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  • 11 septembre 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 septembre 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

1er au 10 septembre 2014

Aérien.

SCARA : 12 propositions pour redynamiser le transport aérien français.

Le Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes (SCARA), qui regroupe des compagnies aériennes françaises (sauf Air France), publie  » 12 propositions pour rétablir la compétitivité du transport aérien français et préserver les emplois du secteur ».
 » Le transport aérien français qui représente 100 000 emplois directs et 4% du PIB est aujourd’hui directement menacé de disparition, explique le SCARA. Dans un secteur en pleine croissance au niveau mondial, qui prévoit un doublement du trafic passager à l’horizon 2030, la part du pavillon français ne cesse de décroître régulièrement de un à deux points par an depuis dix ans. Alors que les compagnies étrangères représentent plus de la moitié de l’activité aérienne en France, aucune compagnie aérienne française n’est présente sur les marchés extérieurs ».
 » Afin de permettre au transport aérien français de redevenir compétitif et d’en faire l’un des moteurs de l’économie française, le SCARA a analysé les causes de l’érosion du transport aérien français et identifié douze actions concrètes immédiatement applicables et dont l’impact sur les finances publiques est marginal ».
Adressées au groupe de travail sur la compétitivité du transport aérien présidé par le député Le Roux, ces 12 propositions s’articulent autour de ces axes :

  • Réformer l’aviation civile (DGAC)
  • Répartir le financement de la taxe de sûreté entre toutes les parties prenantes
  • Lutter contre le dumping social dans le transport aérien
  • Rendre les droits des passagers plus lisibles et plus équitables
  • Élargir l’assiette de la taxe de solidarité ou « taxe Chirac » à tous les modes de transport
  • Instaurer une autorité indépendante pour réguler les redevances aéroportuaires
  • Adapter la politique actionnariale de l’État
  • Investir dans une desserte ferroviaire de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle efficace grâce à la cession de 20% des parts sociales que détient l’État dans le capital d’ADP (environ 1,4milliards d’euros).

www.air-journal.fr 02/09/14.

Conjoncture.

Le niveau de vie des Français recule sur fond de crise.

La crise n’épargne pas les revenus des ménages. La revue Insee Première vient d’ailleurs d’en chiffrer l’impact. Dans une publication parue aujourd’hui, elle estime que le niveau de vie médian des Français a baissé de 1% en 2012.
Rappelons que le niveau de vie mesure le revenu disponible du foyer divisé par le nombre de membres (avec 1 unité de consommation pour le premier adulte, 0,5 UC pour les autres membres et 0,3 UC pour un enfant de moins de 14 ans). Sur cette base, le niveau de vie médian ressort donc à 19.740 euros. Et l’Insee d’ajouter que de 2008 à 2012, le niveau de vie médian a baissé en moyenne de 0,3% par an.
Moins de 10.610 euros pour les plus modestes.
Pour 2012, le document précise que toutes les tranches de revenus ont subi une baisse. Toutefois, elle a été plus prononcée pour les bas revenus et les foyers les plus aisés.
En bas de l’échelle, le niveau de vie des 10% de Français les plus pauvres a été inférieur à 10.610 euros. Soit une baisse de 1,2% par rapport au niveau de 2011. Cela tient au fait que les prestations sociales versées aux allocataires (nombreux dans cette catégorie) ont progressé moins vite que l’inflation.
Les revenus du patrimoine moins porteurs pour les hauts revenus.
A l’autre extrémité du tableau, il fallait en 2012 gagner 37.430 euros pour intégrer le groupe des 10% de Français les plus aisés. Un chiffre inférieur de 2% à celui constaté en 2011. Le phénomène est directement imputable au moindre rendement des revenus du patrimoine (qui constituent environ le quart des revenus des ménages de cette catégorie).
Finalement, la lecture de cette étude ne fait ressortir qu’un seul point positif. Le niveau de vie des plus aisés ayant baissé plus vite que celui des autres catégories de population, les inégalités se sont légèrement réduites. En 2012, le rapport entre la limite basse des plus hauts revenus et la limite haute des bas revenus est ressorti à 3,5. Un an plus tôt, le chiffre était de 3,6.
http://argent.boursier.com 09/09/14

Législation.

La rétroactivité fiscale disparaît pour les entreprises.

La rétroactivité fiscale disparaît pour les entreprises En supprimant la rétroactivité fiscale, le ministre des Finances souhaite préserver les entreprises de mauvaises surprises en matière d’impôts.
C’était l’une des mesures préconisées par le Conseil de simplification pour donner de la visibilité aux employeurs : la suppression du principe de rétroactivité fiscale en vertu duquel le montant des impôts pouvait varier (à la hausse) en fonction des mesures inscrites dans les lois de finances votées en cours d’année. Jeudi, Michel Sapin, en poste à Bercy au côté du nouveau ministre de l’Économie Emmanuel Macron, a promis aux patrons réunis sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas dans le cadre des universités d’été du Medef, de supprimer cette règle de rétroactivité via une circulaire « qui comportera des engagements profonds des uns et des autres ».
Reconstituer le taux de marge des entreprises.
En début d’année, le président de la République en personne avait déjà conseillé aux entreprises de recourir au rescrit fiscal, une procédure qui leur permet d’obtenir auprès de l’administration des garanties sur le maintien de leur régime d’imposition dans le temps. Tout ceci doit permettre de rassurer les employeurs en les préservant, en cours d’exercice, de toute mauvaise surprise fiscale liée à l’introduction de nouvelles normes.
Avec la suppression de la rétroactivité, il n’y aura plus de « suppléments d’impôts applicables à des exercices déjà clos, ni de majorations après la fin de l’année d’imposition » assure Michel Sapin qui souhaite apporter aux entreprises « la visibilité et la garantie que les règles du jeu sont connues suffisamment à l’avance ».
www.creation-entreprise.fr 30/08/14.

Un statut d’étudiant-entrepreneur dès septembre.

Dans quelques jours, le gouvernement va lancer un statut spécifique pour les étudiants qui souhaitent créer leur entreprise.
Dans son arsenal contre le chômage, le gouvernement compte sur la création d’entreprise. Elle est déjà importante en France, grâce notamment au régime d’autoentrepreneur (lancé en 2009), mais elle reste peu lucrative et mal considérée, y compris par les jeunes. Pour les mettre en confiance, la Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur Geneviève Fioraso annonce la création d’un nouveau statut d’étudiant-entrepreneur.
L’accompagnement d’un chef d’entreprise.
Ce nouveau dispositif vise à encourager les jeunes porteurs de projets à franchir le pas le plus tôt possible, à savoir dès la fin de leurs études ou même pendant pour les plus téméraires. Il s’adressera donc aux étudiants qui n’ont pas encore terminé leur cursus, mais aussi aux diplômés qui ont obtenu leur sésame depuis moins trois mois. L’avantage de ce statut, c’est qu’il prolonge le bénéfice du statut étudiant y compris pour ceux qui sont sortis de l’école ou de l’université. La Sécurité sociale étudiante leur restera ouverte, avec les avantages qui y sont associés en termes de restauration notamment, mais aussi de transports ou de logement. Autre mesure concrète : l’étudiant créateur sera assisté de deux professionnels dans ces démarches. Le premier l’accompagnera sur un plan pédagogique, le second, chef d’entreprise, le conseillera dans la concrétisation de son projet. Pour passer avec un minimum de risques les premières étapes de la création ou de la reprise d’entreprise, il signera un Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE).
Avec ce statut, le gouvernement espère atteindre, en quatre ans, la barre des 20 000 créations ou reprises d’entreprises par des jeunes issus de l’enseignement supérieur.
www.creation-entreprise.fr 02/09/14.

Ressources Humaines.

Le salaire des cadres a progressé en 2014 (mais peu).

Les salaires des cadres ont légèrement progressé en 2014 (+0,9%), une hausse supérieure à celle enregistrée l’année précédente (+0,5%), mais bien inférieure aux années 2012 et 2011, selon un baromètre publié lundi par Expectra, filiale du groupe Randstad.
« Ce signal, certes positif, doit toutefois être nuancé. D’une part, la hausse de salaire est faible, (..) d’autre part, elle s’inscrit dans un environnement économique hexagonal privé de moteur où la croissance, de ce fait, ne décolle pas », estime Didier Gaillard, directeur général d’Expectra.
Selon l’enquête, basée sur les salaires réels extraits de plus de 68.000 fiches de paie, la hausse avait atteint 2,4% en 2012 et 2,9% en 2011.
Pour lui, « grandes entreprises et PME n’ont souvent d’autre choix que d’adopter des politiques salariales prudentes, marquées du sceau de la maîtrise des coûts ».
Importantes disparités selon les secteurs.
L’étude montre en outre d’importantes disparités entre les secteurs. Les plus fortes hausses de salaires en 2014 se trouvent chez les cadres issus du commerce (chefs de produit; +5,6%), de la finance (responsables comptabilité; +4,5%) et de l’industrie (ingénieurs; +3,8%).
Pour Expectra, spécialisé dans l’intérim et le recrutement de cadres et agents de maîtrise, cela pointe « la volonté des entreprises de maximiser leur portefeuille existant (..). Et ce, faute d’avoir, le plus souvent, les marges de manœuvre financières pour développer de nouveaux services et/ou produits ».
Alors que le secteur informatique et télécoms affichait la meilleure revalorisation sectorielle en 2013 (+1,8%), les cadres de la filière ont été augmentés de 0,7% en 2014. « Cette faible progression reflète la croissance du chiffre d’affaires du secteur, attendue sur l’ensemble de l’année à seulement 1,1% », explique notamment l’étude.
www.challenges.fr 01/09/14.

L’absentéisme recule dans les entreprises.

Après une explosion en 2012 (+18%), l’absentéisme professionnel a reculé l’an dernier pour s’établir à 15,6 jours par an, indique une étude réalisée par Alma Consulting.
En 2013, le taux d’absentéisme s’est élevé à 4,26%, un peu moins qu’en 2012 (4,53%), année de tous les records. A l’époque, le nombre d’absences pour arrête maladie ou accident du travail avait bondi de +18% ! La courbe s’est corrigée d’elle-même en 2013 (-6%) mais reste à un niveau élevé. La durée d’absence annuelle des salariés français est de 15,6 jours (en moyenne).
Ces journées d’absence coûtent chères aux entreprises, en raison des remplacements qu’elles nécessitent et des compléments de salaires induits. Selon le baromètre d’Alma Consulting, réalisé avec l’Institut CSA, ces surcoûts ont atteint l’an dernier 8,83 milliards d’euros, soit près de 2 milliards de plus qu’en 2012. Les charges patronales sont même progressé de +1,7%.
Le secteur le plus touché est celui…de la santé avec un taux d’absentéisme de 5,9%, en progrès de 0,6 point sur un an. La plus forte hausse a été enregistrée dans la filière du transport (+1,8%) où la durée moyenne des absences atteint 24,7 jours par an. Le niveau est stable et même inférieur à la moyenne nationale dans le bâtiment (2,95%) et l’industrie (3,43%).
les chiffres évoluent également en fonction des zones géographiques : ainsi, le taux d’absentéisme moyen est plus fort en Méditerranée (23,6 jours) que partout ailleurs : 14,3 jours dans le Sud-Ouest, de 19,1 jours en Rhône-Alpes, 14,9 jours dans le grand-Ouest, 17,4 jours en Ile -de-France et 17,4 jours dans le Nord.
www.challenges.fr 05/09/14.

Les entreprises françaises prévoient d’augmenter les salaires de seulement 2%, selon une étude du cabinet Deloitte.

Prudence. Telle semble être la devise affichée en 2015 par les entreprises françaises, qui prévoient d’augmenter les salaires de seulement 2%, révèle lundi une étude réalisée par Deloitte. Les budgets prévisionnels varient notamment, selon le niveau de responsabilité des salariés, de 1,9% pour les non-cadres à 2,25% pour les cadres supérieurs, précise le cabinet de conseil.
« Même au plus fort de la crise économique en 2008, les entreprises envisageaient des augmentations autour de 2,4% (contre 3,3% en 2008 avant la crise économique) », souligne Deloitte.
Les prévisions d’augmentations globales (générales et individuelles) sont en revanche « dans une tendance proche » de celle de 2014, note le cabinet de conseil.
En 2014, les salaires ont été augmentés de 2,6%.
Celui-ci explique que le faible niveau d’inflation, tombée à 0,5% en France en juillet sur douze mois, peut en partie expliquer la prudence affichée en 2015.
Les salariés français peuvent néanmoins apercevoir une lueur d’espoir, puisque les concrétisations en 2014 ont été nettement meilleures que ce que les entreprises envisageaient en début d’année: 2,6% au lieu des 2% prévus. Cette hausse ne tient toutefois pas compte de l’évolution de l’épargne salariale (intéressement et participation), qui accuse une baisse de 5 à 10% entre 2013 et 2014, selon les calculs de Deloitte.
Les entreprises de moins de 1.000 salariés ont offert davantage que les plus grandes.
Si l’étude relève « des différences faibles entre les secteurs », ceux « de l’énergie et de l’assurance se positionnent nettement au-dessus des autres », souligne Deloitte.
La taille des entreprises est en revanche source d’écarts sensibles. Celles de moins de 1.000 salariés ont ainsi offert en 2014 davantage (+2,6%) que les plus grandes (+2%) à leurs salariés non-cadres.
Pour les cadres, la différence se creuse (+2,7% et 1,9%).
www.latribune.fr 08/09/14.

Tourisme.

La Bretagne, grande gagnante de la saison touristique.

Cet été, la pluie a fait l’effet d’une douche froide sur le tourisme. Le bilan est très inégal d’une région à l’autre, selon les estimations provisoires du cabinet Protourisme. Même si ces chiffres ne sont pas définitifs – il peut en effet exister un décalage entre les perceptions des professionnels et la réalité des chiffres économiques – certaines régions ont su tirer profit de la météo capricieuse.
La Bretagne, la Normandie et l’Alsace ont globalement bénéficié du beau temps et les nuitées y sont en hausse pour l’été, notamment dans les campings. Malgré cette bonne nouvelle, les dépenses des touristes y sont en revanche en baisse. Paris et sa région s’en sortent également plutôt bien. Pour les autres destinations, Protourisme enregistre un recul des nuitées de l’ordre de 2 à 4%. «La saison touristique a été maussade cet été, comme le temps et l’humeur des Français. Mais l’avant-saison, grâce aux touristes français, et le cœur de saison, grâce aux étrangers, devraient permettre de sauver l’ensemble», estime Didier Arino, le directeur du cabinet Protourisme. La saison avait en effet bien démarré en mai et juin mais s’est rapidement gâtée, 62% des 680 établissements sondés par Protourisme évoquant une baisse de leur chiffre d’affaires pour les mois de juillet et août. Les résultats déçoivent particulièrement sur la côte d’Azur, dans le Languedoc, en Aquitaine et en Rhône-Alpes.
800 millions d’euros de manque à gagner.
Même son de cloche du côté de l’UMIH, l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie. Le vice-président du syndicat, Hervé Becam l’affirme: «juillet a été très difficile tant pour la restauration que l’hôtellerie. Août est heureusement meilleur, mais c’est une petite saison». En Dordogne par exemple, le chiffre d’affaires a baissé de 40% en juillet. En Aquitaine, le Comité régional du tourisme concède une saison globalement «difficile» en raison de la météo et des «images fortes» des dégâts des grandes marées de l’hiver. La fréquentation des touristes fléchit également de 5 à 8% en Savoie et Haute-Savoie. La météo est désignée comme la principale coupable de ces résultats en baisse et elle aurait d’ailleurs, selon le cabinet Protourisme, entraîné un manque à gagner sur l’ensemble de l’été estimé à 800 millions d’euros.
www.lefigaro.fr 31/08/14.

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