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  • 22 décembre 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 20 décembre 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

10 au 20 décembre 2014

Aérien.

Le transport aérien s’achemine vers des bénéfices record grâce à la baisse du prix du pétrole.

Le pétrole continue de dicter sa loi au transport aérien, pour le meilleur et pour le pire. Mais cette année, ce sera pour le meilleur. Selon les dernières prévisions de l’Association du transport aérien international (IATA), 2014 devrait se solder par un bénéfice net record de 19,9 milliards de dollars pour l’ensemble des compagnies aériennes, pour un chiffre d’affaires cumulé de 751 milliards (+4,7%). Et 2015 devrait être encore meilleure, avec un bénéfice net attendu de 25 milliards de dollars. Une embellie spectaculaire comparée aux 10,6 milliards de 2013, dont la cause principale est la baisse du prix du baril de brut.
Les effets de cette baisse, d’environ 10% sur un an, se feront principalement sentir sur les comptes des compagnies en 2015 et au-delà, du fait des politiques de couverture, destinées à amortir les soubresauts du pétrole. Elle devrait représenter de l’ordre de 16 milliards de dollars d’économies en 2015, comparé à 2013, malgré une hausse de 8% de la consommation de kérosène. Mais selon Brian Pearce, la baisse du prix du pétrole aura surtout un effet positif sur la croissance économique mondiale, qui bénéficiera immédiatement au transport aérien. Le responsable des études économiques de l’IATA estime notamment qu’une partie de cette baisse se répercutera sur les tarifs aériens, qui pourraient décroître de 5,1% en 2015 pour les passagers, et de 5,8% pour le fret. Ce coup de pouce se traduirait par une accélération de la croissance du trafic passagers, qui passerait de 5,4% en moyenne à 7% en 2015, et de 2,3% à 4,3% pour le cargo. Le trafic aérien mondial, qui avait franchi le cap des 3 milliards l’an dernier, pourrait dépasser les 3,5 milliards l’an prochain.
Rentabilité plus faible en Europe.
Seule ombre au tableau : les bénéfices de cette croissance resteront très inégalement répartis. Et à l’exception de l’Afrique, où la croissance du trafic a chuté en 2014, probablement plombée par l’épidémie d’Ebola, c’est malheureusement en Europe que la rentabilité des compagnies aériennes est et restera la plus faible. Bien qu’en nette amélioration, la marge brute d’exploitation des transporteurs européens ne devrait pas dépasser 1,9% cette année, selon les prévisions de l’IATA, et 2,4% en 2015, contre 7,6% et 8,4% pour leurs concurrents nord-américains, devenus les champions du monde de la profitabilité, devant les Asiatiques (6,4% en 2014), les latino-américains (3,5%) et le Moyen-Orient (2,6%).
Par ailleurs, comme l’a rappelé Tony Tyler, le directeur général de l’IATA, la rentabilité du transport aérien reste globalement très modeste. « 25 milliards de bénéfices, c’est seulement 7,08 dollars par passager, soit l’équivalent du profit réalisé par Starbucks sur la vente de sept tasses de café », a-t-il expliqué. Elle reste surtout très fragile. Avec une marge nette moyenne de 3,2% prévue pour 2015, le moindre coup de tabac sur les cours du pétrole ou le trafic mondial pourrait faire replonger le secteur dans le rouge. Entre 2007 et 2008, le transport aérien était ainsi passé de 14,7 milliards de bénéfices à 26,1 milliards de pertes cumulées.
www.lesechos.fr 10/12/14.

Les transporteurs aériens misent sur une croissance de 7% en 2015.

En s’appuyant sur la chute du prix du pétrole et les prévisions de croissance du PIB mondial, l’Association du transport aérien international (IATA) prévoit une hausse de 7% du nombre de passagers en 2015 et une croissance de 4,5% des volumes de fret. Les compagnies aériennes devraient engranger 25 milliards de $ de bénéfices l’année prochaine.
Au final, les compagnies aériennes devraient afficher, pour 2014, des bénéfices totaux de 19,9 milliards $ en 2014. L’Association du transport aérien international (IATA) vient, en effet, de revoir à la hausse les estimations qu’elle avait faites en juin dernier et qui faisaient alors état de (seulement) 18 Md$ de bénéfices. « La baisse des prix du pétrole et une croissance supérieure du PIB à l’échelle mondiale sont les principaux facteurs de cette rentabilité accrue », explique IATA qui, dans ce contexte favorable, entrevoit des bénéficies de 25 Md$ en 2015.
En 2015, les compagnies vont réaliser un bénéfique net de 7,08 $ par passager en 2015 soit plus du double du résultat de 2013 (3,38 $).© ATR
Cet exercice qui consiste à faire des prévisions économiques, même à court terme, sur un marché aussi sensible que le transport aérien appelle à la plus grande circonspection. IATA se base sur un prix moyen du baril de Brent pour l’ensemble de l’année à 85 $. Début 2014, aucun économiste n’avait anticipé la chute du prix du pétrole actuelle. A 85 $ le brut, la facture totale s’élèverait alors à 192 milliards de $ pour les compagnies aériennes, soit 26% des couts totaux. Ramené à la marge bénéficiaire (3,2%), l’exercice apparaît encore plus périlleux. IATA se base également sur une croissance du PIB mondial de 3,2% en 2015 contre 2,6% en 2014.
Les prévisionnistes de IATA estiment que le trafic de passagers devrait augmenter de 7,0 % en 2015, ce qui est bien supérieur au taux de croissance de 5,5 % observé au cours des deux dernières décennies. La croissance de la capacité devrait être légèrement supérieure, à 7,3 %, de sorte que le coefficient d’occupation des sièges devrait s’établir à 79,6 % (légèrement moins que les 79,9 % attendus pour 2014). La baisse des prix du pétrole devrait se traduire par des tarifs plus avantageux pour les consommateurs. Après correction pour l’inflation, le tarif aller-retour moyen (excluant les surcharges et les taxes) devrait baisser de 5,1 % pour s’établir à 458 $ en 2015. Le nombre total de passagers devrait atteindre 3,5 milliards et les recettes passagers devraient atteindre 623 milliards $.
Quant au fret, les volumes devraient croître de 4,5 % en 2015 (un peu plus que la croissance de 4,3 % estimée pour 2014).
Ces prévisions sont globales. Elles varient sensiblement d’une région à l’autre. Si, selon IATA, les compagnies aériennes d’Amérique du Nord obtiennent de loin les meilleurs résultats financiers (bénéfices nets après impôts de
13,2 milliards $ soit un bénéfice net de 15,54 $ par passager et une marge bénéficiaire nette de 6%), en Europe, les transporteurs continueront de se débattre, comme le démontre le seuil de rentabilité du coefficient d’occupation de 64.7 %, le plus élevé parmi toutes les régions. « Les transporteurs européens se font une vigoureuse concurrence dans le marché ouvert du continent », explique IAAT. « Mais ils sont aux prises avec des coûts réglementaires élevés, des infrastructures inefficientes et des taxes onéreuses. Par conséquent, et bien que l’industrie dans la région vienne au second rang mondial pour le taux d’occupation, les résultats financiers ont été médiocres. Les bénéfices nets de 4 milliards $ prévus pour l’an prochain (en hausse par rapport aux 2,7 milliards $ de 2014) ne représentent que 4,27 $ par passager et une marge bénéficiaire nette de 1,8 % ».
La marge bénéficiaire des compagnies d’Asie-Pacifique s’établira à 2,2%, celle des transporteurs du Moyen-Orient à 2,5%, d’Amérique Latine à 2,6%. Quant à l’Afrique, elle demeure la région la plus faible, comme ce fuit le cas les deux dernières années : les bénéfices sont à peine positifs (200 millions $ prévus pour 2015, en légère hausse par rapport au résultat au point mort de 2014), ce qui représente seulement 2,51 $ par passager.
« La situation de l’industrie est largement positive, mais l’environnement mondial actuel comporte plusieurs éléments de risque, dont l’agitation politique, les conflits et la faiblesse de certaines économies régionales », souligne Tony Tyler, directeur général de IATA. « Et avec une marge bénéficiaire de 3,2 % il ne faut qu’une légère détérioration de l’environnement pour que les bénéfices subissent un impact.
NewsLetter d’AéroBuzz 12/12/14.

Banques.

Faux ordres de virement en entreprises : vigilance accrue pendant les fêtes.

« C’est un véritable fléau économique. Il faut être vigilant, la trêve des confiseurs est souvent synonyme de relâchement dans les sociétés et les escrocs en profitent. » Ainsi parle le commissaire Jean-Marc Souvira, patron de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), lanceur d’alerte d’un nouveau style.
Selon lui, les experts en faux ordres de virement sont devenus la bête noire des entreprises pas seulement françaises mais « de langue française » dans toute l’Union européenne.
L’escroquerie n’est pas nouvelle, dit-il, et a souvent lieu le vendredi, veille de week-end où tout se ralentit. La crainte de ce service spécialisé de la police judiciaire (PJ) française est qu’elle soit « encore plus importante » à la faveur de la période des fêtes, où la « vigilance s’estompe parfois ».
Le message n’est pas non plus nouveau mais il y a, selon lui, urgence à le marteler en raison notamment des préjudices subis et des « dommages collatéraux ».
Le principe ? Enfantin a priori, mais nécessitant une bonne dose de culot et une connaissance des arcanes des sociétés visées, qu’elles soient du CAC 40 ou plus artisanales.
Il s’agit d’obtenir indûment le versement de fonds en se faisant passer, auprès du comptable par exemple, pour le PDG. En prétextant pour cela l’imminence d’un projet de fusion/acquisition ou, nouvelle et récente méthode, un changement de domiciliation bancaire pour verser le loyer de l’entreprise.
Des montants astronomiques.
De 400.000 euros à 25 millions d’euros, record à ce jour. Selon la Direction centrale de la police judiciaire, entre 2010 – année d’apparition du phénomène – et 2013, 700 faits ont été recensés en France. Soit 360 entreprises. Préjudice global : 300 millions d’euros.
« Et il y en a qui ne portent pas plainte », affirme-t-on à l’OCRGDF, « par peur d’une mauvaise publicité ». Sur ces trois années, il y a eu tout de même, selon la PJ, 1.200 plaintes en France.
Comment et où? En passant par une multitude de sociétés écrans et en utilisant la Chine comme lieu de destination finale des virements avant transfert ou décaissement. Et l’Europe de l’Est comme zone de rebond, Pologne, Slovaquie ou Hongrie, Géorgie tout récemment.
Les malfaiteurs sont souvent des « escrocs de haut vol », selon l’office de la PJ, et certains ont trempé dans les escroqueries à la taxe carbone (transactions frauduleuses sur les droits d’émissions de CO2). Leur « base de repli » est Israël, pays avec lequel la France n’a pas d’accord bilatéral d’extradition et où sévissent parfois, selon la police française, de véritables « groupes criminels ».
Outre le préjudice financier important à chaque fois, les « dommages collatéraux » sont des licenciements, des salariés abusés par exemple, voire des suicides comme cela été le cas à Lyon.
La PJ dit ne pas avoir connaissance de dépôts de bilan mais a pris son bâton de pèlerin pour « prévenir » les sociétés en liaison avec le Medef – la PJ a effectué 60 interventions dans les entreprises- et les pays concernés.
En novembre, les hautes autorités judiciaires françaises sont ainsi allées organiser la riposte en Chine où, selon une source proche du dossier, un suspect ayant « blanchi » 30 millions d’euros pour le compte d’escrocs a été arrêté il y a peu, dans la région du Wenzhou. Victime : un groupe lyonnais.
Pour l’instant, croit savoir le commissaire Souvira, « c’est localisé dans l’UE, mais ils sont en train de former des escrocs en anglais ». « C’est un phénomène très toxique, il faut trouver des parades », et d’ajouter : « nous avons des résultats ».
www.lesechos.fr 15/12/14.

Conjoncture.

Les faillites d’entreprises en recul de 6%.

Les faillites d’entreprises en recul de 6% Pour la première fois depuis fin 2012, le nombre de défaillances d’entreprise a reculé en France. Est-ce l’amorce d’une reprise ?
Enfin un signal qui passe à l’orange : selon le dernier baromètre publié par l’assureur Coface, le nombre de procédures de redressement judiciaire ou de mise en liquidation a reculé de 6,8% en octobre 2014 (par rapport au même mois de l’année précédente). Au total, l’ensemble de ces dépôts de bilan a concerné 6 052 entreprises (environ 400 de moins par rapport à octobre 2013).
En glissement annuel, le bilan reste élevé malgré une légère amélioration : à fin octobre, 63 002 entreprises ont fait faillite (sur les douze mois écoulés), soit un repli de 0,9% par rapport à la période courant de septembre 2013 à septembre 2014.
Encore plus de 60 000 faillites en 2015 ?
Coface observe une « légère amélioration depuis le mois d’avril ». A l’époque, le compteur des défaillances montait à 64 167. L’assureur estime qu’il est encore « trop tôt » pour interpréter cette embellie et déterminer si elle sera durable ou non, même s’il anticipe une meilleure tendance jusqu’à fin décembre, avec un total prévisionnel de 62 800 dépôts de bilan, soit une diminution de – 1,2 %.
L’avenir, c’est-à-dire 2015, reste incertain : Coface anticipe (encore) « 62 500 défaillances », un chirre qui, s’il est confirmé, se traduirait par une baisse de -0,5% par rapport à cette année. On reste loin, en revanche, des niveaux d’avant-crise de 2007 et 2008, époque à laquelle une moyenne de 50 100 entreprises se déclaraient en faillite auprès des tribunaux de commerce.
Pour rappel, les dépôts de bilan, s’ils sanctionnent une faillite économique, ne conduisent pas forcément à l’arrêt de l’entreprise en difficulté. Dans la majorité des cas, les jugent enclenche une procédure de redressement judiciaire au cours de laquelle les dettes contractées sont gelées et des solutions proposées pour permettre à l’activité de redémarrer : cela passe souvent par un rachat et/ou un plan social, avec des licenciements à la clé. Si aucune solution n’est viable, alors le tribunal prononce une liquidation qui conduit à la dispersion des actifs et la fermeture définitive du site.
www.creation-entreprise.fr 12/12/14.

Eco Tourisme.

Villages Nature : l’éco-tourisme selon Manuel Valls.

« Un projet essentiel, mettant au cœur de son modèle l’environnement et la nature ». C’est ainsi que Manuel Valls qualifie Villages Nature situé principalement sur la commune de Bailly-Romainvilliers (Seine-et-Marne), à 6 km de Disneyland Paris. Le Premier ministre s’est d’ailleurs essayé à la construction en posant entièrement la première pierre du chantier afin de marquer l’engagement de l’État dans ce projet.
Car avec son lagon à ciel ouvert de 25000 m², son parc aquatique de 9000 m² (le plus grand d’Europe), ses 916 cottages et appartements et son cadre idyllique, Villages Nature à tout pour plaire.
L’ouverture au public d’une première partie du site doit avoir lieu en juillet 2016. Le complexe de loisir comportera : des jardins suspendus, une ferme interactive et quatre villages (bulle, nature, clan et pour soi-même).
Le site veut être un exemple en matière d’écotourisme, comme le rappelle Gérard Brémond, président du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs: « Nous intégrons les normes les plus avancées de tourisme responsable dans l’exploitation de Villages Nature, mais aussi dans sa construction. » Pour ce faire, le groupe s’appuie sur un plan d’action durable en dix points qu’il promet de respecter. (Cliquez sur les images pour agrandir). On retrouve, entre autres :
La couverture des besoins en chaleur de Villages Nature par la géothermie profonde, (soit une économie de 6 750 tonnes de CO²/an)
La maximisation de l’usage du bois, en favorisant les bois d’origine française ou issus de forêts gérées durablement
Les travaux devraient être entièrement terminés dans une dizaine d’années. Il sera alors le plus grand site touristique de France avec 5500 appartements et cottages et 150.000 m² d’équipements sur 500 hectares.
L’État mobilisé pour le projet.
Mais l’ambition de Gérard Brémond ne s’arrête pas là : « Nous voulons contribuer significativement au développement touristique du grand Paris ainsi qu’à la croissance du tourisme français ». Les travaux ont ainsi permis le recrutement de 2000 nouveaux salariés dans le bâtiment et 1600 autres dans la promotion touristique.
L’État et les collectivités territoriales soutiennent le projet et viennent de lui verser une enveloppe de 60 millions d’euros. Le coût total des travaux est compris entre 650 et 700 millions d’euros.
Outre son aspect touristique, Villages Nature est aussi l’occasion d’inciter les particuliers à l’investissement locatif en Censi-Bouvard ou avec le statut LMNP comme on peut le lire dans la plaquette de présentation ci-dessous.
Les écologistes en colère.
Mais du côté des élus Europe Écologie les Verts, le projet ne passe pas du tout. Sur leur site Internet, on peut lire l’indignation de Mounir Satouri, le président des élus écologistes régionaux, qui revient sur les chiffres annoncés par le Premier ministre : « Il est indécent de consacrer 110 millions d’euros d’argent public – venant de l’État et de la Région- à enrichir des spéculateurs immobiliers! La contribution régionale à ce projet est de 50 millions d’euros, c’est le coût d’un lycée de 1500 places ! »
Ce dernier n’hésite pas à mobilier les internautes sur Twitter avec le hashtag #GPII, véritable signe de ralliement pour tous les opposants à certains grands projets comme le Center Parcs d’Isère, l’aéroport de Notre-Dame des Landes ou le barrage de Sivens.
À ce jour, le projet a fait l’objet de plusieurs enquêtes publiques. Aucun recours n’a jamais été déposé.
www.explorimmo.com 13/12/14.

Ressources Humaines.

CDD : le contrat de choix des employeurs.

De fait, la précarité dans le monde du travail a réduit en 2013 le nombre de jours médians d’un CDD, qui se limite désormais à dix jours, soit 4 jours de moins qu’en 2012. Le secteur des services n’a à offrir que de contrats à durée déterminée de huit jours. En revanche, dans le secteur de l’industrie et de la construction, les périodes médianes sont de respectivement 62 jours et 80 jours. La pénurie de main d’œuvre dans ces secteurs poussent les entreprises à mieux sécuriser les contrats de leurs salariés.
Les services sont particulièrement représentés en matière de CDD : l’an dernier, 85,3% des emplois ont été des CDD, soit 2,3 points de plus qu’en 2012. Deux secteurs en particulier se sont montrés très friands de ce type de contrats à courte durée : Les Arts, spectacles et activités récréatives, ainsi que l’Édition, l’audiovisuel et la diffusion. C’est bien moins le cas là encore pour l’industrie et la construction, où l’on embauche en CDD à hauteur de « seulement » 67,9% et 60,6%, des chiffres en baisse d’une année sur l’autre.
La loi sur la sécurisation de l’emploi (ANI), adoptée en 2013, a justement pour vocation de pousser les employeurs à opter pour le CDI. Cette loi suffira t-elle à palier l’absence de croissance ?
www.journaldeleconomie.fr 10/12/14.

Les arrêts maladie pris plus fréquemment le lundi.

Quel est le jour de la semaine où les salariés posent le plus souvent un arrêt de travail ? Le lundi, à en croire le dernier baromètre Prévoyance de Mercer, qui a analysé environ 190.000 arrêts pour maladie ou accidents pris en 2013 par les quelque 500.000 salariés couverts par un régime complémentaire dont la gestion a été confiée à ce cabinet de conseil en ressources humaines et en santé-prévoyance.
Dans le détail, 28% de ces arrêts ont débuté un lundi. La proportion décroît ensuite de jour en jour, pour tomber à 12% le vendredi, 7% le samedi et 3% le dimanche (pour ceux qui travaillent le week-end). Ce décalage s’observe surtout pour les arrêts maladie, les arrêts pour accidents étant eux répartis de manière plus équilibrée sur la semaine.
Si cet écart peut en partie être lié au fait que certains salariés prennent des arrêts de « convenance » en prolongement du week-end, Mercer tient à nuancer ce constat. « Le moindre accès aux consultations de généralistes les week-ends et le possible attentisme des malades (« ça ira mieux lundi ») expliquent une partie de la sous-pondération des interruptions débutant les samedis et dimanches et, corollairement, une partie de la surreprésentation des lundis et mardis », souligne le cabinet.
Autre élément troublant, la répartition des débuts des arrêts selon leur durée. Près d’un tiers (29,7%) des arrêts de 1 jour démarrent le vendredi tandis que ceux de 2 à 5 jours sont concentrés sur le lundi (plus de 30%). Le bilan est beaucoup plus équilibré pour les arrêts plus longs (voir le graphique ci-dessous).
Là encore, on peut trouver des explications logiques : pour les arrêts de 1 jour le vendredi, les médecins considèrent fréquemment le week-end suffisant pour récupérer, selon Mercer. Même si cela n’écarte pas pour autant l’hypothèse de « comportements de commodité »…
www.capital.fr 12/12/14.

Salaires.

Le salaire net médian mensuel s’élève à 1.730 euros.

En 2012, le salaire mensuel en équivalent temps plein (EQTP) d’une personne travaillant dans le secteur privé ou dans une entreprise publique est, en moyenne, de 2.870 euros bruts et de 2.154 euros nets de tous prélèvements à la source, selon une récente étude de l’Insee.
Entre 2011 et 2012, le salaire net a augmenté de 1,6 % en euros courants. Compte tenu de l’inflation (+ 2,0 % en 2012), le salaire net moyen en euros constants baisse de 0,4 % par rapport à 2011, après avoir sensiblement ralenti sa progression les deux années précédentes. Mais des différences apparaissent selon les secteurs. Ainsi, le salaire net moyen baisse en euros constants dans la construction (-0,8%) et dans le tertiaire (-0,5%), alors qu’il progresse de 0,2% dans l’industrie. Dans les services aux entreprises, dont relève l’intérim, le salaire moyen progresse de 0,7%. Mais cette hausse dépend d’un effet de structure : la baisse de la part des intérimaires, dont les salaires sont en moyenne plus faible, accroît mécaniquement le salaire moyen de l’ensemble du secteur.
Les 10% des salariés les mieux payés gagnent plus de 3.455 euros
Le salaire net médian (50% gagent plus et l’autre moitié gagne moins) s’élève à 1.730 euros par mois en 2012. Il est inférieur de 19,7 % au salaire net moyen et diminue de 0,6 % en euros constants entre 2011 et 2012. En 2012, les salaires nets diminuent à tous les niveaux de l’échelle salariale. Ainsi, les 10% de salariés les moins bien rémunérés perçoivent un salaire net mensuel (toujours en EQTP) inférieur à 1.184 euros, soit une baisse de 0,1% en euros constants par rapport à 2011.
A l’inverse, en haut de l’échelle, les 10% de salariés les mieux rémunérés perçoivent un salaire supérieur 3.455 euros, soit une baisse également de 0,1% en euros constants. Quant au 1% des salariés les mieux rémunérés, ils perçoivent un salaire net mensuel supérieur à 7.914 euros.
Les femmes gagnent encore 19,2% de moins que les hommes
Comme cela est le cas depuis 2008, l’écart de salaire en EQTP entre hommes et femmes se réduit légèrement. Il diminue en moyenne de 0,2 point entre 2011 et 2012. Cependant, le salaire des femmes reste inférieur encore inférieure de 19,2 % à celui des hommes. À secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, condition d’emploi donné, l’écart de salaire entre hommes et femmes diminue également mais reste supérieur à 10 %.
Par ailleurs, en 2012, les postes à temps partiel représentent 15% du volume de travail. Et si le nombre d’heures rémunérées total est quasiment stable pour les salariés à temps complet (+ 0,1%), il augmente en revanche de 1,6% pour ceux à temps partiel. En moyenne, le salaire horaire net des postes à temps partiel est plus faible que celui des postes à temps complet : 12,19 euros contre 14,33%. Un écart qu’ s’explique principalement par une moindre part de personnel qualifié parmi les salariés à temps partiel.
www.latribune.fr 16/2/14.

Le Smic à 9,61 euros en 2015 ?

Force Ouvrière a pris les données de l’Insee et les statistiques permettant de vérifier les deux paramètres fondamentaux dans le calcul du Smic pour faire sa propre prévision. En l’occurrence, le syndicat prend en compte l’augmentation de l’indice du prix à la consommation (+0,2% en un an) et l’augmentation du gain de pouvoir d’achat divisée par deux (1,2% soit 0,6% pour le calcul).
C’est ainsi que FO peut dire que le smic ne devrait augmenter que de 0,8% en 2015 et passer, de fait, de 9,53 euros bruts de l’heure à 9,61 euros bruts de l’heure. Sur le mois, cela devrait représenter une augmentation d’environ 11 euros bruts.
C’est donc une augmentation purement mécanique que suppose Force Ouvrière pour le Smic, ce qui est totalement en raccord avec les propos tenus par le gouvernement début décembre.
Michel Sapin, ministre de l’Économie, avait en effet annoncé le 4 décembre 2014 qu’il n’y aurait pas de coup de pouce pour le smic pour l’année 2015.
Reste à savoir, maintenant, si le gouvernement suivra lui aussi ce calcul ou s’il nous réserve une petite surprise de dernière minute.
www.journaldeleconomie.fr 18/12/14.

Sociétal.

Les Français épargnent en moyenne 1.688 euros par an pour préparer leur retraite.

La retraite est devenu un sujet de préoccupation, y compris des 25-34 ans. Ils sont ainsi 40% de ces derniers à chercher des placements intéressants pour se constituer un pécule pour leurs vieux jours, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Deloitte.
Les Français commencent à préparer leur retraite en moyenne à 45 ans. Soit près de 20 ans avant la fin de leur carrière professionnelle. Les deux-tiers des 4.000 sondés par le cabinet de conseil de Deloitte se disent en effet inquiets pour leurs futures pensions. Seuls 3 actifs sur 10 s’estiment suffisamment informés sur leur droit à la retraite et leurs besoins financiers futurs.
Pour éviter de voir leurs revenus fondre à la retraite, ils mettent donc de l’argent de côté, en moyenne 1.688 euros sur les 12 derniers mois. Les plus de 50 ans, eux, y consacrent carrément 4.736 euros par an. Sauf que ces chiffres cachent des disparités. Lorsque l’on prend les trois-quarts qui épargnent le moins, ils ne placent que 452 euros en moyenne par an. « Insuffisant pour couvrir leurs besoins futurs », note Hugues Magron, directeur Conseil Institutions Financières et Protection Sociale. Au mieux, sur un placement qui rapporte 2% par an durant 42 ans, ces derniers peuvent espérer gagner 70 à 90 euros supplémentaires par mois, estime l’étude.
Le classement des produits d’épargne les plus plébiscités pour la retraite est un brin étonnant. On trouve en premier lieu l’assurance vie (31%), devant les comptes sur livrets (20%) et le plan d’épargne logement (14 %). Les produits spécifiques comme le Perp remportent peu de succès (11%). Parmi les principaux critères de choix des placements : la sécurité (72%) et le rendement (59%).
Autre enseignement intéressant de cette étude : une majorité de Français (60%) semble d’accord pour mettre de l’argent sur un système d’épargne obligatoire. Très peu, en revanche, envisagent une nouvelle augmentation de l’âge de départ ou de la durée de cotisations. Une baisse des pensions est elle aussi massivement rejeté.
www.capital.fr 10/1/14.

Tourisme.

Paris, leader mondial avec 47 millions de visiteurs.

Paris, à nouveau leader mondial du tourisme. Si en 2013 Londres avait détrôné la capitale hexagonale avec 16,8 millions de visiteurs étrangers – un record depuis 1961 – Paris reprend du galon.
Le comité régional du tourisme (CRT) vient en effet de publier un bilan triomphal de 47 millions de visiteurs accueillis entre juillet 2013 et juin 2014, dont 42 % sont étrangers.
« Le tourisme est ainsi le premier secteur industriel de la région Ile-de-France, en termes de retombées économiques », note le CRT. Selon son étude, qui recourt à de nouveaux dispositifs d’observation statistique dans les aéroports, gares et aires d’autoroutes, les visiteurs ont en effet dépensé 22 milliards d’euros, essentiellement dans l’hébergement, la restauration, le transport, le shopping et les loisirs.
Ces visiteurs ont notamment généré 184 millions de nuitées à Paris, pour une durée de séjour de 3,9 nuits en moyenne. Près des deux tiers (64%) ont l’intention de revenir, indique le CRT, en soulignant que « contrairement à l’idée préconçue, le taux de satisfaction est situé à un niveau très élevé puisqu’il est de 93% ».
L’enquête met notamment en exergue les dépenses des Chinois, qui consacrent l’essentiel de leur budget au shopping (37%), soit davantage que pour l’hébergement (34%), la restauration (17%), les loisirs, spectacles et musées (7%) ou les transports (6%).
Une place de leader contestée.
« Cette enquête permet de mettre fin au Parisian bashing tellement à la mode », a estimé le directeur du CRT, François Navarro. Paris se place ainsi « loin devant ses concurrentes, notamment Londres », se félicite le CRT sans pour autant citer de chiffres pour les autres villes.
Selon une autre étude réalisée par MasterCard ( » new Global Destination Cities Index ») en juin 2013, c’est Bangkok en Thaïlande qui dominerait le classement 2013. La ville asiatique devrait accueillir 15,98 millions de visiteurs, pour des dépenses totales de 14,3 milliards de dollars selon cette étude qui tient compte du nombre de vols entrants et sortants, du montant des réservations effectuées ainsi que des données fournies par des comités du tourisme.
Selon cette dernière, Londres arrive en deuxième position avec 15.96 millions de touristes et 16,3 milliards de dollars. Paris ne serait, elle, que troisième avec 13.92 millions de personnes, et 14,6 milliards de dollars.
www.lesechos.fr 16/12/14.

Trêve des confiseurs aussi pour la Lettre Eco de l’APST
qui réapparaitra le 10 janvier 2015
Bonnes fêtes de fin d’année
Et Bonne Année 2015

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