Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 1 septembre 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 31 août 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

20 au 31 août 2014

Aérien.

Air France se prépare à une rentrée agitée.

La rentrée s’annonce agitée chez Air France. Alors que la direction doit dévoiler son nouveau plan stratégique « Perform 2020 » le 11 septembre, le principal syndicat de pilotes, le SNPL, appelle à la grève en septembre. Les dates précises du préavis seront annoncées par le SNPL le 28 août.
L’enjeu est de taille : rien de moins que l’avenir du réseau moyen-courrier d’Air France, qui représente 40 % de l’activité du groupe, mais qui reste le principal foyer de pertes, après quatre ans de restructuration. Selon nos informations, ce réseau moyen-courrier serait à l’aube de sa plus importante transformation depuis l’absorption d’Air Inter en 1997.
Air France s’apprêterait en effet à appliquer le remède de cheval préconisé dans le rapport Guérin sur l’avenir du réseau moyen-courrier. A savoir, une redistribution des rôles au sein du groupe, qui laisserait le marché loisirs européen à sa filiale low cost Transavia et tous les vols point à point, qui n’alimentent pas le hub de Roissy-CDG, à sa marque régionale Hop !
L’essentiel des lignes intérieures d’Air France au départ d’Orly ainsi que certaines destinations européennes passeraient ainsi sous la responsabilité managériale de Hop ! à compter de l’été prochain. Une vingtaine d’A320 d’Air France seraient exploités aux couleurs de Hop !, mais avec du personnel Air France. Ce dernier conserverait donc uniquement sous sa marque la desserte de Roissy-CDG, ainsi que les lignes intérieures les plus importantes, au premier rang desquelles Paris-Nice, Paris-Marseille et Paris-Toulouse, et la desserte des grandes capitales européennes. Par ailleurs un certain nombre de vols d’Air France non rentables seraient purement et simplement supprimés, libérant ainsi des créneaux horaires à Orly pour la filiale low cost Transavia France, promise à un grand développement. Sept Boeing 737-800 supplémentaires auraient déjà été commandés pour l’été 2015, qui s’ajouteront aux 14 appareils déjà en service chez Transavia France.
Une telle redistribution des cartes entre Air France et Hop ! permettrait, selon ses partisans, de gagner en réactivité commerciale et en flexibilité. En récupérant la gestion complète du point-à-point, les équipes de Hop ! dirigées par Lionel Guérin, pourraient librement choisir le type d’avion – A320 ou avion régional – le mieux adapté à la demande, selon la destination et l’horaire. Elles auraient également plus de liberté en matière tarifaire. La marque Hop ! serait aussi mieux placée que celle d’Air France, pour séduire à la fois la clientèle d’affaires et la clientèle européenne voyageant pour des motifs personnels (dite « VFR » pour « visit family & relatives »), qui veut des fréquences, mais aussi des tarifs bon marché. « Jusqu’à présent, cette clientèle VFR n’était pas vraiment prise en compte par Air France », estime un proche du dossier.
Reste à savoir si l’entreprise Air France est prête à un tel bouleversement. Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’appel à la grève des pilotes, le SNPL avait fait un bon accueil aux propositions du rapport Guérin. « Le rapport Guérin est un point de départ intéressant. C’est sa mise en œuvre effective qui nous préoccupe », souligne-t-on au SNPL.
Le syndicat de pilotes exige notamment que tous les appareils de plus de 110 sièges – soit la limite actuelle imposée aux avions de Hop ! – soient opérés par des pilotes Air France, régis par un même contrat unique. Une demande qui vaut pour Hop !, mais aussi et surtout pour Transavia France, dont les 14 appareils actuels sont opérés par des pilotes sous un statut moins avantageux. Un contrat unique remettrait aussi en question ce qui reste des bases de province de Marseille, Nice et Toulouse, dont les règles de fonctionnement avaient malgré tout permis de réduire les coûts de production de 17 %.
www.lesechos.fr 20/08/14.

Journée record à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Sur la seule journée du dimanche 17 août, l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a accueilli plus de 229 000 personnes, a fait savoir ce jeudi Aéroports de Paris (ADP). Cela représente près de cinq fois le Parc des Princes plein à craquer, ou encore la totalité de la population de Lille (hors agglomération).
Ce chiffre est un record historique pour l’aéroport du nord du Val-d’Oise. L’ancien record (222 241 passagers en une journée, en juillet 2011), a été battu à trois reprises cet été, précise ADP.
Mais il n’y a pas que le dimanche qui a été exceptionnel. Sur les trois jours de week-end du 15 août, près de 950 000 passagers ont emprunté les aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, soit l’équivalent de 12 Stades de France remplis, ajoute ADP. D’ici la fin du mois d’août, les aéroports parisiens devraient encore accueillir près de 4 millions de passagers. En 2013, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, desservi par 184 compagnies, a accueilli 62 millions de passagers, en légère hausse de 0,7 % par rapport à 2012. Il s’agit de la deuxième plus importante plate-forme de correspondance aéroportuaire d’Europe, derrière Heathrow à Londres.
www.metronews.fr 22/08/14.

Le gadget qui affole les compagnies aériennes.

Afin d’épargner ses genoux, un petit gadget disponible pour moins de 22 dollars bloque l’inclinaison du siège situé devant.
Les joies de la classe économique en avion passent tout d’abord par la place disponible entre les rangées de sièges. Pour les personnes dépassant une certaine taille, cet espace devient vite un jeu d’ajustement pour les genoux. Et quand le passager situé sur le siège avant décide d’incliner son dossier, le monde se rétrécit un peu plus encore.
C’est ici qu’intervient un gadget vendu aux États-Unis pour 21,95 dollars : le « Knee Defender » (traduisez le « Protecteur de genoux »). Il s’agit de deux petits clips en plastique qui s’insèrent sur les bras de la tablette intégrée, empêchant le siège avant de basculer (voir vidéo ci-dessous). Une pratique plutôt mesquine, source potentielle de conflit entre les passagers.
L’affaire est donc remontée au niveau de la FAA (Federal Aviation Administration, l’administration en charge du transport aérien aux États-Unis), qui a estimé que les compagnies pouvaient parfaitement interdire l’utilisation d’un tel dispositif. Dans la foulée, plusieurs grandes compagnies aériennes américaines, dont United Airlines, ont donc décidé d’interdire l’usage du « Knee Defender » dans leurs avions.
Une interdiction qui n’a pas empêché, dimanche dernier, qu’un vol United Airlines entre Newak et Denver soit déroutée vers Chicago. Selon l’agence AP, le vol a été dérouté suite à une altercation entre deux passagers, l’un des deux ayant fait usage… du « Knee Defender ». Les deux passagers ont été débarqués. Le vol, lui, est arrivé avec plus d’une heure et demi de retard. Un joli score pour un gadget à moins de 22 dollars.
www.lesechos.fr 27/08/14.

Communication.

Le lent déclin de la presse française.

Le chiffre d’affaires de la presse écrite française a encore reculé en 2013. Selon une étude du ministère de la communication, il s’est limité l’an passé à 8,25 milliards d’euros, soit 5,3% de moins qu’en 2012. Cette baisse est à la fois imputable au recul des recettes publicitaires (-8,5%) et des ventes (-3,5%).
C’est la sixième année de recul consécutive pour ce secteur dont les recettes numériques ne parviennent toujours pas à compenser la chute du papier. Internet n’a, en moyenne, représenté que 5,2% du chiffre d’affaires. A peine mieux qu’en 2012, selon cette étude de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC).
Par type de presse, l’activité internet ne représentait l’an dernier que 2,7% des recettes de la presse nationale généraliste, 0,4% de celles de la presse locale et 2,8% pour la presse spécialisée grand public.
Les ventes au numéro (en kiosque ou point de vente de presse) ont reculé de 5,9%, après -2% en 2012, et les recettes d’abonnements, en hausse en 2012, ont elles aussi légèrement reculé (-0,8%).
Baisse de la publicité.
Côté publicitaire, les ventes d’encarts ont diminué de 8,2% et les petites annonces de 9,5%. Depuis 2007, les recettes publicitaires de la presse écrite ont perdu 2 milliards d’euros. Elles ne s’élèvent plus qu’à 3 milliards aujourd’hui.
Pour les seuls quotidiens nationaux généralistes, les recettes ont baissé de 4,8% en 2013, alors que la presse généraliste locale a mieux résisté. La presse spécialisée grand public, dont le nombre de titres ne cesse d’augmenter (déjà 2.400 titres, pour 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires) affiche un recul de 5,6% et la presse gratuite de 11%.
Pour l’ensemble de la presse écrite, depuis 1990 la part des ventes est passée de 52,5% du chiffre d’affaires global en 1990 à 64% en 2013. Le secteur de la presse représentait 1% du PIB dans les années 1970-1980, est passé sous les 0,5% en 2010 et sous les 0,4% en 2013.
www.challenges.fr 26/08/14.

Conjoncture.

Inquiets et attentistes, les Français continuent à épargner.

En dépit du bon sens, les Français continuent d’épargner. Les taux d’intérêt ont beau être à un plus bas historique et le ralentissement économique bien présent, le taux d’épargne des Français a grimpé jusqu’à 15,9% de leur revenu disponible au premier trimestre, selon les derniers chiffres de la Banque de France, alors qu’il n’était que de 14,7% le trimestre précédent. Ce niveau ne s’était plus vu depuis 2009.
«Les revenus des Français devraient augmenter davantage cette année qu’en 2013, puisque les impôts augmentent moins vite et les salaires restent relativement dynamiques. La consommation sera dopée mais pas à la hauteur de la hausse des revenus», explique Corinne Prost, chef du département des études économiques à l’Insee. Comme toujours, les Français ne dépensent pas de suite leur supplément de revenu, ce qui aboutit mécaniquement à une hausse du taux d’épargne. «Ce chiffre symbolise un à-coup mais ne va pas rester à ce niveau toute l’année, précise Corinne Prost. Nos prévisions montrent que le taux d’épargne devrait baisser le reste de l’année.»
Autre preuve de la frilosité des Français, les produits financiers liquides sont plébiscités. Assurance-vie en tête, mais aussi livrets d’épargne et dépôts à vue constituent leurs placements favoris. Ils se détournent des placements à long terme, mieux rémunérés mais aussi plus risqués, et de la Bourse, trop instable pour gagner leur confiance.
La comparaison internationale montre qu’un taux d’épargne élevé est un frein à la croissance nationale. L’Allemagne, dont le taux d’épargne a dépassé les 16% au premier trimestre, a vu sa croissance basculer dans le rouge. Au contraire, les États-Unis ont affiché l’année dernière un taux d’épargne de seulement 4,5%… qui a favorisé un rebond de leur croissance au printemps. En anticipant une baisse encore plus conséquente des prix avant de consommer ou d’investir, les Français font peser sur le pays un risque de déflation. Et handicapent un retour de la croissance qui s’apparente aujourd’hui plus que jamais à un mirage.
www.lefigaro.fr 20/08/14.

Un été meurtrier pour le tourisme français.

Le bilan touristique de l’été dans l’Hexagone est à l’image du climat : morose. Cette année, dans toute la France, on estime que le nombre de vacanciers a baissé de 4 % par rapport à l’année 2013. S’il n’est pas le seul coupable, le temps pluvieux et des températures bien en dessous des normales saisonnières ont fait mal. Très mal. Selon Didier Arino, Directeur général adjoint de Protourisme, un cabinet spécialisé dans les études et le conseil dans les secteurs du tourisme, des loisirs et de l’hôtellerie : « Il est responsable d’une forte hausse des départs à l’étranger ». En effet, près de 34 % des vacanciers français sont partis à l’étranger contre seulement 28 % en 2013. Outre le temps, qu’on estime responsable de 800.000 euros de pertes pour les acteurs du tourisme, l’argument des prix plus bas à l’étranger, du coût de la vie moins élevé et des vols low-cost rivalisant avec les tarifs ferroviaires français, est avancé. Mais il ne fait pas tout. « Les études montrent que les touristes allant à l’étranger y dépensent plus que s’ils étaient restés en France », confie Didier Arino. Par ailleurs, le manque à gagner est d’autant plus grand que les Français préférant séjourner ailleurs qu’en France appartiennent majoritairement à la catégorie des gros budgets, prêts à dépenser plus de 2.500 euros par foyer. Ces départs vers des contrées lointaines ont particulièrement affecté la côte Atlantique – « de La Baule à Hendaye » précise Didier Arino, qui accuse une baisse de près de 6 % de sa fréquentation pour la saison estivale 2014. Autre région touchée par les intempéries, le Rhône-Alpes, qui voit sa fréquentation baisser de 10 % cette année.
Si, sur l’ensemble du territoire, on accuse une légère baisse, certaines régions sont parvenues à tirer leur épingle du jeu. Ainsi, l’Alsace, la Bretagne et la Normandie ont un bilan plus positif de la saison estivale. Pourtant, il est difficile d’établir des généralités quant aux habitudes des vacanciers français : « Ce ne sont désormais plus des comportements de masse que l’on étudie », ces habitudes touristiques étant morcelées. Ainsi, si la Bretagne et la Normandie voient le taux de fréquentation de leurs campings augmenter de 5 %, le nombre de réservations dans l’hôtellerie classique a drastiquement baissé. D’après Didier Arino, cela révèle deux grandes tendances : celle du « moins loin, moins longtemps, moins cher », qui fait la part belle aux régions proches des grandes villes et celle où les touristes privilégient la durée, la qualité et regardent moins à la dépense… Mais ne partent qu’une fois par an.
Avec un tel renouveau de la consommation, une bonne situation géographique ne suffit plus. « Les vacanciers résonnent désormais ainsi : « Les vacances coûtent trop cher pour les rater’ », explique Didier Arino. Ainsi, certains campings en bord de plage sont désertés. On leur préfère des lieux excentrés mais proposant des activités, de l’animation. Ainsi, le Club Med « La Palmyre » n’a pas vu son taux de fréquentation baisser en 2014, alors que près de 46 % des vacanciers français ont un budget inférieur à 1.000 euros par foyer.
www.lesechos.fr 26/08/14.

Le budget loisirs des Français devrait reculer de 8 % en 2014.

Les ménages français envisagent de consacrer en moyenne 597 euros à leurs loisirs cette année, soit 8 % de moins par rapport à ce qu’ils prévoyaient de dépenser à cet effet en 2013, selon un sondage publié jeudi. Le budget envisagé en 2013 s’élevait à 646 euros, en hausse de 3 % par rapport à 2012, rappelle un baromètre réalisé pour Sofinco par l’institut OpinionWay.
Les foyers dont les revenus sont supérieurs à 3 500 euros par mois déclarent vouloir consacrer à leurs loisirs un budget annuel de 949 euros, en baisse de 9 % par rapport à 2013. Ceux dont les revenus sont inférieurs à 1 000 euros mensuels disent avoir l’intention de dépenser 347 euros, soit 6 % de moins qu’en 2013. Les foyers avec enfants disposent d’un budget loisirs de 603 euros, dont ils consacrent 41 % à leurs enfants, contre 595 euros pour les foyers sans enfant, selon le baromètre de Sofinco, marque de Crédit agricole Consumer Finance, filiale du Crédit agricole spécialisée dans le crédit à la consommation.
« Comme en 2013, 58 % des Français déclarent maintenir leur budget loisirs pour l’année à venir et 10 % des personnes interrogées affirment prévoir de dépenser plus cette année, soit une hausse de 4 points par rapport à 2013 », souligne Didier Bourdonnais, directeur marketing et communication client chez Crédit agricole Consumer Finance France.
Pour la troisième année consécutive, l’ordinateur et surfer sur Internet restent les premiers loisirs pour 74 % des Français interrogés, suivis de la télévision, citée par 62 % des personnes interrogées.
www.lepoint.fr 2808/14.

Législation.

Les inégalités hommes/femmes sont désormais encadrées par la loi.

Le Mardi 19 Août 2014 Le Conseil constitutionnel a validé la loi pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes et ouvre ainsi la voie à la promulgation de ce texte considéré comme un vecteur indispensable pour faire reculer les inégalités, notamment dans le cadre professionnel. La ministre des Droits des femmes, de la Ville de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem se félicite de la décision du Conseil constitutionnel qui a validé dans la majorité de ses dispositions, la première loi-cadre pour le droit des femmes. Bannir les écarts de salaires. L’un de ses objectifs était de réduire les inégalités professionnelles et salariales transposant l’accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 sur la qualité de vie au travail. Le texte renforce, ainsi, l’efficacité de la négociation en matière d’égalité professionnelle qui devient globale et se donne pour objet de définir les mesures de rattrapage des inégalités de rémunération. La négociation annuelle sur les salaires devra désormais assurer le suivi de la mise en place des mesures décidées par les négociations de l’accord sur l’égalité professionnelle. Elle pourra s’appuyer sur un rapport de situation comparée plus complet et actualisé. Le texte prévoit également que si des écarts de rémunération sont constatés lors des négociations quinquennales sur les classifications, la négociation devra conduire à corriger les facteurs à l’origine de ces différences de rémunération permettant, de fait, de revaloriser les métiers à prédominance féminine.
La loi a aussi pour but d’accélérer la féminisation dans le secteur public, mais aussi au sein des conseils d’administration des entreprises. Ils seront désormais obligés de comporter 40 % de femmes pour les sociétés cotées et non cotées à partir du 1er janvier 2017. L’obligation devra être atteinte en 2020 pour les entreprises de 250 à 499 salariés et enregistrant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Par ailleurs, la place des femmes dans les établissements publics industriels et commerciaux de l’État sera renforcée .
www.courriercadres.com 21/08/14.

Sociétal.

Un Français sur sept travaille de nuit.

Dans le détail, sur l’année 2012, les salariés déclarant travailler de nuit se hissaient à 7,4%. Si l’on rajoute ceux qui travaillent occasionnellement de nuit, soit 8% (en baisse de 1,5 point par rapport à 1991), on atteint le chiffre de 15,4%, soit… un Français sur sept.
Dans certaines professions, le travail de nuit est obligatoire. On peut penser aux hôpitaux, aux pompiers, aux services de police… Le ministère précise ainsi que 72% des pompiers, militaires et policiers travaillent de nuit. Les infirmiers, les médecins et les sage-femmes sont plus de 40% à exercer de nuit.
Le portrait-robot de l’employé de nuit dresse le portrait suivant : il s’agit d’un homme dans 70% des cas, même si le travail de nuit des femmes augmente sensiblement depuis ces dernières années.
20% des travailleurs de nuit étaient des femmes en 1991; elles sont désormais, donc, 30%. Les intérimaires, qu’ils soient homme ou femme, travaillent à peu près équitablement.
Assez logiquement, le travail de nuit voit plus de jeunes salariés. 23% sont des trentenaires, 16% des plus de soixante ans. Tous ces efforts ne sont pas vains : les rémunérations des travailleurs de nuit sont plus importantes que leurs homologues « de jour » — la différence de traitement est de 8,1% (3,6% pour un occasionnel.
www.journaldeleconomie.fr 22/08/14.

Tourisme.

En 2014, les Français vont dépenser moins de 600 euros en loisirs.

Le climat de crise interminable en France a eu raison des petits plaisirs des Français. Selon le baromètre 1réalisé par l’institut OpinionWay pour Sofinco publié aujourd’hui, le budget des Français alloué aux loisirs n’atteindra même pas 600 euros cette année (597 euros exactement). C’est 8% de moins qu’en 2013 où le budget envisagé pour les loisirs s’élevait à 646 euros – un montant qui, lui, était en hausse de 3% par rapport à 2012. Même si le budget est plus serré cette année, 97% des sondés déclarent consacrer du temps à leurs loisirs. Toutefois, ils s’y adonneront 30 minutes de moins cette année par rapport à l’an passé, soit 9h21 par semaine.
Tous les Français sont touchés.
Aucune catégorie de ménage n’est épargnée par cette baisse de budget. Pour les foyers dont les revenus sont supérieurs à 3500 euros par mois par exemple, celui-ci baisse même de 9% par rapport à l’année dernière et s’établit à 949 euros. La baisse est à peu près la même pour ceux qui gagne moins de 1000 euros par mois. Ils disent avoir l’intention de dépenser 347 euros dans l’année pour leurs loisirs, c’est 6% de moins qu’en 2013. Même phénomène pour les foyers avec ou sans enfants.
Ceux avec enfants disposent d’un budget annuel de 603 euros et 41% de ce budget est consacré aux enfants. Un budget qui baisse à peine pour les foyers sans enfant qui disposent de 595 euros pour leurs loisirs. Et peu importe le type de foyers, dans 51% des cas, le prix de l’activité est le premier critère de choix.
www.lefigaro.fr 28/08/14.

Google veut faire son trou dans le tourisme grec.

Google part à la rescousse du tourisme grec. Sa méthode ? Offrir des cours «de gestion» aux entreprises touristiques du pays dans le cadre d’une initiative de promotion annoncée, jeudi, par l’Union des entreprises de tourisme. L’opération, qui débutera en Crète, début septembre, vise d’abord les petites entreprises.
Au programme : des séminaires visant à doter les hôtels et restaurants «des capacités numériques adéquates pour renforcer leur image sur Internet et aider à leur développement pendant toute l’année», explique l’organisation. Le secteur touristique ne se porte pourtant pas trop mal en Grèce.
Le pays devrait même connaître un nouveau record en 2014, avec 21 millions de visiteurs accueillis. Mais, un meilleur usage des outils du Net – ceux développés par Google, bien sûr – pourrait, selon l’Office national du tourisme hellénique, faire grimper la demande de 20%.
Tout en assurant à l’américain, qui lorgne de plus en plus le marché du voyage et multiplie les acquisitions dans le secteur, une longueur d’avance sur ses concurrents. Dernière opération en date, le rachat de Jetpac, une start-up californienne d’analyse de contenu de photos de vacances publiées sur les réseaux sociaux. Une pièce de plus à l’écosystème de services déjà proposés par le groupe (Google Travel, Google Earth…), dont la principale force reste ses puissants métamoteurs de recherche de vols et d’hôtels. De quoi inquiéter les agences en ligne traditionnelles.
www.liberation.fr 21/08/14.

Club Med : revenir aux fondamentaux.

Le choix du luxe n’a visiblement pas fonctionné. Aujourd’hui, le Club Med ne doit plus viser une élite, mais le segment supérieur du marché de masse.
Au début des années 2000, le Club Med a possédé jusqu’à 180 villages. Ils ne sont plus aujourd’hui que 77. L’action a valu jusqu’à 130 euros. Elle plafonnait l’an dernier à 14 euros. En douze ans, les pertes cumulées de l’entreprise ont atteint près de 350 millions d’euros, l’équivalent de la valeur en Bourse de la firme l’année passée…
Une bérézina. Née d’une stratégie erronée. Henri Giscard d’Estaing, à son arrivée à la tête du Club Med en 2003, avait fait, pour le Club, en proie à des difficultés, le pari d’un positionnement radicalement nouveau, orienté vers une clientèle privilégiée à qui l’on proposait « l’incomparable ».
Mais ce choix du luxe, du très haut de gamme, n’a visiblement pas fonctionné, et il est plus que temps d’en tirer les conséquences. L’offre italienne d’Andrea Bonomi, qui prend clairement ses distances avec la politique actuelle, peut, seule, y contribuer.
Le Club Med avait été fondé après-guerre par Gérard Blitz. Le premier centre s’était installé aux Baléares. C’était un village de tentes en bord de mer, abrité par une forêt de pins. Simplicité, convivialité, tels étaient les maîtres mots. Il s’agissait de créer du lien, au-delà des différences, dans une ambiance festive et sportive, autour d’activités communes, au plus près de la nature. Dans des paysages de rêve, mais sans contraintes, sans souci du « show off ».
La formule est apparue vieillie dans les années 1990. Les concurrents l’avaient copiée, à des tarifs moins élevés, et avec des infrastructures plus modernes. Les consommateurs exprimaient aussi de nouveaux désirs : vacances sur mesure, plus individualisées, plus axées sur la découverte. Le Club Med devait se renouveler.
Philippe Bourguignon, ex-patron d’Eurodisney, appelé à la rescousse en 1997, se centra sur les valeurs d’origine, rénovant les villages, dédiant aux jeunes une offre à prix accessibles, déclinant surtout la marque de toutes les manières possibles. Une stratégie de massification fructueuse ? On n’en saura rien. Ses projets, contestés en interne, ne résistèrent pas à la calamiteuse année 2001.
Et le Club s’orienta vers le luxe. Malgré un parc immobilier datant pour l’essentiel des années 1960 et 1970, avec des normes de confort spartiates, qui rendait ce pari très coûteux. Malgré la culture interne orientée vers la créativité, la décontraction, la simplicité et non la sophistication. Un choix stratégique constitue une prise de risque. Les mauvais résultats financiers de 2001 incitaient au changement.
Henri Giscard d’Estaing a tenté sa chance. Mais ce qui étonne, c’est la persévérance, pendant plus de dix ans, dans cette direction, qui est apparue assez rapidement comme une impasse. L’indulgence dont a bénéficié le PDG de la part du conseil d’administration s’explique probablement par la dilution de l’actionnariat, à partir du désengagement de la famille Agnelli, qui, jusqu’en 2004 avait joué un rôle clef dans le développement du Club.
Andrea Bonomi propose une stratégie de « premiumisation », ciblant non plus une élite (des chalets Club Med de 3 pièces sont actuellement loués plus de 25.000 euros la semaine), mais le segment supérieur du marché de masse. Réouverture de clubs 3 Tridents, fermeture des enclaves 5 Tridents au sein des villages 4 Tridents, installation de villages sur de nouveaux territoires… Une stratégie cette fois en phase avec l’ADN du Club, ses 50 ans d’histoire et son savoir-faire.
Et, à l’heure où la nationalité d’Andrea Bonomi est avancée comme un problème, il faut rappeler que le Club n’a jamais été aussi puissant que lorsque son actionnariat était dominé par des capitaux transalpins.
www.lesechos.fr 25/08/14.

Airbnb pour les voyageurs d’affaires.

Depuis le 28 juillet dernier, le portail Airbnb s’est doté d’une page dédiée aux voyageurs d’affaires. Cette page, propose des outils spéciaux permettant notamment l’établissement simplifié de notes de frais.
Pour cela, un accord a été conclu avec le spécialiste Concur, spécialisé dans les logiciels de notes de frais et d’organisation de voyages d’affaires.
Dès l’automne prochain, les réservations Airbnb seront ainsi intégrées au service Triplink de Concur.
A l’heure actuelle, la part des voyageurs d’affaires qui utilisent Airbnb se monte à près de 10%.
www.pagtour.net 26/08/14.

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