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  • 10 novembre 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 novembre 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

1er au 10 novembre 2014

Aérien.

Le gouvernement vole au secours du transport aérien français.

A force de crier au secours, les compagnies aériennes françaises ont fini par se faire entendre. Chargé par le gouvernement d’un « groupe de travail » sur la compétitivité du transport aérien, le député Bruno Le Roux présentera lundi au Premier ministre un ensemble de propositions, reprenant nombre de leurs revendications. Parmi les préconisations du chef du groupe socialiste à l’Assemblée, figurent notamment le gel des droits de trafic accordés aux compagnies du Golfe – qui font déjà l’objet d’un moratoire de fait – et l’application de la taxe de solidarité, dite « taxe Chirac », à d’autres secteurs économiques.
Instaurée en 2006 pour financer la lutte contre les épidémies dans les pays pauvres, cette taxe n’est appliquée, pour l’heure, qu’aux vols au départ d’un aéroport français. A elle seule, Air France verse un tiers du produit de cette taxe, soit quelque 70 millions d’euros. Selon nos informations, le rapport Le Roux proposerait donc, non pas de la supprimer, mais de la faire payer par d’autres secteurs plus fortunés, comme les banques et la grande distribution.
Participation au financement des équipements de sécurité.
Le rapport Le Roux avancerait également plusieurs propositions pour modérer, sinon stopper, l’inflation des taxes et redevances aérienne. Selon la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam), le transport aérien serait « 11 fois plus taxé » en France qu’aux Pays-Bas ou en Allemagne.
La France serait aussi le seul pays au monde où les coûts des contrôles de sécurité dans les aéroports sont intégralement supportés par les compagnies.
Pour alléger leur fardeau, l’État pourrait ainsi financer certains équipements de sûreté très coûteux, comme les nouveaux détecteurs d’explosifs. Plus prosaïquement, le rapport recommanderait que l’État reverse au budget de la Direction de l’aviation civile la totalité du produit de la taxe de l’aviation civile, au lieu d’en empocher une partie. Autre allégement envisagé : les passagers en correspondance pourraient se voir exonérer de la taxe d’aéroport, ceci afin de favoriser le hub Air France de Roissy-CDG.
La proposition la plus délicate à trancher pour le gouvernement concernerait toutefois les redevances d’Aéroports de Paris. Les compagnies aériennes pourraient obtenir que les activités aéroportuaires d’ADP et ses investissements d’infrastructures ne soient plus financés uniquement par les redevances, mais aussi par les recettes tirées de ses activités commerciales annexes (boutiques, parkings, bureaux…), selon le principe de la « caisse unique ». Mais ADP, qui est en train de finaliser le prochain contrat de régulation économique avec l’État, milite pour le maintien du système actuel de « double caisse aménagée ». Le seul, selon lui, lui permettant de concilier des engagements d’investissement sur 5 ans et la promesse faite aux actionnaires – au premier rang desquels l’Etat – d’un retour sur capitaux investis de 7 à 8 %.
www.lesechos.fr 04/11/14.

La métamorphose de Ryanair paye déjà.

Plus d’un an après avoir annoncé sa volonté de changer de stratégie en se focalisant davantage sur la clientèle affaires, la compagnie aérienne irlandaise a publié un bénéfice opérationnel de 933,4 millions d’euros au premier semestre de son exercice 2014-2015, en hausse de 30% .
La mutation stratégique de Ryanair commence déjà à porter ses fruits. Plus d’un an après avoir annoncé sa volonté de changer de stratégie en se focalisant davantage sur la clientèle affaires, la compagnie aérienne irlandaise a publié un bénéfice opérationnel de 933,4 millions d’euros au premier semestre de son exercice 2014-2015, qui s’achèvera fin mars, en hausse de 30% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Le tout pour un chiffre d’affaires en hausse de 9% à 3,537 milliards d’euros. La marge opérationnelle a progressé de 4 points, à 26%!, la plus élevée du secteur en Europe.
Du coup, Ryanair a relevé ses prévisions pour l’ensemble de son année fiscale 2014-2015. La compagnie table désormais sur un bénéfice net compris entre 750 et 770 millions d’euros (contre 620 à 650 millions jusqu’à présent), soit une hausse de plus de 40% par rapport à celui de l’année dernière (523 millions d’euros).
Si cette performance est partiellement liée au décalage des vacances de Pâques au premier trimestre de son exercice (avril-juin) et à une base de comparaison favorable puisque le premier semestre 2013-2014 avait été très décevant, la compagnie explique également « avoir enregistré un très bon été grâce à sa stratégie, dévoilée en septembre 2013, d’avancer les possibilités de réservation et d’améliorer l’expérience client, deux facteurs qui ont permis d’améliorer le taux de remplissage des avions et les recettes unitaires ».
Aéroports principaux.
Pour capter davantage la clientèle professionnelle, comme le font Easyjet ou Vueling, Ryanair cherche à s’implanter dans les aéroports principaux (chose qu’elle refusait jusqu’ici pour bénéficier de coûts aéroportuaires moins élevés) et développe progressivement des produits spécifiques pour cette clientèle. Lancée fin août, à partir de 69,99 euros par vol, l’offre « Ryanair Business Plus » permet de modifier sa réservation même le jour du vol, de passer plus rapidement les contrôles de sûreté à l’aéroport (pour l’heure, dans quelques aéroports seulement) d’embarquer en priorité, d’accéder à des sièges plus confortables ou encore d’enregistrer un bagage en soute de 20 kg.
Montée en gamme.
En outre, Ryanair a signé un partenariat avec le GDS Amadeus (système global de distribution) utilisé par les agents de voyages qui restent des acteurs privilégiés pour capter les voyageurs professionnels. Cette stratégie s’accompagne d’une volonté de la direction de changer l’image de la compagnie en montant en gamme. L’idée est notamment de faire un transporteur plus à l’écoute des clients.
Cette stratégie pèsera davantage au second semestre, puisque ces nouveaux produits seront disponibles sur l’ensemble de la période.
Toute clientèle confondue, elle table désormais sur un trafic annuel de 89 millions de passagers, en hausse de 9% sur un an – alors qu’elle s’attendait à une hausse de 5% jusque-là.
www.latribune.fr 04/11/14.

Économie.

L’OFCE entrevoit du mieux pour la France en 2015.

Il ne faudra certes pas s’attendre à une croissance exponentielle : celle-ci sera de 0,4% en 2014, et de 1,1% en 2015. C’est un peu mieux que les estimations du gouvernement pour l’année prochaine.
L’OFCE explique son optimisme relatif en soulignant que les conditions du crédit et la réduction des déficits devraient finalement porter leurs fruits. De plus, la baisse récente de l’euro face au dollar fera en sorte que le pays gagne en compétitivité, ce qui a fortement manqué à la France cette année. Et la montée en puissance du CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi), avec 0,3 point de plus, va aussi avoir un impact positif.
En revanche, il ne faudra pas s’attendre à un miracle concernant le taux de chômage. Il devrait s’établir à 9,8% pour 2015. Le déficit bougera n’offrira lui aussi guère de satisfaction, avec 4,3% du PIB en 2015, soit 0,2 point de moins seulement que cette année — c’est d’ailleurs en phase avec les prévisions du gouvernement.
L’OFCE estime également, contrairement aux dires de l’exécutif, que la France est bel et bien sous le régime de l’austérité. Les hausses d’impôts, combinées au plan d’économies imposés par le gouvernement, pèsent sur les ménages tandis que les entreprises bénéficient d’un surplus d’allègements fiscaux. Pas de quoi faire remonter la cote de popularité de l’exécutif. Cette politique de rigueur a même un impact sur la croissance : elle retranche à la croissance 0,6%.
www.journaldeleconomie.fr 30/10/14.

Hôtellerie.

Les prix des nuits d’hôtel s’envolent en France et en Europe.

En l’espace d’un an, le prix de la nuitée à Paris a augmenté de presque 9%, faisant de la capitale, la deuxième ville la plus chère d’Europe, derrière Londres, pour y séjourner. Les tarifs ont augmenté partout en France, à l’exception de Nice.
Avis aux touristes ! Pour profiter d’un charmant week-end dans la capitale française, il faudra débourser en moyenne 158 euros pour une nuit dans un hôtel parisien, à en croire le portail de réservation hotel.info. Ce tarif, qui ne cesse d’augmenter, est le plus élevé de France et la deuxième capitale la plus chère d’Europe. En septembre 2013, le tarif d’une nuitée n’était « que » de 145 euros, soit une hausse de 8,90% de en l’espace d’un an.
Inutile d’espérer réduire la note en changeant de destination. Toutes les grandes villes hexagonales affichent des prix en hausse. A Lyon, par exemple, ils s’envolent carrément de 18,15 %, passant de 92 à 109 euros la nuit. Hausse aussi à deux chiffres à Marseille (+12,23%), où une nuitée se paie 104 euros en moyenne. Pour passer sous la barre des 100 euros la nuit, il faut s’envoler pour Lille (95 euros, +11,51%), Strasbourg (94 euros, +11,94%) ou encore moins cher, Bordeaux (85 euros, +12,22%). Seule le célèbre port de la côte d’Azur, Nice, fait figure d’exception : les prix y ont baissé de plus de 10% sur la même période.
Londres, ville la plus chère d’Europe.
A l’étranger, les prix des nuits d’hôtel ont aussi tendance à flamber. La ville la plus chère en Europe demeure Londres, avec une nuitée à 170 euros en moyenne, en léger recul de 2,98%. Après Paris, on retrouve Oslo. Les hôtels de la capitale norvégienne, connue pour ses prix élevés, se paient 157 euros, 7,09% de plus que l’année précédente. Seul un euro la sépare de sa voisine danoise, Copenhague, où les prix ont grimpé de 13,50%. Autres hausses imposantes à Madrid (+30% en un an), à 86 euros la nuit, soit 20 euros de plus qu’en septembre 2013 et Rio de Janeiro, dont les prix ont grimpé de presque 38%, pour s’élever à 151 euros la nuitée. Si vous voulez épargnez votre portefeuille pour vos prochains week-ends, mieux vaut donc privilégier Stockholm (139 euros, -11,21%), Rome (105 euros, -5,62%) ou Varsovie (79 euros, -7,34%).
www.capital.fr 03/11/14.

Sociétal.

La précarité obsède 90% des français.

La précarité obsède 90% des français Selon un baromètre réalisé par LH2, une proportion record de français, soit neuf sur dix, redoutent de tomber dans la précarité.
Avec le spectre du chômage qui menace à tout instant et les annonces de réforme de l’Unedic, les français ne sont plus sûrs de rien et redoutent de prendre l’ascenseur social en sens inverse. Selon un sondage réalisé par LH2 pour BFM Business et Ca COM, 90% d’entre eux ont peur de « tomber dans la précarité », un niveau qui n’avait jamais été atteint depuis que cette enquête existe. Si cette crainte est si vivace, c’est que les français éprouvent déjà des difficultés à joindre les deux bouts, même s’ils travaillent : 37% affirment avoir du mal à boucler leurs fins de mois (+15 points par rapport à décembre 2013) et 47% se voient, à cause de cette gêne financière, contraints de reporter leur achats dans l’attente de jours meilleurs, et surtout de prix plus bas.
www.creation-entreprise.fr 04/11/2014.

Les centres commerciaux se vident.

La proportion de boutiques vides dans les centres commerciaux est revenue en 2014 à 7,6 % contre 4,6 % il y a deux ans. Ce phénomène frappe plus les petites galeries commerciales récentes que les gros centres anciens.
À SQY Ouest, centre commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines, 80 % des boutiques sont vides. La moitié des magasins ne sont pas occupés à Cœur de Vie: cette galerie marchande installée à Calais est tellement sinistrée qu’elle vient d’être rachetée par la ville1. Il n’y a pas que les centres ville à être désertés par les commerces2. À leur tour, les centres commerciaux sont touchés.
Attention néanmoins aux généralisations hâtives. Avec une majorité d’emplacements vides, SQY Ouest et Cœur de Vie sont encore des exceptions. En revanche, sans atteindre ces sommets, la vacance commerciale dans les centres commerciaux (les boutiques non occupées) augmente depuis deux ans de façon préoccupante. Selon Procos, syndicat professionnel qui fédère les enseignes du commerce spécialisé, la proportion est passée à 7,6 % cette année contre 4,6 % en 2012. Une progression de 50 % très spectaculaire.
Les vieux mastodontes font le plein.
Évidemment, tous les centres ne sont pas concernés de la même façon. «Plus le centre est ancien et gros, moins il souffre», affirme Michel Pazoumian, délégué général de Procos. En clair, de vieux mastodontes comme les 4 Temps à La Défense ou Cap 3 000 à Nice font le plein. En revanche, les petites galeries marchandes comme Boulazac à Périgueux, lancées dans les années 70, ou les Halles du beffroi à Amiens, inaugurées dans les décennies 80-90, ont pas mal de boutiques vides. Même les grands centres ouverts récemment comme le Millénaire à Aubervilliers ont du mal à commercialiser tous leurs espaces.
La montée de la vacance commerciale affecte différemment les spécialistes des centres commerciaux. Selon Procos, Altarea qui a ouvert beaucoup de nouveaux centres récemment, notamment Qwartz à Villeneuve-la-Garenne, déplorent une vacance commerciale de 13,9 % et Apsys de 11,2 % (les Rives de l’Orne à Caen, l’Heure Tranquille à Tours…). À l’autre bout du spectre, la vacance commerciale est limitée à 6,5 % pour Unibail et 6,6 % pour Klépierre toujours selon Procos.
«Mais la vacance devient un souci dès qu’elle dépasse les 5 %», estime Pascal Madry, directeur du Procos.
Reste une question: si les centres commerciaux tirent la langue pour faire le plein, pourquoi s’en crée-t-il de nouveaux sans cesse? Pourquoi les enseignes acceptent de s’y installer? «Une enseigne est obligée de grossir, répond Jean-Luc Bret, président de la Croissanterie. Nous compensons la baisse de rentabilité des points de vente en achetant moins cher et en regardant de près nos frais de personnel.» Une fuite en avant qui ne pourra pas durer éternellement.
www.lefigaro.fr 06/11/14.

Taxes.

Taxe de séjour : Airbnb désigné agent du fisc par Fabius.

Dans le projet gouvernemental de trouver 300 millions de recettes fiscales supplémentaires, la taxe de séjour sera étendue à l’ensemble du secteur de l’hébergement touristique.
«Cela va répondre aux inquiétudes des hôteliers, dans un souci d’équité fiscale.» Selon Nicolas Ferrary, directeur France d’Airbnb, la proposition de Laurent Fabius de demander aux sites d’échange d’appartement de collecter la taxe de séjour va calmer la guerre qui les oppose depuis des mois aux hôteliers français. Ces derniers s’insurgeaient contre une distorsion de concurrence, ces sites n’étant pas assujettis au paiement de la taxe de séjour s’imposant aux professionnels. À l’heure actuelle, c’est au particulier louant son appartement de la réclamer à son locataire. Autant dire une collecte qui reste plus qu’aléatoire.
Désormais, Airbnb et ses semblables (Bedycasa, Sejourning…) pourraient devenir des «représentants fiscaux des hébergeurs, et collecteraient la taxe de séjour pour leur compte», selon une source gouvernementale. Une manière d’améliorer la collecte, qui sera reversée directement aux mairies. Cette mesure s’inscrit dans le projet gouvernemental de trouver 300 millions de recettes fiscales supplémentaires via les collectivités locales. «Dans le cadre d’une refonte de cette taxe, il était inimaginable que la pression fiscale ne s’applique pas à tout le monde», appuie Xavier Alberti, directeur général de Châteaux & Hôtels Collection. La taxe pour l’ensemble du secteur pourrait aussi passer de 0,40 à 0,75 € par jour et par personne pour les hôtels non classés, de 1 à 1,50 € pour les 3 étoiles, de 1,5 à 2,25 € pour les 4 étoiles, et de 1,5 à 3 € pour les 5 étoiles. Une taxe de 4 € pour les palaces est aussi évoquée.
Pour les sites concernés, c’est un moindre mal, certains députés ayant émis l’idée cet été de les taxer sur leur chiffre d’affaires. La proposition de Laurent Fabius, déposée vendredi, devrait être discutée la semaine prochaine. Si elle était adoptée, elle ne signifierait pas pour autant la fin des hostilités.
Devant le boom de ces nouvelles formes d’hébergement, «dont certains ont fait un vrai business», des professionnels demandent que soit interdite la location entre particuliers à la nuitée. L’idée de créer une taxe pour ces logeurs professionnels au-delà d’un certain chiffre d’affaires fait aussi son chemin.
www.lefigaro.fr 01/11/14.

Tourisme.

Le tourisme international en pleine forme.

La période de pointe de juin, juillet et août, qui représente environ un tiers du total annuel à elle seule, affiche une croissance de 4% par rapport à la même période en 2013.
La période de pointe de juin, juillet et août, qui représente environ un tiers du total annuel à elle seule, affiche une croissance de 4% par rapport à la même période en 2013. (Crédits : Reuters)
Lenteur de la reprise économique, défis géopolitiques : rien n’y fait; le dynamisme du tourisme international reste soutenu, d’après l’Organisation mondial du tourisme (OMT), qui expose le bilan des 8 premiers mois de l’année dans un communiqué publié jeudi 30 octobre. Ainsi, entre janvier et août, 781 millions de personnes ont passé au moins une nuit à l’étranger, soit une croissance de 5% par rapport à l’année dernière sur la même période correspondant à 36 millions de touristes supplémentaires.
La période de pointe de juin, juillet et août, qui représente environ un tiers du total annuel à elle seule, affiche une croissance de 4% par rapport à la même période en 2013.
Les Amériques boostent la croissance touristique.
Alors que l’Europe affiche une hausse de 4% du nombre de touristes par rapport à 2013 et l’Asie-Pacifique atteint les 5%, les Amériques (Nord, Sud et central confondus) figurent en tête du classement avec une progression de 9%.
Le Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai a analysé :
« Le tourisme international continue de progresser au-delà des attentes malgré l’intensification des défis mondiaux […] Ces résultats ne doivent toutefois pas nous faire oublier qu’il y a de plus en plus d’incertitudes géopolitiques et que l’économie mondiale donne des signes d’essoufflement et de croissance inégale. »
Pour l’ensemble de l’exercice 2014, l’OMT estime que les arrivées de touristes internationaux seront en augmentation de 4 à 4,5% par rapport à 2013, des résultats supérieurs aux estimations précédentes de l’institution des Nations unies.
La bonne santé du tourisme menacée par Ébola?
L’OMT a évoqué avec prudence sur le possible impact d’Ébola sur le secteur du tourisme. « Il est encore trop tôt pour évaluer tous les effets de l’épidémie sur le secteur du tourisme mais, dans l’ensemble, nous ne prévoyons pas pour l’instant de retombées majeures sur le secteur », avance Taleb Rifai. Et d’ajouter, « Dans les pays où l’on constate une transmission généralisée du virus, le tourisme international représente moins de 1% de toutes les arrivées internationales dans les destinations africaines. Ceci ne doit pas cacher que les perceptions erronées de l’épidémie affectent tout le continent. Côté positif, les informations recueillies signalent un certain ralentissement des réservations mais pas d’annulations significatives. »
www.latribune.fr 02/11/14.

Les professionnels du tourisme optimistes pour la saison de ski.

Les professionnels du tourisme affichent leur optimisme au sujet de la prochaine saison de ski et pointent une légère croissance des réservations alors qu’avec l’arrivée de la neige, se profilent l’ouverture des stations de sports d’hiver et l’arrivée des premiers touristes.
« La saison se présente plutôt bien. Nous sommes en avance sur les réservations », confirme Didier Arino, directeur de Protourisme, qui avance une hausse de 2% des nuitées comptabilisées par rapport aux chiffres de novembre 2013.
Selon le cabinet d’étude, les semaines de Noël et du Nouvel an sont d’ores et déjà « plutôt bien pourvues », tandis que les taux de remplissage des vacances de février et de Pâques, « en avance au regard de la saison dernière », laissent espérer un bon début d’année 2015.
« Bon nombre de clients hésitent toutefois encore à réserver car les prix restent élevés », détaille Didier Arino, évoquant « une baisse du pouvoir d’achat de la clientèle française » et « des interrogations » sur la clientèle russe, qu’il prédit moins nombreuse cette année.
Pour le délégué général de Domaines skiables de France (DSF) Laurent Reynaud, qui représente plus de 200 stations dans l’Hexagone, l’accueil des premiers skieurs s’effectue dans une « configuration idéale ». Selon DSF, 155 millions d’euros ont été investis cet été par les stations de ski françaises dans des remontées mécaniques neuves.
Une saison 2013/14, jugée « moyenne ».
« On a eu un très bel automne qui a permis de finaliser les travaux. L’abaissement des températures va rendre possible le lancement les campagnes d’enneigement de culture », explique Laurent Reynaud.
Côté fréquentation des pistes, les professionnels rappellent qu’il est encore trop tôt pour faire des pronostics. Celle-ci avait connu des hauts et des bas lors de la saison 2013/14, jugée « moyenne » en raison d’une « météo détestable de décembre à février ».
« Nous avions été très dépendants de la clientèle étrangère. Le contexte de crise à l’international pourrait de nouveau jouer en faveur de la montagne et la rendre encore plus compétitive que l’an passé, notamment en France », analyse Didier Arino.
« Le seul paramètre connu à l’avance, c’est la configuration du calendrier scolaire. Les ajustements mineurs qui ont été apportés en début d’année 2014 ne changent pas la donne et le problème des vacances de printemps va de nouveau se poser », conclut Laurent Reynaud.
Selon l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), le décalage des vacances de printemps d’une semaine depuis l’hiver 2010-2011, « a réduit de 70% la fréquentation des domaines skiables sur cette période », avec des conséquences pour l’emploi en stations de montagne.
www.challenges.fr 06/11/14.

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