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  • 20 novembre 2013
  • Par APST

Revue de presse économique du 20 novembre 2013

Économie & Tourisme

Revue de Presse Économique

10 au 20 novembre 2013

Aérien.

American Airlines et US Airways : une fusion à l’arrachée.

American Airlines et US Airways, les troisième et cinquième compagnies américaines vont pouvoir finaliser leur mariage en décembre et donner naissance à la première compagnie aérienne américaine et mondiale……
…..L’accord « a le potentiel de transformer le paysage aérien » et « fait en sorte que les passagers aériens bénéficient d’une meilleure concurrence », s’est félicité mardi le ministre fédéral de la Justice Eric Holder. Pour les deux compagnies, malgré les concessions demandées, l’opération demeure une bonne affaire. Pour American Airlines, la fusion lui permettra de faire jeu égal, et peut être de dépasser United et Delta, deux mastodontes issus des rapprochements entre United Airlines et Continental en 2010, deux ans après celui entre Delta Air Lines et Northwest Airlines en 2008. Si la fusion American-US Airways avait été refusée, United et Delta auraient eu un avantage de taille en termes de d’économies d’échelle et de présence commerciale. Quant à US Airways, un isolement prolongé l’aurait fragilisée sur la durée. Cette fusion achève le mouvement de consolidation qui avait débuté après la libéralisation du transport aérien et le Deregulation Act de 1978.
Cet accord va également clarifier la situation des alliances commerciales. En fusionnant avec American et en abandonnant sa marque, US Airways va, de fait, quitter Star Alliance (qui avec United, compte déjà un partenaire américain. A l’inverse, l’alliance d’American, Oneworld, va pouvoir étoffer son réseau face, non seulement à Star Alliance, mais aussi Skyteam, l’alliance d’Air France-KLM et de Delta. Chacune des trois alliances va compter en son sein l’un des trois poids lourds américains mais aussi européens.
www.latribune.fr 13/11/13

Conjoncture.

Noël 2013 sous le signe de la crise.

Les Français prévoient de dépenser moins à Noël. Cette année, le budget moyen par personne devrait être de 531 euros, en recul de 0,9% par rapport à 2012, alors qu’il avait légèrement progressé l’année précédente (+0,7 %). «Cela n’était pas arrivé depuis 2010, on subissait alors les conséquences de la crise de 2008, constate Stéphane Rimbeuf, associé chez Deloitte France, qui publie son étude annuelle sur les achats de Noël. Cette année, les Français sont inquiets pour leur pouvoir d’achat, actuel et surtout futur, ce qui les distingue de leurs voisins européens. Cela devrait conduire à des arbitrages dans leurs dépenses».
Si les Français prévoient de se serrer la ceinture, les Européens prévoient, eux, pour la première fois depuis 2008, un budget en légère hausse (+0,7%), tirée notamment par la Suisse (+3%), l’Allemagne (+6,7%), le Danemark (+1,1%) et la Finlande (+1,3%).
En France, c’est le budget cadeaux qui devrait surtout faire les frais de la crise (- 2,7 %), et en particulier celui consacré aux adultes (- 5%). Les dépenses consacrées aux loisirs, aux vacances et aux vêtements devraient également être revues à la baisse. En revanche, les enfants restent épargnés par les restrictions budgétaires. Pas question de les priver, au contraire. «Les Français feront un effort cette année pour préserver le repas de Noël (+ 2 %) et les cadeaux des enfants (+3%)», déclare Stéphane Rimbeuf.
www.lefigaro.fr 11/11/13.

Fiscalité: les patrons de TPE freinent investissement et embauches.

La politique fiscale du gouvernement est l’un des principaux facteurs qui cristallise le fort mécontentement des patrons de TPE, indique cette étude, dont c’est la 52e édition. Conséquence, 72% des dirigeants interrogés renoncent à investir et 46% à embaucher pour cette raison. Les choses risquent de ne pas s’améliorer puisque pour 2014, peu de patrons de TPE croient en la promesse d’une pause fiscale: 75% craignent une hausse supplémentaire.
Du coup, la cote de confiance générale envers l’exécutif reste bloquée à 13% d’opinions favorables pour le deuxième trimestre consécutif, soit le niveau le plus bas depuis la création de ce baromètre. « Pour illustrer encore un peu plus le décalage existant entre les mesures annoncées et les attentes des entrepreneurs, uniquement 10% des patrons de TPE estiment que le gouvernement prend en considération les préoccupations liées à leur activité », soit un recul de 12 points depuis l’élection du président François Hollande.
« Trop de dépenses, trop de déficits, trop de dettes, trop d’impôts… voilà les reproches qui fondent l’impopularité record du gouvernement (de Jean-Marc) Ayrault auprès des chefs d’entreprise », analyse Les entreprises de 0 à 19 salariés, au nombre de 2,4 millions, représentent 96,8% du nombre total d’entreprises en France hors agriculture, services financiers et administration, indique l’Ifop en citant l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Elles comptent pour 27% de la valeur ajoutée produite.
www.voila.fr 14/11/13.

Baisse des créations d’entreprise en octobre.

Le rebond des créations d’entreprise en septembre (+4,6%) n’a pas été suivi d’effet en octobre : dans son dernier rapport mensuel, l’Insee relève une baisse globale de l’ordre de -0,7%. Ce recul est principalement dû à un (léger) ralentissement du nombre de demandes d’auto-entreprises : environ 1 000 de moins en octobre par rapport au moins précédent (23 100 au total).
Néanmoins, les auto-entrepreneurs représentent encore plus de la moitié (51,6%) des créations totales et leur proportion reste élevé et assez régulière depuis plusieurs mois (autour de 25 000), ce malgré le contexte d’incertitude que fait peser la réforme de la ministre Sylvia Pinel sur le statut. Les créations d’entreprises classiques continuent, elles, de progresser, comme depuis trois mois, mais à petite vitesse (+0,1% en août, +1,3% en septembre, +1,9% en octobre). Les français en ont créé 22 523 le mois dernier, soit presque autant que d’auto-entreprises.
Sur le long terme, la tendance globale est toutefois à la baisse : -1,6% sur le dernier trimestre par rapport à la même période de 2012. Un recul particulièrement sensible dans les secteurs « de la construction, les services aux ménages et le soutien aux entreprises » souligne l’Insee.
www.creation-entreprise.fr 14/11/13.

Entreprise.

Face à la faiblesse des marges, les PME résistent en limitant l’investissement.

Dans le cadre de son Observatoire de l’information financière, le cabinet ATH vient de publier une analyse complète de l’évolution économique de 15.000 PME non cotées sur la période de 2008 à 2012, qui démontre qu’après avoir chuté très fortement en 2009, suite à la crise, le niveau de chiffre d’affaires des entreprises du panel s’est rétabli depuis. En revanche, tous les autres indicateurs sont négatifs. On observe, en particulier, un résultat d’exploitation qui passe de 4,2%duchiffred’affairesen2008 à moins de 3,2 % en 2012.
L’étude montre également une dégradation de la rentabilité. « Le nombre de sociétés déficitaires est en constante augmentation, représentant près de 18 % du panel en 2012, contre moins de 12 % en 2008 ». On constate une trésorerie faible mais néanmoins préservée, traduisant une gestion prudente des chefs d’entreprise confrontés à un climat de forte incertitude. Les marges observées ne rémunèrent pas le risque et l’engagement des chefs d’entreprise.
« Elles sont insuffisantes pour faire face à la moindre difficulté nouvelle», martèle l’étude. Plus grave, si la trésorerie se maintient, c’est au détriment de l’investissement.
www.leSECHOS.fr 17/11/13.

Juridique.

Le juge peut réduire la durée du préavis contractuel.

Le délai de préavis convenu entre les parties ne constitue pas un délai minimal à respecter quelles que soient les caractéristiques de la relation. Le juge se doit d’examiner si ce délai tient compte de la durée de la relation commerciale et des autres circonstances au moment de la rupture.
L’existence d’un délai de préavis contractuel ne dispense pas le juge d’examiner si ce délai tient compte de la durée de la relation commerciale et des autres circonstances au moment de la notification de la rupture, selon la Cour de cassation.
Cette dernière approuve en conséquence la réduction du délai de préavis contractuel de 24 mois à seulement six mois en raison de « la faible ancienneté des relations commerciales établies » entre les sociétés et des autres caractéristiques de la relation commerciale.
Cette décision est la première à notre connaissance à considérer que le délai de préavis convenu entre les parties ne constitue pas un délai minimal à respecter quelles que soient les caractéristiques de la relation des parties. Elle renforce, s’il en était besoin, le caractère d’ordre public des dispositions relatives à la rupture brutale et affaiblit la valeur du contrat en remettant en cause la force obligatoire des conventions.
Cette décision qui parait être d’application générale à tout secteur d’activité doit amener les cocontractants qui souhaitent mettre fin à une relation contractuelle à s’interroger sur la durée du préavis à accorder et ceci quelle que soit la durée de préavis prévue au contrat.
Cour de cassation, chambre commerciale, 22 octobre 2013, pourvoi n° 12-19500.
Par Me Frédéric Coulon, www.chefdentreprise.com 18/11/2013.

Nouvelles Technologies.

Les Français, petits acheteurs du Net.

Faire ses courses en ligne, oui. Mais au coup par coup et en prenant soin de son budget! Voilà ce que révèle la 3e étude mondiale sur l’e-commerce du cabinet d’audit PricewaterhouseCooper (PwC) que nous publions en exclusivité. Il ressort de ce panorama, réalisée dans 15 pays auprès de 15000 web-acheteurs, que les Français achètent bien moins fréquemment en ligne que leurs voisins européens.
Des consommateurs occasionnels. En France, l’achat sur Internet atteint un palier. Comparé à la Turquie ou l’Inde qui connaissent un envol des e-consommateurs en 2013, la France n’enregistre sur cette période que 5% de nouveaux web-acheteurs. Les Français utilisent moins souvent tablettes et autres smartphones que les Allemands, les Anglais et les Chinois. « L’achat est plus ponctuel, sans doute car le consommateur français dispose d’un réseau important de points de vente physiques près de chez lui », estime Anne-Lise Glauser, directrice de l’étude.
Le prix, premier critère de l’achat en ligne en 2013. Les livres, la musique, le prêt-à-porter. Voilà les achats en ligne favoris des Français qui préfèrent encore se déplacer directement en magasin pour l’alimentaire, le bricolage et… les bijoux. En 2013, c’est le prix qui devient le premier critère d’achat en ligne des Français (50%), tandis qu’en 2012, l’étendue de l’offre était la plus plébiscitée. Un reflet de la crise et de la baisse du pouvoir d’achat, selon PwC.
Les jeunes, inquiets de la sécurité des transactions. Cela va à rebours des idées reçues : les jeunes sont plus frileux que leurs aînés à payer en ligne. En France, 57% des web-acheteurs de 18-24 ans s’inquiètent de la sécurité de leurs transactions contre 30% des plus de 55 ans. Les autres obstacles? Le manque de confort (41% des personnes interrogées mettent en avant « l’écran trop petit ») mais aussi l’accessibilité. 22% des sondés ne possèdent pas de mobiles avec Internet et 13% évoquent une « connexion lente ».
Les Picards et les Nordistes s’y mettent! En 2013, les nouveaux consommateurs en ligne français habitent principalement… dans le Nord et en Picardie (+ 10%). Quant à la région pionnière en la matière, c’est la zone Champagne-Alsace (24% y ont réalisé leur premier achat il y a dix ans ou plus). Devant les Parisiens, adeptes du e-commerce depuis cinq à neuf ans. « C’est en partie lié à l’implantation des magasins et l’accessibilité », commente-t-on chez PwC.
www.leparisien.fr 12/11/13.

Internet indispensable à la recherche d’emploi pour plus de 9 Français sur 10.

Le Baromètre Syntec Numérique – BVA rapporte que plus de 9 Français sur 10 (94 %) considèrent Internet comme indispensable dans une recherche d’emploi. 71 % déclarent même utiliser l’outil en premier lieu. Rapide et efficace85 % des Français estiment que le numérique permet de rechercher plus rapidement des postes en adéquation avec leur profil et 82 % soulignent la capacité à mettre en relation des personnes aux intérêts communs. 82 % mettent également en avant la possibilité de faire des recherches approfondies sur un secteur ou une entreprise.
En revanche, les répondants recourent majoritairement à des méthodes classiques. 70 % estiment que l’envoi de CV aux entreprises est prioritaire et pour 57 %, l’utilisation d’Internet se limite à consulter des annonces. Ils ne sont par exemple que 23 % à faire une priorité de l’utilisation d’un réseau social professionnel.
www.courriercadres.com 15/11/13.

Ressources Humaines.

Parité : une salariée sur trois a déjà caché ou pourrait cacher un projet de maternité à son employeur.

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour Femme actuelle, une salariée sur deux estime que les femmes subissent plus de pression que les hommes au travail.
Les Françaises seraient-elles à bout de nerfs dans le monde professionnel ? En tout cas, une salariée sur trois a déjà pris un arrêt maladie en raison du stress, selon un sondage* réalisé par l’Ifop pour Femme Actuelle. Près d’une salariée sur deux (44 %) a même le sentiment que les femmes subissent plus de pression que les hommes au travail.
L’enquête révèle aussi que plus d’une salariée sur trois a déjà caché (12 %) ou pourrait cacher (22 %) un projet de maternité à son employeur. Deux sur trois indiquent en tout cas dissimuler leurs difficultés personnelles à leur hiérarchie par peur d’être mises sur la touche.
Enfin, plus que les hommes (43 %), les femmes (53 %) détestent avant tout qu’on remette en cause leur compétence au travail.
www.courriercadres.com 11/11/13.

Salaires : le public marque le pas par rapport au privé.

20.050 euros : c’est, selon le « portrait social » de la France publié hier par l’Insee, le revenu annuel moyen touché en 2011 par les quelque 24,5 millions de personnes ayant occupé un emploi salarié (hors salariés de particuliers employeurs et de l’agriculture). De 1995 à 2011, il a augmenté en moyenne, en euros constants, de 0,7 % par an. Soit un gain de 10 % en seize ans. C’est un constat positif, synonyme d’une bonne tenue du pouvoir d’achat, a fortiori quand on rappelle, comme l’Insee, que, de la fin des années 1970 au milieu des années 1990, le revenu salarial moyen dans le privé et dans les entreprises publiques avait reculé, toujours en euros constants, de 0,3 % par an, en raison surtout des hausses successives de cotisations.
Mais ces moyennes cachent d’importantes disparités. Les salariés du privé et des entreprises publiques (+ 0,8 % par an) en ont plus profité que les fonctionnaires (+ 0,3 %). Ces derniers gagnent toutefois plus en moyenne (21.970 euros, contre 19.530 dans le privé), notamment parce que les contrats courts et les temps partiels sont rares dans la fonction publique. Si les écarts salariaux entre hommes et femmes se sont réduits, les premiers gagnaient encore, en 2011, 24 % de plus que les secondes. Deux tiers de cet écart sont le fruit de différences de postes occupés, de secteurs d’activité et de temps de travail, mais un tiers reste la conséquence de discrimination « pure », note l’Insee.
www.lesechos.fr 14/11/13.

Sociétal.

La moitié des français n’épargnent pas pour leur retraite.

La moitié des français n’épargnent pas pour leur retraite Les français estiment à 227 euros la somme mensuelle qu’il conviendrait d’épargner pour assurer leurs arrières au moment de la retraite. Mais la moitié d’entre eux sont loin du compte, souligne une étude Ipsos.
Une retraite, ça se prépare. Les français en ont d’autant plus conscience qu’on leur rabâche à longueur d’années que le système par répartition est au bord du gouffre.
Alors, pour assurer leurs arrières et anticiper les risques d’une pension trop faible (93% des français de 30 à 55 ans estiment qu’un complément de revenu leur sera nécessaire), ils comptent économiser mais la majorité reconnaît ne pas le faire suffisamment, par négligence pour certains, faute de moyens pour d’autres : les français évaluent ainsi à 227 euros le montant moyen qu’il faudrait épargner mensuellement pour préparer sa retraite de manière efficace. Ils n’y consacrent en fait que 100 euros.
Aujourd’hui, 80% des français interrogés par Ipsos pour BNP Paribas considèrent leur préparation « insuffisante » et leur manque d’anticipation « risqué » : dans la tranche d’âge des 30-55 ans, 58% affirment ne pas avoir « commencé à préparer leur retraite » et, circonstance aggravante, la moitié d’entre eux n’ont même pas l’intention de s’y coller dans les cinq prochaines années.
www.creation-entreprise.fr 10/11/13.

48% des français « heureux mais sans plus » au travail.

Les français sont plutôt satisfaits de leur travail (48%) mais pas euphoriques, loin s’en faut. C’est ce qu’indique aujourd’hui une enquête réalisé par l’Institut GFK pour le site d’emplois Monster.fr.
Très précisément, ils se disent « suffisamment heureux pour le moment mais sans plus », notamment en raison d’un niveau salaire qui ne convient pas vraiment à leurs attentes e tà leurs ambitions.
Selon GFK, la rémunération reste, en effet, le critère motivation principale : 45% des salariés les mieux payés affirment adorer ou apprécier « énormément leur travail ». A l’autre bout de l’échelle, ceux qui qui gagnent le moins ne sont que 22% à se dire « heureux au travail ».
Les jeunes sont les plus malheureux
Autre observation : la part la plus importante des salariés peu épanouis au boulot est constitué par la tranche d’âge la plus jeune (moins de 25 ans) : 10% reconnaissent ne pas aimer leur poste. Un constat qui s’explique notamment par les ressentis négatifs liés à un début de carrière en bas de hiérarchie alors que les jeunes sont, par définition, « ambitieux » et se sentent pousser par une marge de progression de nature à les faire évoluer rapidement.
Un employé sur dix n’aime pas, voire déteste son emploi actuel, révèle GFK. A l’inverse, 12% affirment adorer leur poste au point d’être prêts à venir travailler gratuitement.
www.creation-entreprise.fr 19/11/13.

Transport.

La SNCF veut relancer la restauration à bord de ses TGV.

Effective depuis le 4 novembre mais officiellement présentée hier, la nouvelle offre de l’entreprise ferroviaire a été mise en place avec son nouveau partenaire. Choisi cet été, ce dernier réunit dans une entreprise commune la société de restauration Newrest (65 % du capital) et le spécialiste de la concession Elior (35 %). Ensemble, ils ont construit une carte qui met plutôt en appétit. Les consommateurs à bord des TGV – 16 millions environ, soit moins d’un voyageur sur cinq – se verront notamment proposer la viennoiserie de Paul, la gamme de cafés de Illy, les produits dailymonop’, et l’offre de Boco, l’enseigne de restauration rapide développée par les frères Vincent et Simon Ferniot, avec le concours de chefs et pâtissiers de renom (Anne-Sophie Pic, Jean-Michel Lorrain et Christophe Michalak, entre autres). On relève aussi, de-ci de-là, des produits bio ou régionaux. Le service de TGV franco-allemand a d’ailleurs droit à une carte spécifique avec bretzel, kouglof ou pinot noir Wolfberger, ainsi qu’à des « tireuses à bière » installées dans les bars des rames.
« On monte d’un cran », résume Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyages, qui souligne que, pour ce faire, l’entreprise ferroviaire « reprend en main » la restauration à bord de ses TGV. Car la révolution est aussi dans le modèle économique. La SNCF, qui subventionnait en vain depuis des lustres sa restauration ferroviaire avec des allers-retours entre le prestataire unique – ces dernières années Cremonini après la Compagnie des Wagons-Lits (reprise en 2010 par Newrest) et marché partagé -, a cette fois-ci opté pour une rémunération de son partenaire en pourcentage du chiffre d’affaires dans le cadre d’un nouveau partage des rôles. Alors qu’Elior apporte ses marques partenaires en spécialiste de la concession, Newrest assure le service à bord en tant qu’opérateur de restauration ferroviaire, la SNCF ayant en charge l’achat des produits et la logistique au sol via sa filiale Avirail.
Son engagement est d’importance car le montant des charges hors logistique s’élève à 130 millions d’euros, pour 100 millions de chiffre d’affaires… L’amélioration de l’équation économique viendra d’abord de la conquête commerciale. Le responsable de ce nouveau marché chez Newrest, Pierre Brugère, annonce un objectif d’augmentation de la clientèle consommatrice de trois points dès la première année, pour atteindre un taux de 21 %. Après le projet de rénovation des voitures-bars en cours, la SNCF planche aussi sur la généralisation du forfait billet+repas, et la commande à bord avec les smartphones.
www.lesechos.fr 13/11/13.

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