil à 250 kilomètres (proche de celui de 200 km recommandé par l’autorité de la concurrence) devrait être déposé. Il permettrait aux régions de protéger leurs lignes TER. Si ce seuil devait être relevé, il entraînerait une multitude de contestation.
« Jurisprudence Thello ».
Dans ce débat, la jurisprudence « Thello » en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) pourrait peser. En effet, en ouvrant en décembre dernier la ligne Marseille-Nice-Monaco-Gênes-Milan, Thello, la seule compagnie ferroviaire privée sur les lignes internationales du réseau français, filiale du groupe italien Trenitalia (67%) et du Français Transdev (33%) a suscité l’inquiétude de la région PACA pour l’équilibre économique de ses TER exploités par la SNCF. La Région avait déposé un recours auprès du Conseil d’Etat qui a été rejeté le 30 janvier.
L’Allemagne qui a libéralisé les trajets par autocar en 2013 a fixé le seuil à 50 kilomètres. Selon une étude de la Deutsche Bahn, les autocars ont moins chippé des passagers aux trains régionaux qu’aux trains à grande vitesse.
www.latribune.fr 07/03/15.

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