Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme
Accueil > Actualités > Tourisme durable : où en est-on ?

Tourisme durable : où en est-on ?

Le transport aérien est responsable de 3 % des émissions des gaz à effet de serre (GES) dans l’Union européenne. Depuis le 1er octobre 2013, les entreprises œuvrant dans le secteur des transports ont l’obligation d’informer leurs clients de l’empreinte carbone laissée par leurs services. Parmi elles, un secteur est particulièrement pointé du doigt : le transport aérien. Une prise de conscience nécessaire face à la croissance continue du nombre du trafic. L’APST fait le point sur le tourisme durable aujourd’hui en France.

AF_MSNo33_194_TIFF01_2_copie_01Tourisme de loisirs, voyages d’affaires ou transport de marchandises (fret), le transport aérien connaît une croissance soutenue avec une hausse annuelle du trafic de passagers et de marchandises. Entre 2005 et 2020, le trafic aérien global devrait ainsi plus que doubler. La conséquence est immédiate et inévitable : le secteur du transport est le premier responsable d’émission de gaz à effet de serre en France,  mais le transport aérien domestique ne représente que 0,9% % des émissions nationales et 3,5% de toutes les émissions nationales liées au transport (Source : Rapport d’information n°117 de la commission des affaires européennes). Malgré une baisse observée entre 1990 et 2009 des émissions de CO2 en France, elles ont au contraire augmenté dans les transports.

Les émissions de CO2 au cœur du problème…

Entre 1990 et 2004, les émissions de GES dans l’Union européenne liées à l’aviation internationale ont augmenté de 87 %.  Il y a donc urgence. Des mesures politiques ont donc été prises dans le cadre du protocole de Kyoto, notamment à l’occasion du Grenelle de l’Environnement. Objectif : réduire de 20% l’ensemble des émissions de CO2 d’ici à 2020.
Ainsi, dans le cadre du protocole de Kyoto, la Commission européenne a étendu le système ETS (Emissions Trading Scheme) en 2012. Il s’agit d’un système d’échange de quotas d’émissions de CO2 pour les industries polluantes. Objectif : réduire de 20 % les émissions globales d’ici à 2020. Résultat pour l’industrie aérienne : depuis 2012, le plafond d’émissions imposé est inférieur de 3 % par rapport au total d’émissions de 2005. À partir de 2013, ce plafond est passé à 5%.

Oui, mais… la majorité des émissions sont dues aux vols internationaux. Or le protocole de Kyoto impose des objectifs aux vols intérieurs et non aux longs courriers.

… mais pas que : un long courrier pollue autant que de rouler une année entière

Nuisances sonores, déchets, eau, énergie, qualité de l’air mais aussi émissions de d’oxydes d’azote (NOx), des traînées de condensation provoquées par les particules et la vapeur d’eau, et des Cirrus, ces nuages de haute tampon eco responsablealtitude, constituent autant de pollution dont on connaît parfois fort mal les impacts réels. Ainsi, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), en 1992, multiplie les émissions de CO2 du trafic aérien par 2,7 pour avoir une idée précise de l’effet radiatif des autres gaz.

Des études plus récentes estiment ce coefficient à 1,9 en 2000 (source : Rapport d’information n°117 de la commission des affaires européennes) et cette valeur est encore sujette à validation scientifique. Ainsi, un vol Paris-New York aurait autant d’effet que l’équivalent de 3,4 tonnes de CO2 au sol, soit, selon nos confrères d’econso.be, “une année entière passée à rouler avec une voiture moyenne (20 000 km à 6 l de diesel/100 km) ou de chauffer une maison pendant un an”.

Selon l’ADEME, voici les émissions générées par le trafic aérien :

  • Court courrier (distance < 1000km) : 148 gCO2/voyageur/km
  • Moyen courrier (distance > 1000km) : 134 gCO2/voyageur/km
  • Long courrier : 96 gCO2/voyageur/km

Le ministère du Développement durable propose d’un écocalculateur en ligne afin d’estimer son impact sur l’environnement. Les méthodes de calcul sont harmonisées sur les bases prévues par afin de pouvoir effectuer une comparaison plus précise.

Air France, la preuve par l’exemple

Air France a décidé de prendre le taureau par les cornes et d’agir durablement pour l’environnement. Ainsi, la compagnie française a mis en place un certain nombre de mesures et a commencé à alléger ses avions afin de consommer moins. Comment ? En allégeant ses sièges ou même sa vaisselle par exemple, des « détails » qui, ensemble, pèsent lourds dans la balance. Pour en savoir plus, rendez-vous dans la suite de l’article.

Lire aussi

Nos adhérents

Rechercher un adhérent

Consultez la liste des professionnels du Tourisme Adhérents de l'APST.
Utilisez le moteur de recherche pour accéder à leurs coordonnées.

ARCHIVES