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  • 10 novembre 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 31 octobre 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

20 au 31 octobre 2014

Conjoncture.

Après l’industrie, le commerce détruit aussi des emplois.

Mauvaise nouvelle pour l’économie française. Un des derniers moteurs de l’emploi est en train de caler à son tour : le commerce. C’est ce que montre une étude publiée lundi 20 octobre par le cabinet Trendeo. Depuis deux trimestres, ce secteur longtemps porteur a commencé à détruire des emplois, indique la société française, qui relève dans la presse toutes les annonces de création et de suppression de postes.
Pour le moment, le nombre net d’emplois disparus demeure minime, de l’ordre de 250 en six mois. Mais la rupture avec la période précédente se révèle spectaculaire. « Depuis 2009, le commerce était en effet le premier créateur d’emplois, avec un solde positif de 89 000 postes », relève David Cousquer, le fondateur de Trendeo. La fin de cette période constitue donc un « phénomène significatif et inquiétant », ajoute M. Cousquer.
Le mouvement est engagé depuis 2010. De trimestre en trimestre, les créations d’emplois se font plus rares, tandis que la courbe des suppressions monte régulièrement.
Une évolution à relier à la crise, qui pèse de plus en plus sur le pouvoir d’achat des Français. Pour éviter de perdre trop de clients, les enseignes de la grande distribution se sont lancées depuis deux ans dans une guerre des prix. Elle comprime leurs marges. Un contexte qui ne les incite pas à embaucher massivement.
De nombreuses sociétés intervenant dans le négoce et la distribution au sens large ont dû réduire la voilure.
Ces difficultés du commerce sont d’autant plus problématiques que les autres secteurs sont pour la plupart déjà à la peine. « L’industrie ne repart toujours pas, même si elle souffre moins que par le passé », note M. Cousquer.
Ces neuf derniers mois, Trendeo a recensé 153 fermetures d’usine dans le pays, pour 119 ouvertures. Au total, 1 512 usines ont été fermées depuis le début de la crise en 2009, compensées seulement à 60 % par la création de nouveaux sites.
Et ce marasme de l’industrie est de moins en moins compensé par le dynamisme des services. La banque, en particulier, pourrait connaître sa plus mauvaise année depuis 2009. « Il n’y a guère que les secteurs du logiciel et des conseils et services spécialisés qui continuent à afficher un dynamisme tel que les créations d’emplois y dépassent nettement les suppressions », souligne le responsable de Trendeo.
Sa conclusion n’est guère optimiste. La croissance qui permettrait d’effacer les lourdes pertes de la période 2008-2009 n’est toujours pas présente. « Au rythme actuel, plusieurs années seront nécessaires à l’inversion de la courbe du chômage », estime M. Cousquer. Loin, très loin de l’objectif affiché par François Hollande durant sa campagne électorale.
www.lemonde.fr 20/10/14.

Décollecte record pour le Livret A en septembre.

C’est la confirmation d’un mouvement de fond. Après quatre mois consécutifs de collecte nette négative, le Livret A affiche un niveau de décollecte d’épargne record de 2,37 milliards d’euros pour le seul mois de septembre. Le Livret Développement Durable (LDD) n’échappe pas à la désaffection des épargnants, affichant une décollecte de 780 millions d’euros sur la même période. Au total, les deux produits d’épargne réglementés ont cumulé une fuite de fonds de 3,15 milliards d’euros le mois dernier. Un niveau sans précédent depuis septembre 1989. Après la crise financière, pénalisé par une très faible inflation, le Livret A avait en effet mieux tenu le choc puisque la plus forte décollecte ne dépassait pas 1,39 milliard d’euros au mois de juin 2009.
A quoi doit-on cette accélération soudaine ? Le mois de septembre est traditionnellement un mois peu favorable pour le Livret A. Les français y puisent en effet habituellement leurs économies que ce soit pour payer leurs impôts ou financer la rentrée des classes. Les mois de septembre 2013 ou 2009 affichaient ainsi également des collectes nettes négatives, dans une proportion toutefois nettement moins importante (1,56 milliard d’euros en 2013 et 880 millions d’euros en 2009).
Mais cette année, la baisse du taux de rémunération du placement, fixé à un plancher historique de 1 % le 1er août dernier, est venue renforcer le phénomène. « Les épargnants continuent de réallouer leur épargne sur d’autres produits », souligne Cyril Blesson, chez Pair Conseil. Les épargnants se sont notamment tournés vers le plan épargne logement qui offre un rendement de 2,5 %, ou vers l’assurance vie, dont les fonds en euros offraient un rendement de 2,8 % en moyenne en 2013.
D’autres ont aussi tout simplement laissé leurs économies sur leurs comptes courants, qui gagnent en attractivité dans ce contexte de très faible inflation (+0,2 % hors tabac sur un an, selon l’Insee à fin septembre).
Pour l’heure, ce mouvement a peu de conséquences sur les encours des deux placements d’épargne réglementée, centralisés à près de 60% à la Caisse des Dépôts (CDC). Ayant bénéficié de la généralisation de la vente du Livret A dans les banques françaises en 2009, puis des relèvements de plafonds successifs en 2012 et 2013, les encours ont en effet été sensiblement dopés ces dernières années. A fin septembre, ils atteignent ainsi 366,4 milliards d’euros contre 236,7 milliards d’euros à fin 2008. Pour la CDC il n’y a donc pour l’instant pas de tension sur la ressource nécessaire au financement du logement social. Et si toutefois il devait y en avoir, l’institution se réserve l’option de « faire varier le taux de centralisation » de ces livrets convoités par les banques.
Cette année tout indique que la collecte des livrets réglementés sera historiquement faible pour l’institution, voir négative « Nous prévoyons une décollecte annuelle supérieure à 2 milliards d’euros pour le Livret A», indique Pair Conseil. Sur les neufs premiers mois de l’année, les livrets A et LDD ont déjà perdu 790 millions d’euros d’épargne collectée
www.lesechos.fr 22/10/14.

Emploi.

L’Aquitaine, région la plus créatrice d’emplois en France.

La progression est légère. Et elle ne compense pas les destructions d’emploi dans la région. Mais dans le contexte économique national, elle mérite d’être soulignée. L’Aquitaine a vu son nombre de créations d’emplois augmenter de 1.653 postes au cours du deuxième trimestre 2014, soit une augmentation de +0,2% par rapport au deuxième trimestre 2013, et de +0,4% sur un an. Elle arrive ainsi en tête des régions de France les plus créatrices d’emplois ce trimestre, à égalité avec Midi-Pyrénées et l’Ile-de-France, selon une enquête de l’Urssaf Aquitaine. 20 Minutes fait le point sur les catégories et les bassins d’emploi les plus dynamiques. Et ceux qui se portent moins bien.
Le secteur de l’hôtellerie-restauration dope la croissance. Avec près de 1.000 créations nettes d’emplois, l’hébergement-restauration porte à lui seul une grande part des bons chiffres régionaux.
Le commerce se porte mieux. L’évolution de l’emploi dans ce secteur (+0,8%) est plus importante que les périodes précédentes. Les effectifs sont tirés vers le haut par le commerce de détail (équipement du foyer, articles de sport, livres et journaux notamment), la grande distribution et la vente à distance.
www.20minutes.fr 20/10/14.

1541 euros bruts: c’est le revenu moyen d’un non-cadre en 2014.

2014 ne rime pas avec hausse des salaires. Le revenu moyen des 18,8 millions de salariés non-cadres du pays s’est élevé cette année à 1 541 euros bruts mensuels. C’est 6,6% de plus que le salaire minimum, selon un baromètre publié ce mardi par Randstad, qui montre que la progression des salaires ne cesse de fléchir.
Au premier semestre de l’année, les non-cadres ont vu leur rémunération (hors primes et congés payés) augmenter de 1,25% sur un an. C’est moins que les années précédentes (+1,8% en 2013, +2,2% en 2012 et +2,4% en 2011), selon cette étude, qui s’appuie sur des salaires réels extraits de 1,3 million de fiches de paie dans tous les secteurs professionnels.
82% de la population active salariée.
En matière de pouvoir d’achat, la hausse enregistrée en 2014 ne permet un gain que de 0,65% en tenant compte de l’inflation (0,6%).
Les non-cadres ayant des rémunérations assez proches du Smic, les évolutions du salaire minimum « se répercutent sur les salaires qui lui sont proches », rappellent les auteurs de l’étude. Le salaire minimum a ainsi augmenté de 1,05% au 1er janvier, et atteint actuellement 1 445,38 euros brut et les salaires moyens des non-cadres – à l’exception des professions intermédiaires qui bénéficient des salaires les plus élevés dans cette catégorie -, ont progressé à des niveaux « extrêmement proches ».
Les non-cadres représentent 82% de la population active salariée. Ils étaient 18,8 millions en 2013, selon l’Insee.
www.lexpress.fr 28/10/14.

Finances.

La demande de crédits des PME reste faible en France.

Selon l’enquête de la Banque de France, 27% des PME ont demandé un crédit au troisième trimestre.
L’accès au crédit des Petites et moyennes entreprises (PME) s’est amélioré au troisième trimestre, les TPE se situant légèrement en retrait, mais la demande reste faible, a estimé lundi 20 octobre la Banque de France lors d’une conférence de presse.
Dans le détail, 70% des PME ont obtenu les financements souhaités pour leur crédit de trésorerie ce trimestre (contre 57% au deuxième trimestre), une proportion qui grimpe à 92% pour le crédit d’investissement.
En revanche, la demande de crédit des PME, stable par rapport au trimestre précédent, reste faible, notamment pour les crédits de trésorerie, a indiqué Jacques Fournier, directeur général des statistiques à la Banque de France.
Selon l’enquête trimestrielle de la Banque de France, menée auprès de 3.500 PME et 400 ETI (entreprise de taille intermédiaire), 7% des PME ont demandé un crédit de trésorerie de juillet à septembre et 20% d’entre elles ont demandé un crédit d’investissement.
Du côté des ETI, la demande de nouveaux crédits a progressé, tant pour la trésorerie que pour l’investissement, et le taux d’obtention de ces crédits reste élevé.
Un problème de demande.
Pour les très petites entreprises (TPE, 0 à 9 salariés), l’accès aux crédits de trésorerie se situe « un cran en dessous de celui des PME » et l’obtention de crédits d’investissement, s’il est plus élevé, « reste en-deçà de celle des PME », selon la BdF.
Selon M. Fournier, ces chiffres traduisent essentiellement un problème de demande des entreprises et non un resserrement des conditions d’octroi de prêt par les banques.
« Depuis plusieurs années, on constate une baisse de l’investissement et une hausse des frais d’entretien. Quand l’économie va redémarrer, est-ce que l’outil pourra suivre? », s’est inquiété Yves Marmont, vice-président de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA).
Les TPE en difficulté.
Selon la FCGA, qui présentait lundi ses statistiques 2013 portant sur 287.000 TPE, le chiffre d’affaires moyen de ces entreprises a reculé de 0,4% en 2013 et leurs résultats bruts moyens de 1,1%.
Par secteurs, les TPE oeuvrant dans les transports et dans la santé ont vu leur chiffre d’affaires progresser quand celles du secteur de l’équipement de la personne et de la maison ou de la culture et des loisirs ont particulièrement souffert.
Pharmacie et optique ont été les professions les plus favorisées en 2013 en termes de bénéfice net avec des gains moyens de 146.500 euros et 66.800 euros respectivement, selon la FCGA.
www.challenges.fr 21/10/14.

Nomination.

P. Le Ray, rapporteur de la mission Tourisme à l’Assemblée 23 octobre 2014 commentaires Philippe .

Le Ray a été nommé pour deux ans rapporteur pour avis de la mission Tourisme dans le cadre du projet de loi de finances pour 2015. « Le tourisme constitue un enjeu majeur pour l’économie française », fait savoir le député dans un communiqué. « Ce secteur a un effet moteur sur l’activité de tous nos territoires et ce sont au total près de 2 millions d’emplois directs et indirects, pour la plupart non délocalisables, qui en dépendent. Le poste Voyages de la balance des paiements est excédentaire de plus de 10 milliards d’euros. Je me félicite notamment du rattachement de la compétence tourisme aux compétences du ministre des Affaires étrangères. Il s’agit assurément d’un signe fort à l’adresse de l’ensemble des acteurs. Le rapport a été présenté mardi lors d’une commission élargie et sera examiné en séance publique dans l’hémicycle le lundi 3 novembre. J’ai souhaité me pencher plus précisément sur la question de la rationalisation des moyens, tant au niveau national qu’au niveau des territoires », poursuit Philippe Le Ray dans son communiqué. Le député insiste dans son rapport sur une offre touristique de qualité et diversifiée, l’accueil et le développement de la formation, le numérique au coeur du tourisme, la coordination et la mutualisation des interventions des différents partenaires du développement touristique local.
www.letelegramme.fr 23/10/14.

Ressources Humaines.

Les salariés se sentent en week-end le vendredi à 14h40.

Les salariés décrocheraient mentalement de leurs tâches professionnelles pour penser à leur week-end dès 14 heures 40 le vendredi, d’après une étude menée par Opinium pour le loueur de voitures Budget*. Certains en profiteraient aussi pour organiser de leur bureau leurs activités du samedi et du dimanche. Selon ce sondage, les Français resteraient toutefois plus concentrés que les Espagnols et les Britanniques qui se relâcheraient dès le milieu de la matinée le vendredi, respectivement à 10h10 pour les premiers et 10h19 pour les seconds. Les Allemands, quant à eux, resteraient focalisés sur leur travail jusqu’à 13h21 en moyenne, tandis que les Italiens tiendraient le coup jusqu’à 19h36 le vendredi soir.
L’an dernier, la compagnie aérienne British Airways a mené une étude similaire qui montrait que 60% des salariés interrogés «considèrent qu’ils ont le droit de relâcher la pression plus tôt le vendredi parce qu’ils travaillent plus longtemps que ce qui est stipulé dans leur contrat le reste de la semaine».
Parmi leurs activités favorites le vendredi après-midi, ces derniers laisseraient de côté leurs dossiers pour surfer sur Facebook, écrire des mails à leurs amis, faire du shopping en ligne ou effectuer des réservations pour leurs week-ends ou leurs vacances.
Si ces comportements doivent réjouir les acteurs du tourisme et du transport comme Budget et British Airways, qui tenteront sûrement de cibler cette large clientèle de salariés «en mode décompression» le vendredi après-midi, les employeurs peuvent se rassurer. Alors que les salariés pensent à leurs week-ends pendant leur temps de travail, la plupart pensent aussi à leur travail pendant le week-end.
En France, selon le sondage de Budget, 40% des salariés ont la tête au bureau le samedi et le dimanche. Quelque 20% d’entre eux consultent leurs mails pendant le week-end.
Même tendance chez les Britanniques qui admettent à 44% penser à leur travail le week-end, tandis qu’un quart d’entre eux consultent leurs mails. Pour remettre une frontière entre la vie au bureau et la vie privée, le puissant syndicat allemand IG Metall a proposé l’an dernier d’interdire les e-mails et les SMS professionnels en dehors des heures de bureau.
www.lefigaro.fr 19/10/14.

Pourquoi Pierre & Vacances a épuisé trois DG en sept ans?

Et de trois! En sept ans, Gérard Brémond, fondateur et principal actionnaire du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, n°1 européen des résidences de loisirs, a épuisé trois directeurs généraux.
Après Eric Debry, à la tête de la société entre 2006 et 2008, puis Sven Boinet, qui a tenu de fin 2009 jusqu’à l’été 2012 et est aujourd’hui directeur général délégué d’Accor, c’est Françoise Gri qui tire sa révérence.
La voilà brutalement congédiée, moins de deux ans après son arrivée. Selon le communiqué publié mardi 21 octobre, elle n’a pas démérité. « Le programme Win2016 et la mutation digitale du groupe, engagé sous l’impulsion de Françoise Gri, étant désormais en phase de réalisation opérationnelle, le conseil d’administration a décidé de réunir les fonctions de président et de directeur général », peut-on lire. « Il n’était donc plus nécessaire de la maintenir à son poste », explique-t-on dans le groupe.
Ancienne du géant de l’informatique IBM et de Manpower France, Françoise Gri était arrivée pleine d’enthousiasme début 2013 pour diriger Pierre & Vacances-Center Parcs. Un défi. Car à l’époque, le groupe était confronté à une situation difficile. L’exercice 2011-12 était dans le rouge, avec 27,4 millions d’euros de pertes, du jamais vu depuis son entrée en bourse en 1999. Elle est chargée de mettre à exécution un plan social de 195 suppressions d’emplois décidé avant son arrivée.
Optimiste, elle reste cependant confiante dans les capacités de rebond du groupe. « Je trouve intéressant de me confronter à de nouvelles problématiques », disait-elle à Challenges en janvier 2013.
L’exercice suivant fut tout aussi difficile: même avec un résultat opérationnel légèrement positif, les pertes atteignent plus de 47 millions d’euros, dus en grande partie aux départs des salariés et à des cessions de résidences. Cette année, le chiffre d’affaires (1,4 milliard d’euros) est en croissance.
Ainsi, l’inamovible Gérard Brémond, tour à tour autoritaire et charmeur, reprend les commandes, même s’il a nommé, pour l’aider sur les activités touristiques, Martine Balouka-Valette aux fonctions de directrice générale du tourisme. A croire que ce fou de jazz refuse d’entendre parler de succession.
Un temps, on a cru que le dauphin serait le centralien Sven Boinet, longtemps administrateur du groupe avant d’en devenir directeur général. Il lui fut reproché de ne pas être allé assez vite dans le plan de redressement qu’il avait initié. Impossible de faire pareille remontrance à Françoise Gri puisqu’on assure qu’elle avait totalement rempli sa mission. Il y a quelques années, dans son livre Women Power, Femme et patron, elle écrivait, « Je me suis toujours plu à imaginer le job suivant que je pourrai occuper. » Peut-être ne l’envisageait-elle pas aussi vite.
www.challenges.fr 23/10/14.

Tourisme.

Les flops des destinations de la Toussaint.

Les Français ne s’informent pas seulement des prestations des hôtels ou des prix des vols. L’actualité est un facteur également très important dans le choix de leurs destinations. Alors que les villes comme Londres, Paris, New York ou bien les îles ont trouvé leur public, d’autres pâtissent des événements qui se sont déroulés dans leur pays. Selon le site Kayak.fr, deux zones géographiques ont été moins demandées dans les recherches pour la période des vacances de la Toussaint (du 18 octobre au 3 novembre 2014): le Maghreb et l’Allemagne.
Alors que cette dernière s’apprête à célébrer les 25 ans de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre prochain, les touristes ne semblent pas attirés par ce lieu, du moins pour cette période de l’année, étant donné que la demande est de -60% par rapport à celle de 2013. Francfort et Munich affichent également une baisse respective de -23% et -14%, selon le moteur de recherches dédié au voyage*.
«Vigilance renforcée»
Du côté de l’Afrique et du Moyen-Orient, l’assassinat d’Hervé Gourdel au mois de septembre, les menaces de l’État islamique et le virus Ébola semblent avoir eu raison des choix des Français. Le 15 octobre, le Maroc a annoncé le lancement d’un «plan national» pour «empêcher l’entrée du virus Ébola» dans le royaume. Au début du mois, Rabat s’est également dit inquiet de la baisse des réservations touristiques depuis la France, à la suite de l’assassinat d’Hervé Gourdel en Algérie et a appelé à une «vigilance renforcée» des autorités françaises. Il y a un mois, le quai d’Orsay a, de son côté, appelé les Français résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays «à la plus grande prudence» après les menaces du groupe État islamique visant les ressortissants occidentaux et notamment français. Tous ces événements ont donc eu pour conséquences de porter préjudice au tourisme dans les pays arabes.
Les destinations flops pour les vacances de la Toussaint 2014 (pourcentages par rapport à l’année 2013):

  • Berlin (Allemagne): -60%
  • Constantine (Algérie): -27%
  • Francfort (Allemagne): -23%
  • Munich (Allemagne): -14%
  • Tunis (Tunisie): -11%
  • Tanger (Maroc): -6%
  • Alger (Algérie): -3%
  • Casablanca (Maroc): 0%

* L’étude de Kayak.fr est basée sur les recherches de vols effectuées pour la période des vacances respectives de la Toussaint en 2013 et en 2014.
www.lefigaro.fr 23/10/14.

Fabius s’explique sur la notion de « vigilance renforcée »

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, s’est expliqué vendredi devant les professionnels du tourisme sur la notion de « vigilance renforcée » dans les zones jugées sensibles, à laquelle il a appelé il y a un mois ses compatriotes, ce qui a entraîné des reports et des annulations de déplacements. Au cours de la réunion à Paris, les présidents des principales organisations des professionnels du tourisme (SETO, SNAV, FNAM, BAR) « ont regretté que cette mesure ait été indûment assimilée à une injonction à ne plus se rendre dans les pays visés », selon un communiqué du porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Alexandre Giorgini.
Pour sa part, « le ministre a rappelé l’obligation générale d’information de l’État vis-à-vis des Français lorsqu’ils se rendent à l’étranger », a souligné le porte-parole adjoint. « La notion de vigilance renforcée a été précisée : il s’agissait d’abord et avant tout d’inciter nos compatriotes à prendre connaissance de manière approfondie des conseils par pays et de les inviter à s’inscrire sur (le site internet) Ariane pour les Français de passage ou auprès des consulats pour les expatriés. »
« Le ministre a également fait remarquer que ces mesures de vigilance, lorsqu’elles étaient suivies, limitaient l’exposition au risque en permettant au ministère de rester en contact avec nos compatriotes à l’étranger et, le cas échéant, en les informant et/ou en les alertant », a ajouté Alexandre Giorgini. « Le ministre s’est engagé à renforcer la concertation avec les professionnels du tourisme, qui seront étroitement associés au centre de crise (du ministère) dans la communication des mesures prises notamment en direction des médias spécialisés », a-t-il conclu.
L’appel à la vigilance lancé par le ministère des Affaires étrangères au lendemain de l’entrée en guerre en Irak de la France contre l’organisation État islamique, assorti d’une liste d’une quarantaine de pays concernés par cette mise en garde, a entraîné une série d’annulations ou de reports de voyages de ressortissants français.
Des professionnels du tourisme d’autres pays s’en sont aussi émus, notamment au Maroc où le gouvernement est monté au créneau pour demander à Paris que ce royaume ne soit plus sur la liste des pays sensibles établie par le Quai d’Orsay. Ces États sont notamment situés au Maghreb, en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie.
En 2013, quelque 22 millions de voyages de Français vers l’étranger ont été recensés. Si l’Europe est leur destination préférée, le Maghreb et l’Égypte sont aussi des destinations prisées en raison de leur prix et de leur proximité.
www.lepoint.fr 26/10/14.

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