Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme

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  • 21 août 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 20 août 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

10 au 20 août 2014

Aérien.

Air France-KLM: trafic passagers en hausse de 1,9 % en juillet.

Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a annoncé vendredi une hausse de 1,9%de son trafic passagers en juillet, mais souffre toujours de surcapacités sur les lignes long courrier en Amérique du Nord et en Asie qui ont eu pour effet de faire baisser la recette unitaire au siège kilomètre offert (hors effets de change). Sur le court et moyen-courrier, le trafic a progressé de 0,6 % pour une capacité offerte en baisse de 1,7 %.
www.lesechos.fr 11/08/14.

Transport aérien : Alitalia passe sous le contrôle d’Etihad.

L’accord tant attendu de rachat d’une partie du capital d’Alitalia par Etihad est finalement conclu, après nombre de rebondissements. Un espoir pour la compagnie aérienne italienne, largement déficitaire.
Etihad devient donc l’actionnaire majoritaire de la compagnie aérienne italienne Alitalia. Pour 600 millions d’euros, la compagnie des Emirats vient de s’emparer de 49 % du capital de la compagnie européenne. L’accord a été signé vendredi 8 août. Un accord signé en bonne et due forme, car aucun retard ne pouvait désormais être toléré, après les péripéties d’Alitalia.
« Nous avons respecté toutes les exigences de l’Union européenne » a notamment précisé le ministre des Transports italien, Maurizio Lupi. « Nous présenterons en septembre un document dans lequel nous expliquerons point par point comment le dossier Alitalia a été géré » a-t-il également ajouté.
Etihad étend ainsi un peu plus son emprise sur le secteur aérien européen. Ce n’est pas la première fois que la compagnie d’Abou Dhabi entre au capital d’une compagnie européenne. Elle est également présente au capital d’une compagnie serbe, de la compagnie suisse Darwin Airlines, ou encore d’Air Berlin.
www.journaldeleconomie.fr 11/08/14.

Trafic Aéroports de Paris : +2,6% en juillet.

Dans son communiqué du 14 août 2014, le gestionnaire ADP précise que le trafic passager était en forte augmentation à Roissy-CDG (+3,9% à 6,3 millions de voyageurs) mais en léger recul à Orly (-0,3% à 2,7 millions). Les performances des deux aéroports ont été affectées sur certaines destinations par le mois de Ramadan, qui a eu lieu cette année du 28 juin au 27 juillet alors qu’en 2013 il s’est tenu du 9 juillet au 8 août : ce « décalage de 11 jours a eu un impact défavorable sur les faisceaux Afrique et Moyen-Orient », explique ADP.
Le trafic France diminue dans les deux aéroports (-2,8%), tandis que celui en Europe (hors France) est en forte hausse avec +5,2%. Le trafic international (hors Europe) progresse de +2,1% avec sur une croissance sur les faisceaux suivant : Asie-Pacifique (+7,8%), Moyen-Orient (+5,2%), Amérique Latine (+4,5%) et Amérique du Nord (+1,9%). Deux faisceaux internationaux sont en retrait : Afrique (-1,5%) et DOM-COM (-1,6%). Le nombre de passagers en correspondance augmente de +1,3%, le taux de correspondance s’établissant à 21,0 %, en retrait de 0,3 point.
Depuis le début de l’année, le trafic d’Aéroports de Paris s’inscrit en hausse de +3,9% avec un total de 53,868 millions de passagers : CDG a vu passer 37,074 millions de voyageurs (+4,2%) et Orly 16,793 millions (+3,2%). Le nombre de passagers en correspondance est en progression de 3,1%, et le taux de correspondance s’établit à 23,4 %, en diminution de 0,2 point. Le trafic de TAV Airports, dont Aéroports de Paris détient 38 % du capital, augmente de +8,4% sur le mois de juillet 2014 et de +12,6% depuis le début de l’année.
www.air-journal.fr 15/08/14.

Les grands voyageurs seraient-ils moins fidèles ?

Pendant qu’un sondage, commandé par le Intercontinental Hôtels Group (IHG) Rewards Club, laissait récemment croire que les voyageurs apprécient grandement les programmes de fidélisation, aux États-Unis, une enquête indique que c’est une tout autre affaire!
En fait, après des années à composer avec les dates d’interdiction, les leurres et les substitutions, de nombreux voyageurs américains – en particulier les voyageurs aériens – semblent plutôt en avoir assez!
Ainsi, dans un récent sondage, quelque 38 % ont déclaré que la recherche de la meilleure offre arrive en tête de liste de leurs priorités. Il s’agit d’un changement très important puisque dans les années précédentes, la collecte de points d’un programme de fidélisation de compagnie aérienne ou d’hôtel a toujours été le critère le plus important.
Aujourd’hui, seulement 9 % des voyageurs ont dit réserver leurs voyages en fonction de leur programme de fidélisation, selon le sondage réalisé par Wakefield Research, pour le compte de Capital One.
Refusant de participer au jeu des programmes de fidélisation, les voyageurs optent pour une vision plus pragmatique du voyage. Prix et commodité éclipsent leur allégeance à une compagnie aérienne, une compagnie de location de voiture ou un hôtel, selon les conclusions de ce sondage.
« Dans le passé, les consommateurs ont été disposés à supporter les petits caractères et les changements de règles qui ont défini la plupart des programmes de fidélisation », affirme un partenaire de Wakefield Research.
Cependant, il semble maintenant que les dernières réformes des transporteurs traditionnels, comme Delta et United – qui lient déjà ou lieront sous peu les récompenses au tarif payé par les voyageurs, plutôt qu’au nombre de miles parcourus – a été une pilule trop dure à avaler, pour de nombreux membres de ces programmes de fidélisation.
www.pagtour.net 17/08/14.

Économie.

Les faillites continuent de s’accumuler en France.

Sur le front des faillites, il y a du mieux en France. Après le cabinet Altares, il y a un mois, c’est la Banque de France qui le confirme, ce lundi. Les défaillances d’entreprises ont continué d’augmenter fin juin, sur un an, mais moins vite qu’en 2013. La hausse se limite à +1,8% contre +2,3% à la même période, douze mois plus tôt, selon une estimation provisoire.
L’établissement note par ailleurs une évolution «plus favorable» lorsqu’elle compare des données cumulées sur trois mois, pour lesquelles elle s’arrête à fin mai: ainsi les défaillances enregistrées en mars, avril et mai ont baissé de 5,6% par rapport à celles constatées en décembre, janvier et février.
Il n’empêche, le constat reste le même: les défaillances d’entreprises continuent de s’accumuler.
Preuve que la reprise économique est loin de poindre à l’horizon. De fin juin 2013 à fin juin 2014, l’établissement a dénombré 62.916 défaillances d’entreprises, provenant pour moitié de deux secteurs: la construction (15.910) et le commerce et la réparation automobile (14.095).
Le nombre des défaillances a par ailleurs nettement augmenté dans les activités financières et d’assurances (+14,3% sur un an, soit 1.265 défaillances sur douze mois à fin juin), ainsi que dans l’agriculture, sylviculture et pêche (+7,3% à 1.341). La BdF souligne par ailleurs que près de 9 défaillances sur 10 concernent les microentreprises. La dernière en date: l’abattoir Gad de Josselin, contraint de demander sa mise en liquidation. Il y a une semaine, c’est Altia, fabricant des Caddie®, qui déposait le bilan.
www.lefigaro.fr 11/08/14.

Impôts : les ménages ont de plus en plus de mal à payer.

Le chiffre a progressé presque aussi vite que le nombre de ménages imposables. D’après les données de l’administration fiscale, le nombre de demandes de non-paiement de l’impôt a fortement augmenté. Les « demandes gracieuses » ont ainsi crû de 20 % entre 2011 et 2013, pour atteindre 1,2 million l’an dernier. Cette augmentation des demandes, qui concernent pour l’essentiel les ménages, reflète les hausses d’impôts successives depuis 2011. Celles-ci ont eu pour effet de faire entrer un nombre croissant de contribuables dans l’impôt, puisque l’an dernier, un peu plus de 1 million de ménages sont devenus imposables. La réduction d’impôt sur le revenu de 350 euros prévue pour les ménages modestes, qui s’applique cette année, doit atténuer l’effet des dernières mesures fiscales, mais les agents du fisc s’attendent néanmoins encore à une nouvelle augmentation des demandes d’aménagement cette année.
www.lesechos.fr 12/08/14.

Loueurs.

Location de voiture sur Internet: Bruxelles vent debout contre les abus.

La Commission européenne s’attaque aux pratiques discriminantes des gros loueurs de voitures.
Dans une lettre envoyée le 23 juillet rendue publique, elle exhorte les groupes Sixt Enterprise, Goldcar, Europcar, Hertz et Avis à cesser les pratiques qui « empêchent les consommateurs d’accéder aux meilleures offres commerciales sur Internet ».
La Commission explique qu’elle a été alertée « par plusieurs plaintes de consommateurs qui cherchaient à louer une voiture sur internet dans différents Etats membres ». Elle dénonce « l’existence de pratiques de réacheminement automatique après identification de l’adresse IP du consommateur. »
Dans certains cas, leurs adresses IP connues, les consommateurs ne pouvaient tout simplement plus procéder à une location de voiture sur Internet ou le prix de l’offre variait considérablement selon le pays de résidence, précise l’institution.
Et de citer un exemple marquant: « Un consommateur allemand a ainsi vu le prix affiché varier du simple au double alors qu’il cherchait une location de voiture en Grande-Bretagne. »
Europcar, Hertz et Avis ont refusé.
Trois groupes ont répondu favorablement aux desiderata de la Commission, mais Europcar, Hertz et Avis ont refusé, ce qui a conduit l’institution à rendre la lettre publique « dans l’intérêt des consommateurs ». Elle leur donne jusqu’au 30 août pour faire un rapport sur la façon dont ils vont revoir leurs pratiques.
Selon la Commission, 5,5 % des plaintes traitées par les centres européens des consommateurs concernent la location et le leasing de voitures.
www.latribune.fr 12/08/14.

Nouvelles Technologies.

La folie des smartphones gagne peu à peu les seniors.

Sept ans après la commercialisation du premier iPhone, le marché du smartphone a mûri. La croissance des ventes ralentit dans les pays développés, compte tenu d’un taux de pénétration élevé.
En France, l’an dernier, 39 % des personnes de plus de douze ans étaient équipées, selon une étude du Credoc publiée en novembre 2013. Mais la diffusion des smartphones dans la population reste inégale. Si trois quarts des jeunes de 18 à 24 ans en possèdent, le ratio tombe à 22 % chez les 60-69 ans et à 5 % chez les plus de 70 ans. De quoi aiguiser les appétits dans le secteur.
« On sent une demande croissante dans cette frange de la population, témoigne Florence Paour, directrice marketing terminaux chez Orange. Les personnes âgées ont besoin de rester en contact avec leurs proches, enfants, petits-enfants, de plus en plus équipés en smartphones. Ils ne sont pas forcément réfractaires aux nouvelles technologies. » L’opérateur historique s’est positionné sur ce segment en 2013, en commercialisant un premier smartphone destiné aux seniors, fabriqué par Fujitsu. Sans pour autant lancer de forfait dédié. La Poste Mobile travaille au lancement d’une offre de services mobiles pour personnes âgées, prévu pour l’an prochain.
www.lesechos.fr 12/08/14.

23 millions d’utilisateurs actifs de Twitter sont en réalité des robots.

 » 8,5% des utilisateurs actifs utilisent une application tierce qui peut avoir contacté automatiquement nos serveurs pour faire des mises à jour régulières sans la moindre action additionnelle d’utilisateur discernable ».
En clair: 8,5% des utilisateurs de Twitter ne sont pas « identifiés » comme humains. Twitter recense 271 millions d’utilisateurs actifs par mois, autrement dit 23 millions sont donc des robots, comme le relève le site Quartz.
Ces « bots » ne sont pas seulement utilisés pour déverser un flot ininterrompu de spams. Le compte @EarthquakesSF, par exemple, publie des informations sur les tremblements de terre survenant dans la zone de San Francisco.
D’autres comptes sont plus fantaisistes. Ainsi, @RedScareBot tweete automatiquement des réponses aux messages mentionnant « socialist, » « communist » ou « communism », et il le fait sous le nom du sénateur américain Joseph McCarthy célèbre pour avoir organisé la « chasse aux sorcières » dans les années 1950.
A ces utilisateurs qui écrivent « ne me regardez pas, je suis socialiste », le « robot McCarthy » répond : « une touche d’ostalgie » (nostalgie de l’Est).
Le site Quartz souligne l’importance pour Twitter de connaître la proportion d’utilisateurs humains réels et actifs, puisque le réseau social espère attirer les publicitaires notamment grâce à son audience.
Mais, comme le souligne le site Slate, les « bots » peuvent apporter et fidéliser bon nombre d’abonnés.
« Les utilisateurs robots sont insensibles à la pub, certes, mais d’un autre côté, les comptes automatiques, qu’ils soient sérieux ou humoristiques, font partie intégrante de l’attrait de Twitter et certains d’entre eux sont très suivis. »
www.latribune.fr 13/08/14.

Sociétal.

Le vieillissement de la population pèse sur la croissance mondiale selon Moody’s.

Le vieillissement de la population, un poids sur la croissance ? C’est ce qu’estime l’agence Moody’s, dans une étude publiée jeudi… Selon ses projections, le phénomène devrait réduire la croissance économique annuelle globale de 0,4 point d’ici 2014-2019, et même de de 0,9 point d’ici 2020-25.
De quoi peser sur le taux d’épargne des ménages, mais aussi sur la main d’œuvre et l’investissement.
« On estime qu’une hausse d’un point de pourcentage du taux de dépendance, (soit le rapport de la population âgée de 65 ans et plus à la population âgée de 15 à 64 ans), entraînera entre 0,5 et 1,2 point de baisse du taux d’épargne moyen », expliquent les auteurs de cette étude.
L’agence estime que les pays développés ne sont plus les seuls à subir ce vieillissement démographique. « De nombreux pays comme la Russie, la Thaïlande, le Chili, et la Chine voient leurs chiffres se détériorer », explique-t-elle. « Même des pays relativement ‘jeunes’, comme la Turquie ou le Brésil sont concernés ». L’année prochaine, plus de 60% des pays passés au crible par Moody’s auront « vieilli », affichant plus de 7% de leur population au-dessus des 65 ans. Et d’ici 2020, le nombre de pays « super-âgés », avec plus de 20% de seniors, passera à treize, contre trois actuellement – l’Italie, l’Allemagne et le Japon.
La solution ? « Les réformes politiques à moyen terme, pour améliorer le taux d’emploi, rationaliser les migrations, et améliorer les flux financiers peuvent atténuer en partie l’impact du vieillissement sur la croissance économique. Sur le long terme, l’innovation et le progrès technologique pourront aussi provoquer des changements démographiques rapides « , ajoute Madhavi Bokil, qui a rédigé ce rapport.
www.boursier.com 11/08/14.

Tourisme.

Un timbre fiscal de 30 dinars avant de quitter la Tunisie.

Quel que soit sa nationalité étrangère — les Tunisiens en sont dispensés — toute personne quittant la Tunisie doit désormais s’acquitter d’un timbre fiscal de 30 dinars, après l’adoption par l’Assemblée constituante, jeudi dernier, de l’article 37 de la loi de finances complémentaire de l’année 2014, pour être précis.
Le timbre fiscal doit comporter le tampon de la police et doit être associé au passeport lors du départ du passager. Il vaudra donc mieux se présenter un peu plus tôt à l’aéroport…
Plutôt que d’imposer une augmentation de la taxe de séjour, le gouvernement a choisi cette mesure qui devrait rapporter quelques dizaines de millions de dinars au Trésor tunisien, qui en a bien besoin.
D’autres pays touristiques, comme Cuba par exemple, imposent également une taxe de sortie. En Tunisie, le montant de cette taxe, environ 13 euros, reste modique, sachant qu’aucun visa n’est nécessaire pour un séjour d’une durée inférieure ou égale à trois mois. Pratiquement, pour les touristes en vacance, pour un séjour d’une durée inférieure ou égale à trois mois, le visa n’est pas nécessaire.
www.pagtour.net 11/08/14.

Les paquebots de croisière interdits de lagune à Venise.

Le gouvernement italien a annoncé vendredi que les plus grands paquebots de croisière ne seront plus autorisés à faire escale dans la lagune de Venise en raison des dommages causés à la cité lacustre par le trafic croissant des navires.
« Le règlement selon lequel en 2014 et 2015 aucun navire dépassant 96.000 tonnes ne sera autorisé à entrer dans la lagune Saint-Marc et dans le canal Giudecca est à nouveau en vigueur », a dit Maurizio Lupi, le ministre italien des Transports.
Cette décision a été prise après une rencontre réunissant notamment Maurizio Lupi, le chef de cabinet du président du Conseil, Graziano Delrio, le ministre de la Culture, Dario Franceschini, et le ministre de l’Environnement, Gianluca Galletti.
Les ministres ont demandé une étude environnementale concernant le canal Contorta-Sant’Angelo qui a été choisi comme voie de dérivation pour que les plus gros paquebots puissent malgré tout atteindre Venise.
« Notre but est de protéger l’environnement sans compromettre l’économie », expliqué Galletti dans un communiqué.
Lupi a expliqué que le gouvernement italien avait négocié cette modification avec les opérateurs de croisières et qu’il ne souhaitait pas dissuader certaines compagnies de continuer à faire des affaires avec l’Italie car elles représentaient « une ressource importante ».
www.capital.fr 11/08/14.

Tourisme : à l’étranger aussi, des budgets serrés

Espagne, Grèce, Italie et Turquie : dans ces quatre destinations phares de l’été, les Français dépensent moins.
Espagne : 618 euros
Près de 8 millions de Français franchiront cette année encore les Pyrénées pour ce qui reste leur destination favorite. Les premiers chiffres de la saison ont confirmé ce retour en force sur les plages espagnoles, avec une hausse de 10% de la fréquentation française. C’est la plus forte progression devant celle des Anglais et des Allemands, qui représentent toujours les deux plus fortes populations dans la péninsule Ibérique.
Si les Français vont laisser 6 milliards d’euros dans les caisses espagnoles, ils ne dépenseront en moyenne que 618 euros pendant leur séjour, soit deux fois moins que les Allemands et trois fois moins que les Anglais. L’Espagne franchira cette année le cap des 60 millions de visiteurs étrangers.
Ses recettes, elles, vont rester stables, à 59 milliards d’euros, en raison de la réduction des budgets.
Grèce : 780 euros
L’été 2014 serait celui du renouveau pour la Grèce. L’an dernier, elle avait déjà vu débarquer 17,5 millions de touristes dont 1,15 million de Français. Elle s’apprête à atteindre les 19 millions, et une clientèle venue de l’Hexagone en hausse de 15%. Comme en Espagne, la croissance des revenus touristiques du pays ne sera pas proportionnelle. Les prix dans le pays sont au plus bas. Ceux de l’hébergement, dans les hôtels et chez l’habitant, comme ceux de la restauration sentent encore la crise. La dépense moyenne des Français ne devrait pas dépasser 780 euros, contre près de 940 euros avant 2008. Et cela inclut des billets d’avion plus chers que les années précédentes. Les compagnies ont réajusté leurs tarifs dès qu’elles ont compris que la demande serait forte. Les billets sont remontés autour de 380 euros en moyenne avec les bagages pour les low cost et à 500 euros pour vols réguliers.
Italie : 655 euros
En hausse de 4,5% l’an dernier, la clientèle française devrait, au mieux, stagner en Italie. Elle devrait aussi resserrer son budget à 655 euros en moyenne. Une mauvaise nouvelle pour le pays, qui s’apprête à vivre un été noir. La météo a été catastrophique sur le littoral depuis le début de la saison.
Le pays a déjà chiffré à 400 millions d’euros le manque à gagner sur juillet. Vont aussi faire défaut les 18 millions d’Italiens qui ne prendront pas de vacances cette année pour cause de crise. Seule bonne nouvelle, les touristes, notamment français, n’entendent pas rogner sur les dépenses de restaurant, qui représente en Italie le gros du budget des visiteurs.
Turquie : 700 euros
L’offensive turque s’avère payante cette année encore. Les Français sont toujours plus nombreux dans le pays, attirés par les méga promotions « all inclusive » des hôtels de bord de mer et la destination vedette, Istanbul. Ils y dépenseront en moyenne, pour huit jours, 700 euros. La Turquie pourrait atteindre le chiffre de 1,5 million de touristes français. La fréquentation est tirée par une offre aérienne sans précédent. Turkish Airlines est passé à plus de 80 vols hebdomadaires depuis la France, auxquels s’ajoutent les liaisons des low cost Pegasus et Transavia, mais aussi d’Air France et d’Onur Air.
Sources : Office de tourisme de Turquie, Turespaña, ONT, GNTO, Tripadvisor.
www.lejdd.fr 10/08/14.

Tourisme : été frisquet, rentrée chaude.

Après un juillet décevant, les professionnels lancent, lundi, « voleurs de vacances », une campagne qui prépare un automne de contestation contre la taxe hôtelière.
La rengaine des hôteliers, restaurateurs, gérants de camping du mois de juillet 2014 rappellera celle de l’été passé. Le client, volatil et météo-sensible, s’est manifesté à la dernière minute. Il a dépensé le minimum, rognant sur les sorties au restaurant et les petits extras. Il est aussi resté moins longtemps qu’il ne le faisait les années précédentes, alors même qu’il est arrivé plus tard en villégiature. Une sortie des classes tardive a amputé juillet d’une semaine. Et la Coupe du monde de foot a maintenu à domicile les amateurs de ballon rond la première quinzaine du mois. Sur la Côte d’Azur, ce sont les Russes que l’on n’attend plus tandis que les Italiens se font rares. Et partout, le Français manquera à l’appel. Il a souvent choisi de retourner sur les plages espagnoles, de découvrir les îles grecques ou d’expérimenter les formules tout compris des hôtels du littoral turc. Les prix qui y sont pratiqués collent avec un budget vacances réduit au minimum.
Visuel militant, slogan agressif.
Les chiffres de la fréquentation sont en baisse partout et sur tous les produits (hôtels, résidences de tourisme, campings) : entre – 6 et -10%. « Jusqu’à l’an dernier, nous avions bénéficié des troubles dans les pays du sud de la Méditerranée. Les gens étaient revenus en France et souvent dans les campings à cause des prix. Là, on voit qu’ils sont vraiment touchés par la crise », regrette Guylhem Ferraud, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air.
Les professionnels du tourisme n’attendront pas la rentrée pour se manifester. Dès lundi, une campagne, que le JDD s’est procurée, va s’afficher dans les établissements pour appeler à la mobilisation. « Voleurs de vacances » annonce la couleur. Visuel militant, slogan agressif, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, l’Umih, qui regroupe hôtels, cafés, restaurants et discothèques, estime que le tourisme et ses 850.000 emplois sont en danger. « Les Français sont secoués par la crise et on le comprend. Le tourisme évolue, et ça aussi on l’a intégré. Mais le projet de taxe hôtelière a rappelé que le gouvernement n’avait pas pris la mesure des difficultés de notre secteur », résume Roland Héguy, le président de l’Umih.
La taxe de séjour sur le tapis en 2015.
Les députés ont pourtant bien entendu les hôteliers. Ils ont renoncé au projet de relèvement du plafond de la taxe communale de séjour. Comme ils ont enterré la création d’une taxe de 2 euros en Île-de-France le 16 juillet. Un sursis de quelques mois à peine. Car les hôteliers ont compris que la hausse de la taxe de séjour va revenir sur le tapis en 2015. Depuis le 6 août, ils savent aussi qu’ils ne peuvent plus compter sur l’allégement des cotisations salariales sur les bas salaires qu’ils attendaient.
La mesure a été censurée par le Conseil constitutionnel. « Nous assumons déjà le passage de la TVA à 10% au 1er janvier, alors qu’elle était encore de 5,5% il y a deux ans », souligne Roland Héguy. Le 3 septembre, il sera de la première réunion du Comité pour le tourisme, nouvelle « task force » créée par Laurent Fabius pour promouvoir le secteur. Et faire la chasse aux voleurs de vacances.
www.lejdd.fr 10/08/14.

Tunis – Amel Karboul : Pas moins de 7 ans pour réformer le tourisme tunisien.

Les obstacles qui entravent le tourisme tunisien ne manquent pas. La ministre du Tourisme Amel Karboul en a énuméré lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui le 12 août à Sidi Bousaïd.
En effet, d’après la ministre, il existe plusieurs études qui ont pu établir un diagnostic de la situation du tourisme tunisien comme celle réalisée par la Banque mondiale et celle réalisée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), mais « ce qui manque c’est l’application de ses études. », souligne-t-elle. De même, elle a énuméré trois autres problèmes majeurs qui menacent le tourisme à savoir l’endettement, la pollution et le terrorisme.
Dans ce même contexte, elle a rappelé son approche pour la réforme de ce secteur stratégique, la vision 3+1 pour le tourisme tunisien. Cette nouvelle stratégie comporte quatre axes principaux à savoir la diversification de l’offre selon la spécificité de chaque région, la qualité et la formation, le branding et la modernisation du secteur. Évoquant les régions tunisiennes, Mme Karboul a recommandé l’exploitation de leurs potentiels touristiques.
Selon les estimations de Madame Karboul, le temps requis pour la réussite de cette stratégie varie entre 7 et 10 ans. Elle a ajouté qu’en Tunisie qu’il est dur de faire la réforme surtout dans un contexte où les gens sont conservateur et craignent le changement et la réforme ».
« Pour faire réussir la réforme du secteur touristique une opération chirurgicale s’impose, et ce, à l’instar d’autres pays où le tourisme représente le moteur de développement économique », a-t-elle affirmé.
Amel Karboul a critiqué les anciennes méthodes de travail utilisée bien avant son arrivée au ministère notamment l’absence toutes statistiques sur le paysage touristique tunisien avant de relever aux journalistes qu’il a demandé de mettre des formulaires à remplir dans les aéroports afin de recueillir plus d’informations sur le secteur touristique. » Nous voulons mieux connaitre le profil de des touristes qui visitent la Tunisie », a-t-elle précisé.
Revenant sur le tourisme culturel, Madame la ministre a affirmé que la collaboration entre son département et le ministère de la Culture est une nécessité : » Il faut œuvrer pour transformer le patrimoine matériel et immatériel à un produit touristique » dit-elle avant de regretter l’absence d’une liste du patrimoine immatériel tunisien.
Sans oublier la dimension internationale du tourisme tunisien, la ministre s’est montrée attentive à un détails important à savoir la multiplication du nombre des touristes dans le monde » dans dix ans le nombre des touristes va doubler et passer à deux milliards de touristes. Nous devons s’y préparer » dit-elle avec enthousiasme.
www.leconomistemaghrebin.com 13/08/14.

Club Med : Fosun et Ardian jettent l’éponge.

Le chinois Fosun et le français Ardian annoncent qu’ils retirent leur offre sur le Club Mediterranée. Ils continuent toutefois à « réfléchir » sur ce dossier.
Le conglomérat chinois Fosun et la société française d’investissement Ardian ont annoncé jeudi qu’ils retiraient leur offre conjointe sur le Club Méditerranée, au lendemain de la validation par les autorités boursières d’une OPA rivale bien plus généreuse.
Fosun, premier actionnaire du gestionnaire de villages de vacances, continue toutefois à « réfléchir » à ses options dans ce dossier, selon un communiqué publié par Gaillon Invest, la structure mise sur pied par Ardian et Fosun pour mener à bien leur OPA.
Mercredi, l’Autorité des marchés financiers avait donné son feu vert à la surenchère sur le Club Méditerranée déposée par l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi au prix de 21 euros par action.
Ardian et Fosun ne proposaient pour leur part que 17,50 euros et le conseil d’administration de Club Med avait dû, avec réticence, accepter d’étudier l’offre de M. Bonomi et de ses partenaires
Le projet de M. Bonomi valorise le Club Med à 790 millions d’euros contre un peu moins de 600 millions d’euros pour l’offre franco-chinoise.
Les dirigeants du Club soutenaient eux aussi l’offre d’Ardian et Fosun, qui leur avait réservé une place au futur tour de table de la société.
Selon les connaisseurs du dossier, Gaillon Invest n’était pas en mesure de surenchérir, car Ardian a la réputation de ne jamais relever le prix de ses acquisitions et entendait bien ne pas démordre de cette position.
En revanche, Fosun, un conglomérat diversifié dont le tourisme est un axe de croissance, était susceptible de payer plus, d’autant que la nouvelle stratégie du Club passe par un fort développement de sa présence en Chine.
Le communiqué de Gaillon Invest précise d’ailleurs que la décision de demander à l’AMF le retrait de l’offre « ne modifie pas les déclarations des parties lors du conseil d’administration de Club Méditerranée selon lesquelles Fosun réfléchissait aux options envisageables qui serviraient le mieux les intérêts de Fosun et de la société ».
Ardian avait alors indiqué « s’associer à Fosun dans ces réflexions, les parties aux accords Gaillon Invest restant de concert à cet effet », ajoute le texte.
www.lesechos.fr 14/08/14.

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