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  • 11 août 2014
  • Par APST

Revue de presse économique du 10 août 2014

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

1er au 10 août 2014

Aérien.

La classe éco va mériter de plus en plus son surnom de « bétaillère ».

Ici, pas de « full flat bed », ces sièges de classe affaires se transformant en lit totalement plat. Pas de salon cosy avant le voyage (sauf pour les passagers fidèles et grands voyageurs). Encore moins de mini-suites comme dans certaines Première.
Une fois les couloirs de la business passés, la vision du passager de long-courrier en classe éco se résume souvent à un choc : une impressionnante masse de sièges étroits, que rejoignent à grand peine des passagers en pleine contorsion.
A écouter les annonces de certaines compagnies aériennes qui assurent investir lourdement dans toutes les classes de leurs avions, on pourrait penser qu’il s’agit des derniers désagréments d’une époque révolue. Mais ces déclarations d’intention sont trompeuses.
Depuis quelques années, alors qu’elles ne cessent de faire monter en gamme leurs classes premium (affaires et première classe), la plupart des compagnies ont fait le choix résolu de densifier leurs classes économiques, aves des sièges toujours plus étroits et une place pour les jambes de plus en plus limitée.
Bienvenue dans l’ère de la sardine.
Les chiffres sont éloquents. Pendant vingt ans, la configuration standard d’un Boeing 777 était de neuf sièges par rangée en classe économique. Époque révolue, ou presque. Le Wall Street Journal a mené l’enquête fin 2013. Il en ressort que près de 70% de l’avion long-courrier le plus vendu au monde intègrent désormais des rangées à 10 sièges de front. En 2010, ce chiffre n’était que de 10%.
Même les nouveaux appareils sont concernés par le phénomène : toujours selon le quotidien américain, 90% des compagnies aériennes clientes du 787, dernier né des long-courriers de Boeing, ont choisi un aménagement à neuf sièges de front plutôt que huit.
La pression est tout aussi forte sur l’espace pour les jambes. Selon le site Independent Traveller, la norme est passée de 33-34 pouces à 31 pouces, un chiffre qui contraint déjà les passagers de grande taille à voir leur genoux frotter sur le siège de devant. Mais certaines compagnies descendent allègrement en dessous, selon Business Traveller (Iberia 28 à 32 pouces, easyJet 29 pouces, Ryanair 30 pouces, Air France 29 à 32 pouces).
Des sièges de plus en plus étroits.
La comparaison entre compagnies reste néanmoins compliquée. Leur flotte d’avion est souvent disparate et certains avions disspoent encore des aménagements d’anciennes générations (plus généreux en espace vital). Il faut aussi prendre en compte l’arrivée sur le marché des sièges « slims » de Zodiac Aerospace, B/E Aerospace, Recaro ou de la start-up française Expliseat, qui permet -en théorie- de densifier les avions sans trop de perte d’espace pour les jambes des passagers. Air France, lors de la présentation de sa nouvelle classe éco long-courrier fin 2013, assurait que les passagers gagneraient un pouce, soit 2,5cm, pour leurs jambes.
Pour les fabricants d’avions l’espacement entre chaque rangée de sièges (qu’on appelle le pitch dans le jargon) n’est pas le sujet clé. Airbus préfère insister sur la largeur de l’assise ou/et des accoudoirs.
L’avionneur européen appelle à la création d’un standard de 18 pouces (45,7cm) sur les long-courriers. Il faut pour cela convaincre des clients qui préfèrent commander des sièges offrant un pouce de moins (43,2cm). « Un siège de 17 pouces est plus étroit que ceux que vous trouvez sur beaucoup d’avions court-courriers pour des vols d’une heure à une heure et quart, expliquait ainsi en juin lors des Innovation Days d’Airbus, John Leahy, son directeur commercial. Cela ne marche tout simplement pas. » L’avionneur rappelle dans une de ses présentations que le stade de Wembley offre des sièges d’une largeur de 19,7 pouces, et que les nouvelles salles de cinéma américaines optent pour 22 pouces.
17 ou 18 pouces de large ?
Pourquoi ce choix de l’étroitesse? La recherche de rentabilité est évidemment en cause, mais ce n’est pas la seule raison. Toujours selon le super vendeur d’Airbus (10.000 appareils vendus à ce jour) les compagnies paraissent vouloir faire fi de l’évolution de la corpulence des passagers : « Il y avait un standard de largeur de sièges établi dans les années 50, qui était de 17 pouces. Et savez-vous d’où ce chiffre venait ? D’une étude sur la taille des pilotes de chasseurs, qui sont souvent des gens assez petits. Mais nous ne sommes plus dans les années 50, nous sommes tous devenus légèrement plus larges. Dans les années 70, 80 et au début des années 90, les avionneurs l’ont pris en compte, et le standard est devenu 18 pouces, avec l’A300, l’A320, le 777 d’origine. Désormais, dans un souci de compétitivité, certains avionneurs et compagnies mettent plus de sièges pour faire baisser le coût par siège. Mais cela va trop loin. »
Au moins autant qu’à améliorer le bien-être des passagers, l’offensive du groupe européen vise à disqualifier les aménagements proposés par Boeing sur le 777 et surtout sur le futur 777X, qui aboutissent selon Airbus à des sièges de 17 pouces. « Cela fonctionne pour des vols d’une heure, pas pour des liaisons de dix, douze, quatorze heures », assure John Leahy. Ce qui n’empêche pas l’avionneur européen de proposer une version densifiée de son long-courrier A330 à 9 sièges de front, ce qui fait passer leur largeur de 18,1… à 16,7 pouces.
11 sièges par rangée dans les A380?
Même le super jumbo A380 voit ses configurations se densifier. Là ou le nombre de sièges moyen est d’environ 490-500, un chiffre il est vrai assez bas par rapport aux possibilité de l’avion, Emirates lance un aménagement bi-classe à 617 sièges en 2015. Le russe Transaero prévoit, lui d’installer 652 sièges sur ses A380, dont 616 en classe économique. Le loueur Amedeo, qui a commandé 2 A380, propose des configurations entre 560 et 620 sièges.
Airbus lui-même promeut désormais une configuration à 11 sièges de front, au lieu de 10, qui nécessiterait de relever le pont principal de l’avion de deux pouces et permettrait d’intégrer 10% de sièges en plus. « Cela permettrait de garder une largeur de pièces de 18 pouces », assurait le PDG d’Airbus, Fabrice Brégier, au dernier salon de Farnborough.
Mais on touche là aux limites de l’exercice de densification : Emirates et Air France, qui ont étudié le projet, ont conclu que cette configuration en 3-5-3 générait un siège, au milieu de la rangée centrale de cinq, trop inconfortable, avec deux personnes de chaque côté. Avec les deux sièges aux hublots, cette configuration créait trois passagers par rangée victimes du syndrome que les Américains appellent le « double excuse me », avec deux personnes à déranger pour quitter sa place. Pas de quoi décourager le loueur Amedeo, qui assure que ces configurations trouveront preneur rapidement.
www.challenges.fr 01/08/14.

Conjoncture.

Les demandes de délais de paiement aux Urssaf plus nombreuses qu’en 2009.

Au plus fort de la crise, elles étaient moins nombreuses. Pourtant, en 2009, le nombre de demandes de délais de paiement de cotisations sociales enregistrées atteignaient bien un pic, s’établissant à 256.500.
Mais ce chiffre vient d’être dépassé, selon l’Acoss, caisse nationale des Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf). En 2013, ces demandes étaient près de 272.000, révèle son rapport annuel, et la part des comptes ayant sollicité des délais de paiement atteignait 7%.
Les entreprises de plus de neuf salariés particulièrement concernées.
La hausse a notamment été de 8% par rapport à 2012 et de 20% depuis 2010, année où, après le pire de la crise, ces demandes avaient sensiblement reflué. Elle a été particulièrement importante (+10,7%) chez les entreprises de plus de neuf salariés, qui cotisent mensuellement, que chez les autres, cotisant trimestriellement (+7,1%), détaille le rapport.
Cette « augmentation significative des demandes de délais traduit une situation économique toujours difficile », analyse l’Acoss.
Le nombre de délais accordés, qui évolue en suivant une courbe identique aux demandes, a ainsi également atteint l’an dernier un niveau record, dépassant 160.000.
www.latribune.fr 31/08/14.

Tourisme : bilan mitigé en juillet pour les professionnels français.

Premier bilan estival pour les professionnels du tourisme. A la peine depuis le début de l’année 2014, l’hôtellerie connaît une nouvelle baisse au mois de juillet par rapport à l’année dernière. Les réservations devraient cependant repartir à la hausse au mois d’août.
Pour la deuxième année consécutive, les hôteliers ont vu leur chiffre d’affaires diminuer en juillet. ‘’Cela signifie que, sur deux ans, nous avons perdu quasiment 8% de nuitées », estime Didier Arino, directeur de Protourisme, un cabinet de conseil dans le tourisme. En moyenne, depuis le début de l’année, les chambres ne sont occupées qu’à 64%.
La baisse qui concerne toutes les catégories d’hôtels et touche, à la fois, les voyages d’affaires et le tourisme, ne s’est pas arrangée en juillet. Surtout, que comme le constatent de nombreux professionnels, la saison estivale tend à se réduire. En effet, elle a du mal à se lancer avant la mi-juillet.
Mais la fréquentation touristique n’est pas en baisse dans toutes les régions. « Il y a bien évidemment une grande partie des destinations qui sont en régression, mais nous avons quelques destinations qui progressent, c’est le cas de la Bretagne notamment et de la Normandie, du fait des festivités », ajoute Didier Arino.
Pour compenser le manque de clientèle, certains campings ont parfois été obligés de baisser leurs prix, ou de mettre en place des opérations spéciales. Mais, Didier Arino se veut néanmoins optimiste et espère que l’année 2014 sera meilleure que 2013. « Nous avons eu un bon mois de mai et un bon mois de juin, nous avons des réservations qui sont plutôt bonnes pour le mois d’août et des perspectives sur la fin de saison qui sont tout à fait convenables. »
www.franceinfo.fr 31/07/14.

Consommation.

La crise dope la consommation collaborative.

La crise économique que nous traversons depuis 2008 aurait-elle du bon ? On le sait, c’est bien souvent lorsqu’elles sont dos au mur que les civilisations évoluent. Et force est de constater que face aux défis engendrés par le contexte économique actuel, les Français ont su trouver de nouvelles manières de consommer durable et moins cher, grâce notamment à l’essor des nouvelles technologies. En effet, les produits et les services peuvent désormais s’échanger et se facturer en pair-à-pair (via un réseau), comme le prouvent les succès d’eBay, leboncoin, ou plus récemment de blablacar, qui réalisait le 2 juillet dernier une levée de fonds de 73 millions de dollars pour étendre son activité.
Selon les chiffres de la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance), 4,9 millions d’internautes français ont consulté chaque mois entre janvier et mars 2014 l’un des dix sites de e-commerce collaboratif les plus populaires en France que sont, entre autres, alittlemarket, Airbnb, ou encore Vestiaire collective. « Qui aurait cru il y a encore quelques années que les gens accepteraient de troquer leurs affaires ou leurs services avec de parfaits inconnus ? » s’étonne encore Rachel Bostman, coauteur américaine de What’s Mine Is Yours : The Rise of Collaborative Consumption. Et de poursuivre : « La technologie réinstaure les habitudes d’échanges et de services inhérentes aux villages, telles que les ont connues les générations précédentes, mais à une échelle encore jamais expérimentée. »
Une dynamique économique puissante.
Il y a une trentaine d’années, le théoricien et l’économiste Michael Albert et Robin Hahnel définissaient le concept d' »économie participative » : un modèle de système économique destiné à fournir une alternative au capitalisme et à l’économie planifiée, autour des valeurs fondamentales que sont l’équité, la solidarité, la diversité et l’autogestion. À l’époque pourtant, on était encore loin d’imaginer les conséquences de la révolution numérique. Ainsi, l’ère d’Internet et des médias sociaux, qui permet à toute personne ayant accès à une connexion de se connecter en temps réel à n’importe qui, partout dans le monde, à partir d’un ordinateur ou bien d’un smartphone, conduit à l’essor d’un concept pourtant vieux comme le monde : la consommation collaborative. D’ailleurs, le géant Google ne s’y trompe pas : il est le plus important investisseur dans l’économie collaborative avec, entre autres, 258 millions de dollars injectés dans Uber en août 2013 et des prises de participation dans Lending Club, la plateforme en ligne spécialisée dans les prêts entre particuliers créée par le français Renaud Laplanche, qui fait trembler Wall Street.
Pour Rachel Botsman, le succès de l’économie collaborative passe par quatre facteurs clés : une conviction renouvelée de l’importance de la communauté, l’émergence des réseaux sociaux, les préoccupations environnementales et enfin, la récession mondiale qui a fondamentalement changé les comportements des consommateurs. En effet, notre époque subit de plein fouet les méfaits de l’hyperconsommation, à des niveaux aussi bien environnementaux qu’économiques. L’économie collaborative apporte des solutions à ces préoccupations en permettant aux internautes d’acheter à prix malins des objets de seconde main, tout en évitant le gaspillage. Jeremiah Owyang, spécialiste du collaboratif et fondateur de Crowd Companies, prophétise : « l’économie collaborative finira par bouleverser tous les secteurs d’activité ». Selon lui, on compte aujourd’hui 9 000 start-up spécialisées dans l’économie collaborative dans le monde. Dans une interview au JDN, il déclare : « tout ce dont on a besoin est en train de prendre la poussière dans le placard d’un voisin ». Et les biens physiques et les services ne sont pas les seuls secteurs concernés par l’économie collaborative. La finance, actuellement sous le monopole bancaire, n’y échappe pas grâce au crowdfunding (ou financement participatif), qui permet aux particuliers de se prêter de l’argent entre eux, d’investir dans le capital d’une entreprise, ou encore de financer l’amorce d’un projet associatif ou culturel. Selon le baromètre 2014 du financement participatif, 1 million de Français y ont déjà eu recours. « Je suis convaincu que le crowdfunding est la forme la plus poussée de la loyauté, car elle signifie un destin commun », s’enthousiasme Jeremiah Owyang.
« Digital natives ».
L’essor de l’économie collaborative va de pair avec une nouvelle notion de la propriété amorcée par celle que l’on appelle « la génération Y » (les « digital natives », ayant grandi avec les nouvelles technologies) : ce n’est plus l’objet en soit que l’on désire, mais l’expérience utilisateur. Ainsi, ce n’est pas le CD qui nous intéresse, mais la musique qu’il contient, ce n’est pas le DVD que l’on veut, mais le film qui y est gravé. « L’accès vaut mieux que la propriété », résume Kevin Kelly, rédacteur en chef du magazine Wired. Cette génération habituée depuis toujours à partager des contenus est donc particulièrement réceptive au concept d’économie collaborative, qui permet aux gens de répondre à leurs besoins individuels de manière communautaire.
Dans ce nouveau modèle de consommation, le système de notation permet aux internautes d’évaluer le service proposé par un autre internaute, et de déterminer la fiabilité des membres d’un site collaboratif. Selon Rachel Bostman, l’ensemble de ces notes, le « capital de réputation » pourrait devenir dans les années à venir une nouvelle monnaie sociale, aussi forte que nos actuels indices de solvabilité.
www.lepoint.fr04/08/14

Économie.

Saison morose pour les soldes d’été à Paris…

Les commerçants parisiens dressent un bilan globalement décevant des soldes d’été 2014, qui se terminent ce mardi soir… D’après l’étude livrée par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, « 62 % d’entre eux ont observé une hausse de leur chiffre d’affaires inférieure ou égale à 20% de plus par rapport à un mois normal, un résultat jugé peu ou pas satisfaisant par 56 % d’entre eux ». En cause, la crise économique, qui a eu un impact sur le pouvoir d’achat des consommateurs, pour 78% des sondés…
La CCI, qui a interrogé 300 commerçants parisiens du 15 au 21 juillet, et a mené une centaine d’entretiens en face à face dans les boutiques de la très fréquentée rue de Rennes, indique que le panier moyen des clients en période de soldes a reculé pour 46% d’entre eux. Au final, ils sont 53% à juger « peu ou pas satisfaisante » l’activité de leur magasin pendant la saison printemps-été.
Les ventes privées, proposées par de plus en plus de magasins – 63% des sondés en ont mis en place – , semblent au contraire rencontrer un succès solide, qui nuit aux soldes. « Pour près de 70 % des commerçants, le résultat de ces ventes privées a été satisfaisant, voire très satisfaisant. Devant cette réussite, 53% des commerçants ont l’intention de proposer des ventes privées ou des promotions dans les six prochains mois », analyse la CCI.
Internet est désigné comme l’ennemi numéro un des commerçants traditionnels, puisque 64% considèrent la Toile comme « une vraie concurrence » contre 54% l’été dernier, grâce notamment « aux livraisons améliorées et retours d’articles simplifiés ». Seul point réellement positif : la fin des soldes flottants à compter de janvier 2015, inscrite dans la loi « relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises », et plébiscitée par 69% des personnes interrogées.
Depuis le début des soldes à la fin du mois de juin, 77,1% des Français ont profité des bonnes affaires, d’après le dernier baromètre Toluna réalisé pour le magazine ‘LSA’, ce qui représente 39,3 millions d’acheteurs, comme en 2013 à la même période…
www.boursier.com 30/07/14.

Les PME françaises n’investiront pas cette année.

Les PME françaises, si elles espèrent une stabilisation de leur activité cette année et une petite accélération l’an prochain, ne sont pas pour autant prêtes à investir, selon une enquête de BPIfrance rendue publique mardi. Selon cette étude semestrielle réalisée début mai, 44% des PME disent avoir « déjà investi » ou être prêtes à le faire cette année, soit une proportion stable par rapport à mai 2013, mais en recul de trois points par rapport à mai 2012, selon BPIfrance.
Pour l’ensemble de l’année, 31% des entreprises prévoient une baisse des investissements, contre 22% qui anticipent au contraire une progression.
Ce baromètre signale par ailleurs que 32% des dirigeants de PME prévoient une augmentation de leur chiffre d’affaires cette année, de 0,3% en moyenne après des baisses en 2013 et 2012, tandis que 28% anticipent un nouveau recul. Bpifrance, qui parle d’une « accélération modeste », signale qu’elle est cantonnée aux secteurs « en amont du système productif »: services aux entreprises, transports et industrie.
Pour ce qui concerne l’emploi, « les effectifs ont cessé de diminuer pour la première fois depuis mi-2012 » à en croire cette enquête, mais avec des disparités: les plus petites entreprises continuent à réduire leurs effectifs, alors que les PME plus importantes, surtout celles qui exportent, créent des emplois.
http://lentreprise.lexpress.fr 30/07/14.

Autoentrepreneurs : un succès en trompe-l’œil.

Ils sont un million, ou peu s’en faut. Selon les chiffres publiés vendredi dernier par l’Acoss (la «banque» de la Sécurité sociale), jamais les autoentrepreneurs n’ont été aussi nombreux depuis la création de ce statut, en 2009. Au printemps 2014, 984 500 personnes étaient enregistrées sous ce statut, soit environ 10% de plus que l’année passée à la même période. Preuve, pour ses défenseurs, de la vitalité d’un régime bénéficiant d’un cadre réglementaire et fiscal allégé.
Un succès apparent que nuancent d’autres chiffres. En effet, seuls 51% des autoentrepreneurs ont dégagé un chiffre d’affaires au premier trimestre 2014. Et le montant moyen de celui-ci -3100 euros- est le deuxième plus bas enregistré depuis 2009. En effet, de nombreux autoentrepreneurs ne recourent à ce statut qu’à côté de leur activité principale, dans le but d’obtenir un revenu complémentaire – lequel est souvent faible ou nul. Ainsi, pour 44% des autoentrepreneurs ayant réalisé un chiffre d’affaires, celui-ci était inférieur à 1500 euros sur le trimestre – soit moins de 500 euros par mois en moyenne. Pour 5% d’entre eux seulement, le chiffre d’affaires a dépassé 10 000 euros sur trois mois, principalement dans les secteurs de la construction et du commerce.
En 2013, seuls 3% des autoentreprises ont été radiées pour avoir atteint le seuil de chiffre d’affaires entraînant un basculement dans le régime «classique» – soit 32 900 euros annuels pour les services, artisans et professions libérales, 82 200 euros pour le commerce. En revanche, 227 000 autoentreprises -25% du nombre total- ont été radiées en raison d’un chiffre d’affaires nul pendant deux années consécutives, comme le prévoit la réglementation.
Les parlementaires ont adopté en juin une réforme du statut censé éviter certaines de ses dérives – dénoncées notamment par les artisans, qui y voient une concurrence déloyale. Le texte n’a cependant pas touché les fondements du régime, laissant notamment inchangés les seuils maximums de chiffre d’affaires.
www.liberation.fr 05/08/14.

Emploi.

Les CDD représentent 84% des embauches au 1er trimestre 2014.

Au 1er trimestre 2014, 84% des embauches hors intérim se sont faites en contrat à durée déterminée (CDD), un nouveau record, selon des données du ministère du Travail publiées mardi 29 juillet.
La proportion de CDD est en hausse quasi continue depuis la mi-2011. Avant la crise financière, au 1er trimestre 2008, environ 70% des embauches se faisaient en contrat à durée déterminée.
Selon la Dares, service des statistiques du ministère, la hausse du 1er trimestre 2014 est observable seulement dans les établissements de 10 à 49 salariés (+1,3 point). La proportion de CDD baisse en revanche dans ceux de 50 salariés et plus (-0,4 point).
Par secteur, la part d’embauches en CDD croît dans la construction (+4,9 points) et dans le tertiaire (+0,1 pt), et baisse dans l’industrie (-0,2 pt). Mêmes tendances sur un an: -2,0 points dans l’industrie, +0,3 point dans la construction et +1,1 point dans le tertiaire.
Depuis le 1er juillet dernier, en vertu de la loi sur la sécurisation de l’emploi, le coût de certains CDD, notamment ceux de très courte durée, a été surenchéri pour les employeurs par une majoration des cotisations chômage, sans toutefois parvenir à enrayer la progression des embauches en CDD.
En juin, les fins de CDD représentaient près d’un quart des entrées à Pôle emploi, alors que le nombre de chômeurs sans activité atteignait un nouveau record à 3,398 millions en métropole. En outre, fin 2013, 38% des demandeurs d’emploi indemnisés était au chômage après une fin de CDD, selon l’Unédic.
www.bfmtv.com 30/07/14.

Nouvelles Technologies.

Une « class action » contre Facebook.

L’étudiant autrichien Max Schrems qui avait déjà porté plainte contre le réseau social, a déposé un recours en nom collectif devant le tribunal de commerce de Vienne. Il appelle des centaines de millions d’utilisateurs de Facebook à se joindre à son action, réclamant 500 euros de dommages et intérêts par utilisateur, pour violation présumée de données privées.
www.lesechos.fr 04/08/14.

Sociétal.

Les ménages français ont de plus en plus peur du chômage.

L’indicateur de la confiance des ménages français dévoilé par l’Insee ce mercredi 30 juillet 2014 ne laisse pas place au doute : s’établissant à 86 points comme lors du mois de juin, il montre bien que la confiance n’est pas là. La moyenne sur le long terme est de 100 points lorsque la situation économique est favorable.
Les Français ont peur du chômage et pour le quatrième mois d’affilée l’indicateur reflétant cette peur augmente. De plus en plus de ménages estiment que le chômage, loin de baisser, devrait augmenter dans les mois à venir, et ce malgré tous les efforts du gouvernement pour tenter de réduire le nombre de chômeurs dans le pays.
Tout de même, la situation ne semble pas si catastrophique et l »opinion concernant la situation financière des ménages français est en hausse de deux points, l’opinion sur la situation financière passée augmente de trois points tandis que la question des achats importants reste stable en juillet 2014. Mais tous les indicateurs sont bien en dessous de la moyenne de longue date, montrant une morosité ambiante dans le pays.
Une morosité d’autant plus claire que les ménages ont de plus en plus de doutes sur leur capacité à épargner puisque l’indicateur s’y rapportant baisse de deux points et que celui concernant une probable hausse des prix augmente d’un point.
www.journaldeleconomie.fr 31/07/14.

Tourisme.

La moitié des Italiens ne partent pas en vacances.

Cet été, seulement 28 millions des citoyens transalpins (soit 47 % de la population) goûteront aux joies des vacances. C’est ce qui ressort d’un rapport de la Fédération nationale des hôtels et résidences de tourisme. Selon cette étude, si le nombre d’Italiens à partir en vacances a légèrement augmenté par rapport à 2013 (ils n’avaient été que 26,8 millions), on est loin des 33,2 millions de vacanciers de 2011. Les Transalpins qui ne partent pas en vacances cet été invoquent à 58 % des raisons économiques, contre 54 % en 2013. Le chiffre d’affaires du secteur hôtelier s’en ressent : il est estimé cette année à 17 milliards d’euros. Une augmentation de 4,6 % par rapport à 2013 mais en chute de 15 % par rapport à 2011. Parmi les Italiens qui sont déjà partis ou qui partiront, 81 % (contre 87 % en 2013) restent dans leur pays, et vont surtout à la mer (70 %). Tandis que ceux qui ont choisi l’étranger privilégient essentiellement les grandes capitales européennes (47,2 %).
www.liberation.fr 4/08/14.

27.000 touristes russes bloqués à l’étranger après la faillite d’un voyagiste.

Environ 27.000 touristes russes sont bloqués à l’étranger après la faillite d’un voyagiste, a déclaré lundi 4 août l’association nationale des voyagistes russes. « Tous les touristes se retrouvent bloqués sans billet de retour » après que la société Labirint (Labyrinth) a annoncé samedi la fin de ses opérations, a déclaré le service Touraide, qui tente d’aider ces touristes à trouver des places sur des vols retour opérés par d’autres sociétés.
Labirint est le quatrième tour opérateur russe à faire faillite en trois semaines, résultat d’une crispation du marché touristique russe liée au moins en partie à la crise ukrainienne. Le bras de fer entre Moscou et l’Occident autour de l’Ukraine a en effet contribué à une dépréciation de la devise russe, provoquée par une fuite des capitaux, alors même que l’économie russe frôlait déjà la récession.
« La situation économique et politique a eu un impact néfaste sur le nombre de réservations », et la baisse de la valeur du rouble « a dégradé le pouvoir d’achat des Russes », a déclaré Labirint dans un communiqué expliquant sa cessation d’activité.
La Turquie expulse des Russes.
« Nous craignons que cela ne soit que le début d’un effet domino », a déclaré sur la radio Echo de Moscou la porte-parole de l’Agence fédérale de tourisme de Russie, Irina Shchegolkova. « La Turquie a commencé dès hier (dimanche) a expulser nos touristes de leur hôtel, or c’est en Turquie que la majorité de nos touristes vont se reposer, 3,5 millions au total », a déploré la porte-parole. Cette dernière s’est au contraire félicité de l’attitude de la Bulgarie et de la Grèce qui ont, selon elle, décidé de ne pas pénaliser les touristes russes pour la faillite de leur voyagiste.
Alors que les nouvelles sanctions occidentales décidées la semaine dernière auront un impact progressif sur l’économie, le rouble a d’ores et déjà chuté de 11% depuis son pic de valeur en septembre 2013.
Les sanctions européennes ont par ailleurs provoqué dimanche la cessation d’activité de Dobroliot, filiale low-cost de la compagnie aérienne nationale Aeroflot.
www.rtl.fr 04/08/14.

Trois régions françaises concentrent la moitié des dépenses touristiques.

En 2011, selon un rapport de l’Insee, les touristes français et étrangers ont dépensé 141 milliards d’euros en France métropolitaine à des fins de loisirs ou d’affaires. Fortes de leur patrimoine naturel et culturel, mais aussi d’infrastructures adaptées, les régions Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et Rhône-Alpes ont bénéficié de plus de 50 % de ces recettes (environ 75 milliards).
La région Île-de-France a ainsi perçu 39 milliards d’euros grâce au tourisme : les transports, l’hébergement, l’alimentation, les services et les biens durables (shopping) sont pris en compte.
Portée par sa très large palette de sites culturels (Le Louvre, Notre-Dame, Fontainebleau, Provins), ses parcs d’attractions et ses spectacles, elle occupe également une place prédominante en matière de tourisme d’affaires. Paris étant la première ville en nombre de congrès internationaux. La région profite aussi des revenus générés par ses aéroports et des dépenses de touristes qui, pour partie, n’y font qu’une étape de leur voyage.
Les régions PACA et Rhône-Alpes ont quant à elles toutes deux bénéficié de 18 milliards d’euros. Ces résultats peuvent s’expliquer par la similarité de ces deux régions : elles disposent d’une grande diversité de territoires (villes, montagne, arrière-pays et, pour la région Paca, littoral) et de bonnes infrastructures aériennes et routières.
En outre, dans ces deux régions, un tourisme d’affaires s’est développé. Rhône-Alpes et PACA occupent respectivement les deuxième et troisième places pour les nuitées d’affaires grâce notamment à de nombreux palais des congrès.
Dans les autres régions, les dépenses totales sont plus faibles : 8 milliards d’euros en Languedoc-Roussillon, 7 milliards en Aquitaine et en Bretagne, 6 milliards dans les Pays de La Loire et en Midi-Pyrénées. Concernant ces régions, il s’agit surtout d’un tourisme de loisirs.
Enfin, entre 2005 et 2011, la valeur de la consommation touristique a progressé de 17 %. Cependant, quatorze points sont dus à l’augmentation des prix et trois points à l’augmentation des volumes. Cette hausse varie de 4 % en Champagne-Ardenne à 24 % en Corse.
http://fr.fashionmag.com 05/08/14.

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