Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 10 octobre 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 octobre 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

1er au 10 octobre 2014

Aérien.

EasyJet dopé par la grève chez Air France.

La compagnie aérienne britannique à bas coûts EasyJet a relevé vendredi 3 octobre sa prévision de bénéfice annuel avant impôt, dopé entre autres par la grève à Air France qui a accru son nombre de passagers.
EasyJet a estimé que la grève historique de 14 jours des pilotes d’Air France avait entraîné une hausse de 5 millions de livres (6,4 millions d’euros) de son chiffre d’affaires, « car des passagers d’Air France ont finalement utilisé EasyJet ».
La compagnie à bas coût pense finalement pouvoir dégager un bénéfice annuel avant impôt compris entre 575 et 580 millions de livres (735 à 742 millions d’euros) contre entre 545 et 570 millions de livres attendu jusque-là. L’an passé, ce profit était de 478 millions de livres.
L’exercice comptable annuel du groupe s’est achevé le 30 septembre mais ses résultats ne seront pas annoncés avant le 18 novembre.
EasyJet a répété qu’elle verserait à ses actionnaires un dividende ordinaire équivalent à 40% de son bénéfice après impôt pour cet exercice contre l’équivalent d’un tiers jusque-là.
Elle a estimé d’ores et déjà que son revenu par siège (à taux de change constant) devrait avoir grimpé d’environ 2% pendant le second semestre de l’exercice tout juste écoulé, grâce à une bonne fin d’été.
La compagnie a aussi souligné qu’elle devrait avoir limité à quelque 0,7% la croissance de son coût par siège (hors carburant et à taux de change constant). Elle a mis en avant des réductions de frais qui ont permis de compenser en partie l’augmentation des taxes d’aéroport.
EasyJet avait annoncé le 18 septembre la conversion en commandes fermes d’options posées sur 27 Airbus A320, un contrat d’une valeur de 2,05 milliards de dollars au prix catalogue.
La compagnie, dont la flotte n’est composée que d’Airbus, avait aussi passé en juin 2013 une commande géante portant sur 135 moyen-courriers A320, dont 100 A320neo, appareils dotés de nouveaux moteurs plus performants (prix catalogue total de 11,9 milliards de dollars).
www.challenges.fr 04/10/14.

Emploi.

Le chômage en France va continuer d’augmenter fin 2014 et en 2015.

Le chômage devrait continuer d’augmenter fin 2014 et en 2015, mais l’assurance chômage, lourdement endettée, prévoit une stabilisation de ses déficits, grâce aux nouvelles règles d’indemnisation entrées en vigueur le 1er juillet.
L’Unedic, organisme qui gère le régime, a annoncé lundi tabler sur 44.000 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires d’ici à la fin de l’année et 96.000 en 2015.
Quelque 106.000 chômeurs de plus ont déjà été comptabilisés depuis le début de l’année 2014. A fin août, Pôle emploi recensait 3,413 millions de chômeurs sans activité, flirtant avec le record absolu atteint en juillet.
A cause d’une croissance révisée à la baisse par le consensus des économistes (0,5% au lieu de 0,8% en 2014, 1,1% au lieu de 1,3% en 2015), ces prévisions sont plus pessimistes que les précédentes, publiées en mai: l’Unedic annonçait alors 103.200 inscrits supplémentaires pour 2014 et 60.000 pour 2015.
Les nouvelles projections correspondent tout de même à un léger ralentissement de la hausse du chômage par rapport à 2013, année où près de 175.000 nouveaux chômeurs avaient été recensés par Pôle emploi.
Concernant l’emploi, l’Unedic prévoit un nouveau recul au 2e semestre 2014 (-33.000 postes), « atténué par les effets du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » (CICE). L’année prochaine, l’organisme anticipe une légère reprise (+27.000 postes) « sous les effets conjoints de la croissance améliorée, du CICE et du pacte de responsabilité ». Pas suffisant toutefois pour compenser l’arrivée de nouveaux actifs sur le marché du travail (plus de 100.000 par an).
Malgré la hausse anticipée du chômage, le déficit du régime d’assurance chômage devrait se stabiliser à 3,8 milliards d’euros en 2014, comme en 2013, avant de baisser à 3,5 milliards en 2015, grâce aux nouvelles règles d’indemnisation en vigueur depuis le 1er juillet. Par conséquent, la dette du régime devrait atteindre 21,4 milliards d’euros à la fin de l’année et 24,9 milliards fin 2015.
« L’augmentation assez forte du chômage ne change pas grand-chose sur les finances, car toutes les inscriptions ne donnent pas lieu à indemnisation », a expliqué à la presse Pierre Cavard, directeur études et analyses de l’Unedic.
Quasiment semblables à celles de mai, ces nouvelles prévisions financières restent nettement meilleures que les projections initiales publiées en janvier: 4,3 milliards de déficit et 22,1 milliards de dette attendus fin 2014.
www.lepoint.fr 30/10/14.

Chômage: l’Insee dévoile sa photographie du marché du travail en 2013.

Selon la « Photographie du marché du travail en 2013 » de l’Insee, la situation des hommes s’est fortement dégradée depuis 2011 en métropole, leur chômage augmentant de 1,5 point pour s’établir à 10% en 2013. Ce taux est désormais supérieur à celui observé chez les femmes (9,7%).
Tous les actifs confondus, le chômage s’élève en moyenne à 9,8% sur l’année 2013, en hausse de 0,4 point sur un an. Cela « masque toutefois une stabilisation en cours d’année », nuance l’Institut de la statistique.
Les hommes sont aussi « un peu plus touchés que les femmes par le chômage de longue durée », selon l’étude: 4,1% des hommes actifs sont chômeurs depuis un an ou plus, contre 3,9% des femmes actives.
18% de la population active à temps partiel.
En revanche, « près de 80% » des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Parmi elles, près d’un tiers (32,5%) « souhaitent travailler davantage ».
Par conséquent, les femmes sont également surreprésentées (71,7%) parmi les 1,68 million d’actifs « en sous-emploi ». Cette catégorie regroupe des personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, ainsi que des personnes traversant une période de chômage technique ou partiel.
Au total en 2013, 18,4% de la population active est à temps partiel et 6,5% en sous-emploi, deux statistiques en hausse de 0,4 point sur un an. Les personnes à temps partiel travaillent en moyenne 23 heures par semaine (hors congés ou RTT), contre près de 41 heures pour les temps complets.
L’étude fait également un bilan plus général du marché du travail en 2013: en moyenne, la France métropolitaine comptait 28,6 millions d’actifs, dont 25,8 millions en emploi (dont 88,8% de salariés) et 2,8 millions au chômage au sens du Bureau international du travail.
22 millions d' »inactifs ».
Parmi les salariés, 86,5% sont en contrat à durée indéterminée (CDI), 9,5% en contrat à durée déterminée (CDD), 2,2% en intérim et 1,8% en apprentissage. Ces parts sont stables sur un an.
Par secteur, le tertiaire regroupe 76,2% des emplois, l’industrie 13,5%, la construction 6,6% et l’agriculture 3,0%.
Toujours en 2013, l’Insee recense 22 millions d' »inactifs », qui « ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un ». Parmi eux: des étudiants, des retraités, des parents au foyer ou encore des personnes en incapacité de travailler.
www.challenges.fr 01/10/14.

Près d’une embauche sur dix avorte avant la fin de la…Plus d’une embauche sur dix avorte avant la fin de la période d’essai.

Il y a pléthore de candidats sur le marché du travail, et pourtant, les employeurs semblent avoir du mal à trouver celui qui leur correspond vraiment. Ces erreurs de casting finissent par coûter cher aux entreprises.
« Le processus d’embauche souffre encore d’un taux d’échec élevé et coûteux », s’étonne Sébastien Devaux, directeur général adjoint de InVentage, cabinet de conseil en performance économique, co-auteur d’une étude sur le taux d’échec des processus d’embauche. Ainsi, 13,3% des recrutements en CDI* ne seraient pas confirmés à l’issue de la période d’essai, le plus souvent à l’initiative du salarié.
Les cadres, les professions intermédiaires et les plus de 50 ans sont ceux qui s’accrochent le mieux à leur poste. A l’inverse, les employés et ceux âgés de moins de 30 ans sont très difficiles à fidéliser.
Le secteur le moins doué pour garder ses nouvelles recrues est celui de l’hôtellerie-restauration avec un taux d’échec des embauches supérieur à 18% (-5 points en un an). Suivent les services dont le taux avoisine les 15,2%. Dans les médias, la situation s’est aggravée, puisque le taux d’échec est passé de 8,5% en 2011 à 16% en 2012, principalement à la recrudescence des embauches en CDD aux dépens des CDI. Les meilleures pour retenir les jeunes talents sont l’industrie et la construction, avec un taux d’échec inférieur à 8,5%, mais aussi les activités financières et d’assurances.
« Les entreprises pensent à tort que cette courte période d’essai ne représente pas un coût important », souligne Victor Waknine, président-fondateur du cabinet Mozart Consulting. Grave erreur. Un recrutement raté coûte en effet entre 50.000 et 100.000 euros, selon les calculs de cet expert. En plus du temps qu’il faudra à nouveau passer pour retrouver de nouveaux candidats, il faut aussi prendre en compte la démobilisation du reste des salariés en poste, les éventuels retards des projets engagés… .
La plupart des entreprises mettent ainsi en moyenne plus d’une année à pourvoir un poste de façon durable. Pour éviter les loupés, ce pro du recrutement suggère de poser un diagnostic précis sur les raisons d’une démission, de mieux définir les postes et de prévoir un accompagnement pour l’intégration des nouvelles recrues. Avis aux DRH…
www.capital.fr 08/10/14.

Législation.

Dès le 1er octobre, les actions collectives pourront se mettre en place.

La loi Hamon sur la consommation (loi du 17 mars 2014) a institué l’action de groupe, une disposition phare qui permet à des consommateurs, victimes d’un même préjudice, de se regrouper et d’agir en justice pour demander réparation. Un décret paru vendredi dernier au Journal officiel organise la procédure. Il entre en vigueur au 1er octobre.
Il prévoit une règle de compétence territoriale spécifique afin d’éviter un éclatement des contentieux (tribunal de grande instance du lieu où demeure le défendeur). Il précise les modalités d’information des consommateurs, en action de groupe ordinaire ou simplifiée, ainsi que les conséquences de leur adhésion au groupe, notamment sur le mandat qui les liera à l’association ou aux associations de défense qui les représenteront pour la suite de la procédure. Il prévoit les modalités de fonctionnement des comptes de dépôt ouverts à la Caisse des dépôts et consignations par les associations en vue de l’indemnisation des consommateurs lésés. Il fixe enfin la liste des professions réglementées (à savoir, les avocats et les huissiers de justice) dont les membres pourront assister l’association sur autorisation du juge dans la phase d’exécution du jugement sur la responsabilité.
http://maviemonargent.info 01/10/14

Formation : ce qui va changer le 1er janvier 2015.

À compter du 1er janvier 2015, le droit individuel à la formation (Dif) disparaît au profit du compte personnel formation (CPF). Ce compte fait corps avec le salarié tout au long de son activité professionnelle, y compris en cas de changement de situation ou de perte d’emploi. Il est alimenté chaque année dans la limite de plafonds et peut bénéficier d’abondements, c’est-à-dire de versements complémentaires. Ainsi, chaque salarié ou demandeur d’emploi pourra suivre une formation à titre individuel dans le cadre de son compte personnel de formation.
Un compte alimenté en heures de formation.
Un compte personnel de formation est ouvert pour toute personne âgée d’au moins 16 ans (voire 15 ans en cas de contrat d’apprentissage conclu à l’issue du premier cycle de l’enseignement secondaire), salariée ou en recherche d’emploi.
Le compte personnel de formation est alimenté en heures de formation à la fin de chaque année, à raison de :

  • 24 heures par année de travail (versus 20 heures pour le Dif) à temps complet jusqu’à l’acquisition d’un crédit de 120 heures.
  • puis 12 heures par année de travail à temps complet dans la limite de 150 heures.

L’alimentation du compte personnel de formation se fait en fonction du temps de travail quand le salarié n’a pas travaillé à temps complet sur l’année.
Les périodes d’absence liées à un congé maternité, un congé de paternité et d’accueil de l’enfant, un congé d’adoption, un congé de présence parentale, un congé de soutien familial, un congé parental d’éducation, assimilées à un arrêt de travail pour maladie professionnelle ou accident de travail sont toutefois intégralement prises en compte pour le calcul des heures.
Des actions de formation.
La grande nouveauté consiste en la création de versements complémentaires pouvant majorer les éléments décrits ci-dessus. Le salarié ne disposant pas d’un crédit d’heures suffisant pourra demander à bénéficier d’abondements.
Ainsi un accord de branche, de groupe ou d’entreprise peut prévoir des abondements complémentaires en faveur de formations et de salariés prioritaires, tels que les moins qualifiés, les salariés exposés à des facteurs de risques professionnels, les salariés occupant des emplois menacés et ceux à temps partiel.
Par ailleurs dans les entreprises de 50 salariés et plus, un abondement de 100 heures de formation peut être apporté au compte d’une personne (130 heures pour un salarié à temps partiel). C’est le cas lorsque la personne n’a pas bénéficié pendant six ans ni de l’entretien professionnel prévu à l’article L. 6315-1 du Code du travail, ni d’au moins deux des trois mesures parmi :

  • le suivi d’une action de formation
  • l’acquisition d’une certification par la formation ou d’une validation des acquis de l’expérience (VAE)
  • le bénéfice d’une progression salariale ou professionnelle

Les heures complémentaires sont financées soit par l’employeur, soit par le salarié, soit par l’organisme paritaire collecteur agréé (Opca), soit par le Fongecif soit par la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) soit par le fonds de développement pour l’insertion professionnelle des handicapés. Peuvent également et notamment intervenir en abondement, l’État, les régions et Pôle emploi.
Des formations définies dans le Code du travail.
Le Dif permettait de financer toutes les formations même les plus farfelues. Désormais le CPF ne pourra financer que des formations strictement énumérées par le Code du travail. Hors les formations permettant d’acquérir le socle de connaissances et de compétences défini par décret, le compte financera des formations permettant d’acquérir des compétences “certifiées” (qualification, certification, diplôme) en lien avec les besoins de l’économie prévisibles à court et moyen terme et la sécurisation des parcours professionnels des salariés. Ces formations sont déterminées selon des listes établies par les partenaires sociaux.
Si les formations sont suivies en dehors du temps de travail, le salarié n’a plus à demander l’accord de son employeur.
En revanche, si la formation se déroule en tout ou partie sur le temps de travail, le salarié devra demander l’accord préalable de son employeur sur le contenu et le calendrier de la formation.
Actuellement, le salarié souhaitant utiliser ses droits doit en faire la demande suffisamment à l’avance pour que l’employeur puisse lui répondre dans un délai d’un mois. Sans réponse de sa part, il est considéré que la demande est acceptée.
Par exception, l’accord de l’employeur sur le contenu de la formation ne sera pas requis :

  • pour les formations permettant d’acquérir le socle de connaissances et de compétences ;
  • pour les formations financées par le crédit de 100 heures supplémentaires ;
  • ou si un accord de branche, d’entreprise ou de groupe l’exclut.

En tout état de cause, l’accord de l’employeur est donc toujours requis sur le calendrier de la formation. Lorsque la formation est suivie pendant le temps de travail, les heures de formation sont assimilées à du travail effectif et donnent lieu au maintien de la rémunération du salarié.
La formation est un enjeu pour les salariés dans les prétoires.
Le compte personnel de formation est attaché à la personne : ainsi, en cas de changement d’emploi ou de perte d’emploi, les heures figurant sur le CPF restent acquises. Il n’y aurait donc plus lieu de faire mention des droits acquis au titre du Dif dans la lettre de licenciement ou dans les documents de fin de contrat de travail. Un service dématérialisé gratuit géré par la Caisse des dépôts et des consignations permettra à chaque titulaire d’un compte personnel de formation de connaître le crédit d’heures inscrit sur son compte et de disposer d’informations sur les formations éligibles et sur les abondements complémentaires pouvant être sollicités. Le chargement des compteurs CPF se fera à partir de début 2016 (heures acquises en titre de 2015) avec la déclaration annuelle des données sociales. Par la suite, les heures acquises seront transmises mensuellement par les employeurs via les déclarations sociales nominatives mensuelles.
Par précaution et tant que ce service n’aura pas fait ses preuves nous conseillons que ces mentions soient toujours d’actualité.
La formation est devenue un véritable enjeu pour les salariés et les entreprises dans les prétoires. Depuis 2007, la Cour de Cassation estime que la méconnaissance par l’employeur de son obligation d’assurer l’adaptation des salariés à leur poste de travail et de veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi était constitutive d’un manquement dans l’exécution du contrat de travail entraînant un préjudice distinct de celui résultant de sa rupture.
En outre, si le salarié est licencié pour insuffisance professionnelle, il pourra contester cette mesure et obtenir une requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse quand bien même il n’aura jamais demandé la moindre formation.
www.courriercadres.com 03/10/14.

Nouvelles Technologies.

Numérique : les entreprises sont encore très en retard.

« Pour vivre heureux, vivons codés ». Ce pourrait être la conclusion de l’étude réalisée par le cabinet de conseil Roland Berger, en collaboration avec l’association Cap Digital, qui regroupe les professionnels français du numérique, et financée par Google. D’après cette étude, réalisée auprès de 500 entreprises françaises de plus de 50 salariés, tous secteurs confondus, le numérique a une influence directe sur la croissance des entreprises, mais aussi sur le bien-être des salariés.
Ainsi, les entreprises les plus matures dans leur transformation numérique ont une croissance six fois plus élevée que les entreprises les plus en retard. « Le plus urgent serait sans doute d’essayer de rattraper les entreprises qui ont décroché, pour leur permettre de ne pas être exclues du cercle vertueux de la croissance, réservé aux entreprises plus avancées », affirme Jérôme Colin, expert chez Roland Berger, en charge des secteurs télécoms, médias et numérique.
Le réservoir de croissance est, en outre, important : si elles accéléraient leur transformation numérique, les entreprises françaises pourraient doubler leur taux de croissance, estime l’étude. « Il y a de réels signes d’optimisme, note Jérôme Colin. Certaines entreprises montrent la voie et doivent être considérées comme des exemples. Et surtout, les capacités des salariés existent et sont sous-exploitées. »
Allant dans le sens d’une autre étude réalisée sur le sujet par McKinsey la semaine dernière, l’étude souligne qu’un décalage demeure entre les comportements des particuliers et les habitudes des entreprises : 59 % des Français, par exemple, achètent en ligne, quand seulement 11 % des entreprises vendent en ligne. Parmi les exemples réussis de transformation, l’étude cite, entre autres, l’opticien Essilor ou encore l’imprimeur Jouve. Enfin, le numérique aurait un impact sur le bien-être des salariés : celui-ci serait plus élevé de 50 % dans les entreprises déjà largement numérisées par rapport aux firmes qui sont moins avancées.
Plusieurs freins sont identifiés par les entreprises pour expliquer la lenteur de leur mutation. Le premier est financier : 62 % d’entre elles affirment que le coût est la principale barrière. Elles sont notamment inquiètes par rapport à leur retour sur investissement, jugé peu lisible et difficile à mesurer. La résistance au changement, notamment dans un contexte où les grands plans de transformation se sont succédés depuis les années 1990, est aussi citée comme un frein important (à 52 %), devant les manques de compétence (40 %).
Roland Berger formule plusieurs recommandations pour favoriser la mutation numérique : s’appuyer, par exemple, sur la direction marketing, « en général très avancée sur ces questions et au contact direct des clients », ou sur la direction des systèmes d’information ; ouvrir les entreprises à une logique de partenariats en créant un écosystème autour d’elles, comme Seb, qui a fédéré un environnement autour de la cuisine. « Les grandes entreprises jouent un rôle important, souligne Jérôme Colin. Elles peuvent embarquer leurs fournisseurs dans cette mutation.
www.lesechos.fr 01/10/14.

Windows 10: trois nouveautés pour gommer les défauts de Windows 8.

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/windows-10-trois-nouveautes-pour-gommer-les-defauts-de-windows-8_1603616.html#lAvL8CCLlcAXcgd5.99
Microsoft a présenté mardi une préversion de son nouveau système d’exploitation, qui sortira courant 2015. Avec Windows 10, l’objectif du groupe américain est de faire oublier l’échec relatif de Windows 8, qui constituait une vraie rupture par rapport aux versions précédentes, mais a déstabilisé son public habituel. Trop différent, le curseur trop poussé vers les interfaces mobiles, Windows 8 n’a pas séduit les entreprises. Windows 10 se veut la version aboutie de Windows 8 : l’interface « Metro » avec ses briques est conservée, mais au lieu d’imposer un design de mobile aux PC, l’OS veut devenir véritablement hybride et polymorphe, en adaptant son interface à la configuration matérielle de l’utilisateur. Car Windows 10 est conçu pour faire fonctionner des appareils aussi différents que des PC, tablettes, smartphones et serveurs…

  • Chez Microsoft, 7+8 = 10.
    D’abord, le nom. Ce n’est pas une erreur, Microsoft zappe Windows 9 et passe directement à la version 10, censée faire la synthèse de la 7 et de la 8. Hop, effet de manche, illusion optique.
    Symboliquement, l’avancée est double. Ils sont forts au marketing, chez Microsoft. Mais attention ça se complique : passer du 8 au 10 est aussi un moyen de faire comme si c’était la suite plus logique du 7. Vous me suivez ? Les utilisateurs de Windows 7 avaient trop de mal à faire la transition avec le 8.
    Psychologiquement, Windows 9 aurait été vu comme la suite du 8, et ça, commercialement, c’était pas bon.
    « Nous voulons que tous ces utilisateurs de Windows 7 aient le sentiment qu’hier ils conduisaient une Prius de première génération, et que maintenant, avec Windows 10, c’est comme une Tesla », a expliqué Joe Belfiore, vice-président en charge des OS, lors de la présentation.
  • Le retour du menu Démarrer, avec entrée-plat-dessert.
    LA nouveauté de Windows10 n’en est pas une. Mesdames et Messieurs, voici le grand retour du menu Démarrer ! Pendant son absence il a profité d’un lifting : c’est désormais un menu hybride qui mêle liste de programmes et « briques » d’applications venues de l’interface Metro. Tout est paramétrable : le nombre comme la taille des briques, la forme du menu lui-même, sa taille (en hauteur, en largeur). En plus de cela, le menu Démarrer comporte un nouveau champ « recherche », qui va explorer le contenu du PC ou de la tablette, mais aussi internet.
  • Plus de fluidité dans le passage d’un environnement à l’autre.
    Joe Belfiore a insisté sur le fait qu’il ne voulait « pas de dualité » entre l’environnement déclenché par le lancement d’une application et l’environnement déclenché par le lancement d’un programme « desktop ». Concrètement, pour les PC hybrides par exemples, cela se traduira par un changement automatique d’affichage selon que le clavier est branché ou non. Par ailleurs, les applications ne s’ouvriront plus en plein écran total, il sera possible de réduire la taille de la fenêtre et la barre des tâches sera visible.
  • Priorité au multitâche.
    Microsoft veut faciliter le passage d’un environnement à un autre, mais aussi d’une tâche à une autre.
    C’est pourquoi il introduit plusieurs outils : dans la barre des tâches, un bouton retour en arrière et un retour à l’accueil bien identifié ; un bouton « TaskView », qui affiche toutes les tâches ouvertes pour passer de l’une à l’autre en un clic ; et un mode d’écran splitté, permettant de partager l’écran entre quatre tâches actives maximum.

http://lexpansion.lexpress.fr 03/10/14.

Sociétal.

77 % des Français veulent préserver leur modèle social.

Une large majorité de Français souhaitent préserver le modèle social français (77 %), mais aussi le réformer pour le rendre moins coûteux (69 %), selon un sondage Ifop pour Ernst § Young et Acteurs publics, publié lundi. Interrogés sur l’avenir du modèle social (Sécurité sociale, retraite, assurance chômage), 77 % des Français estiment qu' »il faut le préserver, car il fait partie de l’identité de la France ». Mais pour 69 % des personnes interrogées, « il faut le réformer, le redimensionner, pour le rendre moins coûteux, quitte à réduire les prestations ou le champ de ceux qui en bénéficient ». Plus d’une personne sur deux (55 %) approuve l’idée que ce modèle est « trop coûteux et inefficace ».
Parmi les raisons avancées pour expliquer le coût, les Français citent « les gaspillages trop importants » (68 %), « le manque de contrôle et de lutte contre les fraudes » (60 %), « le niveau élevé du chômage » (52 %), « l’universalité des allocations familiales et des prestations maladie » (25 %). Parmi les moyens à privilégier pour réduire les déficits sociaux, les personnes interrogées citent la remise en cause du principe d’universalité des prestations maladie et des allocations familiales (43 %), devant la réduction des prestations (20 %). Seuls, 4 % des Français sont pour l’augmentation des prélèvements.
Le sondage a été réalisé pour l’Observatoire des politiques publiques du 11 au 15 septembre auprès d’un échantillon de 949 personnes majeures (méthode des quotas), par questionnaire auto administré en ligne.
www.lepoint.fr 02/10/14.

Les Européens sortent enrichis de la crise.

Selon une étude de la banque privée suisse Julius Baer, la fortune des ménages serait revenue l’an passé à des niveaux supérieurs à ceux d’avant la crise.
La fortune des ménages européens est revenue l’an passé à des niveaux supérieurs à ceux d’avant la crise, selon une étude publiée jeudi par la banque privée suisse Julius Baer, qui met cependant en lumière une évolution contrastée d’un pays à l’autre. En 2013, la fortune cumulée des ménages européens a atteint un niveau record de 56 000 milliards d’euros, enregistrant une hausse de 1,7 % par rapport à 2012, selon son rapport sur le patrimoine intitulé Wealth Report Europe.
Avant la crise financière de 2007, elle se situait à 54 500 milliards d’euros, a précisé l’étude.
« Toutefois, l’évolution de la fortune entre les pays a varié substantiellement depuis la crise de 2007 », relèvent les auteurs du rapport. Alors que la fortune nette des ménages a augmenté de 68 % en Suisse et de 18 % Allemagne depuis 2007, elle a reculé de 28 % en Espagne et de 23 % en Grèce.
Selon ce rapport, 10 % des ménages européens les plus riches détiennent plus de la moitié du patrimoine du Vieux Continent. La fraction des 1 % les plus riches est quant à elle à la tête de 27 % de la fortune nette totale en Europe. Pour fournir un panorama complet du patrimoine, l’étude ne s’est pas concentrée uniquement sur les actifs liquides ménages (tels que les actions, obligations ou les fonds), mais sur la fortune nette (actifs financiers + biens immobiliers). Selon cette étude, quatre pays concentrent à eux seuls plus des deux tiers de la fortune nette en Europe, celle-ci se montant à 13 000 milliards d’euros en Allemagne, 9 600 milliards au Royaume-Uni, 9 500 milliards en France et 8 300 milliards en Italie.
Évaluée en matière de patrimoine par habitant, la fortune nette se situe en moyenne 167 100 euros. À cette aune, le Luxembourg arrive en tête, avec une fortune nette de 432 000 euros par adulte, suivi de la Suisse (394 900 euros) et de la Belgique (241 000 euros). La Slovaquie et la Grèce se trouvent en revanche en queue de peloton, avec respectivement 33 300 euros et 58 900 euros par adulte. À un horizon de cinq ans, les auteurs de l’étude s’attendent à ce que le patrimoine des ménages européens augmente de 40 % pour atteindre 79 000 milliards d’euros d’ici 2019. Selon eux, l’essentiel de cette croissance devrait venir de la reprise dans les grandes économies européennes après la récession.
www.lepoint.fr 03/10/14.

Tourisme.

Le « Tourisme halal », un marché mondial de 103 mrds €.

Grenade : La ville andalouse de Grenade a accueilli les 22 et 23 septembre 2014, la première conférence internationale de « tourisme halal », consacré à explorer les potentialités de ce marché mondial grandiose, qui reste largement dominé par des pays non musulmans comme l’Espagne, la France, l’Italie ou la Grande-Bretagne et ce au détriment du Maroc qui reste non-volontaire pour y adapter son offre.
En effet, durant la conférence internationale du tourisme Halal, organisée sous l’égide de l’Institut Halal de Cordoue, par le cabinet londonien Creative Minds Media, il a été démontré que le marché mondial du tourisme halal pèse un gros volume d’affaire et représente une filière de croissance des plus vigoureuses mondialement.
Selon une étude réalisée par ‘The Muslim Travel Index 2014 ’, présentée à Grenade à l’occasion de cette conférence, le marché mondial du tourisme halal représente un volume d’affaire correspondant à plus de 103 milliards d’euros.
Un marché à grand potentiel où le Maroc ne s’y développe pas à cause de son offre inadaptée, malgré le fait qu’il est pays musulman et disposant d’un riche héritage culturel islamique.
Des petits détails d’une importance majeure.
Le ‘‘tourisme halal’’, comme ont pu le définir les experts participant à cette conférence de Grenade, désigne l’offre touristique dédiée aux touristes musulmans pratiquants, majoritairement issus des pays du Moyen-Orient et des riches État islamiques de l’Asie mineure et du Sud-Est, comme le Kazakhstan, l’Indonésie ou la Malaisie.
Ce tourisme se développe par le biais d’établissements hôteliers, de restauration, de shopping ou de divertissement, qui sont certifiés halal.
Ces certifications peuvent être délivrées par des organismes cultuels publics, comme le conseil des Oulémas au Maroc ou les conseils des fatwas et des affaires islamiques dans les pays européens.
Elles peuvent être un vecteur de développement des ventes, par leur utilisation en tant qu’argumentaires marketing, expliquent des conférenciers: « Ce sont des petits détails qu’il faille prendre en compte et qui sont d’une importance majeure pour cette classe de clientèle, comme la signalisation de la direction de La Mecque pour la prière, l’aménagement d’espaces de prière ou l’absence d’alcool des menus », ajoutent-ils.
Des touristes qui dépensent plus.
Les conférenciers de Grenade se sont accordés à constater que le marché du tourisme Halal représente un volume d’affaires plus grand et va croissant à une cadence élevée.
Des statistiques présentées à la conférence par El Instituto de Turismo d’España (TURESPAÑA), organisme public de promotion de la destination touristique espagnole à l’étranger, ont démontré que les touristes musulmans, acheteurs des services Halal, dépensent plus que les autres catégories de touristes.
Ainsi, détaille Turespaña, les touristes Saoudiens dépensent 2.287 € par personne durant leur séjour touristique, les Émiratis 2.116 € et 1.703 € pour les touristes égyptiens.
Par contre, les touristes occidentaux, qui représentent l’écrasante majorité au marché marocain ne dépassent que rarement l’enveloppe moyenne par personne de 956 € de dépenses et ce uniquement sur les marchés représentant les meilleures offres.
www.lemag.mag 30/010/14.

L’Algérie, 4ème pays le plus visité en Afrique en 2013.

L’Algérie est la quatrième destination touristique en Afrique en 2013, avec 2.7 millions de touristes étrangers, selon le rapport annuel de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).
La richesse culturelle, avec ses musées, ses ruines et ses dialectes, ainsi que la nature diversifiée de l’Algérie – composée de son littoral, ses montagnes et son Sahara – sont les principaux facteurs de cette affluence, indique le rapport de l’OMT. La léthargie du secteur touristique algérien n’a pas empêché d’attirer environ 2.7 millions de touristes, un chiffre en nette progression par rapport à 2012, quand 2.3 millions de personnes étrangères se sont déplacées en Algérie.
Notons que c’est le Maroc qui surplombe ce classement continental, avec 10 millions de touristes venus le visiter l’année dernière. L’Afrique du Sud occupe le deuxième rang (9.5 millions), et dépasse la Tunisie (6.2 millions), troisième pays africain le plus visité en 2013. La cinquième place du classement revient au Mozambique (2.1 millions de touristes).
www.reflexiondz.net 06/10/14.

Face à la baisse de la fréquentation, les stations de ski veulent avancer les vacances de Pâques.

Une météo capricieuse, des vacanciers trop frileux économiquement. Les stations de ski françaises ont du mal à traverser la crise. Elles viennent de demander l’avancement des vacances de Pâques, d’une semaine.
La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, va devoir se pencher sur une copie compliquée. Son sujet ? Faut-il décaler les vacances scolaires pour aider un secteur en crise ? Car c’est bien cela que demandent les Domaines skiables de France; Réunis en congrès mardi 7 octobre à Montpellier, ils réclament l’avancement des vacances de Pâques, une semaine plus tôt.
Ces congés, peu propices habituellement au ski alpin, ce qui est plutôt l’apanage des congés de février, ou de Noël, se terminent actuellement à la fin du mois de mai. Un peut tard pour skier… Mais en les reportant d’une semaine plut tôt, ils permettraient peut-être d’inciter les vacanciers à chausser de nouveau les skis, si la météo le veut bien.
Car c’est cela le problème. Les conditions météo capricieuses, les saisons décalées, ont fait baisser de beaucoup la fréquentation des stations d’hiver. Et si l’on ajoute le décalage des vacances de printemps début mai, on arrive à une chute du chiffre d’affaires de 3 % pour les domaines skiables de France.
Un enjeu majeur pour ce secteur qui représente 18 000 salariés dont 15 000 saisonniers. Pour la première fois l’an dernier, la France a perdu sa place de leader dans les pays les plus fréquentés pour les sports d’hiver.
www.journaldeleconomie.fr 07/10/14

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